Déclaration de M. Jean-Marie Le Pen, président du Front national, sur la révision générale du règlement au Parlement européen (rapport Corbett) le privant du perchoir en tant que doyen d'âge, le 6 mai 2009.

Texte intégral

A la suite du rejet en commission constitutionnelle de l'amendement sur le doyen d'âge, MM. Schulz et Daul, les deux compères de la libérale-sociale-démocratie représentent le même amendement en plénière.
On apprenait autrefois dans les humanités classiques que se tromper est humain, persévérer est diabolique.
La leçon n'a manifestement pas été retenue. Il est vrai que centrer l'activité du Parlement européen sur ma modeste personne confine au pathétique. En effet, bafouer à ce point son propre règlement prépare en germe un totalitarisme larvé.
A quand la suppression des groupes minoritaires ? A quand l'élimination des députés récalcitrants ?
De Claude Autant-Lara à Jean-Marie Le Pen, la boucle est bouclée. En 1989, après le remarquable discours du grand cinéaste, on supprimait le discours du doyen d'âge. Vingt ans après, on supprime le doyen d'âge pour éviter que le diable Le Pen ne préside à l'élection du Président du Parlement européen.
Quel progrès démocratique, mes chers collègues !
MM. Schulz et Daul me font, à leur corps défendant, une remarquable publicité gratuite que je ne manquerai pas d'exploiter. Seul contre tous, je relève le défi et prend à témoin les vrais démocrates et les européens sincères : cette mascarade et ce déni de démocratie ne servent pas l'Europe mais les intérêts masqués et partisans d'une petite coterie politicienne.
Source http://www.frontnational.com, le 7 mai 2009