Présentation

Rapport de la Commission de recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsi (1990-1994) remis au Président de la République le 26 mars 2021 à Paris.

Vous pouvez consulter l'arrêté du 6 avril 2021 portant sur une première phase d'ouverture d'archives françaises relatives au Rwanda.

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Sommaire

Note liminaire
Lettre du Président de la république adressée, le 5 avril 2019, à M. Vincent Duclert
Composition de la commission de recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsi
Lettre de remise du Rapport de la Commission recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsi adressée au
Président de la République, par son président, M. Vincent Duclert
Remerciements
Sommaire 

Introduction

1. L’enjeu d’une recherche de vérité sur la France au Rwanda et le génocide des Tutsi, de 1990 à 1994
2. La création de la commission de recherche (5 avril 2019)
3. Une commande de nature scientifique
4. L’organisation du rapport de recherche 
5 Les données et les limites d’une recherche 

Première partie : S’engager au Rwanda

Chapitre 1. Intervenir au Rwanda (1990)
1.1. Octobre 1990 : Décider, justifier une intervention militaire en urgence
1.1.1. Les informations incertaines du poste de Kigali
1.1.1.1. Une agression difficile à évaluer
1.1.1.2. Persécutions anti-tusti et provocation à Kigali
1.1.1.3. L’hypothèse de la guérilla
1.1.2. L’interprétation de l’état-major particulier : vers la thèse d’une « offensive ougando-tutsi» 
1.1.2.1. Prendre la mesure des événements
1.1.2.2. Naissance de la notion d’ « offensive ougando-tutsi »
1.1.3. Les premiers pas de l’opération Noroît

1.2. Les autres intervenants des premiers jours
1.2.1. Le Zaïre : une intervention militaire limitée
1.2.2. La Belgique : des raisons de politique intérieure 
1.2.3. Une sollicitation venue de Kampala : s’entendre avec le FPR ? 

1.3. Organiser la présence militaire française
1.3.1. Des coopérants militaires très impliqués
1.3.1.1. Un attaché de défense très présent
1.3.1.2. La Mission d’assistance militaire : conseiller en ami
1.3.1.3. Noroît : renseigner, dissuader
1.3.2. Des armes en échange d’un processus démocratique : les termes du contrat 
1.3.2.1. Les livraisons d’octobre 1990
1.3.2.2. Vers la solution diplomatique : l’entretien téléphonique des deux présidents (18 octobre)
1.3.3. Des hésitations prudentes et sans débouchés
1.3.3.1. Prudence à la présidence
1.3.3.2. Le point de vue critique de la Défense
1.3.3.3. à l’état-major particulier, une ligne directe avec Kigali

1.4. Pourquoi le Rwanda
1.4.1. Des accords d’une portée restreinte 
1.4.2. Une coopération d’ampleur modeste 
1.4.2.1. Une coopération militaire discrète
1.4.2.2. La décennie 1980
1.4.2.3. 1990 : Les demandes du président Habyarimana et le nouveau contexte 
1.4.3. Les violences envers les Tutsi d’octobre 1990
1.4.3.1. Les chasses à l’homme à Kigali
1.4.3.2. Qualifier les exactions : le mot génocide
1.4.3.3. Les alertes reçues à l’Élysée 
1.4.3.4. Réactions françaises

1.5. à la recherche de solutions
1.5.1. Une position française fragilisée (15 octobre-6 novembre)
1.5.1.1. Les implications du cessez-le-feu (26 octobre 1990)
1.5.1.2. Vers un retrait partiel et une orientation démocratique
1.5.1.3. Divergences aux Affaires étrangères (30 octobre 1990)
1.5.2. La voie diplomatique (28-29 novembre 1990) 
1.5.2.1. La stratégie du ministère des Affaires étrangères
1.5.2.2. Des intérêts régionaux difficiles à démêler
1.5.2.3. Le voyage Pelletier-Mitterrand (6-8 novembre)
1.5.3. Rester 
1.5.3.1. Aménager la présence militaire française
1.5.3.2. Les cessions gracieuses de la mission militaire de coopération (décembre 1990)
1.5.3.3. Une situation instable

