Texte intégral
OLIVIER BOY
Et avec nous en studio, sur RTL, ce matin : Marie-Pierre VEDRENNE. Bonjour madame. Vous êtes la numéro 2 du ministère de l'Intérieur, en charge donc de la sécurité des Français. On va parler en particulier avec vous, dans un instant, de la sécurité routière, parce qu'il y a un vrai changement aujourd'hui, le fait que les très grands excès de vitesse soient passibles potentiellement de prison à partir d'aujourd'hui. Mais d'abord, l'actu : cet info RTL qu'on a révélé, ce ressortissant d'origine malienne, arrêté après l'agression de 3 femmes dans le métro, vendredi, à Paris, dont on a dit, dont vos services on dit au départ qu'il était effectivement ressortissant malien sous OQTF, obligation de quitter le territoire français. En fait, il était naturalisé Français depuis 2018. Comment est-ce que c'est possible, un tel micmac ?
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Merci tout d'abord de votre invitation. Je voudrais tout d'abord adresser mon soutien aux victimes de ces agressions dans le métro. Vous avez raison de dire que nous sommes en cours de vérification. Et je vous invite à la plus grande prudence. Effectivement, l'agresseur était placé sous OQTF, et oui, d'origine malienne. Les vérifications ont eu lieu tout au long de l'enquête et démontrent qu'effectivement, il est possible…
OLIVIER BOY
Des documents ? Concrètement, des documents retrouvés en perquisition démontrent…
MARIE-PIERRE VEDRENNE
La difficulté est que jusqu'alors, effectivement, cette personne n'avait pas de document. Donc, il était difficile pour nous de dire que oui, il était possiblement de nationalité française. C'est pour ça que je le redis : il faut être prudent, les vérifications sont encore en cours.
OLIVIER BOY
Ce qui est fou, c'est qu'il est allé en centre de rétention administrative, parce qu'il avait été arrêté. Il a même fait de la prison après une première affaire judiciaire. Et lui, par exemple, il n'a jamais revendiqué le fait d'être Français, d'avoir été naturalisé en 2018. Il a passé 90 jours en centre de rétention. C'est bien les éléments que vous avez ce matin.
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Effectivement. Il a été en centre de rétention par le passé. Il était effectivement sous OQTF. Il était connu de nos services comme d'origine malienne. On voit bien justement que son témoignage, jusqu'alors, ne disait pas qu'effectivement, il était possiblement de nationalité française. C'est pour ça que toutes les vérifications sont en cours à leur actuelle pour faire état de la lumière, de réellement, est-ce que oui ou non, il est de nationalité également française.
OLIVIER BOY
Une question là-dessus quand même, parce que quoi qu'il en soit, à la fin, il était quand même sous OQTF. Donc, il reste quand même le fait que cet homme sous OQTF, à l'issue de son séjour en centre de rétention, n'a pas pu être renvoyé dans son pays, dans ce qu'on croit être son pays, le Mali, et qu'il a ensuite disparu de la nature. Le problème, il reste entier. Ça fait des mois et des mois qu'on parle de ce sujet-là. Ça reste un problème pour le ministère de l'Intérieur. Vous n'arrivez pas à faire appliquer toutes les OQTF : moins de 10 %.
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Alors, les OQTF restent effectivement... La mise en oeuvre de ces obligations à quitter le territoire reste un enjeu. Il s'agit de préciser toutefois à nos auditeurs que nous sommes l'état membre de l'Union européenne qui met le plus en place, de manière effective, ces obligations de quitter le territoire. Pour autant, ce n'est effectivement pas satisfaisant. C'est pour ça qu'il faut travailler de manière diplomatique avec tous les Etats tiers pour que ça soit effectif. Parce que c'est effectif dès l'instant où nous avons un laissez-passer consulaire de la part des Etats tiers pour pouvoir le mettre en oeuvre.
OLIVIER BOY
Sans la bonne volonté du pays destinataire, j'allais dire, eh bien, c'est impossible. Et c'est le problème pour l'Algérie ou pour le Mali en l'occurrence.
MARIE-PIERRE VEDRENNE
C'est effectivement un travail diplomatique conséquent qui est fait de la part, à la fois du ministère des Affaires étrangères, à la fois de la part du ministère de l'Intérieur. C'est des conventions bilatérales que nous pouvons avoir. Et puis, c'est les réglementations que nous avons, notamment européennes. Vous savez, j'étais précédemment Députée européenne. Donc, moi, j'ai travaillé justement, et j'ai voté les textes relatifs au pacte Migration et Asile, que nous aurons à transposer cette année en droit français, qui nous permettront justement, là encore, d'être plus efficaces dans la mise en oeuvre de ces obligations de quitter le territoire.
