Texte intégral
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Bonjour Philippe BAPTISTE.
PHILIPPE BAPTISTE
Bonjour.
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Bonne année à vous. Vous êtes ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace. Vous êtes aussi docteur en informatique, ingénieur. Vous avez dirigé le CNES, le Centre national d'études spatiales. Alors, on va commencer bien sûr par la situation politique et le budget. On prend les mêmes et on recommence. Le Gouvernement dont vous faites partie retrouve en ce début d'année 2026 le dossier qu'il n'avait pas réussi à boucler en fin d'année dernière, faute d'accords entre Assemblée nationale et Sénat dans les délais. Est-ce que ce n'est pas une mission impossible, ce budget-là ? On ne s'en sort pas, non ?
PHILIPPE BAPTISTE
Vous savez, pour l'instant, on a une loi spéciale. Cette loi spéciale, elle permet de faire fonctionner le pays. Elle permet de continuer à conduire la voiture tout droit. Mais malheureusement, quand vous conduisez votre voiture, de temps en temps, il y a des tournants. Il nous faut un budget. Parce qu'il faut un budget pour être capable d'investir, pour être capable de faire des choix, pour investir sur la défense. Par exemple, on est en train de parler, on veut une loi de finances qui va nous permettre d'investir sept milliards de plus sur la défense l'an prochain. C'est un enjeu majeur. Le monde n'a jamais été aussi dangereux. C'est un exemple parmi d'autres. Et donc, on voit bien que pour ça, on a besoin d'une loi, d'accord ? Et il faut que ce soit une loi de finances. On a besoin d'un budget. Ce budget, c'est forcément un budget de compromis, compte tenu de ce qu'est aujourd'hui l'Assemblée nationale. Je veux dire, il n'y a pas aujourd'hui un bloc majoritaire. Il faut un compromis. Donc, il y a un travail qui a été mené par le Premier ministre, par Sébastien LECORNU. Une discussion qui a été une discussion qui a très bien fonctionné sur le PLFSS, la sécurité sociale, pour faire simple. Mais maintenant, évidemment, il faut avoir un budget pour la France. Donc, je pense qu'on va y arriver. Je veux dire, effectivement, on n'a pas réussi à finir l'an dernier. Mais là, maintenant, il faut vraiment y arriver. Il faut se donner quelques semaines pour terminer, pour y arriver, pour avoir un budget, pour pouvoir investir, pour faire des choix d'avenir.
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Est-ce qu'il ne va pas falloir employer la méthode forte, puisque le compromis, le consensus, il est très difficile à trouver ? Vous évoquez le budget de la sécurité sociale qui, effectivement, est passé en décembre, mais ric-rac. Jusqu'aux dernières minutes, on se demandait si ça allait pouvoir passer. Est-ce que là, il ne va pas falloir sortir les grands moyens, c'est-à-dire les ordonnances ou le 49.3 ? Le Premier ministre s'y est toujours refusé depuis le début, mais il y a de plus en plus de pression pour qu'il l'utilise.
PHILIPPE BAPTISTE
Moi, je pense que ça, c'est la manière de faire. Mais avant tout, il faut continuer à travailler sur le fond. Je pense qu'il y a encore un peu de travail à faire pour trouver, justement, les compromis. Parce que quelque part, quelle que soit la méthode, que ce soit une deuxième lecture, que ce soit un 49.3 ou que ce soit une ordonnance, de toute façon, il faut qu'il y ait une forme de compromis, une forme de consensus ; peut-être pas de consensus, parce que ce consensus, ça voudrait dire vraiment quelque chose de très global. Mais en tout cas, il faut qu'il y ait des formes d'accords, qu'il y ait des points d'accord. Il y a encore un certain nombre de dossiers qui sont des dossiers qui sont ouverts, sur lesquels on discute. On discute de manière extrêmement régulière avec tous les groupes de l'Assemblée nationale. Et donc, aujourd'hui, je pense qu'il faut qu'on arrive à progresser sur ces questions-là.
