Conseil des ministres du 26 juillet 2004. La participation française aux Jeux olympiques et paralympiques d'Athènes.

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Auteur(s) moral(aux) : Secrétariat général du Gouvernement

Texte intégral

Le ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative a présenté une communication relative à la participation française aux Jeux Olympiques et paralympiques d'Athènes qui se dérouleront à Athènes du 13 au 29 août 2004.
Avec la participation de plus de 10 500 sportifs représentant plus de 201 pays, ces jeux connaîtront la plus importante participation de l'histoire des Jeux Olympiques d'été.
Placée sous l'égide du Comité national olympique et sportif français, la délégation française comptera 318 athlètes, dont 111 femmes et 207 hommes. Les accompagnateurs seront au nombre d'environ 230. 24 des 28 fédérations olympiques d'été seront ainsi représentées.
La délégation française participe à ces Jeux Olympiques avec l'ambition :
- d'obtenir des résultats sportifs de qualité confirmant la sixième place de la France à Sydney ;
- de contribuer à la réussite de cette très grande fête sportive populaire internationale ; plus que le nombre des médailles, il importe en effet de les gagner en honorant les valeurs du sport ;
- de donner une image conforme à " l'esprit des jeux " ;
- et de contribuer au maintien du français en tant que langue officielle au sein du mouvement olympique international.
Le renforcement de l'éthique sportive et de la lutte contre le dopage constitue une priorité partagée par le milieu sportif, le Gouvernement français et les instances internationales. Les sportifs de la délégation française auront tous fait l'objet de contrôles antidopage avant leur départ pour les Jeux. Les fédérations sportives, qui disposent des résultats des contrôles ainsi organisés, doivent s'assurer qu'aucun des membres de la sélection ne présente de résultat positif. De même, aucun sportif mis en examen dans le cadre d'affaires de trafic de produits dopants ne sera sélectionné.
La plus grande vigilance a été portée par ailleurs aux questions de sécurité. Le renforcement des mesures de sécurité qui doivent entourer les épreuves olympiques témoigne du souci réaliste des organisateurs grecs d'anticiper toute forme d'agression susceptible de menacer leur bon déroulement.
Les actions de sécurité entreprises sur place en vue de l'accueil de la délégation française ont été de grande qualité. Un groupe de sept pays experts dont la France, a été constitué dès avril 2001 afin de participer, aux côtés du ministre grec de l'ordre public, à la réflexion sur la sécurité des Jeux Olympiques d'été de 2004.
Sur la base de l'article 27 de la Charte Olympique qui prévoit que le français est, avec l'anglais, la langue officielle du Comité International Olympique, un dispositif de soutien à la langue française pendant le déroulement des Jeux Olympiques avait été mis en place pour la première fois à Atlanta en 1996. Il est, dans ses grandes lignes, reconduit pour les Jeux Olympiques et paralympiques d'Athènes. Une convention a été signée le 4 février 2003 à Athènes entre le Gouvernement français et le Comité d'Organisation des Jeux Olympiques " Athènes 2004 " pour promouvoir la langue française.
Ce dispositif s'accompagne de la mise en place d'une signalétique en français dans tous les lieux accrédités et la mairie d'Athènes s'est par ailleurs mobilisée pour une signalétique de la ville en français.
Pour la première fois, ce dispositif de soutien sera étendu aux Jeux Paralympiques.
Les Jeux Paralympiques se dérouleront du 17 au 28 septembre 2004. La délégation française sera composée de 142 athlètes (y compris les guides) et de 73 accompagnateurs. La France sera présente dans 14 disciplines et aura comme objectif de se maintenir au septième rang mondial atteint à Sydney en 2000.
La France a porté une attention toute particulière à l'accompagnement de l'équipe de France paralympique en parfaite cohérence avec la priorité gouvernementale en faveur d'une meilleure insertion des handicapés dans notre société.
[UD 6]