Chapitre 2. La France face à la succession des crises rwandaises (1991-1992)
2.1. Partir ou rester ? Un dilemme français (1991)
2.1.1. La crise du 23 janvier 1991
2.1.2. La situation économique et financière du Rwanda (février-mars 1991) : l’autre forme du soutien français
2.1.3. Tentative française de faire évoluer son soutien au Rwanda
2.1.4. S’installer dans la durée au Rwanda
2.1.4.1. La constance de la ligne de l’Élysée 
2.1.4.2. Voix discordantes sur la politique française

2.2. Le DAMI : un outil politique de coopération
2.2.1. La mise en place : quelle mission ?
2.2.2. Le travail de formation du DAMI
2.2.3. L’extension du domaine du DAMI 

2.3. Les transformations du dispositif français au Rwanda (1992)
2.3.1. Soutenir malgré les massacres
2.3.1.1. Les massacres du Bugesera : un point d’achoppement
2.3.1.2. Une remise en question sur l’aide de la France au Rwanda
2.3.1.3. Les tentatives d’influer sur la politique rwandaises (mai 1992)
2.3.2. La crise de juin 1992
2.3.2.1. L’effondrement des FAR constaté par les Français
2.3.2.2. L’organisation d’une aide française au Rwanda
2.3.2.3. Sortir du guêpier ?
2.3.3. De la difficulté de se désengager
2.3.3.1 Noroît en septembre 1992 : tout change et rien ne change
2.3.3.2 Octobre : ramener la batterie de 105 à Kigali ? 

2.4. Les négociations internationales et les premiers protocoles d’Arusha : l’occasion manquée du désengagement
2.4.1. Le jeu de deux États : France et Zaïre (octobre 1990 - printemps 1991)
2.4.2. Les initiatives diplomatiques françaises : faciliter des conversations directes entre le FPR et le gouvernement rwandais (août 1991) ; l’envoi de la Mission d’Observation Française à la frontière ougando-rwandaise (novembre 1991-avril 1992)
2.4.2.1. Les initiatives françaises : les pourparlers directs gouvernement rwandais-FPR (Paris, 23-25 octobre 1991)
2.4.1.2. La MOF et le GOM
2.4.3. L’OUA, la France et les premiers accords (juin 1992-janvier 1993)
2.4.3.1. Le rôle de l’OUA
2.4.3.2. Le rôle de la délégation française
2.4.3.3. Arusha, points de désaccords et points d’accords (août 1992-janvier 1993) 

2.5. La reconfiguration de l’engagement en octobre-décembre 1992 
2.5.1. Le DAMI Génie comme manifestation de l’influence politique dans les choix militaires
2.5.2. Les réticences de l’état-major des Armées
2.5.3. Deux ans de politique française vus par l’ambassadeur Martres 
2.5.3.1. Un cadre d’analyse anthropologique et historique convenu
2.5.3.2. Dès octobre 1990 : soutien militaire contre démocratisation mais une pression rwandaise forte
2.5.3.3. Le Rwanda : un pays du champ comme les autres ?

Chapitre 3. Vers le désengagement (janvier-décembre 1993)
3.1. La crise de février 1993 et ses conséquences
3.1.1. Une intervention précipitée : réagir mais pourquoi ?
3.1.2. Le Rwanda confronté à une décomposition militaire et politique
3.1.3. Minimisation des violences anti-tutsi, dénonciation des assassinats commis par le FPR 
3.1.3.1. L’ambiguïté de la France face aux tensions et aux violences
3.1.3.2. Le rapport de la Commission internationale d’enquête
3.1.3.3. Les discours de défense du régime rwandais

