Extraits d'un entretien de M. Clément Beaune, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, avec LCI le 4 janvier 2022, sur la polémique concernant le drapeau européen sous l'Arc de Triomphe et la présidence française du Conseil de l'Union européenne.

Texte intégral

Q - Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur LCI, vous êtes le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes. Vous aurez évidemment un rôle de premier plan, alors qu'a débuté le 1er janvier, à quoi, à une minute, la présidence française de l'Union européenne.

(...).

Q - (...). Sur le fond, est-ce que c'est si évident, dans le fond, d'imposer le pass vaccinal aujourd'hui ? Je m'explique. Il a été conçu au moment du Delta, aujourd'hui c'est Omicron qui impose sa part de marché ou qui prend les parts de marché, dans le fond, le gouvernement admet qu'on doit vivre avec le virus, Olivier Veran hier a dit que peut-être, peut-être, c'était la dernière vague. Je lis Bruno Le Maire ce matin dans Le Figaro, bonne nouvelle, qui affirme qu'Omicron aura un impact faible sur l'économie. Et on impose ce pass vaccinal, qui est quand même une coercition, je ne crois pas qu'il y ait d'autres pays qui l'aient fait. Est-ce qu'il n'y a pas un petit décalage dans le fond ?

R - Non, alors, je...

Q - Est-ce qu'il n'y a pas un décalage sur le timing, on va dire ?

R - Deux choses très importantes que vous dites. Je ne crois pas qu'il y ait un décalage avec ce que font par exemple d'autres pays européens. Vous avez l'Italie qui est en train de suivre cette stratégie du pass vaccinal, vous avez...

Q - Mais qui ne l'a pas encore fait.

R - Eh bien qui est en train de le mettre en place, et qui dans certaines régions l'a déjà mis en place. L'Allemagne, qui dans certaines régions, et dans certaines activités, l'a déjà mis en place, ce sont nos voisins. On nous dit parfois : vous êtes, au contraire, on a moqué des mesures qu'on décrivait comme des "mesurettes", vous êtes en train de faire moins fort, moins rapide que les partenaires européens. On est dans l'équilibre européen, et le pass vaccinal est une des conditions et des outils que mettent en place beaucoup de pays européens, et...

(...)

Q - (...) Polémique sur l'Arc de Triomphe, pour reprendre une expression, pardon un peu facile, est-ce que vous ne vous êtes pas pris les pieds dans le drapeau, Clément Beaune, avec ce drapeau européen sous l'Arc de Triomphe. Est-ce que cette controverse n'entache pas les débuts la présidence française de l'Union européenne ?

R - Eh bien non, je ne crois pas, parce que d'abord, je vais vous le dire...

Q - Une fois de plus non, vous ne reconnaissez pas d'erreur.

R - Mais je vous explique, on peut avoir des opinions différentes, mais on essaie de faire les choses avec conviction. Moi je l'ai dit, j'assume et je suis même fier qu'un certain nombre d'illuminations ou le pavoisement temporaire de l'Arc de Triomphe par le drapeau européen, aient été mis en place. Je note d'ailleurs qu'au-delà, là aussi, des polémiques qu'on voit avec quelques candidats à la présidentielle en mal de notoriété ou en mal de polémiques, beaucoup de maires, y compris de ceux qui soutiennent Mme Pécresse, y compris de maires socialistes, ont pavoisé leurs propres monuments publics en bleu et les ont illuminés, donc vous voyez que la polémique n'est pas représentative du fond du débat.

Q - La propre symbolique de l'Arc de Triomphe n'est pas la même.

R - Bien sûr. Mais attendez, Madame Martichoux, que l'on ait un débat, moi je n'ai pas de problème, sur comment aurait-il fallu faire, combien de jours, avec le drapeau français ou pas le drapeau français, ça c'est très sain. Ce que je trouve lamentable, c'est que Mme Pécresse copie/colle avec 3 heures d'intervalle le tweet de Mme Le Pen ou celui de M. Zemmour, qui disent des contrevérités...

