Interview de M. Christophe Castaner, ministre de l'intérieur, à RTL le 29 mai 2020, sur le déconfinement et le rapport entre les jeunes et la police.

Texte intégral

YVES CALVI
Alba VENTURA, vous recevez ce matin le Ministre de l'Intérieur Christophe CASTANER.

ALBA VENTURA
Bonjour Christophe CASTANER.

CHRISTOPHE CASTANER
Bonjour.

ALBA VENTURA
Ce n'est pas encore un retour tout à fait à la normale mais nous allons quand même goûter à un peu plus de liberté de mouvement entre le 2 et le 22 juin, date du prochain point d'étape. Christophe CASTANER, vous êtes plutôt serein en constatant qu'un pas a été franchi dans le bon sens ou vous êtes sur le qui-vive, inquiet en croisant les doigts pour que ça ne dérape pas ?

CHRISTOPHE CASTANER
D'abord je suis serein parce que j'observe la façon dont les Français ont géré cette crise. D'abord pendant la période du confinement avec sérieux, ensuite la première phase du déconfinement où ils ont agi aussi avec responsabilité et avec civisme. Et ce que je sais, c'est que le 2 juin c'est retrouver le goût du quotidien mais il faut agir avec prudence, dans le respect des règles sanitaires. C'est un pas vers la liberté mais ça ne doit pas être un pas dans le vide et donc vraiment je fais appel à la responsabilité et au civisme. Je sais que les Français en font la démonstration mais je sais aussi, parce que je ne suis pas candide, que certains négligent très vite de se protéger et de protéger ceux qu'ils aiment.

ALBA VENTURA
Vous pensez qu'on sera suffisamment raisonnables pour ne pas se retrouver à cinquante debout dans un bar ?

CHRISTOPHE CASTANER
Il y a toujours des risques et il y en a eu pendant cette période. On a vu des anomalies et nous sommes intervenus chaque fois que nous avons pu le faire. Je pense aux forces de sécurité intérieure. Vous savez, on ne mettra pas un policier ou un gendarme derrière chacun de nos concitoyens donc le combat contre le Covid, c'est d'abord un combat citoyen. Et donc nous devons le mener, le mener pour protéger les professionnels de santé et le mener surtout pour protéger celles et ceux qu'on aime.

ALBA VENTURA
Est-ce que vous entendez, Christophe CASTANER, ces restaurateurs qui n'ont pas de terrasse et qui disent : « on laisse les gens aller dans le train et finalement pas dans les restaurants alors que nous, on peut gérer. » On a entendu ce témoignage ce matin sur RTL. Qu'est-ce que vous répondez à ce monsieur ?

CHRISTOPHE CASTANER
Vous savez, vous trouverez toujours une situation exceptionnelle qui vous amènera à dire : puisque cette situation est exceptionnelle, il vaut mieux fermer les yeux sur toutes les autres. Ce que l'on constate, c'est que nous n'avons pas gagné le combat contre le Covid-19, ni dans le monde ni en France. Nous n'avons pas aujourd'hui la possibilité de faire comme s'il n'existait plus, comme s'il n'était plus là, comme s'il ne circulait pas. On voit bien que dans certaines régions, et l'Ile-de-France fait partie de ces régions, il circule encore. Et puis les professionnels de santé et les autorités sanitaires nous disent : le virus circule nettement moins quand vous êtes à l'extérieur. C'est la raison pour laquelle le gouvernement a souhaité la réouverture des cafés, des bars, des restaurants partout en France où le virus circule moins. Mais il est présent et donc il faut être prudent, et en même temps à Paris, en Ile-de-France où le virus est encore là, ouvrir les terrasses. Mais je sais la difficulté, je sais les trois derniers mois extrêmement difficiles pour les restaurateurs, pour les cafetiers. Et c'est la raison pour laquelle l'Etat s'est engagé à leurs côtés financièrement de façon massive, parce que nous savons aussi leur souffrance.