3.2. Réagir, mais comment ?
3.2.1. Les dissensions françaises sur le degré d’engagement militaire au Rwanda 
3.2.1.1. L’évaluation des besoins militaires pour le Rwanda ?
3.2.1.2. La radicalisation des positions au sein de l’exécutif français
3.2.1.3. Comment revenir sur un arbitrage du président la République
3.2.1.4. La mobilisation de l’appareil diplomatique français
3.2.2. L’intervention militaire française au Rwanda
3.2.2.1. Un commandement très politique de l’opération française
3.2.2.2. L’opération Volcan : grands moyens et effets limités
3.2.2.3. Noroît vu par Noroît
3.2.2.4. Les analyses pessimistes de l’attaché de défense Français à Kigali

3.3. Avancée diplomatique, effondrement politique, consolidation militaire (avril-juillet 1993)
3.3.1. Le tournant de février-mars 1993
3.3.2. Le retour des belligérants à Arusha (mars- avril 1993)
3.3.2.1. Une délégation française en position délicate
3.3.2.2 La signature des derniers protocoles d’Arusha, le 3 août 1993

3.4. Le suivi des accords d’Arusha par la diplomatie française (août 1993-mars 1994)

3.5. La cohabitation : repenser la présence française ?
3.5.1. Le point de vue de l’état-major
3.5.1.1. Prospective à Kigali (15 mars 1993)
3.5.1.2. L’état-major : aux origines des 1400 hommes
3.5.2 Réflexions autour des nouveaux ministres à Paris (avril 1993) 
3.5.2.1. La MMC, deux sensibilités
3.5.2.2. Le son de cloche dissonant de la DAS (10 avril 1993) 
3.5.2.3. La position des Affaires étrangères : partir en cas de massacre à Kigali ? 
3.5.3. à l’Élysée : de conseil restreint en conseil restreint 
3.5.3.1. Le conseil restreint du 31 mars : dernier conseil avant la cohabitation
3.5.3.2. Le conseil restreint du 2 avril : du neuf avec du vieux
3.5.3.3. Les suites du conseil restreint du 2 avril
3.5.4. La situation se dégrade à Kigali (avril-juillet 1993)
3.5.4.1. Une propagande tous azimuts
3.5.4.2. Une gouvernance en lambeaux
3.5.5. La laborieuse application des accords d’Arusha (août-décembre 1993)
3.5.6. La question militaire
3.5.6.1. Se désengager, comment ?
3.5.6.2. Une décision en conseil restreint (4 août)
3.5.6.3. A la recherche de casques bleus
3.5.6.4. Replier Noroît sur Kigali
3.5.6.5. Les Casques bleus arrivent : nouvelles échéances
3.5.7. La question politique
3.5.7.1. Le président Habyarimana à Paris
3.5.7.2. Des signaux inquiétants en grand nombre (novembre-décembre 1993) 

Deuxième partie : La France face au génocide

Chapitre 4. La France, la guerre et le génocide (avril-juin 1994)
4.1. La France face à la radicalisation des cercles du pouvoir 
4.1.1. L’identification du Clan du Nord 
4.1.2. Mars 1992 : un tournant dans la radicalisation du Clan du Nord 
4.1.3. Les événements qui ont nourri la radicalisation du MRND et du CDR : Arusha et le Burundi 
4.1.4. L’opposition à tout prix des extrémistes aux accords d’Arusha

4.2. L’attentat du 6 avril 1994
4.2.1. Chronique d’un attentat redouté 
4.2.1.1. Les craintes
4.2.1.2. La conférence de Dar-es-Salam
4.2.1.3. L’annonce de l’attentat 
4.2.2. La responsabilité de l’attentat : présentation des thèses en présence 
4.2.2.1. Les Français
4.2.2.2. Les Belges
4.2.2.3. Les Hutu modérés
4.2.2.4. Le FPR
4.2.2.5. Les extrémistes hutu
4.2.3. Les raisons de l’incertitude sur les auteurs de l’attentat
4.2.3.1. L’absence de trace des constatations immédiates
4.2.3.2. L’absence d’enquête immédiate
4.2.3.3. Des efforts constants de désinformation
4.2.4. Des idées préconçues et un biais de confirmation

