Interview de M. Marc Fesneau, ministre chargé des relations avec le Parlement, à CNews le 8 juin 2020, sur les manifestations contre les violences policières et le racisme, le déconfinement et la situation dans la majorité.

Texte intégral

ROMAIN DESARBRES  
Marc FESNEAU, ministre en charge des Relations avec le Parlement, est l'invité de la Matinale. Il est interrogé par Gérard LECLERC, et c'est tout de suite. 

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GERARD LECLERC  
Bonjour Marc FESNEAU.  

MARC FESNEAU  
Bonjour. 

GERARD LECLERC  
Encore 23 000 jeunes ont manifesté ce week-end à Paris et dans plusieurs grandes villes de France, contre les violences policières, contre le racisme, dans le sillage de la mort de George FLOYD aux États-Unis. Le gouvernement est très discret, il paraît presque tétanisé. Vous n'avez rien à répondre à ces jeunes ?  

MARC FESNEAU  
Je ne crois pas que le gouvernement soit tétanisé. Il y a plusieurs éléments de réponse. Le premier c'est de saluer quand même que dans la plupart des cas, ces manifestations se soient déroulées dans le calme. Parce que je pense qu'on doit veiller les uns les autres, au-delà des sujets sanitaires, à faire en sorte que quand il y a des manifestations… 

GERARD LECLERC  
Elles étaient interdites, quand même, ces manifestations.  

MARC FESNEAU  
Mais quand il y a des manifestations, qu'elles puissent se dérouler dans le calme. La deuxième chose, on voit bien ce que ces manifestations évoquent.  Elles évoquent à la fois parfois les relations avec la police, mais elles évoquent globalement la question de la lutte contre les discriminations, et donc il faut qu'on soit au rendez-vous. C'est valable en France, c'est valable dans des tas de pays dans le monde. Au fond c'est un mouvement mondial auquel on assiste, qui vise à mettre en exergue les discriminations et la manière de lutter contre les discriminations. Et donc il faut qu'on soit au rendez-vous de cette exigence-là, me semble-t-il. 

GERARD LECLERC  
Alors, est-ce qu'il y a effectivement en France des problèmes de violence policière, des problèmes de racisme, de discrimination, est-ce qu'il y a des choses à changer dans les comportements, dans les techniques des policiers ? 

MARC FESNEAU  
Le président de la République a demandé au ministre de l'Intérieur de se saisir de la question, de regarder en termes de déontologie, ce qui pouvait être fait. Je ne m'aventurerai pas, jamais, à dire qu'il y a un système organisé, quelque chose qui relèverait dans la police en règle générale, d'un système de violences policières ou d'un système de racisme. Il y a du racisme dans la police, mais il y a du racisme dans le sport, il y a du racisme dans des tas d'organisations qui existent, et donc ces comportements-là, qui sont des comportements individuels, qui ne sont pas des comportements généralisés, on doit veiller dessus et on doit les sanctionner, pour faire en sorte qu'ils ne se reproduisent pas.  

GERARD LECLERC  
Est-ce qu'il faut aller plus loin et changer un certain nombre de pratiques, de formation des policiers ?  

MARC FESNEAU  
Il appartiendra au ministre de l'Intérieur et au gouvernement, de faire des propositions, et on le fera en temps et en heure, mais le président de la République a souhaité qu'on puisse accélérer sur ces choses pour au fond donner à la police les mots d'ordre qu'il faut, pour que ce qui peut être, qui peut parfois paraître être constitué des dérapages ne se reproduise plus, mais je le répète, dans la très grande majorité des cas, dans l'immense majorité des cas, la police fait son travail, parfois dans des conditions extrêmement difficiles, et le fait avec grand sérieux, et  loin de tout ce qu'on peut avoir comme caricature, et donc je pense qu'il faut qu'on veille aussi à distinguer ce que sont des démarches ou des cas individuels, et ce que sont la globalité des actions de la police. On est dans une société qui est extrêmement violente, et pas la nôtre seulement, et donc les interventions de police sont toujours des interventions délicates.  

