Interview de Mme Nathalie Élimas, secrétaire d'État à l'éducation prioritaire, à CNews le 28 décembre 2021, sur le renforcement des protocoles sanitaires dans les écoles face au variant Omicron.

Texte intégral

OLIVIER BENKEMOUN
Bonjour Nathalie ELIMAS. Vous êtes secrétaire d'Etat à l'Education prioritaire. Je pense que vous allez enlever votre masque. Mais…

NATHALIE ELIMAS
Bonjour.

OLIVIER BENKEMOUN
Il n'y a pas eu de report de la rentrée, décision du Gouvernement, malgré les Cassandres et une tribune alarmiste de médecins qui nous ont dit : attention, ça va être la catastrophe, l'école, c'est l'endroit où on se contamine. La rentrée aura bien lieu lundi, partout ?

NATHALIE ELIMAS
Bien sûr, la rentrée aura lieu lundi 3 janvier, comme c'était prévu. Alors, je reviens un instant sur la tribune, c'est vrai qu'on est un peu coutumier du fait, tout au long de cette crise, malheureusement, eh bien, ça a été égrainé par des tribunes diverses et variées, vous savez, notre boussole…

OLIVIER BENKEMOUN
Des médecins, pas n'importe quels médecins, qui…

NATHALIE ELIMAS
Oui, oui, c'est vrai, mais enfin, notre boussole, ce n'est pas une tribune dans un journal, c'est vraiment, elles sont assises, guidées par les recommandations des experts, des autorités scientifiques, et c'est avec eux que nous avons mis en place ces différents protocoles qui sont adaptés dans les écoles, avec beaucoup d'agilité depuis le début de la crise sanitaire.

OLIVIER BENKEMOUN
Il y a aussi le choix de Jean-Michel BLANQUER, l'envie de sanctuariser, c'est vrai, c'est important, et c'est une politique française, c'est un choix français, c'est une stratégie française…

NATHALIE ELIMAS
C'est une fierté française, c'est une fierté française, et d'ailleurs, elle est enviée. Vous savez, moi, je fais beaucoup de déplacements, je suis deux à trois par semaine sur le territoire, dans nos écoles, partout sur le territoire, y compris en Outremer, où j'espère d'ailleurs aller prochainement à Mayotte, et je vois nos élèves, nos professeurs, et je vois aussi les familles, qui sont reconnaissants, qui sont reconnaissants, c'est très important pour les enfants l'école, pas seulement d'un point de vue éducatif, c'est important d'un point de vue social, on sait que pour certains enfants, c'est le seul repas chaud, pris dans la journée, c'est important pour leur épanouissement, pour le travail des familles. Donc vraiment, c'est une fierté française, je le disais ; j'ai eu l'occasion aussi de le regarder, de le comparer en Europe notamment, quand je suis allée en Allemagne, encore tout récemment en Finlande, eh bien, on nous dit : vous avez bien fait.

OLIVIER BENKEMOUN
Il y a quand même un risque qu'on ouvre et qu'on ferme, parce que ce variant Omicron qui arrive, qui déferle sur nous, il est excessivement contagieux, ça fait une peur bleue à tout le monde, que ce soit dans la société, mais aussi pour les professeurs, pour les directeurs d'écoles, pour les parents, pour les enfants aussi.

NATHALIE ELIMAS
Oui, alors, le risque de fermer, là, je ne peux pas vous dire aujourd'hui qu'on ne fermera pas, simplement, ce que je peux vous affirmer, c'est que pour nous, c'est le dernier lieu à fermer, encore une fois, je le disais, c'est une exception, c'est une fierté française, et nous voulons absolument maintenir, garder nos écoles ouvertes. C'est vrai que c'est anxiogène, quand on regarde le nombre de nouveaux contaminés par jour, mais il y a un certain nombre de paramètres à regarder, il y a ça, effectivement, il y a la tension hospitalière, et puis, il y a ce que l'on est capable de mettre en place dans les écoles, dans un sens comme dans l'autre, rappelez-vous à l'automne dernier, ça allait mieux, on a retiré les masques, eh bien, là, la situation s'aggrave, on va réadapter les protocoles. Et d'ailleurs, cette semaine, il y aura de nouvelles discussions, de nouveaux échanges pour voir comment et ce qui se passera précisément la semaine prochaine à la rentrée, parce que c'est au plus près de la rentrée scolaire que nous allons décider.