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Alors, parmi les dossiers chauds qui attendent le Gouvernement cette rentrée de janvier, il y a le budget, mais il y a aussi la crise agricole. Un mot sur la colère des agriculteurs qui ne s'apaise pas en cette rentrée, sur fond d'épidémie de DNC, dermatose nodulaire contagieuse. Et puisque vous êtes un peu concerné en tant que ministre de la Recherche, il faut le dire, le complotisme, l'antivaccinisme, si j'ose dire, comme à l'époque du Covid, reprend du terrain. Vous, vous appelez résolument à faire confiance à la science, aux scientifiques et aux vétérinaires qui ont contribué à élaborer ce protocole d'abattage et de vaccination qui est mis en place par le Gouvernement.
PHILIPPE BAPTISTE
Mais vous savez, d'abord, il faut rappeler les faits. C'est-à-dire que c'est une crise, c'est une épizootie, donc une maladie qui touche les bovins, qui est potentiellement dramatique, potentiellement dramatique pour la France, qui est un très grand pays d'élevage. Et donc, évidemment, il faut qu'on mette en place des mesures qui permettent d'endiguer cette épidémie. Et donc, moi, je salue le travail, évidemment, d'Annie GENEVARD, de la ministre de l'Agriculture, qui est présente sur tous les fronts en permanence sur ces questions-là. Et évidemment, il faut écouter l'avis de la science. Et je pense que c'est vrai pour ce sujet-là, mais c'est vrai pour tous les autres sujets. Il faut écouter ce que les sachants, ce que les techniciens, ce que les ingénieurs, ce que les vétérinaires, ce que les chercheurs ont à dire sur ces sujets-là. Ils font des propositions et après, une fois que ces propositions sont faites, il faut qu'il y ait un arbitrage politique. Mais il ne faut pas se tromper. C'est-à-dire qu'il ne faut pas poser un objet politique sur la table et puis dire après aux scientifiques : "Débrouillez-vous avec ça."
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Vous avez l'impression que certains opposants politiques utilisent sans prendre en compte la réalité scientifique ?
PHILIPPE BAPTISTE
Évidemment, moi, je suis sidéré quand j'entends de temps en temps des forces politiques qui, aujourd'hui, proposent des stratégies sanitaires et qui n'ont aucune compétence sur le sujet. C'est quand même…
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Vous pensez à qui ?
PHILIPPE BAPTISTE
C'est complètement démentiel. Il suffit d'ouvrir la presse. Donc, moi, je pense qu'il faut être très clair. Il faut écouter ce que la science a à dire. Ça ne veut pas dire qu'après, il faut toujours suivre l'avis des scientifiques. Il peut y avoir un arbitrage politique. Mais commençons par écouter l'avis des sachants. C'est ça qui est fondamental. Et aujourd'hui, on veut endiguer cette épidémie parce qu'elle met en danger l'ensemble de la filière. Et donc, c'est pour ça qu'il faut travailler extrêmement fort. Il faut travailler sur les mesures de protection. Il faut travailler sur les tests. Il faut travailler sur les vaccins. Il faut travailler et investir sur la recherche aussi. On a débloqué, moi, j'ai débloqué des crédits complémentaires, justement, pour travailler sur ces questions-là. Et donc, c'est quand même des millions d'euros qu'on a rajoutés en plus à travers l'Agence nationale de la recherche, à travers le CIRAD, à travers des établissements qui travaillent nuit et jour, aujourd'hui, sur ces questions.