GERARD LECLERC 
Et le silence du président ? Pourquoi ne s'exprime-t-il pas ? Tout le monde le lui demande, de la droite à la gauche, de Christian JACOB à Jean-Luc MELENCHON. 

MARC FESNEAU  
Mais le président s'exprimera, s'il entend le faire et s'il a besoin, il paraît nécessaire de le faire. 

GERARD LECLERC  
Il devrait… 

MARC FESNEAU  
Il me semble que c'est le rôle aussi du gouvernement de faire en sorte de trouver les voies et moyens pour répondre à ces sollicitations. Pour beaucoup, c'était des jeunes aussi, je pense que pour beaucoup ils lèvent la question de quelle place ils veulent avoir dans la société. Il n'y a qu'une communauté, c'est la communauté nationale, c'est sans doute la grande différence avec les États-Unis d'Amérique, qui se sont beaucoup construits sur des communautés, et souvent les hommes politiques parlent à des communautés, en France nous ne sommes pas dans cette disposition-là, c'est d'ailleurs la grandeur de la France, me semble-t-il, que de ne voir qu'une communauté nationale. En même temps en disant cela, il faut aussi voir les discriminations dont peuvent être victimes un certain nombre de jeunes, du fait de leur statut social ou du fait de leur lieu de résidence, ou du fait de leur couleur de peau. Et donc c'est à ça qu'il faut veiller. 

GERARD LECLERC  
Et donc le président, vous pensez, va s'exprimer ou non ?  

MARC FESNEAU  
On verra… 

GERARD LECLERC  
Vous ne savez pas.  

MARC FESNEAU  
Si ça lui parait nécessaire, il le fera. Voilà.  
 
GERARD LECLERC  
Le déconfinement se passe bien, le virus est très peu présent, et un certain nombre de gens, y compris le professeur DELFRAISSY, le président du Conseil scientifique, disent qu'on pourrait peut-être aller plus vite, accélérer le déconfinement, assouplir les mesures, notamment à l'école. 

MARC FESNEAU  
Je ne vais pas parler de ce que dit le professeur DELFRAISSY, mais en règle générale, les mêmes qui nous demandaient un confinement strict et le plus sévère possible, nous réclament aujourd'hui d'avoir un déconfinement le plus lâche possible, si je peux dire, donc on n'est pas à la moindre des contradictions. Nous sommes en situation de responsabilité, on voit bien en apparence effectivement que ce virus circule moins, c'est une donnée avérée, les chiffres d'hier le confirment encore. En même temps il faut être très vigilant, je pense au cas où en Pologne où tout d'un coup 500 cas 2 jours de suite ont été révélés du fait d'une circulation du virus notamment dans une mine. Ça veut dire que le virus est encore présent, et quand les gestes barrières, et quand les précautions ne sont pas prises, que le virus peut ressurgir, et donc notre responsabilité c'est à la fois de regarder lucidement les améliorations qui sont sous nos yeux, et éventuellement de regarder d'ajuster nos dispositifs… 

GERARD LECLERC  
Donc peut-être d'accélérer quand même. 

MARC FESNEAU  
On verra s'il y a lieu d'ajuster les dispositifs, mais en même temps, de ne pas relâcher notre attention et notre vigilance, et saluons aussi la grande responsabilité des Français, de tous ceux qui sont en charge de mettre en oeuvre ces dispositions, pour faire en sorte que le virus ne réapparaisse pas.  

GERARD LECLERC  
La crise dans la majorité, avec la création de deux groupes dissidents à la République En Marche. Alors vous, vous êtes du MoDem, et vous êtes également ministre du gouvernement, comment vous, vous voyez cette crise ?  

MARC FESNEAU  
Moi je ne crois pas qu'il y ait une crise. Quand vous regardez les votes, au fond ils sont relativement stables… 

GERARD LECLERC  
Quand vous avez plus de 20 députés… 

MARC FESNEAU  
Je vais répondre à votre question. Mais, la crise dans une majorité, c'est quand on n'a plus de majorité. Au fond, nous avons une majorité. Après je vois apparaître un certain nombre de groupes, le 9ème et le 10ème groupe, dans l'ordre de l'apparition, si je peux dire, à l'écran.  