OLIVIER BENKEMOUN
Effectivement, on a entendu parler d'un renforcement des protocoles sanitaires hier, on peut avoir quelques pistes, parce qu'ils sont déjà très précis, très…

NATHALIE ELIMAS
Il y a quatre protocoles…

OLIVIER BENKEMOUN
Très codés…

NATHALIE ELIMAS
Il y a quatre niveaux de protocoles, 1, 2, 3, 4, que l'on adapte effectivement selon le niveau de circulation du virus qui, d'ailleurs, l'école, d'ailleurs, agit… enfin, le virus, pardon, circule dans les écoles en miroir par rapport à la société, donc plus ça circule vite dans la société, plus ça circule vite dans nos écoles, et alors, effectivement, eh bien, on met en place le niveau 1, 2 ou 3 ou 4. Dans les écoles élémentaires, aujourd'hui, on est au niveau 3, dans les écoles, collèges, pardon, et lycées, on est en protocole 2, et c'est ce que nous allons regarder cette semaine, mais au-delà des protocoles, il y a aussi tout ce que l'on peut mettre en place pour tester notamment…

OLIVIER BENKEMOUN
Il n'y a pas eu beaucoup de testings, c'est un des reproches qui a été fait, à l'école, on nous avait annoncé beaucoup de tests, qu'il y aurait un suivi des tests, il n'y a pas eu grand-chose.

NATHALIE ELIMAS
Alors, il y a eu 400.000 tests dans les écoles élémentaires, 400.000 tests proposés…

OLIVIER BENKEMOUN
400.000 tests pour combien d'élèves ?

NATHALIE ELIMAS
200.000 réalisés.

OLIVIER BENKEMOUN
Pour combien d'élèves ?

NATHALIE ELIMAS
200.000 réalisés, 400.000 tests proposés, 200.000 réalisés, ça veut dire que les parents…

OLIVIER BENKEMOUN
Peu de choses…

NATHALIE ELIMAS
Les parents, finalement, ne font pas tester leur enfant à l'école, dans l'enceinte scolaire, c'est la raison pour laquelle nous avons modifié notre doctrine, précédemment, un cas dans une classe, la classe était fermée, aujourd'hui, un cas positif dans une classe, nous demandons aux familles d'aller faire tester leur enfant, et ce qui pourrait être décidé cette semaine pour justement renforcer ces mesures, eh bien, c'est de faire un second test à quelques jours d'intervalle, et on voit bien que dès lors qu'on propose…

OLIVIER BENKEMOUN
Est-ce que c'est fait à l'école, est-ce que c'est fait à l'extérieur ?

NATHALIE ELIMAS
Non, c'est fait en dehors de l'école. Ce qui était proposé dans les établissements, on a 50 % d'acceptabilité des familles, donc ça ne va pas, ça n'est pas suffisant, on a mis en place cette nouvelle doctrine en faisant tester les enfants à l'extérieur, on a atteint le million de tests, donc ça fonctionne, et nous allons le renforcer, ça va être décidé encore une fois dans la semaine, on pourrait passer de 1 à 2 tests.

OLIVIER BENKEMOUN
Est-ce qu'il y a un effort à faire pour améliorer les aérations, les purificateurs d'air, on en parle depuis plus d'un an, là encore, on a l'impression qu'il y a un déficit ?

NATHALIE ELIMAS
Alors, oui, bien sûr, il y a toujours mieux à faire, notamment… alors, l'aération, je vous rassure, les élèves ne travaillent pas, n'étudient pas dans des caves, il y a des fenêtres dans les écoles et dans les classes, certaines, c'est vrai, s'ouvrent peut-être moins bien que d'autres, néanmoins, il y a des gestes professionnels, les professeurs le savent, quand on fait sortir des élèves d'une classe, on aère la classe, ça se fait, et effectivement, quand c'est impossible ou que ça fonctionne moins bien, on peut proposer des capteurs de CO2. Je voudrais, si vous voulez bien, préciser un point là-dessus, ces capteurs de CO2…

OLIVIER BENKEMOUN
Ils sont où d'ailleurs ces capteurs ? Il faut les acheter, qui les achète ?

NATHALIE ELIMAS
Alors, ce sont les collectivités qui les mettent en place, et l'Etat effectivement est en soutien financier, le Parlement a voté une enveloppe de 20 millions d'euros pour aider, accompagner les collectivités, les collectivités, ce sont les mairies pour les écoles, ce sont les départements pour les collèges, et ce sont les régions pour les lycées ; il y a à peu près un lycée sur deux seulement équipé de capteurs de CO2.

