Interview de M. Philippe Tabarot, ministre des transports, à Sud Radio le 17avril 2026, sur le site de Stellantis à Poissy, les véhicules électriques, le prix du carburant, la sécurité dans les transports et le ferroviaire.

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Média : Sud Radio

Texte intégral

MAXIME LLEDO
Beaucoup de sujets à voir avec vous : sécurité dans les transports, véhicules électriques, ambitions du Gouvernement, également des questions sur, naturellement, le prix des carburants, mais également sur l'électrification du pays, promise par le Premier ministre fin de semaine dernière, Sébastien LECORNU. Mais première question, quand même, cette nouvelle qui est tombée hier, non pas la fermeture, mais la transition du site de STELLANTIS à Poissy, 90 ans d'histoire. Comment le ministre des Transports que vous êtes a absorbé une telle nouvelle ?

PHILIPPE TABAROT
Écoutez, ce n'est jamais une bonne nouvelle, je dirais, mais c'est mon collègue de l'Industrie qui suit ce dossier tout particulièrement. On a dans notre pays une mutation dans l'industrialisation : des emplois se créent, d'autres évoluent, mutent. Bien sûr, la mauvaise nouvelle sur ce site historique de Poissy, c'est le fait que certaines personnes vont partir à la retraite de manière anticipée. Les bonnes nouvelles, c'est que plus de cent millions vont être investis de nouveau dans le site. Ce n'est pas la fermeture d'un site, c'est simplement une transformation, une mutation. Il y a des emplois qui se créent dans notre pays, sur certains secteurs et sur certaines filières, et d'autres qui sont en pleine mutation. Je pense bien sûr aux personnes qui travaillent sur le site et aux personnes qui y ont travaillé, qui gardent un attachement profond par rapport à leur histoire personnelle, à l'histoire de leur entreprise, mais les choses évoluent. L'objectif principal, c'est de laisser le moins de personnes au bord du chemin, bien sûr.

MAXIME LLEDO
Donc, quand notamment la direction précise qu'il n'y aura pas de départs contraints, vous, le ministre des Transports, vous êtes confiant, vous faites confiance à STELLANTIS pour que personne ne soit laissé sur le carreau ?

PHILIPPE TABAROT
Avec mon collègue de l'Industrie, on est particulièrement vigilants sur ces sujets. L'idée aussi, c'est de pouvoir rapidement permettre aux personnes qui travaillent dans cette production de retrouver une utilité dans le secteur. Et là, on voit que c'est une mutation qui va plutôt sur les pièces détachées que sur l'assemblage comme c'était le cas avant. Même si les missions sont différentes, elles doivent rester au service du pays et, en l'occurrence, de l'industrie automobile.

MAXIME LLEDO
Il y a aussi une véritable question qui se pose, alors qu'on parle d'électrification, alors qu'on parle de renouveau de l'industrie automobile, de réindustrialisation. Est-ce que la fermeture d'un site comme ça n'est pas totalement contre-productive ?

PHILIPPE TABAROT
La mutation d'un site comme ça se décide, des sites se créent en permanence, quasiment mensuellement, sur ces questions d'électrification. Le tout, c'est de pouvoir avoir une politique publique qui soit cohérente, sur du moyen et surtout sur du long terme. Demain, si, comme l'a souhaité le Premier ministre à travers le plan pluriannuel de l'électrification, on avance sur cette filière de l'électrique, on va probablement reparler, qui va permettre à notre pays de se décarboner, de lui donner une souveraineté qui est indispensable dans la période que l'on traverse, avec une électricité qu'on produit nous-mêmes, qu'on exporte nous-mêmes et à bas coût pour des raisons historiques. Pour toutes ces raisons, je pense qu'il est vraiment indispensable de pouvoir donner cette lisibilité pour que les industriels s'organisent en fonction de ce qu'ils sont en train de faire.