Q - Ça traduit quoi ?

R - Une fébrilité sans doute, et je pense un grand écart idéologique. Mme Pécresse, le 9 décembre, elle copie/colle pour le coup des textes, vous pourrez le vérifier, du Président de la République, avec des propositions pour l'Europe, qui sont très bonnes, mais qui sont exactement celles qu'on défend, tant mieux, sur la taxe carbone aux frontières, sur la réforme de Schengen. Si Mme Pécresse est d'accord, on ne va pas dire que ce n'est pas une bonne idée, mais le 31 décembre dans la soirée, peut-être après avoir vu les tweets de M. Zemmour ou M. Ciotti, elle dit, comme Mme Le Pen : il faut rétablir le drapeau français. C'est là que je trouve qu'il y a un mensonge, parce qu'on n'a jamais, c'est quand même très important quand on parle de symboles, enlevé le drapeau français de l'Arc de Triomphe.

Q - Alors, d'accord, mais il y a quelque chose...

R - On peut avoir des débats, mais sur la base de faits et de vérités, et de cohérence.

Q - Juste sur Valérie Pécresse, vous l'accusez de quoi ? De courir derrière Zemmour et Le Pen ? C'est ce que vous dites, en gros... Il y a la question identitaire qui par exemple est une vraie divergence entre la majorité et la droite, qu'elle soit de gouvernement ou extrême.

R - Ce que je reproche, vous savez, c'est l'incohérence. On ne peut pas le 9 décembre dire que les propositions du Président de la République sont toutes bonnes, et faire du copier/coller de Le Pen le 31. Ça, ce n'est pas cohérent.

Q - Mais, on peut... Non, on ne peut pas, on ne peut pas approuver des propositions et être troublé par le seul drapeau européen sur l'Arc de Triomphe ?

R - Mais tout à fait, mais simplement, on ne peut pas le dire, je crois, dans la précipitation, et en disant des contrevérités. On ne peut pas dire : on a enlevé le drapeau français de l'Arc de Triomphe.

Q - Alors, passons...

R - Non mais ça c'est très important, parce qu'on joue, de manière délibérée, sur les tensions, sur des symboles, et c'est ça que je reproche à la droite. D'ailleurs vous aurez noté Madame Martichoux, en fine observatrice, que ni M. Bertrand, ni M. Juvin, ni M. Woerth, ni beaucoup d'autres qui incarnent cette aile pro-européenne des Républicains...

Q - Et alors ? Ils laissent la candidate s'exprimer.

R - Oui, enfin...

Q - Elle n'aurait pas dû, à votre avis, en tant que candidate, elle aurait dû les...

R - Vous voyez qui la soutient sur ce sujet, c'est Mme Morano, c'est M. Ciotti, c'est une aile respectable, mais c'est une aile très droitière des Républicains.

Q - Mais c'est une aile qui existe depuis longtemps dans la majorité...

R - Bien sûr, mais il y a une fracture au sein des Républicains, et je crois qu'il y a cette incohérence dont est prisonnière Mme Pécresse.

Q - Je voudrais quand même vous interroger sur un point soulevé par Jean-Luc Mélenchon hier : il y a quand même un décret qui interdit de pavoiser sans les couleurs nationales. Alors on a cherché, Laurie Madile, sur LCI, l'a trouvé ce décret, il date de 1963. Vous en aviez connaissance ?

R - Oui.

Q - Et vous l'avez fait quand même.

R - Non, alors...

Q - Le décret de 63, vous allez me dire s'il a été contredit par un décret ultérieur, stipule que porter les couleurs de l'Europe sur les monuments est possible tant que cela se fait aux côtés des couleurs françaises, à condition que le drapeau européen soit situé à la droite...

R - D'abord, en 1963, le drapeau bleu étoilé n'était pas...

Q - Est-ce que ce décret, en 1963...