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Alors, un mot sur l'antisémitisme à l'université parce qu'il y a eu un ensemble de faits inquiétants depuis quelques mois. Je vais en citer quelques-uns. Pardon, je vais être un peu long, mais la liste est suffisamment longue pour être développée. 200 étudiants dans un amphithéâtre qui applaudissent l'action du Hamas à Paris VIII, Vincennes-Saint-Denis. Un sondage intitulé "Qui aime les Juifs" sur un groupe Instagram d'étudiants de première année de droit à l'université Lyon 3. Des propos d'apologie du nazisme affichés à l'écran à la faculté de santé de Sorbonne université. Des étudiants juifs de première année de licence d'économie à la Sorbonne exclus d'un groupe sur un réseau Instagram ou encore un sondage sur le groupe WhatsApp de cette même promotion : "Les Juifs, pour ou contre", j'en passe, et des meilleures, si j'ose dire. Il y a quand même un vrai problème, non, à l'université ?
PHILIPPE BAPTISTE
C'est dramatique, c'est dramatique. Je vais vous dire, je pense, malheureusement, enfin, "malheureusement", ce n'est pas un problème qui est un problème spécifique de l'université. C'est un problème que nous avons dans la société française. L'université est évidemment un amplificateur de toutes les tensions de la société. Et donc, évidemment, on le voit très fort. Et c'est un phénomène, enfin, c'est cet antisémitisme, c'est ce que vous avez, ce que vous avez vu. On le voit bien que c'est en pleine croissance. Moi, j'ai été, je connais très bien mon ministère. J'y étais, il y a quelques années. J'étais numéro deux, entre guillemets, et j'étais resté deux ans. En deux ans…
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Vous étiez le directeur de l'enseignement supérieur.
PHILIPPE BAPTISTE
On avait deux ou trois, on a eu deux ou trois événements comme ça en deux ans. Et aujourd'hui, c'est vrai que c'est, je ne sais pas, je n'ai pas compté, mais c'est un par semaine. Ça n'arrête pas.
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Dix-quinze en quelques mois oui. Qu'est-ce qui se passe ?
PHILIPPE BAPTISTE
Et donc, je pense qu'évidemment, il y a un certain nombre de forces qui instrumentalisent le conflit israélo-palestinien, qui mettent de l'huile sur le feu dès que c'est possible.
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Vous pensez extrême droite, extrême gauche ?
PHILIPPE BAPTISTE
Bien sûr, il y a des forces politiques qui rêvent de s'égorger dans les amphis. Je veux dire, c'est quand même les extrêmes aujourd'hui. Et c'est quand même tout ça est quand même absolument dramatique. Il faut être extrêmement ferme. Non seulement il faut faire de la pédagogie. Il faut évidemment expliquer. Il faut aussi former. Tout ça, c'est vrai. Mais à côté de ça, il faut être extrêmement ferme. Il ne faut rien laisser passer. Systématiquement, quand il y a des faits comme ça qui sont avérés, antisémitisme, apologie du terrorisme ou des choses de ce type-là, systématiquement, moi, je saisis le procureur. Systématiquement, on vérifie qu'il y a bien des poursuites qui sont engagées. Et accessoirement, on a aussi une nouvelle loi qui a été votée il y a quelques mois. Et les décrets d'application sont en train d'être mis en place, qui vont permettre d'accélérer et de rendre plus efficace toutes les procédures disciplinaires au sein des établissements. Donc il faut, il ne faut pas… Je pense que c'est quelque chose d'absolument fondamental. Ce qu'on voit, c'est intolérable, c'est intolérable. Et il faut lutter avec la plus grande fermeté. Ça ne veut pas dire pourtant qu'on n'a pas le droit au débat. Le débat au sein des universités, il doit être libre. On peut discuter de tout. C'est-à-dire qu'on peut discuter du conflit israélo-palestinien et on peut ne pas être d'accord. On peut avoir des positions qui sont radicalement différentes. On peut avoir des colloques qui sont des colloques qui sont engagés. Tout ça, c'est possible. Mais par contre, dans le respect de la loi et l'antisémitisme, ce n'est pas une opinion, c'est un délit.
