Point de presse de M. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, le 4 novembre 1993 et interview à France 2 le 5, sur l'enlèvement de trois agents consulaires français en Algérie, l'aide humanitaire en Yougoslavie et les difficultés des négociations du GATT.

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Média : France 2

Texte intégral

4 novembre 1993

Monsieur le Président, je voudrais vous remercier à mon tour de cette séance de travail très constructive. Chaque fois que je viens devant la Commission des affaires étrangères au Sénat, je suis toujours très heureux de pouvoir aborder au fond un certain nombre de grands dossiers de politique étrangère. Aujourd'hui, je le dis pour nos amis journalistes, nous avons d'abord parlé du budget du ministère des affaires étrangères puisqu'il va venir en débat devant la Haute assemblée. C'est un budget, j'ai eu l'occasion de le dire à l'Assemblée nationale, qui est en reconduction, comme l'on dit, par rapport aux moyens dont nous disposions en 1993, mais je crois qu'avec de l'imagination, une volonté de réforme, de rationalisation, de modernisation, il nous permettra d'atteindre nos objectifs.

Vous savez que j'ai engagé il y a déjà deux mois maintenant, une réforme en profondeur du ministère des Affaires étrangères, elle est en train de se mettre en place. De nouveaux responsables ont été nommés, de nouvelles décisions d'organisation ont été prises et je suis sûr que cela améliorera à la fois la motivation de nos agents et l'efficacité de nos services.

Nous avons ensuite abordé ce matin plusieurs sujets d'actualité. J'ai rendu compte en détail à la Commission des affaires étrangères du Sénat du déroulement du Conseil européen qui s'est tenu à Bruxelles vendredi dernier. Nous avons ensuite évoqué un certain nombre de questions relatives notamment à l'ex-Yougoslavie, et enfin, j'ai eu l'occasion de faire le point des derniers événements qui se sont déroulés en Algérie. À ce propos, j'ai pu informer la Commission du déroulement exact des événements. J'espère que cela permettra de couper court aux affabulations qui sont en train de circuler ici ou là. Dès que l'enlèvement de nos compatriotes a été connu, le dimanche 24 octobre; nous nous sommes immédiatement rapprochés des autorités algériennes pour les mettre face à leurs responsabilités, c'était à elles qu'il incombait de mener l'enquête et les recherches. Je l'ai fait en convoquant l'ambassadeur d'Algérie à Paris. Notre ambassadeur à Alger l'a fait en se tenant en étroite liaison avec les autorités algériennes. Tout au long de la semaine les recherches se sont poursuivies. Elles ont abouti le samedi 31 octobre à la libération par l'armée algérienne de M. Thévenot et de M. Fressier. Nous en avons été immédiatement informés. Pour des raisons évidentes liées au fait que Mme Thévenot n'était toujours pas libérée, nous avons, en accord avec le gouvernement algérien, tenu cette information secrète jusqu'à dimanche dans la matinée.

Nous avons en même temps pris la décision de rapatrier nos deux compatriotes qui sont arrivés à Villacoublay dimanche soir. Dans l'intervalle, nous avions appris que ses ravisseurs avaient relâchés Mme Thévenot dans la ville d'Alger. Notre ambassadeur l'a immédiatement récupérée et conduite à l'ambassade. Elle a été rapatriée à Paris dès le lendemain et elle a pu rejoindre son mari et sa famille. Voilà les faits, ils ne comportent donc aucune zone d'ombre.

Nous prenons bien sûr très au sérieux les menaces qui ont été formulées contre nos compatriotes. Nous avons pris la décision de rouvrir les établissements scolaires en Algérie à l'issue des vacances qui, là-bas comme ici, correspondent aux congés de la Toussaint, mais nous avons donné bien sûr des consignes de vigilance. Nous avons également renforcé les mesures de protection de notre ambassade et de notre service consulaire et nous réduirons les effectifs de ces services au cours des semaines qui viennent pour faciliter cette protection.