4.3. Les journées décisives des 7 au 14 avril : l’exécution du génocide et l’opération Amaryllis
4.3.1. La France face au chaos politique du Rwanda
4.3.1.1. Les conséquences immédiates de l’attentat 
4.3.1.2. Les premières réactions des autorités françaises à Paris
4.3.1.3. Le soutien à une alternative politique faussement légitime : le gouvernement intérimaire rwandais (GIR)
4.3.2. Le basculement vers une nouvelle intervention militaire française 
4.3.2.1. Le sentiment d’une insécurité totale à Kigali et la crainte obsessionnelle du FPR
4.3.2.2. Les prémisses de l’intervention française
4.3.2.3. L’élément déclencheur : l’assassinat de deux gendarmes français
4.3.3. L’opération Amaryllis : une nouvelle intervention militaire française au Rwanda
4.3.3.1. La mise en place et le déroulement de l’opération militaire
4.3.3.2. Des évacuations sous tensions, très ciblées
4.3.3.3. Un désengagement rapide et total des autorités et des forces françaises 
4.3.4 L’aveuglement persistant des autorités françaises devant le déclenchement des massacres génocidaires 
4.3.4.1. Des massacres génocidaires occultés 
4.3.4.2. Une nouvelle perception du drame imposée par la couverture médiatique d’Amaryllis ?
4.3.4.3. Le départ de la France du Rwanda : entre désengagement et abandon
 

4.4. Qualifier et réagir : les lenteurs coupables des autorités françaises et internationales (avril-mai 1994)
4.4.1. Les préoccupations des autorités françaises au temps du génocide 
4.4.1.1. Un génocide tardivement identifié malgré de nombreuses alertes 
4.4.1.2. Une hostilité persistante envers le FPR mais la recherche d’une solution politique
4.4.1.3. Des liens maintenus avec le gouvernement intérimaire (GIR) mais le refus d’une aide militaire 
4.4.1.4. Une insistance sur l’humanitaire 
4.4.2. Guerre, génocide ou crise humanitaire : la France et les Nations unies
4.4.2.1. Une réduction drastique de la MINUAR (Résolution 912)
4.4.2.2. Un renforcement théorique de la MINUAR (Résolution 918)
4.4.2.3. Les suites de la Résolution 918
4.4.3. Les efforts de la France auprès des États de la région (avril-mai 1994) 
4.4.3.1. L’impossible cessez-le-feu et la concurrence ougando-zaïroise
4.4.3.2. La France et la réintroduction du Zaïre dans le jeu international

4.5. La genèse de Turquoise, entre critiques envers la politique antérieure française et la demande sociale d’intervention 
4.5.1. Une mobilisation d’intellectuels et d’ONG, une presse accusatrice 
4.5.2. Le 16 mai, un tournant ? 
4.5.3. La demande sociale se fait plus pressante

Chapitre 5. L’opération Turquoise (22 juin -21 août 1994)
5.1. La décision politique d’intervenir : une opération «strictement humanitaire » ?
5.1.1. Un devoir moral, une opération limitée (15 juin) 
5.1.2. La confrontation de deux options (16-22 juin)
5.1.3 Une hostilité au FPR, la crainte d’un flot de réfugiés (22-28 juin) 
5.1.4. Ne pas s’interposer entre les FAR et le FPR, renouer le dialogue politique (29 juin)

5.2. Une vaste offensive diplomatique
5.2.1. Le Sommet de l’OUA à Tunis (13-15 juin 1994), un succès diplomatique limité 
5.2.2. Contrer ou contourner l’hostilité du FPR
5.2.3. Convaincre la communauté internationale et trouver des partenaires notamment africains
5.2.4. Obtenir un mandat de l’ONU 