OLIVIER BENKEMOUN
On a entendu, et vous le disiez, que le Covid creusait les inégalités à l'école, peut-être qu'on peut continuer à en dire un mot, parce que c'est aussi votre secteur ; de quelle manière aujourd'hui on peut empêcher, si les classes sont amenées à être refermées, à éviter la catastrophe qu'on a connue au moment de la première fermeture ?

NATHALIE ELIMAS
D'abord, on va évidemment, je vous le disais, tout faire pour éviter la fermeture des classes, parce qu'on a pu mesurer à l'occasion du premier confinement les dégâts sur nos élèves, sur leur état mental, sur la psychologie des élèves, donc on va absolument tout faire pour éviter cela, après, on a déjà mis en place des mesures dans les écoles, parce qu'on sait que la crise frappe plus durement les plus fragiles d'entre nous, typiquement, nous avons redéployé les petits déjeuners gratuits à l'école, vous savez, je vous le disais, je fais beaucoup de terrain, il m'est arrivée un jour d'aller dans le nord de la France échanger avec une directrice d'école qui m'a dit : dans mon secteur, très pauvre, très durement touché, j'ai des enfants qui font les poubelles avant de venir à l'école, ça, c'est inacceptable, donc on a redéployé ces petits déjeuners gratuits à l'école, on a renforcé le soutien scolaire, les plateformes, « Ma classe à la maison », renforcée, là, encore prête, s'il y avait besoin de faire travailler nos élèves en distanciel, nous avons équipé, rééquipé, mis des moyens sur les territoires à travers…

OLIVIER BENKEMOUN
On sait que c'est difficile par distanciel, c'est très difficile…

NATHALIE ELIMAS
Oui, c'est difficile et c'est la raison pour laquelle nous faisons tout pour maintenir nos élèves, et en particulier les plus jeunes, dans nos établissements.

OLIVIER BENKEMOUN
Pour le reste des annonces, les Français vont se réjouir qu'il n'y ait pas de couvre-feu, mais très honnêtement, je ne sais pas s'ils vont bien comprendre la cohérence de ces annonces. Vendredi soir, jour de l'An, pas d'interdiction, pas de couvre-feu, on pourra rire, on pourra s'embrasser, se postillonner dessus, bon. Lundi, on n'aura plus le droit de manger de pop-corn dans un cinéma ou boire un café au comptoir, plus de concert debout, pas de rassemblement dans les stades à plus de 5.000. Vous n'aurez même plus le droit de manger un sandwich, mais en revanche, pas de limite de jauge, pas de pass et peut-être pas de masque pour les meetings politiques ; elle est où la cohérence dans tout ça ?

NATHALIE ELIMAS
Alors, la cohérence, c'est d'abord que nous faisons confiance, nous faisons confiance aux Français qui ont été et qui sont responsables, je rappelle que les Français sont les plus vaccinés, je crois, dans le monde, près de 91 % des Français ont reçu leur première dose, 89 % des Français ont reçu leur deuxième dose. Donc je crois que, vraiment, les Français, le peuple de France a fait preuve de beaucoup de responsabilité et de solidarité, ensuite, ces mesures, eh bien, oui, elles sont graduées, elles sont proportionnées, effectivement, nous avions décidé de ne pas prendre de mesures drastiques pour les fêtes de Noël, et on voit bien, on le voyait encore le 24 et le 25 décembre, combien les Français allaient se faire vacciner pour se protéger…

OLIVIER BENKEMOUN
Tester et vacciner…

NATHALIE ELIMAS
Tester, pardon, tester pour se protéger et protéger les autres, et je crois que ce sera la même chose à la fin de l'année pour le 31 décembre. Ensuite, effectivement, il y a des mesures qui vont être prises, vous l'avez annoncé, vous en avez annoncé certaines, puisque, bien sûr, ce variant Omicron se déploie très, très vite, Olivier VERAN disait hier qu'il pourrait y avoir jusqu'à 250.000 cas quotidiens au début du mois de janvier, et donc, il faudra absolument freiner la propagation de celui-ci à travers les mesures notamment que vous avez citées, oui… 

OLIVIER BENKEMOUN
On se teste beaucoup, je fais une petite parenthèse, pourquoi on n'autorise pas les grandes surfaces à vendre des autotests ?