OLIVIER BOY
Alors, on va parler maintenant de la sécurité routière. Donc, effectivement, depuis ce matin, si on fait un délit, un excès de vitesse de plus de 50 km heure, c'est délictuel, ça veut dire potentiellement trois mois de prison, c'est bien ça ?
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Oui, c'est ça.
OLIVIER BOY
Et 3 750 euros d'amende. Est-ce que c'était nécessaire et pourquoi ce tour de vis ?
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Alors, déjà, le permis de conduire, c'est le premier examen de France. C'est celui que passent à peu près tous les Français. Et il doit être seulement synonyme de liberté et de sécurité. Et à l'heure actuelle, on le voit bien, malheureusement, il est encore trop synonyme de vies brisées. Trop d'accidents sur nos routes qui conduisent soit à des accidents, soit à des morts. Et les chiffres, notamment, alors, on attendra les chiffres qu'on doit consolider pour l'année 2025, mais effectivement, restent encore très dramatiques.
OLIVIER BOY
Les chiffres ne sont pas bons pour 2025. On n'a pas encore consolidé. Mais si on prend cet été, par exemple, c'est des hausses très fortes.
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Effectivement.
OLIVIER BOY
Au mois de juillet au mois d'août, on parle de hausses sensiblement de 20 % de plus de taux de mortalité sur les routes.
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Effectivement, en fait, entre janvier et novembre 2025, en comparaison en 2024, c'est une augmentation de 2 %. Mais c'est déjà, dans tous les cas, beaucoup trop. Et on le sait bien, la vitesse est un facteur aggravant. Et pourquoi on a fait changer la loi ?
OLIVIER BOY
Plus de 3 000 personnes meurent chaque année sur les routes en France. On précise, hein.
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Effectivement. Comme on le disait, c'est beaucoup trop. Et donc, on le sait, nous avons des circonstances aggravantes qui conduisent à ce type d'accident. Et le premier facteur, c'est la vitesse. Donc, là, il s'agissait de faire changer la loi pour des excès de vitesse de plus de 50 km/h. 50 km/h, ce n'est pas anodin. Quand on dépasse…
OLIVIER BOY
C'est énorme, c'est 180 km/h sur autoroute pour du 130.
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Sur l'autoroute notamment.
OLIVIER BOY
Ou alors sur une route départementale, 80 ou 90 plus 50, ça veut dire une vitesse énorme pour des petites routes secondaires.
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Exactement. Donc, ça veut dire que c'est un comportement qui est extrêmement dangereux, bien sûr, mais qui est délibéré.
OLIVIER BOY
Qu'est-ce que vous leur dites, à ceux qui font ça ? Ça veut dire garde à vue ? C'est garde à vue systématique si on se fait arrêter comme ça avant les poursuites judiciaires ?
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Alors, effectivement. Déjà, dire qu'en 2024, c'étaient 63 271 comportements de ce type qui ont été recensés.
OLIVIER BOY
Plus de 63 000 ?
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Donc, ce n'est quand même pas anecdotique. Et donc, effectivement, avec des conséquences désastreuses. Donc, jusqu'alors, c'était une contravention de 5e classe. Donc, on ne risquait pas grand-chose. Donc, l'objectif, c'était effectivement de faire changer la loi pour que ça soit plus dissuasif pour faire en sorte que justement…
OLIVIER BOY
On part en garde à vue si on fait un tel excès de vitesse ?
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Effectivement, on peut partir en garde à vue. Ce sera à l'appréciation des forces de l'ordre sur le terrain. Mais oui, en tout cas, la peine encourue, c'est maintenant 3 mois de prison. C'est une peine d'amendes. C'est l'inscription sur le casier judiciaire. C'est, comme c'était déjà le cas, la saisie du véhicule. Donc, ça a un impact aussi dans votre vie quotidienne. Mais c'était important de faire changer la loi pour comprendre la dangerosité vis-à-vis de la recrudescence de ce type de comportement.
OLIVIER BOY
Sauf que la ligue contre les violences routières, par exemple, elle vous reproche un peu de yo-yo sur la politique, cette politique des préventions routières. Il y a ce tour de vis-là. Mais il y a eu, effectivement, aussi ces dernières années le fait qu'on ne perd plus un point maintenant pour les petits excès de vitesse de moins de 5 k/h, le fait qu'il y a eu la liberté donnée de repasser à 90 km/h parfois sur les routes secondaires. Beaucoup de régions l'ont fait. Et la prévention routière, la ligue contre les violences routières, dit : « ça a eu un impact sur les chiffres. Ça, c'est du laxisme, ces deux mesures-là. » Qu'est-ce que vous leur répondez ?