5.3. La planification militaire de Turquoise : de longues hésitations
5.3.1. Une mission aux contours compliqués dès avant le mandat de l’ONU
5.3.1.1. Définir les options possibles
5.3.1.2. Un premier plan d’opération
5.3.1.3. L’ordre initial du 22 juin et ses discussions
5.3.2. Entrer en premier à Goma et au Rwanda : le choix des interlocuteurs et des objectifs
5.3.2.1. Le COS entre le Zaïre et le Rwanda : reconnaitre et discuter 
5.3.2.2. La mise en place du commandement français de l’opération Turquoise 
5.3.3. Reconnaître les victimes au Rwanda : les logiques françaises à Bisesero 
5.3.3.1. Un lieu incertain
5.3.3.2. Estimer la situation du 27 juin : un problème de renseignement
5.3.3.3. L’action
5.3.4. Un autre regard sur les débuts de Turquoise : les archives audiovisuelles de l’ECPAD 
5.3.4.1. Recueillir la parole des témoins du génocide : les soeurs de Sainte-Marie de Kibuye
5.3.4.2. Recueillir la parole des victimes du génocide : un réfugié du camp de Nyarushishi
5.3.4.3. Capter les silences du commandement Turquoise sur le terrain : une conversation entre le colonel Rosier et le sergent-chef M
5.3.4.4. Médiatiser la dimension humanitaire et politique de Turquoise : la visite de François Léotard
5.3.4.5. Filmer au coeur des ténèbres du génocide : la nuit de Bisesero
5.3.5. Une grande opération d’évacuation et ses limites : Butare début juillet
5.3.5.1. Butare une ville identifiée de longue date
5.3.5.2. Butare un lieu de rencontre entre les forces françaises et les forces miliciennes ou une action au contact des belligérants

5.4. La ZHS, d’une idée diplomatique aux réalités de terrain 
5.4.1. Créer une ZHS, pourquoi et avec quelle légitimité ? 
5.4.2. Les préoccupations et décisions des autorités politiques françaises en juillet-août 1994
5.4.2.1. Lâcher le GIR replié à Gisenyi ?
5.4.2.2. Que faire des suspects du génocide ?
5.4.2.3. Désarmer les FAR et les milices ?
5.4.2.4. Des relations difficiles avec le FPR
5.4.2.5. La question des réfugiés et le drame humanitaire
5.4.3. La mise en oeuvre de la ZHS par la force Turquoise et ses conséquences 
5.4.3.1. S’éloigner du GIR et des FAR
5.4.3.2. Assurer la sécurité dans la ZHS
5.4.3.3. Organiser les échanges avec le FPR à la frontière de la ZHS

5.5. Bilan de l’opération Turquoise
5.5.1. Une opération fortement médiatisée 
5.5.2. Une opération à la fois critiquée et louangée 
5.5.3. L’opération vue par deux diplomates et des militaires
5.5.4. Bilan humanitaire et médical

Chapitre 6. L’après-Turquoise
6.1. Se désengager : le retrait de la force Turquoise
6.1.1. La MINUAR II : effectifs, nationalité et moyens
6.1.2. L’organisation et la mise en oeuvre du désengagement de la force Turquoise 
6.1.2.1. L’organisation du désengagement
6.1.2.2. La planification du désengagement
6.1.2.3. Premières mises en oeuvre du désengagement
6.1.2.4. Passer le relais
6.1.3. La France et l’enjeu zaïrois (juillet-août 1994) 

6.2. Juger le génocide : la France et le TPIR
6.2.1. La perspective d’un tribunal international
6.2.1.1. Le soutien de la France
6.2.1.2. Rassembler des informations
6.2.1.3. Le refus d’arrêter les suspects
6.2.2. Les désaccords entre la France et le Rwanda lors de la création du tribunal
6.2.2.1. La France et la création du tribunal : s’investir pour l’image et le contrôle 
6.2.2.2. Malentendu sur le justice internationale et isolement du Rwanda 
6.2.2.3. Compétence territoriale, compétence temporelle et isolement de la France