GERARD LECLERC 
 L'un à gauche, l'autre à droite. 

MARC FESNEAU  
Moi je trouve que dans le moment que nous vivons, tout acte qui vise au fond à diviser les groupes ou à diviser la majorité, ou en tout cas facialement à diviser la majorité, ne sont pas une bonne oeuvre, je comprends mal la temporalité de ces groupes, et j'en comprends mal le fondement. On a devant nous un immense défi, qui est celui du déconfinement et celui de la relance économique, et il y a une crise économique et sociale qui vient devant nous, et donc je pense qu'on doit faire oeuvre plutôt collective qu'oeuvre de division. Et donc c'est à cela qu'il faut être vigilant. 

GERARD LECLERC  
Oui mais le problème c'est qu'il y a la division. Est-ce que ça révèle un malaise profond, à la République En Marche ?  

MARC FESNEAU  
Oh, c'est de nature différente. Sur le 9ème groupe c'était plutôt un groupe, d'ailleurs qui dit lui-même qu'il n'est ni dans la majorité, ni dans l'opposition. Ça, peut arriver qu'un certain nombre de députés soit dans cette disposition, et d'ailleurs à l'intérieur même du groupe la République En Marche, dans bien des cas, ils ne votaient pas les textes. Après tout si c'est une clarification tant mieux, et on verra au pied du mur de quelle façon ils se placent vis-à-vis de la majorité et vis-à-vis du des textes que vous proposera la majorité. L'autre groupe est plutôt issu d'une scission groupe UDI AGIR, puisque c'est bien de ça dont il s'agit, avec un certain nombre de parlementaires qui vient de la République En Marche, il faut toujours être vigilant à ce genre de mouvement. Moi j'invite à ce qu'on essaie de travailler ensemble et à ne pas multiplier ce genre d'initiative, parce que je pense que c'est au fond nuisible à l'image, et on en parle ce matin avec vous, je ne suis pas sûr que ça passionne les Français, pour dire les choses comme elles sont, mais un temps c'est un élément de vigilance pour moi comme ministre des Relations avec le Parlement.  

GERARD LECLERC  
Alors, autre élément, c'est le président du groupe La République En Marche, Gilles LEGENDRE, qui est sur la sellette après les révélations d'une note qu'il a adressée à l'Elysée sur le casting d'un nouveau gouvernement sur Edouard PHILIPPE. Il est sur un siège éjectable Gilles LEGENDRE ? 

MARC FESNEAU  
On verra, enfin ce n'est pas la question qui m'est posée à moi. Gilles  LEGENDRE, il y a une réunion de groupe demain, il s'en expliquera j'imagine… 

GERARD LECLERC  
Mais comme ministre, vous sentiez qu'il y avait des distancions ? 

MARC FESNEAU  
Par ailleurs, moi il y a des choses que je n'ai pas pour habitude de commenter, des choses qui ne sont, qui sont des notes et qui ne devaient pas être rendues publiques. Et donc, par nature, je trouve assez malsain de commenter des choses qui n'avaient pas à être commentées, puisqu'elles étaient de l'ordre du registre, d'un dialogue entre le président de la République et le président d'un groupe. Deuxième élément, il me semble que pour ma part, et globalement nous devons nous astreindre à faire en sorte que tout, là aussi ça rejoint ce que je disais à l'instant, que tout acte qui vise à au fond produire de l'ébullition à l'intérieur de la majorité, ne soit pas commis. Il me semble qu'il faut qu'on fasse attention les uns les autres, à faire en sorte que dans nos échanges, dans nos prises de parole, et vous voyez à quel point je le suis ce matin devant vous aussi, il faut qu'on fasse attention. Je pense que les députés de la majorité du groupe En Marche en particulier ont besoin plutôt qu'on renforce le dialogue avec le gouvernement. On travaille mieux avec eux sur les textes qu'on va avoir devant nous, et pas forcément qu'on essaie de regarder les uns et les autres comment ça va se passer dans les mois ou les dans les semaines qui viennent. Il me semble que notre exigence à nous comme membres du gouvernement et comme parlementaires de la majorité, c'est de faire en sorte de rassembler, et c'est ça auquel il faut s'inscrire.  

