Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur l'aide publique au développement, à l'Assemblée nationale le 16 février 2021.

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Circonstance : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale

Prononcé le

Texte intégral

Monsieur le Député,


J'ai vraiment une conviction, c'est que le développement doit être l'un des piliers de la politique étrangère française, et que le développement doit être au coeur de notre diplomatie. C'est une question de respect de nos valeurs, mais c'est aussi une question de solidarité. C'est aussi une question d'influence, et c'est aussi une question de puissance.

Et donc, c'est la raison pour laquelle je présenterai demain, au nom du gouvernement, le projet de loi de programmation relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités.

Ce sera un changement de braquet, dans l'enveloppe, dans le périmètre. Ce sera un changement de méthode, sur le respect des acteurs, mais aussi sur les priorités à accorder à l'aide au développement. Et ce sera finalement un changement sur le fond, un changement de modèle.

Alors, je ne vais pas commenter maintenant les points les plus importants, mais je voudrais retenir deux aspects que vous avez évoqués. Puisque nous avons parlé, à plusieurs reprises, du Sahel, au cours de cette séance, c'est bien parce que nous avons pu renforcer notre aide au développement que nous pouvons aujourd'hui, être le vrai partenaire du développement au Sahel. Et c'est parce que nous sommes partenaire du développement au Sahel que l'on peut gagner la paix, tout en gagnant la guerre. Il y a eu , vous l'avez dit, l'Assemblée plénière de l'Alliance pour le Sahel, qui s'est tenue hier, à N'Djamena, où nous avons pu constater qu'il y a une mobilisation de quarante-cinq partenaires internationaux, dont beaucoup d'européens, pour vingt-trois milliards d'euros qui sont mobilisables aujourd'hui, dont l'aide publique française, et dont l'aide européenne qui contribue de manière très significative, à plus de 20%. Tout cela renforce notre détermination. Elle sera encore renforcée par la mise en oeuvre de la "grande Muraille verte", grand projet africain, porté par les Africains, auquel ils avaient renoncé et que le Président de la République, lors du "One Planet Summit", a permis la résurgence.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 17 février 2021