6.3. La France, le Rwanda et l’Afrique
6.3.1. Une difficile normalisation diplomatique
6.3.2. Les relations franco-rwandaises à l’aune du sommet de Biarritz, 7-8 novembre 1994
6.3.2.1. Le sommet de Biarritz
6.3.2.2. Le blocage des relations franco-rwandaises

6.4. La question d’une force rapide interafricaine de maintien de la paix

Troisième partie : Gouverner l’État dans la crise rwandaise

Chapitre 7. Dérives des institutions, impensé du génocide et liberté républicaine
7.1. Approche des institutions en responsabilité ou en charge des politiques françaises au Rwanda 
7.1.1. Une politique de « président à président »
7.1.1.1. Une relation directe entre François Mitterrand et Juvénal Habyarimana 
7.1.1.2. Une approche d’une politique présidentielle en Afrique.
Les nominations et promotions dans l’ordre de la légion d’honneur des dignitaires du régime rwandais
7.1.1.3. La vigilance présidentielle sur les ministres de la Coopération et du Développement 
7.1.1.4. Un secrétaire général présent/absent 
7.1.1.5. Deux services de l’Élysée en pointe dans les décisions présidentielles, l’état-major particulier de la cellule Afrique 
7.1.1.6. L’EMP au centre de la décision présidentielle 
7.1.1.7. Un exécutif à une tête ? Les Premiers ministres et le Rwanda 
7.1.2. Des ministres harcelés 
7.1.2.1. L’opposition du ministre Joxe à la politique élyséenne au Rwanda
7.1.2.2. Le ministère de la Défense de François Léotard 
7.1.2.3. La coopération sous le feu du ministère de la Défense et de l’EMP
7.1.3. Des services sous tension 
7.1.3.1. La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) 
7.1.3.2. L’Établissement public du cinéma des armées (ECPA) 
7.1.3.3. La direction des Archives de France et les conservateurs en mission
7.1.4. Les parlementaires face au gouvernement 
7.1.4.1. Des questions sur le rôle de l’armée au Rwanda (1990-1993)
7.1.4.2. La préoccupation du Parlement pour les droits de l’homme 
7.1.4.3. Face à l’attentat et au génocide
7.1.4.4. L’exercice d’une liberté d’expression républicaine 
7.1.4.5. Les parlementaires et l’opération Turquoise
7.1.5. L’institutionnalisation des conseils restreints de défense. Une évolution partielle dans la prise de décision en matière militaire 
7.1.5.1. La réforme Joxe de la décision militaire. Des « comités restreints » à l’Élysée
7.1.5.2. Une mise en place immédiate des conseils restreints de défense
7.1.5.3. La raison d’être du conseil. Une direction générale de la défense
7.1.6. La cohabitation au sein de l’exécutif à partir d’avril 1993 
7.1.6.1. Rester le premier plutôt que décider ensemble
7.1.6.2. Empiéter sur les silences des autres 
7.1.6.3. Préserver un intermédiaire reconnu par les deux interlocuteurs
7.1.6.4. Mener la « coopération » en guettant le faux pas de l’autre
7.1.6.5. Tenter d’exercer la pression sur l’autre sans en subir en retour 
7.1.6.6. Permanence et mutations sous la cohabitation
7.1.7. Pratiques irrégulières et dérives institutionnelles au sommet de l’État. L’archétype de l’EMP
7.1.7.1. L’EMP, une énigme archivistique
7.1.7.2. L’EMP, un contrôle de l’information au sein de la présidence
7.1.7.3. Des « positions anti FPR » marquées. La constante ethniciste de l’EMP 
7.1.7.4. L’EMP, un système discret d’influence, de pression et de désinformation
7.1.7.5. L’EMP, son emprise sur la cellule Afrique
7.1.7.6. D’un cabinet militaire à une action de terrain
7.1.7.7. De l’EMP à la coopération militaire. Une entreprise d’intégration fonctionnelle et idéologique au système élyséen
7.1.7.8. La cellule Afrique de l’EMA. Une réplique de l’EMP au service du CEMA ?
7.1.7.9. Justifier la centralité de l’EMA dans la stratégie indirecte. Le rapport Tauzin du 2 avril 1993
7.1.8. La présidence de la République, le Rwanda et l’état-major particulier du président de la République. Des interrogations justifiées
7.1.8.1. Une forte autonomie de l’EMP dans un système de fort contrôle présidentiel
7.1.8.2. L’assurance d’une action directe sur le terrain
7.1.8.3. Un système de communication direct Élysée -DAMI
7.1.8.4. L’EMP est-il gouverné ou se gouverne-t-il lui-même ?
7.1.8.5. Sur la ligne des fronts élyséens
7.1.9. Résistance et défaite de la chaîne de commandement régulière
7.1.9.1. L’échelle des valeurs d’un attaché de défense
7.1.9.2. Le retrait du colonel Galinié, étape clef dans une prise de contrôle du terrain
7.1.9.3. Le colonel Cussac, d’une résistance esquissée à une participation contrainte
7.1.9.4. La lucidité d’un chef de corps
7.1.9.5. La position des coopérants civils
7.1.10. Les livraisons d’armes au Rwanda. Des processus de décisions à l’oeuvre
7.1.10.1. Un dossier complexe et de nombreuses questions
7.1.10.2. Vendre des armes. Une décision politique et militaire
7.1.10.3. L’Élysée à la manoeuvre
7.1.10.4. Le rôle d’acteurs militaires
7.1.10.5. Livrer des armes au Rwanda
7.1.10.6. Passer outre les accords d’Arusha
7.1.10.7. Les dernières cessions (septembre 1992-avril 1994)
7.1.10.8. L’armement du Rwanda. Une affaire industrielle
7.1.10.9. Les livraisons d’armes au Rwanda. Comment y mettre fin ?
7.1.11 Trois institutions méconnues face à la crise rwandaise. Pour un respect des règles d’engagement et des politiques de développement
7.1.11.1. La définition de nouveaux périmètres d’action et les limites de l’approche institutionnaliste face au pouvoir politique (1990-1991)
7.1.11.2. Le raidissement des institutions françaises face à la situation rwandaise (avril 1991-début 1993)
7.1.11.3. Le processus de paix d’Arusha à l’aune du blocage rwandais et de l’ajustement structurel (printemps 1993-début 1994)
7.1.12. Éléments sur l’action de la justice
7.1.12.1. Un viol constaté mais non poursuivi
7.1.12.2. L’assassinat des deux gendarmes Alain Didot (et sa femme Gilda) et René Maier
7.1.12.3. L’attentat du 6 avril 1994 dans les archives du ministère de la Justice
 