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Justement, une enquête nationale sur l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur et la recherche avait été lancée en novembre par votre ministère, confiée à l'IFOP, l'institut de sondage, et au CEVIPOF, le Centre de recherche politique de Sciences Po. Il s'agissait, je cite, de : "Mieux comprendre et prévenir les manifestations d'antisémitisme dans la communauté académique", mais elle a été abandonnée face à l'opposition de plusieurs organisations syndicales, présidents d'universités et enseignants. Qu'est-ce qui s'est passé ? On ne peut pas faire une enquête sur l'antisémitisme, aujourd'hui, à l'université ?
PHILIPPE BAPTISTE
Alors, moi, j'ai demandé au CEVIPOF, qui est un centre de recherche. Le CEVIPOF, c'est un centre de recherche de Sciences Po et du CNRS. C'est des chercheurs du monde académique. Je leur ai demandé effectivement de mener une enquête pour comprendre les ressorts de cet antisémitisme, pour le mesurer et pour le comprendre surtout. C'est fondamental, c'est une activité de recherche. J'ai vu avec surprise, effectivement, que le travail de ces chercheurs a été contesté de manière parfois assez violente. Moi, je n'ai pas d'opinion et ce n'est pas le ministère, ce n'est pas le ministre qui définit ce que font les chercheurs. C'est la liberté académique. C'est eux qui font ce qu'ils mettent en place, justement, leur sondage, leurs outils, etc. Et moi, je crois comprendre quand même qu'ils ont une certaine expérience et une certaine connaissance du sujet. Quoi qu'il en soit, compte tenu de la polémique qui a eu lieu à ce moment-là, le CEVIPOF, c'est-à-dire toujours les mêmes chercheurs, eux-mêmes, de manière autonome, ont décidé de retirer l'enquête parce qu'ils considéraient qu'il y avait un biais méthodologique compte tenu d'eux. Moi, ce que je peux vous dire, en tout cas, et ce que je demande évidemment à Sciences Po, au CNRS, il n'est pas question de reculer. Il n'est pas question de ne pas faire une enquête. Peut-être qu'il faut la reformuler. Peut-être qu'il faut la faire différemment. Ça, c'est leur travail. C'est à eux de le faire. Mais moi, je leur ai demandé effectivement de mesurer, de comprendre. Et ce sujet-là, il reste au cœur de mes préoccupations. Et il n'est pas question de reculer. On ne lâchera rien sur le sujet.
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Donc l'enquête aura bien lieu.
PHILIPPE BAPTISTE
Ce ne sera peut-être pas la même. Ce sera peut-être une autre. C'est à eux de voir, c'est à eux de faire. Mais en tout cas, je leur demande de la faire. Et je leur fais confiance.
DAVID REVAULT D'ALLONNES
On parlait du budget tout à l'heure. Le Premier ministre a annoncé que l'enseignement supérieur à la recherche était une des cinq priorités. Il l'a dit il y a quelques semaines. Mais pourtant, il y a eu beaucoup de débats sur l'enveloppe financière, l'enveloppe budgétaire qui est accordée à votre secteur, notamment dans les dernières semaines. Est-ce que vous allez parvenir à un accord avec les oppositions, notamment la gauche, qui est très revendicative sur le sujet ?
PHILIPPE BAPTISTE
Je pense qu'en fait, la question, il y a deux sujets. Il y a un sujet, effectivement, très ponctuel, de savoir en gros, est-ce qu'il y a des établissements qui sont en difficulté ? Comment est-ce qu'on fait pour venir en aide à ces établissements ? L'État a beaucoup investi ces dix dernières années, peut-être pas toujours avec les bons outils, de la bonne façon. Donc ça, il faut qu'on ait une discussion là-dessus. On va mener des assises avec les établissements pour bien comprendre justement tout ça. Après, à côté de ça, pourquoi est-ce que moi, je me bats au quotidien pour ces budgets ? Alors, est-ce que je suis ministre… Vous allez me répondre "de mon secteur", mais c'est plus que ça. Moi, c'est un engagement d'une vie autour de ça. C'est parce que je crois que derrière, en fait, derrière les questions de la recherche, derrière ces questions-là, en fait, derrière la recherche, il y a non seulement l'extension, la compréhension du monde, les connaissances, etc., qui sont fondamentales, mais c'est aussi derrière l'innovation. C'est derrière les produits qui sont dans les entreprises. C'est nos usines et c'est les emplois de demain. Si on n'investit pas dans ces sujets-là, si on n'investit pas dans la recherche, derrière, demain, nos enfants, ils n'auront pas d'emploi ou ils auront des emplois qui sont peu qualifiés.
