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Le ministre des solidarités et de la santé a présenté une communication sur le volet investissements du Ségur de la santé.

Ce deuxième pilier du Ségur de la santé a été présenté par le Premier ministre à Cosne-Cours-sur-Loire en mars 2021.

Sept mois après, les 19 milliards d'euros consacrés aux investissements ont été très largement déconcentrés auprès des agences régionales de santé (ARS), qui avaient pour mission d'élaborer les stratégies régionales d'investissement en santé d'ici mi-octobre.

Malgré le contexte sanitaire, les ARS ont élaboré ces stratégies qui donnent la visibilité nécessaire aux projets qui seront réalisés dans les territoires sur la période 2021-2029.

Ce sont 3 000 établissements de santé et médico-sociaux qui bénéficieront du Ségur de la santé, dont près de 1 300 établissements bénéficiant d'un soutien au titre de l'assainissement de leur situation financière et 800 établissements, dont 500 établissements de santé, pour conduire un projet d'investissement.

Au-delà de l'ampleur historique des investissements engagés dans le cadre du Ségur de la santé, ces stratégies régionales marquent un changement de méthode et un changement de vitesse. Comme le Gouvernement s'y était engagé, ces stratégies régionales ont été étroitement concertées avec les acteurs de terrain et les élus locaux.

Par ailleurs, ces projets portent l'exigence de décloisonnement entre les volets hospitaliers, santé mentale, médico-social et libéral, avec de nombreux projets partagés.

Enfin, ces projets s'inscrivent dans une logique de proximité territoriale, puisque 75% d'entre eux concernent des hôpitaux de petite et moyenne taille, là où les précédents plans se sont concentrés quasi exclusivement sur les établissements de très grande taille.

Les stratégies régionales des investissements s'inscrivent dans le cadre du Ségur de la santé qui, au travers de ses différents piliers, vise à renforcer et moderniser le système de santé. En particulier, les revalorisations substantielles des rémunérations dans le secteur hospitalier et le secteur médico-social (9 milliards d'euros permettant une hausse très substantielle des rémunérations, avec par exemple 550 € nets supplémentaires par mois pour une infirmière spécialisée en fin de carrière), la rénovation du fonctionnement et de la gouvernance à l'hôpital, ou encore le développement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), des services d'accès aux soins (SAS) ou du numérique en santé, participent directement à la transformation de l'offre de soins dans les territoires.