Interview de M. Gabriel Attal, secrétaire d'État, porte-parole du gouvernement, à Europe 1 le 25 septembre 2020, sur les nouvelles restrictions liées à la Covid et la mise en place de l'activité partielle de longue durée.

Intervenant(s) :

  • Gabriel Attal - Secrétaire d'État, porte-parole du gouvernement

Circonstance : Annonce par le Premier ministre de la fermeture temporaire des bars et des restaurants à Marseille en raison du taux de contamination liée à la Covid, le 24 septembre 2020

Prononcé le

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Texte intégral

SONIA MABROUK
Bonjour à vous et bienvenue Gabriel ATTAL.

GABRIEL ATTAL
Bonjour.

SONIA MABROUK
Après les annonces de restrictions liées à la Covid et l'explication hier du Premier ministre, est-ce que selon vous les Français ont compris ?

GABRIEL ATTAL
C'est pour ça que je suis là ce matin, c'est pour essayer de faire comprendre ce qu'on fait, pourquoi on le fait, et comment on le fait. Moi j'entends parfaitement qu'il y ait des doutes, qu'il y ait des inquiétudes, c'est normal, et d'ailleurs c'est la démocratie que de les exprimer, que ce soit des élus ou des Français, et c'est mon rôle d'y répondre, avec le ministre de la Santé évidemment.

SONIA MABROUK
Ecoutons, si vous le voulez bien, l'ex porte-parole du gouvernement, Sibeth NDIAYE, auditionnée au Parlement justement sur la gestion de la crise.

SIBETH NDIAYE
Je crois qu'on a souffert, au cours de cette crise, d'un défaut d'acculturation scientifique de la population française.

SONIA MABROUK
Les Français ne sont pas assez intelligents pour comprendre ce qui se passe depuis le début de cette crise, Gabriel ATTAL ?

GABRIEL ATTAL
Ce n'est évidemment pas ce que je dis.

SONIA MABROUK
Vous, mais l'ex-porte-parole du gouvernement…

GABRIEL ATTAL
Moi je pense que s'il y a une chose qu'on peut dire, c'est qu'à l'occasion de cette crise on a tous, et je dis "on", c'est aussi moi, peut-être vous, vu arriver dans le débat public ce qui s'appelle la controverse scientifique, ce qui a toujours existé, depuis des siècles qu'existe la science, il y a toujours eu des débats, et à l'occasion de la crise du coronavirus on a vu ça faire irruption dans le débat public, sur les plateaux télé, sur les radios, etc., ce qui peut parfois faire poser des questions, parce qu'on entend un scientifique dire quelque chose, un autre dire autre chose.

SONIA MABROUK
Mais, rassurez-nous, les Français ont, selon vous, la culture scientifique nécessaire pour vous comprendre ?

GABRIEL ATTAL
Evidemment.

SONIA MABROUK
Elle est un peu ironique ma question, mais la réponse est importante.

GABRIEL ATTAL
Evidemment, et, je vais vous dire, c'est la responsabilité des pouvoirs publics de faire en sorte que les Français comprennent tout ce qu'on dit.

SONIA MABROUK
On a besoin de comprendre ce matin. Hier le Premier ministre, Gabriel ATTAL, a affirmé que le risque de contamination est bien plus important dans les bars, les restaurants, que dans d'autres commerces. Sur quels chiffres, sur quelles données scientifiques, est-ce que vous vous basez ?

GABRIEL ATTAL
Il se base sur des données scientifiques qui montrent, désormais, puisque là aussi il y a eu des évolutions, et c'est aussi ça qu'il faut prendre en compte dans l'esprit des Français ; les Français ils entendaient il y a quelques mois les scientifiques et les membres du gouvernement leur expliquer que le masque était inutile pour le grand public, et aujourd'hui il devient obligatoire ; pourquoi il est devenu obligatoire ? Parce qu'on a des études scientifiques qui montrent que le virus peut se transmettre par aérosols, donc quand on ne porte pas de masque, on peut le transmettre. Il y a des lieux, aujourd'hui, où le masque n'est pas porté, en tout cas pas porté en permanence, c'est le cas des bars et des restaurants notamment, puisque, par principe, quand on mange, on ne porte pas son masque, et donc dans ces lieux-là il y a plus de risque de contamination, puisqu'il y a des moments où le masque n'est pas porté.