7.2. Les institutions au regard d’un corpus contemporain d’analyses internes et de retour d’expérience 
7.2.1. Les analyses de la période octobre 1990-mars 1994
7.2.1.1. Les note du général Schmitt à l’état-major de l’armée de Terre 
7.2.1.2. Au SGDN. Deux notes d’octobre 1990 et de septembre 1993 
7.2.1.3. Au CAP au ministère des Affaires étrangères. Deux notes de 1990 et 1992 de Jean-François Leguil-Bayart
7.2.1.4. à la DAM au ministère des Affaires étrangères. Deux « notes personnelles » du rédacteur Rwanda
7.2.1.5. à la DAS au ministère de la Défense. Une « crise rwandaise » de la pensée française ?
7.2.1.6. De la pensée et du courage des institutions. Le cas de la DAS
7.2.2 La période avril-juillet 1994
7.2.2.1. Au SGDN, un repli de l’analyse critique
7.2.3. Turquoise. Rapports de fin de mission, analyses à mi-parcours et retours d’expérience 
7.2.3.1. Le rapport du colonel Sartre, un paradoxal espace de liberté
7.2.3.2. L’Observatoire des activités opérationnelles
7.2.3.3. La conférence du colonel Salvignol, la note de Roland Marchal 
7.2.4. Un temps de bilans critiques sitôt refermé
7.2.4.1. Au SGDN, brève enquête auprès du général Lafourcade
7.2.4.2. Au CAP, au ministère des Affaires étrangères
7.2.4.3. Au ministère de la Défense. La DAS dans ses oeuvres
7.2.5. Satisfecit et silence de la diplomatie française
7.2.6. Un jusqu’au-boutisme idéologique au SGDN, à la MMC et à l’EMP dès l’été 1994 
7.2.6.1. Le SGDN ou la thèse de l’ennemi FPR
7.2.6.2. La pensée stratégique de la MMC en 1994
7.2.6.3. L’EMP et la poursuite de la guerre anti-FPR
7.2.7. 1998. Reculs et avancées en lien avec la Mission Quilès
7.2.7.1. Au SGDN et à la DAS
7.2.7.2. Dans les « cellule Rwanda » des trois ministères. La relance de l’hypothèse d’un assaut sur les génocidaires
7.2.7.3. A la « pré-cellule Rwanda » de l’état-major des Armées. Les notes du colonel Le Port
7.2.8. Des institutions critiques d’elles-mêmes ? Une réflexion engagée dès 1994
7.2.8.1. Retour sur les notes Wiroth-Le Port
7.2.8.2. La grande difficulté de l’analyse critique des armées