Voilà ce que j'ai eu l'occasion de dire ce matin ; je voudrais également rappeler quelle a été depuis plusieurs mois la position constante de la France vis-à-vis de l'Algérie.

Pour dire d'abord que nous avons bien sûr tout intérêt à ce que l'Algérie retrouve le plus vite possible la stabilité. Les liens qui nous unissent à ce pays, et qui sont à la fois historiques et d'actualité font que la stabilité de l'Algérie est, pour nous, un enjeu majeur de politique étrangère. Pour parvenir à cet objectif, nous nous soutenons bien sûr politiquement, économiquement, financièrement l'Algérie et son peuple.

J'ai eu l'occasion de dire que cette politique avait une double signification; d'abord, le refus de toute complaisance vis-à-vis des extrémistes, vis-à-vis de ceux qui utilisent la violence et le terrorisme, fût-ce pour défendre des idées religieuses. Et simultanément, cette deuxième partie du message me semble avoir été d'ailleurs assez systématiquement négligée mais elle est pour moi très importante : j'ai indiqué, dès le mois d'août, que le statu quo en Algérie n'est pas possible, qu'il fallait changer, évoluer, qu'il fallait notamment engager une réforme économique de fond qui permette de mettre un terme à la situation de sous-développement de ce grand pays, qui a des possibilités considérables. J'ai également indiqué qu'il fallait engager un dialogue politique pour sortir de l'état de blocage actuel. Je reconnais que c'est sans doute un conseil plus facile à donner qu'une mesure aisée à appliquer, mais c'est le message que la France adresse à son partenaire algérien, et je voulais le rappeler dans toutes ses composantes.

Voilà, si vous avez des questions maintenant, je suis prêt à y répondre.

Question : Il ne semble que dans l'audition que nous avons eue, il y a eu également quelque chose de très important, ce sont les informations sur la Yougoslavie, que vous aviez eues avant de venir à la Commission parce que, à la veille de l'hiver, ce pays est dans une situation dramatique.

Le ministre : Tout à fait. Vous savez que lors du Conseil européen qui s'est tenu à la fin de la semaine dernière, nous avons lancé ce que l'on appelle la politique extérieure et de sécurité commune de l'Union européenne, et parmi les actions communes qui ont été retenues, il y a une action qui concerne l'ex-Yougoslavie. Avec deux aspects: d'abord, un aspect politique. Nous sommes convenus de tout faire pour essayer de convaincre les trois parties concernées de se remettre autour de la table de négociation et de signer l'accord qui a failli être signé à la fin du mois de septembre ; dans cette voie politique, nous souhaitons également préparer une éventuelle grande conférence qui pourrait se tenir au début de l'année prochaine et qui globaliserait l'ensemble des problèmes. Cela, c'est pour la voie diplomatique et politique.

