Texte intégral
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
L'effort de redressement auquel le gouvernement a convié les Français exige un Etat républicain, affermi et au service de tous.
La mission, la vocation des membres du Corps Préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l'intérieur font de vous les premiers dépositaires de cette exigence. Il vous revient donc de promouvoir l'Etat impartial, l'Etat garant du respect des lois et règlements, comme des équilibres sociaux, géographiques et économiques. Il vous appartient de représenter un Etat attentif et ouvert au dialogue.
Lors des séances de travail avec les préfets et les sous-préfets d'arrondissement que j'ai présidées, j'ai eu l'occasion de vous rappeler les priorités de l'action gouvernementale et de souligner l'importance que j'attache au rôle qui vous est dévolu dans leur mise en oeuvre.
Je vous confirme que la lutte pour l'emploi et pour la sécurité doit d'abord, et avant toute autre tâche, mobiliser vos énergies sans relâche. Le renforcement de la cohésion sociale, la reconquête du territoire, le meilleur fonctionnement de l'Etat au niveau local doivent également figurer au rang de vos missions prioritaires.
Je n'ignore pas au demeurant les difficultés auxquelles vous êtes confrontés dans l'exercice de vos fonctions.
Le développement de la déconcentration et de la gestion interministérielle des politiques de l'Etat au niveau territorial constitue à mes yeux une condition essentielle de votre propre efficacité : je veillerai à ce qu'elle soit remplie et bien comprise de tous. La mission sur les responsabilités et l'organisation de l'Etat que je viens de confier à M. Jean PICQ ne manquera pas d'en faire l'un des points forts de ses réflexions.
Je suis également attentif aux conditions de recrutement et de promotion dans le corps préfectoral ; elles doivent garantir les qualités de compétence et d'impartialité de ses membres. C'est dans cet esprit qu'en particulier le Gouvernement proposera au Parlement de revoir les modalités de nomination au choix dans le corps des sous-préfets.
Je sais enfin le prix que peut avoir pour vous l'exercice des responsabilités. La mise en cause personnelle des représentants de l'Etat au plan pénal, du fait des dysfonctionnements administratifs, pose des problèmes inédits. J'ai demandé à mon cabinet de constituer avec les représentants des ministères de l'intérieur, de la justice et de la fonction publique un groupe de travail pour les étudier et me faire les propositions nécessaires.
Le métier que vous faites est difficile et exigeant. Il est au coeur des responsabilités de l'Etat. Sachez par votre comportement, votre rayonnement, votre aptitude à répondre aux nécessités du temps présent donner de l'Etat l'image qui doit être la sienne.J'attends beaucoup de vous. L'exigence du gouvernement à votre égard est à la mesure de la confiance qu'il vous accorde. Je tenais à vous en renouveler le témoignage.
Mesdames et Messieurs,
L'effort de redressement auquel le gouvernement a convié les Français exige un Etat républicain, affermi et au service de tous.
La mission, la vocation des membres du Corps Préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l'intérieur font de vous les premiers dépositaires de cette exigence. Il vous revient donc de promouvoir l'Etat impartial, l'Etat garant du respect des lois et règlements, comme des équilibres sociaux, géographiques et économiques. Il vous appartient de représenter un Etat attentif et ouvert au dialogue.
Lors des séances de travail avec les préfets et les sous-préfets d'arrondissement que j'ai présidées, j'ai eu l'occasion de vous rappeler les priorités de l'action gouvernementale et de souligner l'importance que j'attache au rôle qui vous est dévolu dans leur mise en oeuvre.
Je vous confirme que la lutte pour l'emploi et pour la sécurité doit d'abord, et avant toute autre tâche, mobiliser vos énergies sans relâche. Le renforcement de la cohésion sociale, la reconquête du territoire, le meilleur fonctionnement de l'Etat au niveau local doivent également figurer au rang de vos missions prioritaires.
Je n'ignore pas au demeurant les difficultés auxquelles vous êtes confrontés dans l'exercice de vos fonctions.
Le développement de la déconcentration et de la gestion interministérielle des politiques de l'Etat au niveau territorial constitue à mes yeux une condition essentielle de votre propre efficacité : je veillerai à ce qu'elle soit remplie et bien comprise de tous. La mission sur les responsabilités et l'organisation de l'Etat que je viens de confier à M. Jean PICQ ne manquera pas d'en faire l'un des points forts de ses réflexions.
Je suis également attentif aux conditions de recrutement et de promotion dans le corps préfectoral ; elles doivent garantir les qualités de compétence et d'impartialité de ses membres. C'est dans cet esprit qu'en particulier le Gouvernement proposera au Parlement de revoir les modalités de nomination au choix dans le corps des sous-préfets.
Je sais enfin le prix que peut avoir pour vous l'exercice des responsabilités. La mise en cause personnelle des représentants de l'Etat au plan pénal, du fait des dysfonctionnements administratifs, pose des problèmes inédits. J'ai demandé à mon cabinet de constituer avec les représentants des ministères de l'intérieur, de la justice et de la fonction publique un groupe de travail pour les étudier et me faire les propositions nécessaires.
Le métier que vous faites est difficile et exigeant. Il est au coeur des responsabilités de l'Etat. Sachez par votre comportement, votre rayonnement, votre aptitude à répondre aux nécessités du temps présent donner de l'Etat l'image qui doit être la sienne.J'attends beaucoup de vous. L'exigence du gouvernement à votre égard est à la mesure de la confiance qu'il vous accorde. Je tenais à vous en renouveler le témoignage.