Déclaration de M. Bruno Le Maire, ministre de l'économie, des finances et de la relance, en réponse à une question sur le sommet du G20, à l'Assemblée nationale le 2 novembre 2021.

Intervenant(s) :

  • Bruno Le Maire - Ministre de l'économie, des finances et de la relance

Circonstance : Question au Gouvernement à l'Assemblée nationale

Prononcé le

Texte intégral

Pour résumer le G20, auquel j'ai participé pendant deux jours avec le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, aux côtés du Président de la République, je dirai que c'est un grand succès, marqué par un engagement et par une avancée majeure.

Vous l'avez dit, le grand succès est la manière dont les Etats du G20 ont endossé l'accord sur la fiscalité internationale, qui va permettre de taxer enfin à leur juste valeur les géants du numérique et d'obliger les multinationales à payer leurs impôts en France et en Europe.

Nous mettons ainsi fin à l'optimisation fiscale. Nous faisons payer aux plus grandes multinationales et aux géants du numérique la juste part d'impôt qu'ils doivent payer en France. C'est une révolution fiscale que nous comptons bien, avec le Premier ministre et le Président de la République, traduire en engagement juridique formel, à l'occasion de la présidence française de l'Union européenne.

Ensuite, les Etats du G20 se sont engagés collectivement à ne plus financer des activités charbon : ce refus est une première. Au moment où certains pays en développement rouvrent des centrales au charbon, on peut se réjouir d'une telle décision.

D'autre part, une avancée majeure nous tient très à coeur même si elle est malheureusement passée un peu inaperçue : nous avons réussi à dégager 100 milliards de dollars en faveur des pays en développement.

Je veux rappeler que l'épidémie de Covid-19 a touché tous les Etats du monde, sans exception, et qu'il en va de même pour la crise économique. Face à cette situation, sans précédent au XXème siècle, les Etats développés ont consacré 25% de leur PNB à la protection et à la relance de leur économie contre dix fois moins, soit 2,5%, pour les Etats en développement. Il était donc urgent de dégager en faveur de ces derniers des moyens financiers supplémentaires afin d'éviter qu'un grand fossé ne se creuse au lendemain de la crise. Cela a été fait, en grande partie grâce à la France.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 4 novembre 2021