Le second aspect de l'action commune de la Communauté auquel la France tient beaucoup, je serais parfois tenté d'ailleurs de dire que parfois elle se sent un peu seule dans cette volonté, c'est l'aspect humanitaire. Je rencontrais hier notre ambassadeur, l'ambassadeur de France en Bosnie. Il passe une grande partie de son temps à Sarajevo, nous sommes d'ailleurs je crois le seul grand pays européen à avoir un ambassadeur sur place qui ne réside pas mais qui est présent très souvent. Notre ambassadeur me disait donc que la situation à l'approche de l'hiver est épouvantable. Tant en ce qui concerne l'alimentation, la fourniture de médicaments, que surtout les moyens de chauffage; et l'on sait que les hivers sont rudes, à Sarajevo. Il est donc absolument indispensable que l'Europe se mobilise pour faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire. Et ceci peut se faire de deux manières. D'abord, en essayant de maintenir le pont aérien sur Sarajevo, malgré le coût et les difficultés que cela représente; en second lieu, en essayant de rouvrir l'aéroport de Tuzla en Bosnie centrale ; et puis, et c'est un sujet sur lequel la France travaille en ce moment avec ses partenaires, en tentant la réouverture d'itinéraires routiers, soit par le Nord, à destination de la Bosnie centrale, soit par le Sud, entre l'Adriatique et Sarajevo de façon à permettre l'acheminement des convois de bois, de charbon, de pétrole pour permettre aux habitants de Sarajevo de se chauffer. Il faut que la Communauté européenne s'engage dans ce sens, ce qui implique de l'argent, des crédits, la remise en ordre de la route, et ce qui implique aussi, après accord des parties concernées, un certain nombre de mesures de protection de ces convois. Pourquoi, par exemple, la couverture aérienne qui est décidée, qui fonctionne, qui est assurée par l'OTAN, ne pourrait-elle pas garantir l'acheminement de ces convois humanitaires. C'est vraiment un appel pressant que la France lance à ses partenaires pour que dans les tous derniers jours, le petit nombre de jours qui nous séparent vraiment de l'arrivée de l'hiver à Sarajevo, nous puissions prendre les mesures nécessaires afin de soulager les douleurs de la population.

Question : Sur l'Algérie, avez-vous des informations complémentaires à nous donner aujourd'hui sur les ravisseurs des agents français enlevés ? 

Le ministre : Vous savez, ce n'est pas la France qui mène l'enquête. Ce que je peux vous dire, c'est que, d'après les informations qui nous ont été communiquées par les autorités algériennes, un certain nombre de ces ravisseurs ont été tués dans l'assaut qui a été livré par l'armée algérienne contre le lieu de détention de M.Thévenot et de M. Fressier. Et par ailleurs, les recherches se poursuivent pour retrouver les autres ravisseurs. Ce que nous savons c'est que, l'enlèvement a été revendiqué par le groupe islamique armé, qui est l'une des factions armées du FIS. On présente souvent le FIS comme un ensemble un peu monolithique, en réalité, il est très divisé, il est composé de nombreux clans, de nombreux groupuscules, ce qui, je l'imagine doit compliquer le déroulement de l'enquête.

Question : On lit dans la presse ce matin que Charles Pasqua a un plan de rétorsion vis-à-vis des islamistes vivant en France. Qu'en est-il exactement ? 

Le ministre : C'est le gouvernement qui, en toute hypothèse, prendrait ce genre de décisions. Ce qui est sûr et nous l'avons déjà fait, c'est que nous ne pouvons pas tolérer que la France devienne la base arrière du terrorisme international. Le ministère de l'intérieur, en accord avec le Premier ministre, a déjà pris, depuis le mois d'avril dernier, un certain nombre de mesures, et je pense surtout à l'interdiction de certains journaux ou libellés qui appellent à la violence, quand ce n'est pas au meurtre. Et donc, nous continuerons dans cette voie.

Question : Quel est l'état d'esprit des ressortissants français en Algérie ?

Le ministre : Je crois que nos compatriotes en Algérie ont réagi d'une manière qui force le respect. Car l'enlèvement de M. et Mme Thévenot et de M. Fressier s'est bien terminé, je suis le premier bien sûr à m'en réjouir de tout cœur, je tiens d'ailleurs à rendre hommage à nos services diplomatiques sur place, à notre ambassade qui a très bien fonctionné durant toute cette période, mais il ne faut pas oublier que nous avons eu il y a peu de temps – hélas, la mémoire évolue vite – deux compatriotes tués en Algérie, deux cadres d'entreprise qui ont été assassinés, M. Didion et M. Barthelet. Face à ces menaces qui continuent à s'accumuler, la communauté française a réagi avec sang-froid. Nous avons pris bien entendu toutes les mesures; nécessaires pour assurer la protection de nos fonctionnaires, de nos services diplomatiques et consulaires, et pour assurer l'information d'une population française qui est nombreuse, très dispersée, et donc difficile à protéger. Je le répète, c'est avec beaucoup de dignité et de sang-froid que nos compatriotes ont réagi.