NATHALIE ELIMAS
Alors, les autotests, pour l'instant, sont vendus en officine, écoutez, moi, je n'ai pas la réponse à cette question-là, pourquoi pas, en tout cas, aujourd'hui, la règle, c'est autotest en pharmacie, test antigénique en pharmacie, et je crois que, enfin, si ça doit évoluer en tout cas, ce n'est pas moi qui vais en faire l'annonce ce matin.

OLIVIER BENKEMOUN
On ne peut pas dire que des grandes mesures contraignantes aient été prises, on voit ce qui se passe à l'étranger, l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, l'Irlande avec un nouveau couvre-feu…

NATHALIE ELIMAS
Parce que je le disais, nous sommes le peuple le plus vacciné, la vaccination nous protège…

OLIVIER BENKEMOUN
Peut-être même le plus résilient aujourd'hui…

NATHALIE ELIMAS
Elle n'évite pas la contamination, en tout cas, ce que l'on peut observer, il suffit malheureusement d'aller regarder dans les hôpitaux et dans les services de réanimation, c'est que les Français qui y sont aujourd'hui sont ceux qui ne sont pas vaccinés, donc, certes, le virus circule, certes, on peut être re-contaminé, même si on est vacciné, mais en tout cas, on est protégé des formes graves.

OLIVIER BENKEMOUN
Vous parliez de l'hôpital, beaucoup de médecins, d'urgentistes depuis hier soir viennent sur notre antenne pour dire à quel point la situation à l'hôpital est terrible, et très honnêtement, Jean CASTEX n'en a pas beaucoup parlé, donc ça va être l'objet d'un débat, peut-être que ça prendra une place importante dans la campagne ?

NATHALIE ELIMAS
Alors, il va y avoir un débat, en tout cas au Parlement, notamment pour passer du pass sanitaire au pass vaccinal, je rappelle d'ailleurs que des débats, il y en a eu beaucoup, je crois qu'on est au 12ème ou au 13ème texte dans la crise sanitaire, donc c'est pour dire combien nous sommes évidemment attachés à la démocratie. Pour revenir à l'hôpital…

OLIVIER BENKEMOUN
Là, l'hôpital semble craquer, en tout cas, ce matin, on l'a entendu…

NATHALIE ELIMAS
Pour revenir à l'hôpital, qui semble craquer, comme vous le dites, en tout cas, les soignants sont particulièrement éprouvés, et je veux profiter de votre antenne, bien sûr, pour les saluer et les remercier, ça fait un an et demi qu'ils sont au front, donc évidemment, c'est très compliqué. La situation de l'hôpital…

OLIVIER BENKEMOUN
Enfin, ça fait un an et demi qu'on les remercie, et ils ne voient pas grand-chose arriver…

NATHALIE ELIMAS
Il y a eu le Ségur de la santé quand même, la situation…

OLIVIER BENKEMOUN
Il y a eu 5.700 lits qui ont été supprimés.

NATHALIE ELIMAS
La situation de l'hôpital ne date pas de 2017, il ne faut pas renier ses responsabilités, néanmoins, ça fait bien 10, 15 ans que la situation de l'hôpital se dégrade, et effectivement…

OLIVIER BENKEMOUN
Mais face à une crise quand même…

NATHALIE ELIMAS
Et effectivement, face à une crise comme la nôtre, je rappelle qu'il y a eu le Ségur de la santé, que les personnels soignants ont eu notamment des augmentations de salaires, qu'il y a eu un gros budget, 8 milliards d'euros débloqués pour l'hôpital. C'est peut-être encore insuffisant, en tout cas, vous avez raison, et je le crois, ce sera une thématique, un sujet important de cette campagne à venir.

OLIVIER BENKEMOUN
Est-ce que, et je vous pose la question très directement, à 102 jours de la présidentielle, Emmanuel MACRON, s'il veut être réélu, pouvait faire autrement que d'avoir, disons, une stratégie douce ?

