Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur l'Union européenne et les droits de l'homme dans le monde, la situation au Liban et l'anniversaire des attentats terroristes en Belgique de 2016, à Bruxelles le 22 mars 2021.

Intervenant(s) :

Circonstance : Conseil des affaires étrangères

Prononcé le

Temps de lecture 2 minutes

Texte intégral

Aujourd'hui, cette réunion du Conseil des affaires étrangères va être particulièrement importante, en particulier sur l'un des enjeux, un des creusets des valeurs de l'Union qui est la protection des droits de l'Homme, puisque nous recevrons la Haute-commissaire, Mme Bachelet, et que nous allons prendre les premières décisions avec le nouveau dispositif de sanctions pour la protection et la défense des droits de l'Homme dans le monde. Cela a déjà concerné l'affaire Navalny, cela concernera d'autres désignations qui vont être prises dans la matinée.

Et puis, j'ai souhaité, la France a souhaité, que l'on aborde la question du Liban, parce que ce pays est dans la dérive, ce pays est en train de dévisser. On sait que les solutions existent. Il faut un gouvernement qui soit un gouvernement inclusif, opérationnel, un gouvernement d'action, et il faut des réformes. On sait que les réformes sont tout à fait partagées par l'ensemble de la communauté internationale. Tout le monde sait ce qu'il faut faire, mais c'est bloqué, pour des intérêts particuliers et parce que les responsables politiques n'arrivent pas à engager le processus. Donc, l'Europe ne peut pas se désintéresser de cette crise. Quand un pays s'effondre, l'Europe doit être au rendez-vous. Je veux que l'on puisse échanger ensemble sur les leviers qui nous permettraient de faire pression auprès des autorités libanaises pour qu'elles bougent, parce que la population libanaise est aujourd'hui dans l'angoisse et le désarroi.

Enfin, je ne peux que rappeler qu'aujourd'hui marque l'anniversaire des attentats de Belgique de 2016 et qu'il importe aussi de se recueillir et de se mobiliser, parce que la lutte contre le terrorisme n'est jamais acquise.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 23 mars 2021