Texte intégral
Le refus français de lever l'embargo sur le boeuf britannique n'est pas une mesure protectionniste.
L'affirmation parue dans le Times du 6 octobre selon laquelle la décision de la France de maintenir l'embargo sur le boeuf britannique est "strictement protectionniste", est une contre-vérité. Cette décision a été prise par le gouvernement français en vertu du seul principe de précaution.
La loi française stipule que toute nouvelle réglementation en matière de sécurité alimentaire doit préalablement être soumise pour avis à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Cette agence réunit des experts scientifiques indépendants. Leur avis constitue un élément nouveau depuis les expertises faites par la commission européenne qui remontent à plus d'un an.
Que les éleveurs britanniques comprennent qu'il ne s'agit en aucun cas d'une mesure protectionniste : la volonté du gouvernement français est d'aboutir à une solution. Déjà, pour ce qui est du transit de boeuf britannique vers l'Espagne, l'Italie ou le Portugal, nous prenons les dispositions pour l'autoriser dans les prochains jours.
La France a toujours fait la preuve de sa volonté de respecter la liberté des échanges à l'intérieur de l'Union Européenne. Mais pas au prix de la sécurité des consommateurs. Ceux-ci ne comprendraient pas que des intérêts commerciaux passent avant leur santé. La France n'est pas la seule à faire preuve de prudence. L'Allemagne, le Danemark, l'Ecosse, affichent aussi une certaine prudence. Le fait surtout que Romano Prodi, président de la Commission européenne, souhaite la création d'une agence européenne sur la sécurité alimentaire, tendrait à prouver que le système de contrôle européen n'est pas suffisamment fiable.
Si la décision française est une mesure protectionniste, elle l'est uniquement à l'égard de la santé des consommateurs, et non à l'égard des échanges commerciaux./.
(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 12 octobre 1999)
L'affirmation parue dans le Times du 6 octobre selon laquelle la décision de la France de maintenir l'embargo sur le boeuf britannique est "strictement protectionniste", est une contre-vérité. Cette décision a été prise par le gouvernement français en vertu du seul principe de précaution.
La loi française stipule que toute nouvelle réglementation en matière de sécurité alimentaire doit préalablement être soumise pour avis à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Cette agence réunit des experts scientifiques indépendants. Leur avis constitue un élément nouveau depuis les expertises faites par la commission européenne qui remontent à plus d'un an.
Que les éleveurs britanniques comprennent qu'il ne s'agit en aucun cas d'une mesure protectionniste : la volonté du gouvernement français est d'aboutir à une solution. Déjà, pour ce qui est du transit de boeuf britannique vers l'Espagne, l'Italie ou le Portugal, nous prenons les dispositions pour l'autoriser dans les prochains jours.
La France a toujours fait la preuve de sa volonté de respecter la liberté des échanges à l'intérieur de l'Union Européenne. Mais pas au prix de la sécurité des consommateurs. Ceux-ci ne comprendraient pas que des intérêts commerciaux passent avant leur santé. La France n'est pas la seule à faire preuve de prudence. L'Allemagne, le Danemark, l'Ecosse, affichent aussi une certaine prudence. Le fait surtout que Romano Prodi, président de la Commission européenne, souhaite la création d'une agence européenne sur la sécurité alimentaire, tendrait à prouver que le système de contrôle européen n'est pas suffisamment fiable.
Si la décision française est une mesure protectionniste, elle l'est uniquement à l'égard de la santé des consommateurs, et non à l'égard des échanges commerciaux./.
(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 12 octobre 1999)