MAXIME LLEDO
Donc la filière automobile a encore de l'avenir en France ? Parce que quand on voit 36 000 emplois de moins, par exemple, qu'il y a vingt ans chez RENAULT, 46 000 emplois de moins qu'il y a dix ans, on peut se dire, on peut le dire, le ministre des Transports que vous êtes peut encore le dire : oui, la France est encore aujourd'hui le pays où on peut construire des bagnoles.

PHILIPPE TABAROT
Oui, elle a de l'avenir, de manière quelque peu différente. Et notamment, quand on est dans un pays où le Premier ministre annonce qu'il y aura un million de véhicules électriques supplémentaires dans les années à venir, ça veut dire bien sûr des sites qui vont ouvrir, qui ont déjà ouvert sur les gigabatteries, sur toutes ces questions qui font que c'est une mutation. Une mutation qui est quelquefois difficile par rapport à des emplois qui étaient des emplois historiques, mais il y a de l'avenir dans ce secteur. Les Français vont être amenés à électrifier leurs usages, et notamment dans leur mobilité, dans leurs déplacements. On a également beaucoup qui se fait sur les recharges, et il y a une production et ces productions dont je vous parle, ce sont des productions principalement françaises, accessoirement aussi européennes, et qui nous rendent beaucoup moins dépendants d'autres pays au niveau de la souveraineté. Qui sont des pays, notamment, qui nous ont vendu des énergies fossiles pendant un certain nombre d'années, et on s'est rendu compte avec le temps, à la fois que ça polluait beaucoup, et puis que ce n'étaient pas forcément nos amis au niveau de la politique internationale. Bien souvent, on avait pris nos distances avec ces différents pays qui nous ont approvisionnés pendant tellement d'années.

MAXIME LLEDO
Justement, Philippe TABAROT, ministre des Transports, allons-y : changement des usages, changement aussi des achats avec l'électrification du pays, on le voit. L'enjeu de demain, c'est la voiture électrique. On l'a entendu et le Gouvernement l'a annoncé, un nouveau leasing social pour plus de 50 000 foyers modestes. Mais on sait que la voiture électrique ne convient pas à tout le monde, que ce soit sur son prix, sur son autonomie, et il y a aussi notamment tous ces problèmes de recharges électriques qui ne sont pas suffisantes. Est-ce que le Gouvernement va prendre ce sujet à bras-le-corps ?

PHILIPPE TABAROT
Deux types de mesures. À la fois aider à l'acquisition, parce qu'un véhicule électrique est encore plus cher qu'un véhicule thermique. Donc aide à l'acquisition, vous l'avez dit, via de la location longue durée à travers ce leasing social qui fonctionne bien pour les personnes qui ont les plus faibles revenus, d'un à cinq déciles. 100 000 déjà dans notre pays, 50 000 supplémentaires qu'on annonce pour les mois à venir et qui sont prêts, les guichets vont être ouverts très prochainement. Une aide également pour les gros rouleurs, et je pense notamment aux infirmières, aux aides-soignantes, avec une aide à l'acquisition à plus de 8 000 euros. On voit qu'à l'acquisition c'est toujours plus cher, mais après il y a l'usage, et c'est là qu'on doit agir. L'usage d'une voiture électrique est trois fois moins lourd financièrement qu'un véhicule thermique. Mais il faut réussir la question de l'approvisionnement, et l'approvisionnement, ce sont les recharges. Les recharges fonctionnent plutôt bien sur de courtes distances, on est un des pays, ou le pays européen où il y a le plus de recharges chez les particuliers, dans le cadre privé, dans certaines copropriétés, même si on peut faire mieux encore, aux alentours de 2,8 millions de recharges. Mais le trou dans la raquette, je dirais, il est sur le réseau structurant. Et ça, c'est de la responsabilité de l'État : à la fois les routes nationales, les autoroutes...

MAXIME LLEDO
Donc, là, la nécessité de mettre le paquet et d'annoncer…

PHILIPPE TABAROT
Aujourd'hui, il y a environ 4 500 recharges sur le réseau dont je vous parle. L'objectif, c'est qu'en moins d'huit années, passer à 22 000 recharges pour qu'en dehors des…

MAXIME LLEDO
D'ici à 2035, c'est ça ?