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Je comprends les associations de victimes, et les victimes d'accidents de la route, pour dire que la législation actuelle n'est pas suffisante. Effectivement, il faut mener un travail de prévention. Il faut mener un travail de répression. Et il faut mener aussi un travail d'accompagnement des victimes. Moi, ça va être mon objectif en tant que ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur. Dire que oui, il y a cette loi, notamment relative aux grands excès de vitesse, qui a changé. C'était absolument nécessaire. Mais que ce n'est pas satisfaisant et ce n'est pas…
OLIVIER BOY
Vous ne regrettez pas le point qu'on ne perd plus maintenant pour les petits excès de vitesse ? Ce n'est pas un mauvais signal qu'on envoie quand même ?
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Non, je pense que véritablement, le sujet est effectivement de travailler sur la prévention de manière beaucoup plus choque, expliquer la réalité de ce à quoi encours les conducteurs qui ne respectent pas les règles de vitesse. A la fois, effectivement, des très grandes vitesses. A la fois, ça peut être la consommation d'alcool. Ça peut être la consommation de protoxyde d'azote. Ça peut être énormément de sujet qui font que vous vous mettez, bien sûr, en risque, mais vous mettez les autres en risque.
OLIVIER BOY
Le protoxyde d'azote, justement, vous en parlez. Qu'est-ce que vous allez faire concrètement dans les semaines, dans les mois qui viennent ? C'est un produit que l'on retrouve de plus en plus dans les accidents de la route. Sa consommation explose. Je crois que vous étiez dans l'agglomération lyonnaise récemment. On vous a dit, sur le terrain, qu'on en retrouvait de plus en plus dans les habitacles des voitures. Qu'est-ce qui va se passer pour le protoxyde d'azote ? On le rappelle, donc, c'est un produit qui est autorisé, qui sert par exemple pour la cuisine, mais qui est détourné pour ses effets euphorisants en drogue. Sauf qu'il n'est pas détectable. Comment on va faire mieux ?
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Effectivement, c'est au fléau de plus en plus présent, parce que finalement, le protoxyde d'azote est facilement accessible. Il est peu cher. Et de nombreux jeunes s'en procurent. Donc, oui, on voit que c'est un phénomène qui s'amplifie de plus en plus. Donc, je pense qu'il y a plusieurs actions à mener. Déjà, des campagnes de prévention qui soient beaucoup plus chocs pour expliciter la dangerosité, justement, du détournement de sa consommation. On a trop parlé, par exemple, de gaz hilarant. Et non, ce n'est pas le cas. Il faut nommer les choses. C'est un produit qui, quand il est consommé de manière détournée, peut conduire à la mort. A la mort. Seulement par son excessive consommation, mais aussi…
OLIVIER BOY
Et au premier usage aussi. C'est une loterie terrible, mais ça peut être très dangereux tout de suite.
MARIE-PIERRE VEDRENNE
... à des paralysies, à beaucoup, beaucoup de choses. Donc, il faut communiquer et expliquer la dangerosité de ce produit. Ensuite, il faut travailler sur le côté répressif. Et il faut travailler effectivement sur la question de sa détection. Sur le côté répressif, vous le savez peut-être, il y a deux propositions de loi qui ont été travaillées : une au Sénat, une à l'Assemblée nationale. Il est important pour nous, avec le ministre NUNEZ, de repartir peut-être de la proposition de loi du Sénat, qui est peut-être plus efficace, qui vise justement à changer la qualification juridique du protoxyde d'azote en le qualifiant de stupéfiant. Parce que vous l'avez dit, c'est un produit qui est autorisé pour d'autres domaines, mais qu'il faut changer pour démontrer que justement, quand vous en procurez, quand vous en transportez ou quand vous en consommer, vous changez de régime juridique, et donc de sanction. On fait en sorte que vous soyez véritablement sanctionné.
OLIVIER BOY
Et comment on vérifie que ce n'est pas pour l'usage professionnel d'un chef cuisinier, d'une pâtisserie ?
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Quand vous êtes un jeune et que vous n'êtes pas en études de cuisine ou de pâtisserie, ou dans d'autres domaines, et que vous transportez jusqu'à 500 kilos de protoxyde d'azote, je pense que c'est assez clair.
OLIVIER BOY
On peut sanctionner ceux qui en vendent, qui ne font pas assez attention à qui ils vendent ce produit.