 

Vendredi 5 novembre 1993
France 2

France 2 : Un commentaire sur l'affaire du foulard ?

A. Juppé : La loi n'interdit pas, en l'état actuel des choses, le port du voile mais elle autorise les conseils d'établissements à l'interdire s'il y a menace à l'ordre public ou désordre dans l'établissement. Ma conception personnelle de la laïcité c'est que le port d'un signe très ostentatoire comme un voile n'est pas conforme à la neutralité de l'école. Il faudra, par dialogue, arriver à trouver des solutions.

France 2 : Est-ce qu'il n'y a pas une part de provocation ?

A. Juppé : Cela, dans le contexte actuel de ce qui se passe de l'autre côté de la Méditerranée revêt une signification qui parfois peut friser la provocation.

France 2 : Vous allez prendre des mesures contre les extrémistes islamistes en France comme le souhaite le gouvernement algérien ?

A. Juppé : Personne ne peut admettre que la France se transforme en une sorte de base arrière du terrorisme, quel qu'il soit. Nous avons déjà, depuis le mois d'avril dernier, pris un certain nombre de mesures, interdit en particulier les journaux qui appellent au meurtre ou au terrorisme. Il faudra continuer. Il ne faut pas non plus déclencher un mouvement de panique ni d'un côté ni de l'autre de la Méditerranée. C'est la ligne que nous avons essayé de tenir malgré les événements qui se sont produits à Alger.

France 2 : Pourtant, en Algérie, vous avez quand même conseillé la plus grande prudence.

A. Juppé : Oui, parce qu'il faut prendre au sérieux les menaces qui nous ont été adressées. Si jamais demain, de nouveaux événements tragiques se produisaient, on nous reprocherait de ne pas avoir pris de précautions. Nous avons mieux protégé nos ambassades, nos établissements publics sans pour autant provoquer un exode. D'ailleurs, la communauté des Français en Algérie a réagi avec beaucoup de sang-froid et de sérénité. Il faut donc être prudent sans perdre son sang-froid et sans donner ce succès extraordinaire aux terroristes que serait le départ de tous les Français.

France 2 : Est-ce qu'il y a eu des négociations avec les terroristes ?

A. Juppé : Comment pourrais-je le savoir ?

France 2 : Avec le gouvernement français ?

A. Juppé : Certainement pas. Je ne comprends pas cette excitation sur cette prétendue zone d'ombre. On sait très bien dans quelles circonstances nos compatriotes ont été enlevés le dimanche 24 octobre. Dans l'instant qui a suivi, nous sommes immédiatement entrés en contact avec les autorités algériennes pour leur dire "c'est votre responsabilité de les retrouver, ça se passe chez vous". Je l'ai dit à l'ambassadeur d'Algérie à Paris et notre ambassadeur à Alger l'a dit aux autorités algériennes. À partir de ce moment, nous avons été en contact heure par heure avec les autorités algériennes qui ont fait leur travail.

France 2 : Pourquoi a-t-on appris 20 heures après leur libération ?

A. Juppé : Je suis stupéfait qu'on se pose cette question. Nous avons appris cette libération par l'armée algérienne dans l'après-midi de samedi. La libération de qui ? De M. Thévenot et de M. Fressier et pas de Mme Thévenot. Donc, il était évident, pour permettre la poursuite des recherches et pour ne pas mettre en danger la vie de Mme Thévenot, qu'il fallait garder le secret. C'est ce que nous avons convenu de faire avec les autorités algériennes. Une nuit s'est passée. Le dimanche matin, le groupe islamique armé qui revendiquait l'enlèvement a publié un communiqué annonçant qu'il allait libérer nos trois otages, ce qui était une manière de couper l'herbe sous le pied des autorités algériennes puisqu'on savait que deux d'entre eux étaient déjà libres. C'est à ce moment que nous avons rendu la nouvelle publique. Nous avons décidé de rapatrier M. Thévenot et M. Fressier et dans la fin de l'après-midi, j'ai appris que les ravisseurs avaient relâché Mme Thévenot dans Alger. Nous sommes allés la récupérer. Nous l'avons emmenée à l'ambassade, elle a passé la nuit à Alger et elle est rentrée à Paris le lendemain. Pour moi, il n'y a pas de zone d'ombre.