ALBA VENTURA
Dites-moi, on évoquait tout à l'heure les infractions, les amendes ; ça reste 135 euros ? C'est toujours en vigueur ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ça dépend du type d'amende mais, oui, c'est toujours effectivement là où vous avez par exemple le port du masque obligatoire, dans les transports publics, et ça reste obligatoire. Si vous ne le portez pas, le contrôle peut vous conduire à avoir un procès-verbal de 135 euros. C'est la même chose sur la règle des 100 kilomètres dont je rappelle qu'elle est encore en vigueur ce week-end et donc il conviendra de faire attention.

ALBA VENTURA
J'allais vous demander : vous n'allez pas être un peu tolérant ? Le week-end de la Pentecôte débute ce soir jusqu'à lundi donc pour certains.

CHRISTOPHE CASTANER
D'abord nous avons été d'une grande tolérance depuis le début de l'application de cette règle. Parce que l'objectif est, tout comme la règle du confinement, l'objectif n'a jamais été de sanctionner par des procès-verbaux les Français mais il était de les protéger par des règles qu'ils doivent respecter. C'est comme le code de la route. Le code de route, il n'est pas fait pour dresser des procès-verbaux, il est fait pour que les gens ne se tuent pas sur la route. Au fond, toutes les règles que nous avons édictées c'est un code de la route qui permet de se déplacer correctement mais en sécurité. Ce que nous voulons, c'est la sécurité des Français. Ce week-end, il y aura encore des contrôles sur les routes même si, je le dis, la finalité n'est pas de sanctionner. La finalité est plutôt d'empêcher et d'appeler à la responsabilité de nos concitoyens. Ils l'ont fait les week-ends derniers et donc moi je suis en confiance sur le fait qu'ils respecteront. Et puis s'ils ne respectent pas et qu'ils sont contrôlés, ils auront une amende de 135 euros.

ALBA VENTURA
Hier le Premier ministre a dit craindre les grands rassemblements, 5 000 personnes maximum dans les parcs à thème ou en plein air. Je me demandais : en plein air, même 3 000 personnes dans une rave-party, c'est tout aussi dangereux, non ?

CHRISTOPHE CASTANER
Mais vous avez raison. C'est la raison pour laquelle ce ne seront pas ces règles qui vont protéger les Français, c'est le comportement de chacun dans le respect des gestes de distance.

ALBA VENTURA
Donc il n'y a pas de contrôle ? Si on s'en remet au civisme et à la responsabilité, donc il n'y aura pas de contrôle dans ce genre d'endroit ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non, il y aura des contrôles. Ils sont d'abord de la responsabilité de l'organisateur. Dans les grands lieux que vous évoquez, il y aura une convention est déjà ils y travaillent entre les préfets dans chaque département et les organisateurs, et c'est avec eux qu'on va organiser spatialement l'espace pour qu'il y ait toujours ces distances et gestes barrières. On peut avoir plusieurs personnes, un grand nombre de personnes qui passent sur un site. Si c'est de façon dynamique parce que c'est une visite, ça va. Si par contre on a cette concentration et ça n'est pas - je reprends votre question - le Premier ministre qui l'a dit, ce sont les autorités sanitaires qui indiquent que dès qu'on a une concentration, on a un risque de propagation du virus. Donc luttons ensemble contre ce risque-là.

ALBA VENTURA
Christophe CASTANER, ai-je bien compris que le port du masque était obligatoire sur la plage et dans les parcs et jardins si le maire le décide ?

CHRISTOPHE CASTANER
Alors c'est une discussion qu'il faudra avoir. Le préfet de sa propre initiative ou sur proposition du maire.

ALBA VENTURA
Le port du masque sur la plage, ce n'est pas facile.