NATHALIE ELIMAS
Vous savez, moi, ce que j'observe à 102 jours de la présidentielle, c'est que, Emmanuel MACRON, qui n'est pas encore candidat, a un socle quand même qui semble maintenant être bien en place, de 25, 26 % d'intentions de vote favorables. Donc moi, c'est ce que je regarde aujourd'hui, ce que font les oppositions, écoutez, j'ai entendu notamment madame PECRESSE, qui, encore une fois, a demandé au Gouvernement, alors c'était, là, reculer la date d'ouverture des écoles, là, une fois, pas de test de complaisance, et puis, finalement test gratuit, etc., bon, ça va, ça vient. Le président de la République, le Gouvernement, nous sommes à la tâche nous l'avons dit ; jusqu'au dernier quart d'heure ; parce qu'on est encore face à une crise sanitaire d'une rare violence, c'est ce que nous allons continuer à faire…

OLIVIER BENKEMOUN
Donc la présidentielle va se transformer en « Covidentielle » ?

NATHALIE ELIMAS
Non, non, on va… d'ailleurs, vous savez que le droit de vote est un droit constitutionnel que, nous, évidemment, nous y tenons, je rappelle que le ministre de l'Intérieur d'ailleurs va réunir une commission avec l'ensemble des représentations politiques pour discuter des modalités de cette campagne présidentielle ; c'est un temps évidemment très important qui doit se tenir dans les meilleures conditions politiques…

OLIVIER BENKEMOUN
Pour les meetings notamment…

NATHALIE ELIMAS
Par exemple, pour les meetings…

OLIVIER BENKEMOUN
Parce que là aussi, ça fait partie des incohérences, pas de pass, pas de masque pour les meetings, pas de jauge, les gens ne comprennent pas, les Français ne comprennent pas ça non plus…

NATHALIE ELIMAS
Alors, pour les meetings, et ce sera probablement ce qui va être décidé à l'occasion de cette commission, en tout cas, nous ferons, et nous avons déjà fait preuve de beaucoup de responsabilités en la matière, et je rappelle quand même que le masque est obligatoire, et si vous avez pu observer ce qui s'est passé, en tout cas sur les derniers rassemblements politiques, eh bien, les Français portaient le masque.

OLIVIER BENKEMOUN
Le jour de l'An, vous ferez quoi ?

NATHALIE ELIMAS
Le jour de l'An, je serais tranquillement chez moi avec ma famille, avec beaucoup de prudence.

OLIVIER BENKEMOUN
Je voulais vous montrer un sondage, parce qu'il est intéressant, les Français, eux, finalement, n'ont pas l'intention de sortir, de rester chez eux, à 63 %, ils vont rester chez eux, et sans personne, sans inviter personne….

NATHALIE ELIMAS
C'est bien, ce que je vous disais tout à l'heure quand je disais qu'ils sont responsables ?

OLIVIER BENKEMOUN
Responsables ou résilients ?

NATHALIE ELIMAS
Ils sont responsables et résilients, mais vous savez, je crois qu'aujourd'hui tout le monde a compris que c'est dans l'effort collectif que nous allons finalement sortir de cette crise, et, voilà, vos chiffres, moi, là, je les trouve extrêmement rassurants, et ça va dans le bon sens, les Français ont compris, ils vont être prudents, ils vont faire très attention pour se protéger et protéger les autres, et l'objectif, bien sûr, c'est de sortir le plus rapidement possible de la crise, et quand tout ira bien, eh bien, on aura le plaisir et la joie de se retrouver à nouveau.

OLIVIER BENKEMOUN
Ces mesures, et on terminera là-dessus, ces mesures qui ont été annoncées hier vont sauver la déstabilisation économique du pays, parce que ça, c'est une grosse inquiétude, vous le disiez, quand on a un million de cas contacts, peut-être deux millions la semaine prochaine, on a des arrêts maladie en pagaille, comment on fait pour faire face ? Alors, il y a la question de l'isolement qui n'est pas tranchée encore…

NATHALIE ELIMAS
La question de l'isolement qui sera tranchée dans la semaine, il y a la question également du télétravail, d'ailleurs, ma collègue Elisabeth BORNE s'exprimera dans la matinée justement sur la mise en place de celui-ci pour, eh bien, à la fois, vous savez, c'est toujours une question d'équilibre, protéger les Français, bien évidemment, c'est notre priorité, mais aussi protéger notre économie.

OLIVIER BENKEMOUN
Merci Nathalie ELIMAS…

NATHALIE ELIMAS
Merci à vous…

OLIVIER BENKEMOUN
D'avoir été l'invitée de La Matinale de Cnews.

NATHALIE ELIMAS
Merci.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 31 décembre 2021