GERARD LECLERC  
Mais le remaniement ministériel, lui, il va avoir lieu au début juillet.  

MARC FESNEAU  
On verra bien, c'est dans les mains du président du président de la République. Nous sommes aujourd'hui le 8 juin, il me semble que nous avons devant nous déjà des tas de défis dans les 3 semaines qui viennent, si on pourrait s'astreindre à travailler sur des semaines qu'on a devant, c'est-ce qu'on doit aux Français, et ne pas s'astreindre à autre chose que cela, et pas à essayer de regarder ce que serait une prospective ou des conjectures diverses et variées. Les périodes de remaniement ministériel sont à la fois désagréables pour les ministres, pour les parlementaires, et aussi pour les journalistes, parce qu'au fond c'est une forme de course aux petits chevaux, une forme de paris qu'on fait en permanence, qui ne sont pas passionnants pour les Français, qui eux se posent des questions pour leurs emplois, pour leurs activités, pour la manière dont va se dérouler l'été pour les questions scolaires, et donc c'est plutôt ça le sujet sur lequel il faut se concentrer. 

GERARD LECLERC  
Alors, clairement dans votre domaine, en revanche, les commissions d'enquête sur le coronavirus, alors ça se multiplie, l'Assemblée nationale à la sienne, le Sénat va avoir la sienne, et voilà que le gouvernement maintenant veut créer aussi sa propre commission sur la gestion de la crise. 

MARC FESNEAU  
Ce n'est pas de même nature. Moi je trouve très légitime que l'Assemblée nationale et le Sénat se dotent des pouvoirs d'une commission d'enquête, avec toutes les prérogatives qui sont celles d'une commission d'enquête, pour évaluer la façon dont a été menée la crise. Que le gouvernement, comme dans toutes ses politiques publiques, il n'y a pas une politique publique à laquelle on ne demande pas d'ailleurs au gouvernement, sur lequel on ne demande pas au gouvernement de faire son évaluation. Que le gouvernement puisse lui-même procéder à une évaluation, après tout pourquoi pas, ça n'est pas une concurrence, je fais confiance très largement au Sénat et très largement à l'Assemblée nationale pour faire en sorte qu'en toute indépendance, eux-mêmes produisent leurs éléments d'enquête sur la façon dont s'est déroulée la crise. Mais que le gouvernement lui-même ne regarde pas ce qui peut être amélioré dans une crise comme celle qui a été gérée, je pense qu'on ferait défaut à l'exigence d'un gouvernement sur son travail et sur la manière dont il mène une politique. 

GERARD LECLERC  
Alors, avec le Coronavirus, un certain nombre de grandes réformes ont été reportées, en tout cas arrêtées. La réforme des retraites elle est enterrée ? La PMA, c'est fini ?  

MARC FESNEAU  
On va les prendre dans le désordre, si je peux dire, ou en ordre inversé. La question de la loi bioéthique, puisque c'est ça dont vous parlez, il n'y a pas que la PMA dans cette problématique, c'est une question de calendrier, le gouvernement est plutôt favorable à l'idée que nous puissions prolonger, puisqu'il y a eu une première lecture à l'Assemblée, une première lecture au Sénat, c'est une question de calendrier parlementaire qui sera dédiée dans les jours qui viennent… 

GERARD LECLERC  
Mais on va trouver une solution ? Ça va être… 

MARC FESNEAU  
J'entends aussi d'ailleurs ce que disent beaucoup de parlementaires de la majorité sur le fait qu'il faut qu'on poursuive la navette parlementaire, et donc dès lors que nous trouverions, ça a été dit à plusieurs reprises, un moment parlementaire, il faut un moment qui soit un moment assez long, vous voyez bien qu'on est sur des sujets qui sont sérieux, qui traversent d'ailleurs en termes de diversité l'ensemble des groupes, à droite, à gauche, et dans le pôle majoritaire, et donc il faut qu'on trouve une fenêtre parlementaire… 

GERARD LECLERC  
Mais vous allez le trouver ?  