SONIA MABROUK
Mais pourquoi vous ne publiez pas ces statistiques-là ?

GABRIEL ATTAL
Je pense qu'il y a de la littérature scientifique qui est régulièrement publiée, peut-être que c'est un point sur lequel Olivier VERAN pourra revenir dans une de ses conférences de presse hebdomadaires, qui ont vocation à expliquer, à faire de la pédagogie, à expliquer pourquoi est-ce qu'on fait nos choix, mais je crois que ça se fonde sur des avis scientifiques qui ont été transmis, sur la question de l'aérosol, maintenant on commence à avoir un certain nombre d'avis.

SONIA MABROUK
Mais, vous vous sentez plus en sécurité dans un métro bondé à une heure de pointe, que dans une terrasse de brasserie à plus d'un mètre de votre convive ?

GABRIEL ATTAL
Evidemment l'objectif c'est que, d'abord que les métros ne soient pas bondés, je sais que c'est difficile pour ceux qui le prennent le matin…

SONIA MABROUK
Oui, ceux qui nous écoutent ce matin ils doivent dire "quel voeu pieux !"

GABRIEL ATTAL
J'en ai dans mes proches aussi, qui me le disent ; ensuite, dans le métro, on porte son masque, on fait attention à ne pas se toucher avec ses mains du mieux qu'on peut, on fait les gestes barrières, on se lave les mains, mais il n'y a pas de solution miracle contre ce virus, sinon on l'aurait trouvée, l'important c'est d'essayer de réduire les risques le plus possible.

SONIA MABROUK
Mais, Monsieur ATTAL, vous vous sentez plus en sécurité dans amphithéâtre plein à craquer d'une université que dans une salle de sport à plusieurs mètres d'une autre personne ?

GABRIEL ATTAL
Moi je me sens plus en sécurité quand je porte un masque et quand je respecte les gestes barrières, quand je ne peux pas le faire, pour diverses raisons, voilà. Ce n'est pas forcément évident, parfois c'est vrai qu'on peut se retrouver dans des situations où on se dit j'ai beau porter mon masque, j'ai beau respecter les gestes barrières, est-ce que je ne prends pas un risque, mais aujourd'hui c'est ça qui est la boussole finalement, c'est la capacité à les respecter, et il y a des lieux où on ne peut pas le faire.

SONIA MABROUK
Mais qui prend les décisions, ce sont des politiques ou des technocrates ?

GABRIEL ATTAL
Ceux qui prennent les décisions c'est les politiques, et on l'a vu, depuis le début de cette crise, que là aussi il y avait un débat, parfois les scientifiques ont appelé à des mesures, et puis j'ai entendu des Français, des journalistes, dire mais finalement "est-ce que c'est le politique qui décide ?" oui. Je vous donne un exemple. Au moment du déconfinement, il y a des scientifiques qui disaient qu'il ne fallait pas rouvrir les écoles, le président de la République a décidé, politiquement, en responsabilité, de rouvrir les écoles, parce qu'il considérait, et je pense qu'il avait raison, et d'ailleurs beaucoup de pays qui avaient fait le choix de laisser fermer les écoles l'ont regretté, il y a eu des débats très forts chez eux, on a entendu, en France, quand le président a pris cette décision, des responsables politiques dire "c'est dangereux, il ne faut pas le faire, etc.", on ne les a pas entendus quelques semaines plus tard parce qu'on a vu que ça s'était bien passé, et le président a pris cette décision politique, alors que les scientifiques n'allaient pas dans cette direction.

SONIA MABROUK
Mais, vous vous rendez compte, je reviens, et je le fais sur l'exemple du métro bondé, vous vous rendez compte, que ça peut quand même perturber le bon sens que l'on peut avoir, même si on manque parfois de culture scientifique ?