PHILIPPE TABAROT
Exactement, en dehors des courtes distances du quotidien dans les villes ou dans les métropoles, on puisse aussi sur de la moyenne et sur de la longue distance pouvoir utiliser un véhicule électrique. C'est aujourd'hui le frein. Avec ce plan sur les recharges, on doit pouvoir combler ce déficit.

MAXIME LLEDO
Avec l'idée de doubler donc d'ici 2035 ?

PHILIPPE TABAROT
Plus que de doubler, de multiplier par cinq ! Aujourd'hui on est à 4 500, monter à plus de 20 000, à 22 000 très exactement. Parce qu'on voit que c'est un frein. Il y a le frein à l'acquisition, mais il y a aussi le frein ensuite au niveau des recharges et c'est un stress quand vous n'avez pas de recharges à proximité. C'est une fluidité également, il faut de la disponibilité, que l'attente ne soit pas trop longue avec des recharges qui soient des recharges rapides. Là, on parle des véhicules légers, des particuliers, mais je n'oublie pas les artisans, notamment à travers les véhicules utilitaires légers, ce qu'on appelle les VUL. C'est 10% du marché aujourd'hui, on doit pouvoir augmenter, aider nos artisans, nos commerçants à faire également cette transition. Et puis les poids lourds. Les poids lourds, c'est presque inexistant dans notre pays au niveau électrique.

MAXIME LLEDO
Mais parlons-en, Philippe TABAROT, beaucoup aujourd'hui de ceux dont vous parlez, que ce soit les artisans, les commerçants, ceux qui sont sur la route, n'ont pas encore de voiture électrique. Ils ont la, on va dire, " La bonne vieille bagnole ", ils mettent donc de l'essence, du diesel, du gazole. Et on sait que dans les aides qui avaient été annoncées par l'État, sur les fameux 70 millions d'euros, cinquante millions d'euros avaient été réservés pour les routiers. Est-ce qu'aujourd'hui tout le monde a touché ce qu'il fallait ? Est-ce que quand on voit la situation, le mois prochain cette aide sera reconduite ?

PHILIPPE TABAROT
Oui, on a été en discussion pratiquement quotidienne avec le transport routier, parce que je rappelle que le transport de marchandises se fait principalement par la route dans notre pays, à hauteur de 90%. Même si je me bats pour le transport fluvial, pour le fret également, parce que mettre des camions sur des trains ou des barges, ça a du sens aussi, on souhaite le développer. Mais aujourd'hui ça se fait par la route, d'où la difficulté des entreprises de transport. On a beaucoup travaillé ensemble, on a trouvé un plan qui a satisfait tout le monde, qui est ciblé sur les petites entreprises, sur les moyennes entreprises et sur les entreprises de taille intermédiaire. On avait quelques divergences sur les modalités, elles sont aujourd'hui réglées, j'ai signé un décret avec eux hier pour qu'elles soient utilisables dès le début de la semaine prochaine et qu'elles soient, le cas échéant, si la crise continue, durables et renouvelables.

MAXIME LLEDO
Donc on peut envisager en mai une reconduction de ces aides, parce qu'on est déjà presque à la fin du mois, ça semble être la piste naturelle.

PHILIPPE TABAROT
Bien sûr, l'idée c'est de sortir de cette difficulté. C'est de les aider de manière indirecte aussi à la trésorerie : un certain nombre de reports des échéances fiscales, des échéances sociales... Bref, on est à leurs côtés.

MAXIME LLEDO
Il y a aussi une autre solution, en plus de ces aides qui ont été apportées par le Gouvernement, ces 70 millions. Il y avait aussi - En tout cas, c'est ce qui se murmurait dans les derniers jours - le fameux blocage des marges. Est-ce que ça, ça reste une piste crédible ? On l'avait beaucoup annoncé en début de semaine, est-ce que là c'est toujours le cas ? Est-ce que oui ou non, il y aura le blocage des marges des distributeurs ?