CHRISTOPHE CASTANER
Le port du masque en général n'est pas facile et nous le savons tous aujourd'hui. Mais je vous le dis, le préfet soit par initiative soit sur proposition du maire peut, en fonction des circonstances locales, décider de rendre obligatoire le port du masque, notamment dans les départements à vigilance particulière. Et donc ce sera là encore comme on l'a vu sur les plages… Il y a des endroits où les maires ont souhaité ouvrir les pages, ont travaillé avec les services de l'Etat pour ouvrir les plages et ensuite, la semaine suivante, ils nous ont demandé de les refermer parce qu'ils avaient vu des comportements qui n'étaient pas responsables. Ce sera un peu la même chose. L'objectif est que le masque ne soit pas obligatoire mais nous n'excluons pas dans certains lieux la nécessité de le mettre en oeuvre. On a en tête des photographies de parcs, notamment à Paris l'été dernier, avec des concentrations tellement fortes qu'on sait qu'elles feraient prendre un risque. Donc nous déciderons mais évidemment dans le dialogue, comme nous le faisons sur ces sujets depuis le début avec les maires.

ALBA VENTURA
D'accord. Monsieur le ministre, on a compris par ailleurs que jusqu'au 15 juin, il serait compliqué de voyager en Europe et plus encore au-delà des frontières de l'Europe. Projetons-nous un peu vers les vacances. Pour ceux qui veulent partir loin, c'est-à-dire au-delà des frontières de l'Europe, il faut attendre que tous les pays européens se mettent d'accord, c'est bien ça ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non. D'abord nous pourrions passer outre cela mais ça ne serait pas conforme à l'esprit du travail que nous faisons au niveau européen. Et donc au moment où je vous parle, en Europe il y a encore la fermeture des frontières mais nous avons allégé au maximum, notamment pour les transfrontaliers qui travaillent d'un côté ou l'autre de la frontière. C'est près de 360 000 Français par exemple qui habitent en France et travaillent en Allemagne, en Belgique, au Luxembourg par exemple, et hors Europe aujourd'hui c'est fermé. C'est-à-dire sauf circonstances exceptionnelles, vous ne pouvez pas rentrer dans l'espace européen jusqu'à nouvel ordre. Mais ça veut dire que notre objectif est qu'on puisse avant l'été trouver la possibilité de réouvrir l'espace européen, mais nous devrons traiter des situations particulières des pays, des continents, des régions où le virus circule très activement. Nous devrons assumer de fermer les frontières ou, ensuite, de mettre en place des quarantaines obligatoires pour celles et ceux qui viendraient de ces territoires-là par exemple.

ALBA VENTURA
Et pour ceux qui veulent voyager au sein de l'Europe ? Parce que, vous savez, on a entendu beaucoup de choses : l'Autriche dire qu'elle s'accorderait avec des pays qui comme lui avaient plutôt bien maîtrisé le virus, par exemple l'Allemagne ; on a entendu dire que les Grecs envisageaient un passeport Covid ; l'Espagne a mis en place une quatorzaine. Est-ce que tout ça, ça reste en vigueur ou est-ce que vous allez essayer d'harmoniser ?

CHRISTOPHE CASTANER
Alors nous harmonisons déjà en partie. Vous avez cité l'Autriche, je peux vous dire que c'est un travail que j'ai conduit avec le ministre allemand, avec la ministre suisse, avec le ministre autrichien et la France pour que nous ayons la même date - le 15 juin - jusqu'à laquelle nous maintenons les restrictions de voyage. Nous ne les empêchons pas mais nous les limitons. E t ensuite, nous avons toute une série de dérogations que nous avons négociées en commun mais ça n'est pas le cas sur l'ensemble du territoire européen. Ce que je peux vous dire pour la France, c'est que jusqu'au 15 juin nous maintenons des restrictions et que nous travaillons actuellement à ce qu'il y ait une coordination européenne à partir du 15 juin. J'ai bon espoir que nous ayons globalement, sauf évolution de la situation sanitaire, globalement les mêmes règles du jeu sur le fonctionnement infra européen. Notre règle est simple : c'est celle de considérer que les frontières n'ont pas vocation à perdurer. Mais si elles nous permettent de limiter la diffusion du virus, alors nous les maintenons.