GABRIEL ATTAL
Evidemment que je le comprends, évidemment que je l'entends.

SONIA MABROUK
Parce que les gestes barrières et de distanciation dans un métro bondé, bonne chance !

GABRIEL ATTAL
Evidemment, et c'est pour ça qu'il y a le masque, et c'est pour ça que…

SONIA MABROUK
Et c'est pour ça que les restaurateurs, les patrons de bar, peuvent être les victimes, se sentent être les victimes collatérales de vos décisions.

GABRIEL ATTAL
Bien sûr. Vous savez, en plus, les restaurateurs, les patrons de bar, ne sont pas forcément responsables de ce qui se passe dans leur établissement, sur leur terrasse, mais c'est vrai que, quand on circule dans Paris, le soir, on voit qu'il y a des bars, parfois avec des terrasses, où il y a des gens qui boivent un verre, qui parfois sont assez regroupés, sans masque, parce que par définition quand on boit un verre c'est difficile de porter son masque, et oui on se dit que c'est possiblement un lieu de contamination.

SONIA MABROUK
Mais Monsieur le porte-parole du gouvernement, publiez les chiffres, si vous les publiez on pourrait y adhérer, on pourrait y adhérer, nous ne les avons pas. Vous me dites ce matin, oui, il y a des données scientifiques qui expliquent, qui étayent ce qu'a dit le Premier ministre hier, est-ce que vous allez les publier, est-ce que vous pouvez vous engager à les publier ?

GABRIEL ATTAL
D'abord, je le redis, les études scientifiques qui montrent qu'il y a un risque de transmission avéré du virus par aérosol elles sont publiques, le Conseil scientifique les a reprises, je pense que la Haute autorité de santé aussi, donc celles-là elles sont publiques, après, s'il y a des études spécifiques sur les bars, les restaurants, évidemment qu'il faut les publier, leur donner de la visibilité, et j'entends tout à fait l'appel que vous faites.

SONIA MABROUK
Est-ce que les mesures de restriction, Gabriel ATTAL, annoncées, ne sont pas aussi guidées par la peur de ce gouvernement, qu'on peut comprendre, légitime, de se retrouver devant la Cour de justice de la République ?

GABRIEL ATTAL
La seule chose qui fonde nos décisions c'est de protéger les Français.

SONIA MABROUK
Surprotéger peut-être, qui peut amener à cette peur que vous avez, et qui peut être légitime.

GABRIEL ATTAL
Je ne dirais pas ça. Je redis, depuis le déconfinement, c'est qu'on veut permettre aux Français de vivre avec le virus, parfois ça peut poser… je comprends que certains se posent des questions, en se disant "on en a marre de ce virus", eh bien oui, c'est sûr, mais il faut continuer à vivre, avec ce virus, en se protégeant du mieux possible. Pourquoi on prend cette décision qui est difficile, sur Marseille, qui est très difficile ? parce qu'on…

SONIA MABROUK
Elle est difficile ou elle est injuste ? Est-ce que les Marseillais ont tort d'être en colère ?

GABRIEL ATTAL
Mais, moi je comprends qu'on soit en colère contre le virus et la situation dans laquelle il nous met, évidemment.

SONIA MABROUK
Pas contre le virus, contre les décisions que vous prenez.

GABRIEL ATTAL
Je vais vous dire, c'est aussi peut-être pour ça que, il faut, à un moment, que les décisions les plus difficiles ce soit l'État qui les prenne, voilà, et moi je peux comprendre aussi que, pour des collectivités locales…

SONIA MABROUK
Donc vous assumez, comme l'a dit hier le Premier ministre ?

GABRIEL ATTAL
Mais, bien sûr. Moi je peux comprendre que pour des collectivités locales, pour des élus, c'est très difficile de prendre de telles décisions. C'est vrai que depuis le début de cette crise on a dit, les décisions se prennent au niveau local, par les préfets, en lien avec les collectivités locales, les élus locaux, et c'est ce qui s'est passé, c'est ce qui continue à se passer dans les départements en alerte renforcée…

SONIA MABROUK
Vraiment ? La concertation pour vous, quand même on a l'impression que c'est d'abord on annonce et puis on arbitre.