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Pour le moment, la vente, notamment aux mineurs, est effectivement sanctionnée. Et on le voit bien, ce n'est pas suffisant. Et l'enjeu, c'est aussi de travailler sur la détection. Donc, il y a notamment des hôpitaux, je pense, dans le nord de la France, qui travaillent à cet aspect-là. Et c'est absolument essentiel aussi d'avancer sur ce point-là, parce que c'est vrai que quand vous êtes arrêtés, par exemple, ce n'est pas détectable. Et donc, ça, c'est un véritable enjeu. Et j'invite aussi, parce que peut-être la différence avec d'autres produits que des jeunes peuvent consommer, finalement, ça n'a pas d'odeur. Donc, on peut, en tant que parents, et je suis maman d'une adolescente aussi... C'est quelque chose que peut-être, on ne soupçonne pas dans le comportement de nos adolescents. Donc, c'est absolument essentiel pour ça de véritablement mener des campagnes de prévention qui, je pense, doivent être chocs pour démontrer la dangerosité de ce produit.
OLIVIER BOY
Un mot sur la soirée du réveillon dans deux jours, la soirée de la Saint-Sylvestre, effectivement : comment est-ce que vous allez faire pour qu'il n'y ait pas les traditionnels débordements urbains, et peut-être même le concours des voitures brûlées ? Est-ce qu'il y a un dispositif en particulier qui se prépare ?
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Alors, effectivement, la nuit du 31 décembre doit être une nuit qui doit être seulement synonyme de festivités, et non pas justement de menace à l'ordre public. Donc, les dispositifs vont être énoncés par le ministre NUNEZ, qui va continuer justement à travailler aussi avec les préfectures. Ce qu'on peut déjà dire à l'heure actuelle, c'est qu'il y a un travail qui est fait sur le terrain par nos forces de sécurité, aussi par les préfets, pour faire en sorte justement d'avoir le moins de menaces possibles. Donc, il y a par exemple déjà des arrêtés municipaux, préfectoraux, qui ont été mis en place pour éviter la vente justement d'artifices.
OLIVIER BOY
De matériels pyrotechnique, de pétards.
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Effectivement. Qui peuvent être détournés. Donc, il y a une mobilisation de tout ce qui est fait, et je remercie d'ores et déjà tous nos policiers, nos gendarmes, qui sont sur le terrain pour faire en sorte que tout se passe bien.
OLIVIER BOY
Un mot encore de l'actualité du matin. On voit que les manifestations d'agriculteurs se sont calmées, mais il y a encore des blocages sur le terrain, et notamment à Auch, où une manifestation a dégénéré, où il a fallu qu'un policier sorte son arme de service, parce que selon les autorités, le tracteur était en train d'avancer sur eux. Est-ce que l'IGPN est saisie là-dessus ? Est-ce que vous avez des commentaires à faire sur cette affaire ?
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Ecoutez. Moi, ce que je peux constater, c'est qu'il y aurait chez certains une volonté d'opposer les agriculteurs et les forces de sécurité. Et ça, je crois qu'il est absolument essentiel de ne pas mettre de l'huile sur le feu et d'avancer dans ce type d'opposition. On a effectivement, et le ministre NUNEZ l'a toujours dit, une approche qui est basée à la fois sur justement une forme de certaine souplesse, mais véritablement aussi une forme d'intransigeance…
OLIVIER BOY
Sur cette affaire à Auch, c'était légitime de sortir son arme de service face à ce tracteur ?
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Il y a des remontées qui ont été faites de la part justement des services de préfecture pour expliquer la réalité de ce qui s'est passé. Il y a des auditions qui sont en cours pour expliquer comment les choses se passent. Nous verrons la suite. Mais en tout cas, je tiens à le dire, qu'il faut... appel à raison gardée pour tout le monde, et faire en sorte que, quand même, jusqu'à présent, les choses continuent à bien se passer. Le Gouvernement, à la fois par, justement, la ministre de l'Agriculture, le Premier ministre, le ministre NUNEZ et moi-même, nous apportons évidemment notre soutient aux agriculteurs vis-à-vis de ce qu'ils traversent dans la dermatose. L'objectif est de continuer justement le déploiement des vaccins pour pouvoir stopper cela. Donc, ça il y a un engagement plein et entier du Gouvernement. Mais il faut, je pense, aussi apaiser la situation.
OLIVIER BOY
Merci beaucoup Marie-Pierre VEDRENNE d'avoir été avec nous ce matin sur RTL. Je rappelle que vous êtes ministre déléguée auprès du ministère de l'Intérieur, la numéro 2 du ministère de l'Intérieur. Merci d'avoir été sur RTL et bonne journée à vous.
MARIE-PIERRE VEDRENNE
Merci à vous.
Source : Service d'information du Gouvernement, le 8 janvier 2026