Déclaration de Mme Nathalie Loiseau, ministre des affaires européennes, en réponse à une question sur la situation de M. Salah Hamouri, un franco-palestinien détenu en Israël, à l'Assemblée nationale le 15 novembre 2017.

Texte intégral


Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le Député,
Comme vous l'avez indiqué, les autorités israéliennes ont annoncé leur refus d'accueillir sur leur territoire une délégation de députés, de sénateurs, et de députés européens français. Cette délégation se déplaçait dans le cadre d'une visite organisée par l'association «France-Palestine Solidarité». Ces derniers avaient annoncé auparavant qu'ils souhaitaient rencontrer Marouane Barghouti et l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, tous deux emprisonnés.
Il s'agit d'une décision souveraine d'Israël, nous la respectons. Est-ce à dire que nous l'approuvons ? Je ne le crois pas. Je ne le crois pas parce que, partout, nous souhaitons que les parlementaires français aient accès à l'ensemble des interlocuteurs qu'ils veulent rencontrer pour remplir leur mission d'information.
Nous y sommes attentifs en Israël, aussi bien que partout où les élus français se rendent.
Concernant plus spécifiquement la situation de Salah Hamouri, je tiens à redire ici que s'agissant d'un compatriote, il a pleinement droit, comme tous les Français emprisonnés à travers le monde, à la protection consulaire, conformément à la convention de Vienne. Nous avons signalé aux autorités israéliennes toute l'attention que nous portons à sa situation, et nous avons fait part de notre préoccupation face au recours extensif à la détention administrative.
Car, qu'en est-il de Salah Hamouri ? La conséquence de sa détention administrative, c'est que, arrêté le 23 août dernier, il ignore - son avocat également et nous de même - les charges qui sont retenues contre lui.
Nous continuons à demander le plein respect des droits de notre compatriote et à espérer sa libération rapide. Ces échanges se poursuivent. Soyez assuré, Monsieur le Député, que cela ne remet nullement en cause la qualité des liens qui unissent Israël et la France.
Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 20 novembre 2017