GABRIEL ATTAL
Non, mais j'en viens à ces mesures-là, sur les restaurants… non, ça n'a pas été le cas depuis le début de cette crise. Là, qu'est-ce qui s'est passé dans les annonces de mercredi ? On a pris une décision, qui est très difficile, qui est de fermer complètement les restaurants et les bars, à Marseille et en Guadeloupe, parce qu'il y a une situation qui est très dégradée, parce qu'il y a des chiffres qui sont graves, enfin il faut aussi entendre les soignants de l'AP-HM, j'en entendais, des hôpitaux de Marseille, sur des plateaux de télévision encore hier, encore ce matin…

SONIA MABROUK
On peut citer certains professeurs, on peut citer le professeur RAOULT qui affirme, qui accuse même, les hôpitaux de Marseille de lancer des messages alarmistes, nous on s'y perd, qui croire aujourd'hui, qui y croire ?

GABRIEL ATTAL
Moi je vais vous dire, moi je crois les scientifiques qui sont dans les hôpitaux de Marseille et les scientifiques du terrain. Hier soir j'étais sur une émission avec le Premier ministre, il y avait une infirmière en réanimation, des hôpitaux de Marseille, elle disait qu'elle voyait ses réanimations se remplir, qu'elle avait peur. Hier soir encore j'entendais une médecin des hôpitaux de Marseille sur un plateau de télévision, qui elle aussi disait que la situation était alarmante, voilà. Il y a des scientifiques, effectivement, qui prennent des positions aujourd'hui, c'est parfois ceux qu'on entendait, il y a quelques semaines, nous expliquer que le virus avait muté, qu'il était moins grave, et qu'il allait disparaître avec l'été, bon, ce n'est pas le cas, on les voit aujourd'hui.

SONIA MABROUK
Mais pour autant, est-ce que vous assumez aujourd'hui, c'est ainsi, de voir une partie de l'économie au bord du gouffre, d'en faire des victimes économiques aujourd'hui ?

GABRIEL ATTAL
Mais, ce qu'on a montré, depuis le début de cette crise, c'est que ce virus pouvait entraîner des grosses difficultés et des risques massifs pour l'économie, et notamment pour des entreprises, des artisans, des commerçants. Et qu'est-ce qu'on a fait depuis le début de cette crise ? On a toujours pris nos responsabilités. La France c'est un des pays qui a le plus protégé les emplois et les entreprises, on a débloqué 470 milliards d'euros au moment du confinement, on s'en souvient, avec le chômage partiel qui a accompagné jusqu'à 20 millions de salariés, avec le prêt garanti par l'État, avec le fonds de solidarité. Et qu'est-ce qu'on dit aujourd'hui ? On dit ces dispositifs, qui ont permis aux entreprises et aux emplois de tenir au moment de la première vague, évidemment qu'on les réactive aujourd'hui.

SONIA MABROUK
Monsieur ATTAL, certains ne vont pas tenir, vous allez tout simplement les accompagner au chômage, tout simplement.

GABRIEL ATTAL
Moi je ne suis pas défaitiste, moi je crois que la volonté politique elle peut changer les choses. Je crois que l'action politique elle peut changer les choses, sinon je ferai autre chose de ma vie, c'est ce que j'ai dit, je crois la semaine dernière…

SONIA MABROUK
Quand il n'y a plus d'activité, quand il n'y a plus de commandes, qu'est-ce que vous pouvez y changer, qu'est-ce que la volonté politique peut y changer ?