R - ... il n'y avait pas d'Union européenne, il y avait des communautés, mais elles n'avaient pas de drapeau, c'est un décret qui a été modifié à plusieurs reprises, qui donne un certain nombre d'indications sur le pavoisement. Mais je vais être très précis : le jour où il y a une cérémonie à l'Arc de Triomphe, ou ailleurs, et qu'on décide de mettre le drapeau européen, bien sûr il vient s'ajouter au drapeau français, mais vous avez le droit en plus des cérémonies, en plus du pavoisement officiel, de faire un certain nombre de fois, des opérations symboliques, pas plus que la tour Eiffel ne peut pas être étoilée en bleu et en or pour la présidence française, on avait le droit aussi de le faire sur l'Arc de Triomphe. On a...

Q - Donc ce n'est pas une contravention à...

R - Non, ce n'est absolument pas...

Q - Par rapport à ce décret, vous n'êtes pas en contravention.

R - Non, je vous le dis très...

Q - Vous le connaissez avant que Jean-Luc Mélenchon ne le signale.

R - Je connaissais le décret, et il y a même des circulaires, qui datent d'après, de la présidence française précédente, qui prévoient les règles de pavoisement. Je suis ministre, vous pouvez regarder les expressions publiques, il y a toujours le drapeau français, le drapeau européen, c'est ainsi depuis 1988, et depuis François Mitterrand.

Q - Oui, mais là il était tout seul. Donc...

R - Oui, c'est une opération supplémentaire, en plus des cérémonies.

Q - N'empêche que l'opposition reproche, dans le fond, à Emmanuel Macron, de tenter de récupérer la présidence française à des fins électorales. Donc elle a enfoncé un coin et elle a un peu gâché la fête, le début de cette présidence.

R - Rien n'a été je crois vraiment gâché sur le fond. Je trouve comme vous que c'est regrettable d'avoir cette polémique de quelques-uns, assez minoritaires y compris dans leur camp, je pense aux Républicains. Pour commémorer ce premier jour, on aurait peut-être eu un peu plus d'esprit de responsabilité, un peu plus d'esprit d'unité, je crois que ça n'aurait pas été plus mal, et encore une fois, depuis le 1er janvier...

Q - Vous vous en seriez bien passé.

R - Mais, moi je me passe toujours de...

Q - En ne faisant pas ce que vous avez fait, pas en accusant l'opposition.

R - Je me passe toujours d'une polémique...

Q - Non, là vous avez donné des bâtons pour vous faire battre.

R - En revanche, si je puis le dire comme ça, je ne mets pas mon drapeau dans ma poche, je suis aussi attaché que Valérie Pécresse et d'autres au drapeau français, à l'évidence je l'arbore fièrement...

Q - Donc ce n'était pas une erreur.

R - C'était un choix.

Q - C'est une fierté.

R - C'est une fierté, et on peut débattre de cela, mais j'aimerais bien que depuis le 1er janvier, il y ait surtout des propositions de la part de l'opposition.

Q - Alors, justement, on va s'arrêter sur une proposition ou en tout cas une action que vous allez essayer... Vous avez combien de temps dans le fond ? Vous avez jusqu'à début avril, vous êtes dans le money time, là, parce qu'après il y a l'élection présidentielle, si Emmanuel Macron n'est pas réélu, la présidence française, la vôtre, évidemment elle tombera à l'eau, donc...

R - Non, pardon, c'est important, la présence française, elle continue quoiqu'il arrive jusqu'au 30 juin.

Q - Oui, mais ça ne sera pas la même présidence, éventuellement.

R - Eh bien c'est le choix démocratique des Français. S'ils veulent d'autres responsables, ils choisiront...

Q - Pour vous, l'enjeu, c'est d'arriver à avancer quand même, dans les trois mois qui viennent.

R - Oui, mais on prépare un programme sur 6 mois, je vous rassure.

Q - Un des enjeux c'est la taxe carbone. Il s'agit de protéger les pays européens des produits moins-disant en matière environnementale. Alors, j'allais dire, ça fait longtemps qu'on en parle, ça n'a pas été fait, vous avez l'espoir d'aboutir, il faut l'accord des 27. Il faut l'accord des 27. Qu'est-ce qui coince, précisément ?