France 2 : Pourquoi avoir diffusé le message des ravisseurs après ?

A. Juppé : Ce n'est pas le gouvernement français qui l'a publié. Chacun a su tout de suite que les ravisseurs avaient adressé un message de menace et puis j'ai retrouvé ce message dans la presse qui l'a diffusé. J'ai toujours dit qu'il n'était pas question d'être complaisant vis-à-vis de ceux qui utilisent la violence et le terrorisme et qui véhiculent des idées anti-françaises. Mais j'ai dit aussi qu'il fallait que les choses évoluent en Algérie. Nous soutenons le peuple algérien et la stabilité de l'Algérie. Il faut que ça change, il faut qu'il y ait un dialogue démocratique.

France 2 : Sur le GATT, est-ce qu'il y a des progrès dans les négociations?

A. Juppé : Non. Je ne suis pas le seul à le dire. Nous allons effectivement étudier lundi ce rapport du commissaire BRITTAN. C'est déjà un grand progrès. Nous avons enfin un document qui peut servir de base à une discussion sérieuse. Or, que constate-t-on ? Sur les quatre sujets de préoccupation que nous avons, un commerce mondial juste, des diminutions de droit de douane équilibrés, un traitement de la culture spécifique, un certain nombre de négociations équilibrée sur des sujets sensibles comme le textile, l'aéronautique, l'acier, l'agriculture. Nous avons fait des propositions. Quelle est la réaction de nos partenaires ? Pas un centimètre de progrès ou de concession. On nous dit "il faut signer avant le 15 décembre", c'est-à-dire dans un mois. Dans le même temps, on refuse de négocier. Si les choses continuent ainsi et si on ne se met pas d'accord, on verra qui en porte la responsabilité. En tout cas, ce ne sera pas nous, ce ne sera pas l'Europe car l'Europe est prête à négocier. Je souhaite que la négociation s'engage.

France 2 : M. Brittan nous défend bien ?

A. Juppé : Dans le cadre des orientations que nous lui avons données, il nous défend. Il défend les orientations qui ont été fixées par le conseil des ministres à 12. Ce qui m'inquiète dans tout ça, et je vois le piège se monter, c'est que jusqu'au six, sept, huit, dix décembre, il ne se passe rien. Et que, in extremis, deux ou trois jours avant la date fatale, on nous amène un paquet tout ficelé avec une petite cerise dessus en nous disant "c'est à prendre ou à laisser".

Il faut que nous avertissions très clairement que nous n'entrerons pas dans ce piège et que nous voulons discuter et négocier tout de suite.

France 2 : Un Français est retenu en Arabie Saoudite depuis plusieurs mois. Que fait le gouvernement français pour lui ?

A. Juppé : C'est un litige commercial. Ce Français a participé à l'intervention d'une entreprise qui a fait des travaux chez une personnalité saoudienne. Ça s'est mal passé, il y a un litige commercial. On lui a retiré son passeport. Il est donc bloqué en Arabie Saoudite depuis le mois d'août, ce qui n'est pas acceptable. Nous avons multiplié les démarches auprès des autorités saoudiennes qui nous disent "c'est la justice". Je crois savoir qu'un montage est en cours pour fournir à la justice saoudienne les garanties nécessaires. J'espère que cela permettra à cet homme de rejoindre le plus tôt possible sa famille et son pays.