ALBA VENTURA
D'accord. Une question sur le sport collectif, Christophe CASTANER, qui reste interdit. Le moins de contact possible, on l'a compris. Certains n'ont pas pu s'empêcher tout de même de se rassembler pour jouer au foot. On a vu des centaines de personnes à Strasbourg, dans l'Essonne. Vous ne pouvez pas empêcher ça. Parce qu'il y a la joie de se retrouver et l'inconscience de la transmission du virus ; c'est compliqué, non ? La police ne peut pas arrêter un match sauvage.

CHRISTOPHE CASTANER
Bien sûr, c'est compliqué. Je ne vais pas vous dire qu'il suffit qu'un policier vienne siffler dans un sifflet comme l'arbitre le ferait pour que tout s'arrête. Et évidemment, nous n'allons pas à la confrontation mais systématiquement nous intervenons, et dans l'essentiel des cas les jeunes qui ont ces comportements irresponsables, et vous avez posé dans votre question les éléments qui font qu'ils ont cette envie, ils ont quand même un comportement irresponsable. Nous intervenons, nous leur disons et dans l'essentiel des cas les jeunes écoutent. Et puis quelquefois les jeunes n'écoutent pas, les jeunes tentent la confrontation et dans ce cas-là, c'est notre responsabilité avec les collectivités locales de travailler à leur offrir aussi des activités qui soient plus encadrées pour les protéger. Cet été, c'est un rendez-vous important - nous y travaillons avec Julien DENORMANDIE, avec le ministre de l'Education nationale - nous savons que les jeunes risquent, dans les quartiers en particulier, de s'ennuyer, du coup de ne pas avoir les bons comportements. Mais faisons en sorte plutôt que de les sanctionner, de les accompagner et de leur offrir un été apprenant, un été ludique, un été responsable.

ALBA VENTURA
Puisqu'on parle des rapports entre les jeunes et la police, vous avez fortement condamné les propos de la chanteuse Camélia JORDANA. Au-delà de ça, Christophe CASTANER, ça fait des années qu'on parle du rapport dégradé entre la police et la population des quartiers. Comment on fait pour améliorer les choses ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ça fait des années qu'on en parle et qu'on fait ce procès la police et ça fait des années que, année après année, quand on teste l'indice de confiance vers la police, vers la gendarmerie, vers nos forces de sécurité intérieure, on s'aperçoit que la confiance est là. Mais aujourd'hui dans certains quartiers, il y a un rejet des institutions. Vous avez, ce n'est pas la police qui est en cause quand les pompiers ne peuvent plus intervenir dans certains quartiers sauf s'ils sont protégés par la police. C'est une réalité. C'est-à-dire qu'il y a cette contestation de l'autorité. Nous devons sur ce sujet nous battre chaque jour et là encore avec les collectivités locales. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas non plus des erreurs du côté de la police, de la gendarmerie. Elles existent, quelquefois elles sont sanctionnées et elles sont très fermement sanctionnées.

ALBA VENTURA
Et donc, oui, on améliore comme ça par les sanctions donc ?

CHRISTOPHE CASTANER
Non. Là je parle des sanctions internes à la police parce que, je veux vous le dire, la police est certainement un des métiers dans notre pays le plus surveillé, le plus contrôlé et le plus sanctionné quand il y a des fautes mais elles sont marginales. Et dans ce que j'ai refusé dans le débat qui a eu lieu cette semaine, c'est qu'on tombe dans la caricature. Je crois qu'il ne faut être ni aveugle ni outrancier. Ensuite nous devons travailler au quotidien, c'est ce que nous faisons, dans les quartiers avec la police de sécurité du quotidien. Nous changeons le regard aussi, nous sommes présents mais quelquefois cette présence elle gêne. Quand nous cassons les trafics de drogue dans certains quartiers, évidemment ça gêne et quelquefois ça provoque des réactions violentes mais nous sommes là. Chaque nuit, nous sommes là.

ALBA VENTURA
Monsieur le ministre sur les municipale, j'ai quelques questions précises à vous poser. Le second tour aura lieu le 28 juin. D'abord est-ce que vous réhabilitez le vote par correspondance ?