MARC FESNEAU  
Il faut qu'on trouve une fenêtre parlementaire, donc s'il faut qu'on trouve, c'est qu'on va essayer, tacher de trouver. Sur la question des retraites, est-ce que les sujets qui étaient posés sur la question des retraites ont disparu avec la crise du coronavirus ? Est-ce que la question de l'inégalité entre les hommes et les femmes, du fait des carrières hachées, est-ce que ce qui pouvait paraître comme des inégalités en termes de régimes spéciaux, est-ce que le minimum contributif, le fait qu'un certain nombre de gens soient très bas en terme de retraite a disparu ? Non. 

GERARD LECLERC  
Non. 

MARC FESNEAU  
Et donc les sujets étant sur la table, il faudra bien qu'à un moment ou à un autre, qu'on les remettre sur la table. Est-ce que c'est dans le cadre de la réforme qu'elle a été présentée ? On verra. Mais en tout cas… 

GERARD LECLERC  
Mais sans doute non. 

MARC FESNEAU  
Mais en tout cas les sujets qui avaient été levés au travers de cette réforme, qui était une réforme de justice. Alors j'entends… 

GERARD LECLERC  
On ne va pas refaire… 

MARC FESNEAU  
Je ne vais pas refaire, mais j'entends les mêmes qui critiquaient cette réforme des retraites, nous dire : mais pourquoi vous n'avancez pas sur cette réforme ? C'est donc qu'il y avait des éléments positifs dans cette réforme. Eh bien regardons les choses tranquillement et faisons en sorte de voir ce qu'il y avait de justice… 

GERARD LECLERC  
Donc c'est sans doute un nouveau projet de loi, une nouvelle…

 MARC FESNEAU  
On va regarder, mais en tout cas les éléments d'équilibre, les éléments de justice, ils restent pendants, et donc il faudra bien qu'on les résolve un jour ou l'autre. 

GERARD LECLERC  
Brièvement, les municipales, l'échec annoncé pour la majorité et sans doute beaucoup de victoires pour Les Républicains et le Parti socialiste. Pour François BAROIN, la fin du cycle des défaites politiques pour Les Républicains est annoncée, ça commence.  

MARC FESNEAU  
Oui, je ne sais pas si on peut dire les choses comme ça, la fin du cycle. On a déjà entendu parfois à d'autres épisodes électoraux, locaux, un certain nombre de responsables politiques, pas François BAROIN d'ailleurs, mais d'autres, dire : c'est la fin d'un cycle, ça me marque la reconquête, et puis on a vu ce qu'il est advenu les années suivantes. Ce sont des élections locales, c'est difficile… 

GERARD LECLERC  
Ce sont des échecs pour la majorité quand même.  

MARC FESNEAU  
C'est difficile pour un mouvement, et j'en sais quelque chose, quand le Mouvement démocrate s'est créé en 2008, ça a été un moment assez difficile. C'est difficile pour un mouvement politique qui émerge, qui n'existait pas en 2017, de constituer des équipes, de faire émerger des profils, en quelques semaines ou en quelques mois, ou même en quelques années, parce qu'un crédit municipal, ça se construit en plusieurs années, et donc c'est un ancrage qui est long, ça invite collectivement à la patience et ça permet aussi si je peux me permettre cette expression, de semer des graines pour l'avenir, et donc c'est ça qui est important.  

GERARD LECLERC  
Merci Marc FESNEAU. 

MARC FESNEAU  
Merci à vous.  

GERARD LECLERC  
Bonne journée, bonne semaine. 


Source : Service d'information du Gouvernement, le 9 juin 2020