R - Alors, il faut l'accord d'une large majorité, pas tout à fait des 27, mais on va essayer d'avoir l'accord de tout le monde, ce serait mieux. C'est un mécanisme très nouveau, vous avez raison, c'est une idée qu'on pousse depuis plus de 4 ans maintenant. Pourquoi...

Q - Mais dont Jacques Chirac avait parlé en son temps, c'est une vieille idée.

R - Oui mais enfin, là maintenant il y a un vrai changement, c'est qu'il y a une proposition concrète sur la table, une proposition législative, un texte européen, on va le discuter, on va l'amender, et j'espère qu'on va aboutir sous présidence française. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est une taxe qui n'est pas pour les Européens, c'est une taxe qui est pour les étrangers, hors de l'Europe...

Q - Pour tous les produits qui ne répondent pas aux normes environnementales...

R - Exactement, vous exportez une voiture, de l'acier depuis la Chine ou les Etats-Unis, vers l'Europe, vous respectez nos règles, et s'il y a une différence de prix, liée à nos exigences environnementales, vous payez un peu plus cher.

Q - Voilà, c'est pour ménager notre compétitivité.

R - Et notre écologie, absolument.

Q - Alors, qu'est ce qui coince, qu'est-ce qu'il faut débloquer en 3 mois ?

R - Il va falloir convaincre un certain nombre de nos partenaires...

Q - Lesquels ?

R - L'Allemagne...

Q - L'Allemagne est toujours aussi rétive, elle a peur de représailles économiques.

R - L'Allemagne, je pense, n'est plus... On a déjà beaucoup travaillé avec le nouveau gouvernement allemand, avant même qu'il se mette en place, on a discuté, informellement avec cette nouvelle coalition. Vous voyez dans l'accord de coalition allemand qu'il y a une ouverture sur cette taxe, mais il y a encore du travail de conviction. Oui, parce que vous avez raison, c'est un mécanisme assez compliqué, et l'Allemagne, une de ses craintes, c'est que d'autres partenaires, les Etats-Unis, la Chine, etc., réagissent en mettant à leur tour des taxes ou des mesures à leurs frontières. Mais je pense que...

Q - C'est un pays très exportateur...

R - Bien sûr...

Q - Et c'est une de ses forces, ça n'est pas la nôtre.

R - C'est l'une des forces de l'Europe, c'est quand vous êtes un marché de 450 millions de consommateurs et de citoyens, plus important que le marché américain, pas aussi important que le marché chinois, mais plus ouvert...

Q - Alors, l'Allemagne, il faut la convaincre...

R - ... eh bien vous avez une force commerciale pour imposer ce genre de mesure.

Q - Est-ce que vous estimez qu'à ce stade c'est gagné ?

R - Non, ça n'est jamais gagné, vous le savez, mais je suis optimiste.

Q - Avec la nouvelle coalition.

R - Oui, je suis optimiste, mais vous savez, si c'était gagné d'avance, cette présidence n'existerait pas, c'est un combat. Mais je crois qu'on va les convaincre dans les semaines qui viennent.

Q - Mais qui faut-il convaincre, aussi ?

R - Il faut convaincre un certain nombre de pays de l'Est de l'Europe en particulier, ils sont un peu plus réticents, parce qu'ils pensent là aussi que certains pays étrangers pourraient appliquer des sanctions et des mesures en rétorsion. Donc à l'Est de l'Europe et un peu l'Allemagne, ce sont nos partenaires à convaincre.

Q - Si vous aboutissiez, ça pourrait se faire début 2023, donc ce serait quand même un progrès considérable.

R - Ça pourrait s'appliquer début 2023, c'est rapide. Absolument rapide.

