Communiqué de la Présidence de la République, en date du 17 janvier 2022, sur la livraison d'un milliard de doses de vaccins dans le cadre de Covax.

Texte intégral

COVAX est le volet vaccin d'ACT-A, l'initiative internationale, pilotée par l'Organisation mondiale de la santé qui vise à coordonner une réponse globale à la Covid-19 qui soit juste et solidaire.

Juste, parce qu'il serait intolérable que certains aient accès aux moyens de lutter contre la pandémie, comme les tests, les vaccins, les traitements, et d'autres non.

Solidaire, parce que le virus ne connaît pas de frontières et qu'il est dans l'intérêt de tous que l'ensemble de la planète soit protégé.

La France a joué un rôle décisif pour fédérer les Etats et autres acteurs, et promouvoir un accès équitable à tout ce dont les pays ont besoin pour lutter contre la crise sanitaire. Si des moyens considérables ont déjà été mobilisés, l'accès aux solutions contre le virus reste encore trop inégal dans le monde, en particulier en ce qui concerne le vaccin.

Le mécanisme COVAX contribue ainsi de manière indispensable au déploiement de la vaccination dans le monde, en particulier pour les plus vulnérables.

La France a joué un rôle fondamental pour un accès plus équitable au vaccin.

Alors que la communauté internationale avait initialement mobilisé des moyens considérables pour financer l'achat et la distribution de doses, les limites des capacités mondiales de production de vaccin et leur concentration sur certains territoires ont fortement allongé les délais de livraison et ralenti la vaccination à l'échelle mondiale. Les pays en voie de développement, n'accueillant pas de capacités de production sur leur territoire, ont été les premières victimes du goulot d'étranglement. Or la vaccination est un enjeu de rapidité, puisque tant que l'on ne ralentit pas la circulation de virus, les chances de voir apparaître de nouveaux variants augmentent.

C'est pourquoi, en visioconférence des membres du G7 le 19 février 2021, le Président de la République a annoncé que la France serait le premier pays au monde à compléter ses contributions financières à COVAX, par des dons de doses issus de ses propres achats de vaccin. Aujourd'hui, les dons en nature représentent plus de la moitié des vaccins déployés dans le cadre de COVAX.

C'est donc grâce à cette modalité, initiée par la France, que la vaccination a pu s'accélérer dans les pays les plus vulnérables.

Le Président Emmanuel Macron s'est engagé à ce que la France partage 120 millions de doses de vaccin pour les pays en voie de développement, d'ici mi-2022.

À ce jour, la France a déjà donné plus de 75 millions de doses, dont 47,4 millions ont déjà été livrées sur le terrain.

En parallèle de ces efforts pour partager nos doses, le Président a souhaité que la France soit aux avant-postes pour accompagner le développement de capacités de production de vaccin partout dans le monde et en particulier sur le continent africain. Cette approche se concrétise déjà puisque le 21 juin 2021, le directeur général de l'OMS, le Président de la République d'Afrique du sud, et le Président de la République ont annoncé la création en Afrique du sud d'un hub technologique en partenariat avec les laboratoires Biovac et Afrigen et financé de moitié par la France, pour permettre de former des experts africains sur la production de vaccins ARN messager qui auront vocation à travailler sur l'ensemble du continent. Le centre a lancé ses premiers travaux au mois de septembre 2021.

La France entend soutenir des projets similaires dans plusieurs Etats africains, notamment au Sénégal et Rwanda, en investissant à la fois dans les usines et dans la formation des employés, pour que le continent où seules 1% des doses mondiales sont produites aujourd'hui, puisse produire les vaccins dont ses habitants ont besoin.

Il paraît également essentiel que tout soit fait pour qu'en cas de crise sanitaire, la propriété intellectuelle ne soit pas un frein à la capacité de mobiliser toutes les usines existantes pour produire des vaccins ou des traitements. La France a ainsi noué un partenariat inédit avec une organisation qui a fait ses preuves pour permettre davantage de production des traitements contre le VIH/Sida en Afrique, le Medecines Patent Pool, à hauteur de 20 millions d'euros. Celui-ci aura vocation à encourager les transferts de technologie et les partages de licences volontaires.

Des vaccins, et plus encore.

ACT-A s'articule autour de 4 axes principaux : faire du vaccin un bien public mondial, mais également développer des capacités de diagnostic, concevoir des traitements contre le virus, renforcer les systèmes de santé dans les pays les plus fragiles.