CHRISTOPHE CASTANER
Alors d'abord, il faudra une loi. Il y a une proposition de loi qui est déposée et il faut qu'elle ait le temps d'être votée. Ensuite, quel est l'objectif ? L'objectif est de limiter au maximum les contacts entre une personne qui veut voter et le bureau de vote. Ce que je sais sur le vote par correspondance, c'est qu'il faudra de toute façon que la personne se rende au bureau de poste, soit en contact avec quelqu'un pour que son vote puisse être enregistré.

ALBA VENTURA
Mais donc oui ou non ?

CHRISTOPHE CASTANER
Je ne vous ai pas répondu ni oui ni non, je vous ai dit c'est une loi et ce n'est pas le gouvernement qui fait une loi dans des délais extrêmement courts. Le gouvernement n'est pas hostile au vote par correspondance mais c'est extrêmement coûteux, extrêmement difficile. J'ai réuni cette semaine l'ensemble des partis politiques, l'ensemble des associations d'élus et je n'ai pas vu sur ce sujet une volonté d'aboutir jusqu'au bout.

ALBA VENTURA
Est-ce que le vote par procuration va être élargi ?

CHRISTOPHE CASTANER
Oui, nous le faisons. J'ai déjà publié un décret hier qui fait en sorte que toutes les procurations établies pour le 22 mars, qui devait être le second tour au mois de mars, soient valables pour le 28 juin. J'ai par exemple prévu que la nécessité d'avoir une raison pour demander la procuration soit suspendue et que toute personne qui demande une procuration puisse le faire. Et puis nous allons aussi, avec la garde des Sceaux, faire en sorte qu'il y ait plus de délégués des officiers de police judiciaire pour tenir des permanences, pour élargir les lieux et les personnes susceptibles de recevoir pour le compte d'officier de police judiciaire les procurations.

ALBA VENTURA
Mais donc pour la procuration, c'est-à-dire est-ce que moi je peux voter pour deux personnes ? Est-ce que ça, ce sera possible ?

CHRISTOPHE CASTANER
Alors ça aussi, c'est une loi qui est nécessaire et nous sommes dans un délai extrêmement court. Le Parlement y travaille.

ALBA VENTURA
J'ai une dernière question. En s'alliant avec la droite de Laurent WAUQUIEZ pour la métropole de Lyon, est-ce que c'est un acte de trahison qu'a commis Gérard COLLOMB, votre prédécesseur, un des piliers d'En marche comme vous ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ecoutez, il a perdu les élections municipales au premier tour et je trouve que ce choix politique le perd dans le champ politique.

ALBA VENTURA
Le perd, c'est-à-dire ?

CHRISTOPHE CASTANER
Il s'est perdu dans le champ politique.

ALBA VENTURA
Il s'est lui-même perdu ?

CHRISTOPHE CASTANER
Je pense, oui. Il a perdu l'élection au premier tour et je pense que dans cette attitude, il se perd lui-même.

ALBA VENTURA
C'est une mauvaise nouvelle ou une bonne nouvelle pour la République en Marche, pour votre parti ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ecoutez, je pense que c'est une bonne nouvelle. Je sais ce que Gérard COLLOMB a apporté à la République en Marche, je sais ce qu'il a apporté à Lyon aussi et je considère que cette situation politique est une mauvaise nouvelle pour lui comme pour nous, la République en Marche aussi.

ALBA VENTURA
Une candidature de l'humoriste Jean-Marie BIGARD à la présidentielle, vous prenez ça au sérieux ou pas ?

CHRISTOPHE CASTANER
Ecoutez, d'abord tout le monde peut penser être candidat à l'élection présidentielle. La question est est-ce que Jean-Marie BIGARD le prend sérieusement en compte ? Je ne crois pas, je l'ai écouté.

ALBA VENTURA
Merci beaucoup Christophe CASTANER.

CHRISTOPHE CASTANER
Merci à vous.


Source : service d'information du Gouvernement, le 2 juin 2020