PHILIPPE TABAROT
Mes collègues BREGEON et PAPIN travaillent sur ce sujet. Je n'ai pas les dernières informations, c'est à eux de vous les donner. Je reste moi, vraiment, dans mon couloir. Mon couloir, c'est d'aider mes transporteurs routiers, c'est d'électrifier au maximum nos pratiques pour le futur. Pour le reste, ils feront le cas échéant des annonces, mais ce sera à eux de le faire avec, bien sûr, le ministre de l'Économie Roland LESCURE.

MAXIME LLEDO
Votre cadre, et en tout cas vos sujets, c'est notamment la sécurité dans les transports. Vous l'annonciez en février : une véritable volonté de plus de sécurité, de plus de sûreté, avec des agents, notamment de la SNCF et de la RATP, qui vont pouvoir, à titre expérimental je cite, être équipés de pistolets à impulsion électrique. Ça y est, ça fait deux mois après cette annonce, est-ce que vous avez des modalités à annoncer ? Combien d'agents aujourd'hui ? Dans quelles gares ? Est-ce qu'il y aura une arrivée progressive ? Est-ce que vous êtes confiant ? Est-ce que tout roule ?

PHILIPPE TABAROT
Oui. J'ai porté, vous l'avez dit, cette loi sur la sûreté dans les transports comme sénateur puis comme ministre. Il faut la faire voter la loi, on l'a fait. Il faut ensuite, et c'est une nouvelle bataille dans notre pays, c'est d'avoir les décrets d'application. Je les ai eus sur les caméras-piétons par exemple. Je les ai eus sur l'éviction d'indésirables dans certaines gares, sur la possibilité de fouiller certains usagers des transports en commun qui semblent détenir une arme, de pouvoir aller sur le parvis, plus largement que dans la simple station. Et puis, vous l'avez dit, pour des agents qui sont formés spécifiquement pour ça, la possibilité d'utiliser des pistolets à impulsion électrique, les fameux Tasers. On va l'expérimenter sur environ 10 à 15% des effectifs. Concrètement, ça va se faire dans les jours qui viennent. Je me rendrai sur le terrain pour vérifier ça de manière concrète.

MAXIME LLEDO
Où ça, par exemple ?

PHILIPPE TABAROT
Dans des gares parisiennes, que ce soit la gare d'Austerlitz, mais également en province. Parce que je n'oublie pas qu'il y a d'autres gares en province qui ont besoin de ces dispositifs, que ce soit à Marseille-Saint-Charles…

MAXIME LLEDO
Donc des agents de la sûreté de la SNCF avec…

PHILIPPE TABAROT
Que ce soit à Lyon-Part-Dieu que sur l'ensemble du territoire expérimentation…

MAXIME LLEDO
En tout cas, avant la fin du mois, ça sera effectif.

PHILIPPE TABAROT
Tout à fait. Et si ça fonctionne bien, on va essayer de le généraliser après cette période de test, qui est indispensable pour que cela puisse rentrer dans le droit français.

MAXIME LLEDO
Et votre espoir de ministre sur la généralisation d'ici la fin de l'année, cette généralisation, vous l'espérez peut-être ainsi ?

PHILIPPE TABAROT
Écoutez, en tout cas, toutes les mesures qui peuvent aider à ramener de la sûreté dans nos transports... Il y a 100 000 faits d'agression par an, qui touchent principalement les femmes - et j'ai beaucoup travaillé sur ces sujets -, qui touchent les adolescents aussi, avec du racket qui peut être régulier. On a des agents qui, aujourd'hui, sont compétents. Il faut leur donner les moyens nécessaires, tout simplement, de faire leur travail, de protéger les usagers et quelquefois de se protéger eux-mêmes. Ils sont en première ligne, ce sont des héros du quotidien, je le dis très clairement aussi, il faut les aider à faire leur boulot.

MAXIME LLEDO
Et votre priorité en ce moment, le gros dossier que vous portez, c'est la fameuse loi-cadre avec l'ambition en tout cas de mettre le paquet sur le ferroviaire. On parle beaucoup du désir de train des Français. Est-ce que vous allez y arriver et est-ce que surtout la France a aujourd'hui les moyens de combler ce désir de train des Français ? Parce que quand on voit les finances publiques, ce n'est pas la chose la plus évidente.