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Et on prend du retard.
PHILIPPE BAPTISTE
Et on prend du retard. On est en retard. Je le dis avec véhémence…
DAVID REVAULT D'ALLONNES
On discutait quelques minutes avant l'interview. Vous me citiez des chiffres de comparaison avec la Chine, avec la Corée, avec Israël, qui sont assez inquiétants.
PHILIPPE BAPTISTE
Mais la France investit aujourd'hui à peu près 2,2 % de son Produit Intérieur Brut, pardon de rentrer dans les statistiques et dans les chiffres, sur la R&D, sur la Recherche et le Développement, aussi bien public que privé. La Chine doit être à neuf. Israël doit être à six ou sept. Pardon, je n'ai plus exactement les chiffres en tête. La Corée doit être dans les mêmes ordres de grandeur. La Suisse doit être à quatre ou cinq. L'Allemagne à 3,5. On est en retard. Mais ça se traduit concrètement par quoi ? Par le fait qu'à la fin, nos entreprises font des produits qui sont peut-être moins innovants ou moins bien positionnés que d'autres. Et donc, derrière, ça veut dire qu'on perd des parts de marché, on perd de la compétitivité, on perd des emplois. Et donc, ça veut dire que le choix de société qui est derrière, il est fondamental. Qu'est-ce qu'on veut faire ? Vous vous rendez compte qu'aujourd'hui, on emprunte sur les marchés parce qu'on a besoin d'emprunter pour, compte tenu de la situation budgétaire du pays, pour payer nos retraites. Ça veut dire qu'en fait, on emprunte non pas pour investir dans l'avenir, mais on emprunte pour payer nos retraites. C'est quand même un vrai problème de société. Je pense qu'il faut que ce soit au cœur du débat de 2027.
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Un mot sur le système Parcoursup qui a fait, depuis sa création, couler beaucoup d'encre et de salive. Certains ont régulièrement évoqué sa suppression. C'était notamment le cas d'un amendement qui a été récemment adapté, porté par un député écologiste. Qu'est-ce qui va se passer avec Parcoursup ? C'est quoi votre bilan aujourd'hui du système ?
PHILIPPE BAPTISTE
Vous savez, Parcoursup, ce n'est qu'une plateforme. C'est une plateforme. C'est juste une plateforme où vous avez des gens qui postulent et puis des formations qui font des propositions. C'est le Meetic de l'Enseignement supérieur ou le Tinder. Enfin, vous mettez ce que vous voulez. Ce n'est pas autre chose. Donc moi, je veux bien qu'il y ait des gens qui veulent proposer de supprimer Parcoursup. Très bien, mais je n'ai pas encore compris ce qu'ils voulaient mettre à la place. Donc le problème, il n'est pas là. Le problème fondamental, ce n'est pas la plateforme. Le problème, c'est la question de l'orientation. Et ça, il faut qu'on travaille. On travaille quotidiennement avec Édouard GEFFRAY sur le sujet pour mieux préparer les jeunes bacheliers à ce qu'ils veulent faire demain dans l'Enseignement supérieur.
DAVID REVAULT D'ALLONNES
Merci, Monsieur le Ministre Philippe BAPTISTE.
PHILIPPE BAPTISTE
Merci.
Source : Service d'information du Gouvernement, le 6 janvier 2026