GABRIEL ATTAL
Vous voulez que je vous donne un exemple ? Dans le plan de relance on a mis en place un dispositif qu'on a appelé "le bouclier anti-chômage", l'activité partielle de longue durée. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'une entreprise qui a moins de commandes, donc a moins d'activité, sur le papier elle a moins besoin de salariés, et surtout elle a moins d'argent pour payer ses salariés. Donc, qu'est-ce qu'elle devrait faire naturellement ? Elle devrait les licencier. Et qu'est-ce qu'on fait ? On signe un accord avec elle. Et donc l'État compense, lui apporte de l'argent, pour compenser la perte d'activité, pour qu'elle puisse garder ses salariés, et en contrepartie ses salariés, qui travaillent moins, ils vont se former et acquérir de nouvelles compétences, voilà. Donc, c'est un exemple très concret de ce qu'on fait, c'est un dispositif du plan de relance, qui s'applique aujourd'hui pour les entreprises.

SONIA MABROUK
Encore une question sur l'aspect sanitaire, qui me paraît essentielle, Monsieur Gabriel ATTAL. Est-ce que depuis mars-avril, est-ce que depuis le pic de la crise, est-ce qu'il y a, en plus, des lits de réanimation et d'hospitalisation qui ont été ouverts dans nos hôpitaux ?

GABRIEL ATTAL
Oui, bien sûr. Déjà, ce qu'on a montré dans la première vague c'est qu'on était capable d'augmenter nos capacités de réanimation, de transformer des lits. On a montré qu'on était passé dans une capacité maximale de départ, à une capacité augmentée, et donc aujourd'hui, oui, on a non seulement la capacité d'ouvrir plus de lits, mais je vais vous dire…

SONIA MABROUK
Non, est-ce que vous les avez ouverts, oui ?

GABRIEL ATTAL
Mais, je vais vous dire, on souhaite le faire le plus tard possible. Pourquoi Sonia MABROUK ? Parce que quand vous ouvrez des lits de réanimation supplémentaires, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous déprogrammez des opérations chirurgicales qui étaient prévues. Et quand on dit ce mot, ça veut dire quoi ? ça veut dire qu'il y a des gens qui aujourd'hui doivent se faire opérer, pour un cancer, pour la pose d'une prothèse, eh bien qui vont devoir attendre avant de se faire opérer, et donc ça on souhaite le retarder le plus tard possible, c'est pour ça qu'on prend des mesures difficiles. Aujourd'hui, à Marseille, en Guadeloupe aussi, vous avez une quasi… enfin, vous avez un taux d'occupation des réanimations qui est très élevé, qui est de l'ordre de 50% je crois, à Marseille, avec les patients Covid, on ne veut pas arriver à une situation où les réanimations sont saturées, et c'est pour ça qu'on prend ces mesures difficiles, on espère qu'elles dureront le moins longtemps possible, et surtout on va accompagner.

SONIA MABROUK
Un sujet majeur pour conclure Gabriel ATTAL. Annonce hier, du Premier ministre, d'une augmentation de 8% du budget de la justice, c'est positif bien sûr, mais concrètement ce matin vous nous dites comment garantir que pour les citoyens qui nous écoutent c'est une garantie d'une meilleure exécution des peines et de la fin d'une impunité aussi ?

GABRIEL ATTAL
C'est pour ça qu'on prend cette mesure et qu'on augmente ce budget. On veut des juges pénaux de proximité, on veut créer des postes de magistrats, de greffiers, qui vont sur le terrain. Pourquoi ? pour que, quand quelqu'un commet un méfait, un délit, il soit non seulement identifié, mais il soit sanctionné rapidement, on veut en revenir à ce bon vieux "tu casses, tu répares", "tu salis, tu nettoies", et qu'il y ait des peines exécutées rapidement, parce que quand on tague un mur et que finalement on est identifié au bout de quelques semaines, qu'on est convoqué au bout de quelques mois, et qu'on finit avec un rappel à la loi au bout de quasiment un an, ça n'a pas de sens, je veux dire ce n'est pas une réparation par rapport à ce qui a été fait, et ce n'est même pas "éducatif" pour la personne qui a commis cet acte, et donc on veut être plus efficace dans l'exécution des peines, les Français nous attendent sur ce sujet-là.

SONIA MABROUK
Et on va suivre ça évidemment, c'est un sujet majeur, merci Gabriel ATTAL d'avoir répondu à mes questions, je vous souhaite une bonne journée, ainsi qu'à nos auditeurs.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 29 septembre 2020