7.3. Une crise de la décision politique ? Questions à l’État républicain, au regard de la décision française au Rwanda
7.3.1. La question de l’information en appui à la décision
7.3.1.1. Une abondante documentation dans les dossiers de travail
7.3.1.2. Des analyses en porte-à-faux
7.3.1.3. Parole politique et traduction administrative
7.3.1.4. Comment on éclaire un ministre de la Défense visitant l’opération Turquoise
7.3.1.5. Des rushes en extrait de François Léotard à Goma
7.3.2. Soupçons et rejet des savoirs indépendants, dissidents et scientifiques 
7.3.2.1. Des rapports externes inexploités
7.3.2.2. Défiance et rejet de l’information critique interne
7.3.2.3. Indifférence, irritation, soupçon voire hostilité pour les savoirs scientifiques et leurs auteurs
7.3.3. Un système fermé et endogène de représentations
7.3.3.1. Une conception figée du rôle de la France en Afrique
7.3.3.2. Le décalque du conflit de l’ex-Yougoslavie ?
7.3.3.3. La France aux Nations unies. Une politique de défausse organisée ?
7.3.3.4. « Ami » versus « ennemi »
7.3.3.5. Des occasions manquées avec le FPR ? 
7.3.3.6. L’indifférence aux voix informées d’un ambassadeur en France
7.3.3.7. Face aux preuves de radicalisation de l’ « ami » 
7.3.3.8. L’intransigeance pour l’opposition démocratique. Une grave erreur politique ? 
7.3.4. L’impensé du génocide
7.3.4.1. La France et son analyse du Rwanda. Un concentré de visions ethnicistes 
7.3.4.2. La reconnaissance du génocide par la France, 16-24 mai 1994
7.3.4.3. Lecture ethniciste et le mot de génocide. Une perte de sens en mai-juin 1994
7.3.4.4. Les dogmes du « massacre interethnique » et de la « guerre civile »
7.3.4.5. Un rapport à la réalité qui se nécrose
7.3.4.6. Des alertes inconcevables. Le FPR inaudible pour la France
7.3.4.7. Le cas du rapport Rubibi
7.3.4.8. Le risque d’une mission intenable
7.3.4.9. De Kampala à Goma. Le combat d’un ambassadeur pour la vérité des faits 
7.3.4.10. Des interrogations majeures sur la capacité d’informer et d’agir en situation de génocide
7.3.5. Tensions sur les carrières
7.3.5.1. être rédacteur à la DAM
7.3.5.2. La suite à Kampala
7.3.5.3. Le silence des archives, l’honneur des personnes

Conclusion
Notes
Acronymes

 

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Fiche technique

Type de document : Rapport officiel

Pagination : 1222 pages

Édité par : Armand Colin

Collection :

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