PHILIPPE TABAROT
On va y arriver. Je sors d'heures et d'heures de débats au Sénat, c'était la première étape. Le texte a commencé sa vie parlementaire au Sénat. Il partira, je l'espère, dans les semaines et dans les mois à venir à l'Assemblée. Il y a eu un vrai consensus au Sénat. Je suis fier que, de manière transpartisane, on ait pu parler de ces sujets. Que pendant quatorze heures au Sénat, on ait parlé exclusivement de transport. Le transport, c'est le quotidien des Français, c'est une de leurs priorités. Dans le débat politique, on n'entend pas parler de transport. J'enlève Sud Radio bien sûr, qui m'offre la possibilité d'en parler aujourd'hui et je vous en suis infiniment reconnaissant. On doit trouver des financements, mais pas que pour l'année à venir, pour les dix, pour les vingt, pour les trente prochaines années. Investir dans nos infrastructures, c'est indispensable, parce que sinon on met en insécurité les usagers, et puis on ne peut pas augmenter l'offre. Et vous l'avez dit, les Français veulent plus de transports en commun que jamais.

MAXIME LLEDO
Mais ça veut dire que sur les fameuses lignes dont on parle souvent, la fameuse notamment ligne à grande vitesse par exemple Bordeaux-Toulouse, est-ce que là on arrivera à trouver des financements ?

PHILIPPE TABAROT
La priorité est à la régénération, il y a 4 000 kilomètres de voies ferrées qui menacent de fermer dans notre pays, il y a une "dette grise" qui s'est accumulée. Priorité : régénération et modernisation. Et parallèlement bien sûr, financement d'un certain nombre de nouveaux projets pour désenclaver des territoires qui ont été quelque part abandonnés.

MAXIME LLEDO
Et pour financer, où est-ce qu'on trouve l'argent ? On parle de la hausse du prix de certains péages. Est-ce que c'est le cas, Philippe TABAROT ?

PHILIPPE TABAROT
Non, les péages suivront, je dirais, l'évolution habituelle, mais l'idée c'est le fléchage de ces péages. Aujourd'hui, ces péages ne vont pas exclusivement vers le transport. C'est ramener les produits du transport vers le transport, et c'est de récupérer 2,5 milliards de ces produits du péage : 1,5 milliard pour le réseau ferroviaire et un milliard pour le transport en commun. Et je ne vous dis pas que sur une année, mais sur les dix, vingt, trente prochaines années.

MAXIME LLEDO
Merci beaucoup, Philippe TABAROT, d'avoir été mon invité politique ce matin sur Sud Radio.

PHILIPPE TABAROT
Merci de votre invitation.

MAXIME LLEDO
Vous avez essayé, vous, en tout cas, de reprendre votre carte chez Les Républicains ou pas du tout ?

PHILIPPE TABAROT
Non, je ne l'ai pas essayé, mais j'ai cru comprendre que des collègues ont essayé et que ça ne s'est pas très bien passé.

MAXIME LLEDO
Donc vous n'avez pas envie d'essayer, vous n'allez pas tenter ?

PHILIPPE TABAROT
Non, d'autres ont été avant moi, donc je vais attendre avant de retenter le coup.

MAXIME LLEDO
C'est ça, mais vous souhaitez quand même que Bruno RETAILLEAU parte en tant que candidat à l'élection présidentielle ?

PHILIPPE TABAROT
Qu'il fasse ce qu'il doit faire. On va voir ce que les militants décident, c'est aux militants encore de décider. Comme je l'ai dit, je souhaite que notre famille politique puisse retrouver de l'apaisement. On en plaisante, mais sincèrement ça n'a pas beaucoup de sens de ne pas réintégrer des personnes qui travaillent pour le pays. Et je pense que les ministres qui sont issus des Républicains au sein de ce Gouvernement font le job et montrent que Les Républicains sont mieux dans l'action que dans le commentaire.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 20 avril 2026