Q - Un mot : quelle est la position des autorités françaises sur le cas d'un soutien d'Eric Zemmour, et vous allez voir que ça a un rapport avec la Commission européenne, et votre portefeuille peut être. il s'agit de Vincent Uher, il préside l'Association de financement du parti d'Eric Zemmour, il est haut fonctionnaire de Bercy, détaché à la Commission européenne, et aujourd'hui à Bruxelles, d'après le site Politico. Son dossier va être examiné pour vérifier la compatibilité entre ce rôle auprès d'Eric Zemmour, et sa fonction à la Commission européenne. Est-ce que c'est compatible ? D'abord, est-ce que vous le connaissez ? Est-ce que vous connaissez ce dossier ? Est-ce que vous connaissez Vincent Uher ?

R - Non, je ne connais pas Vincent Uher...

Q - Vous ne l'avez pas croisé à Bruxelles ?

R - Non, j'ai lu son nom, j'ai vu effectivement qu'il y avait chez ce fonctionnaire français, qui est en poste aujourd'hui dans les institutions européennes, ce soutien, je crois qu'il le revendique, à Eric Zemmour, comme quoi...

Q - Est-ce que ça pose un problème ?

R - Vous voyez, on parle de pensée unique, comme quoi il y a des gens, même à Bruxelles, qui pensent comme Eric Zemmour, je ne m'en réjouis pas, mais enfin au moins c'est pluraliste...

Q - Oui, enfin ce n'est pas le seul.

R - Probablement pas le seul, mais ça montre bien qu'on n'est pas complètement formaté, tant mieux, dans les institutions européennes. Après, ce n'est pas à moi de me prononcer sur son cas, il y a des règles, elles s'appliquent à lui comme aux autres, il n'y a pas de discrimination dans un sens ou dans l'autre, c'est la Commission européenne en l'occurrence...

Q - Les autorités françaises n'interviennent pas...

R - Non, parce que...

Q - Elles n'ont pas d'avis à donner ?

R - Elles n'ont certainement pas d'avis à donner parce que son employeur actuel c'est la Commission européenne et donc des règles de déontologie, comme ça existe d'ailleurs dans la fonction publique française, vont s'appliquer. Je comprends qu'il y a un comité qui examine chaque dossier, qu'on soit engagé à gauche, à droite, ou à l'extrême droite...

Q - Ça vous semble compatible ou pas, vous ?

R - Ah je pense que ce n'est pas...on va aller voir si les règles s'appliquent Quand on a un engagement politique - c'est vrai aussi pour un fonctionnaire français - qui est actif, et public, on se met en retrait pendant au moins le temps de la campagne électorale. Cela me paraît l'éthique, la déontologie et la bonne application des règles. Mais ce n'est pas moi qui décide, ce serait d'ailleurs une ingérence et on me dirait que ce serait une politique gouvernementale contre tel ou tel candidat, donc que les règles s'appliquent, pour ce monsieur, comme pour tous soutiens à tous candidats.

Q - Deux questions rapides. D'abord, est-ce que le Président, qui va lancer sa présidence française de l'Union européenne le 19 janvier à Strasbourg, devant le Parlement - un discours, des questions/réponses -, est-ce que cela peut être compromis par le Covid ou pas ?

R - Ecoutez, je ne l'espère pas, et c'est le Parlement européen là aussi qui fixe ses règles de fonctionnement. Cela sera décidé dans quelques jours, mais ce rendez-vous du 19 janvier aura lieu, c'est le moment où le Président de la République présente...

Q - À distance ou pas, c'est ça que vous dites...

R - Non, je pense...

Q - Physiquement il sera au Parlement ?

R - Oui, à ce stade ce qui est prévu, bien sûr, c'est un débat physique au Parlement avec des règles sanitaires, un contrôle du pass vaccinal ou sanitaire, et donc ce sont ces règles de précautions qui vont s'appliquer. Mais il faut que la vie démocratique continue, de même qu'on a vu à l'Assemblée nationale hier que le débat se poursuivait, au Parlement européen il aura lieu, il y a eu parfois des cessions hybrides...

Q - Il est maintenu.

R - Mais je souhaite, et j'espère, que tout se passera dans le format normal et en tout cas il y aura ce rendez-vous politique très important.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 5 janvier 2022