Communiqué des services du Premier ministre, en date du 29 novembre 1987, sur la libération de deux otages français détenus au Liban.

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Circonstance : Libération de MM. Jean-Louis Normandin et Roger Auque le 28 novembre 1987

Texte intégral

Comme le Premier ministre l'a indiqué hier, en accueillant, à leur retour en France, Jean-Louis Normandin et Roger Auque, la libération de nos deux compatriotes retenus en otages au Liban s'inscrit dans la perspective d'une détente dans les relations franco-iraniennes, après la période de tension qui avait conduit à la rupture des relations diplomatiques, en juillet dernier.
- Cette libération a été, pour l'essentiel, rendue possible par l'influence, que les autorités iraniennes ont exercée sur les ravisseurs de Jean-Louis Normandin et de Roger Auque, et qui doit permettre le retour à la liberté des otages encore détenus.
- Le climat ainsi crée a amené M. Gordji, agent de l'Ambassade d'Iran à se rendre à la convocation du juge d'instruction, qui n'avait pu l'entendre jusqu'à ce jour. Comme vient de l'indiquer un communiqué du Procureur de la République de Paris, monsieur Gordji a été "conduit devant M. Boulouque, juge au Tribunal de Grande instance de Paris, qui, après avoir procédé à son audition, a considéré, conformément aux réquisitions du Parquet, qu'il n'y avait pas de charges devant entraîner son inculpation. En conséquence, monsieur Vahid Gordji a quitté libre le Palais de Justice". Dans ce contexte, la solution des autres problèmes pendant dans les relations franco-iraniennes doit pouvoir progresser rapidement. Il s'agit d'abord de la levée des mesures restrictives prises à l'encontre des deux ambassades, qui va notamment permettre le retour en France des 9 agents de notre Ambassade à Téhéran. Il s'agit aussi du règlement des contentieux financiers, en cours de discussion entre les deux pays depuis près de neuf ans, qui devraient maintenant connaître des développements déterminants.
- Dans cet esprit, le retour à des relations normales entre la France et l'Iran peut dorénavant être envisagé, dans le respect des engagements et des intérêts respectifs des deux pays.