Déclaration de M. Clément Beaune, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, en réponse à une question sur les restrictions de circulation à la frontière franco-allemande en raison de l'épidémie de Covid-19, au Sénat le 3 mars 2021.

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Circonstance : Question d'actualité au Sénat

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Texte intégral

Madame la Présidente,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Madame la Sénatrice,


Vous l'avez rappelé, dimanche, l'Allemagne a annoncé le classement du département de la Moselle en zone à risque, au titre de la circulation des variants. Nous l'avons dit, c'est une décision que nous regrettons, comme vous, parce qu'elle ne tient pas compte des nécessités, des exigences d'un bassin de vie, sur le plan scolaire, sur le plan du travail, sur le plan de la vie quotidienne.

Nous avons, néanmoins, tout au long de la semaine, et nous poursuivons cet effort, mené une étroite coordination à tous les niveaux : les élus locaux, les exécutifs départementaux et régionaux, le gouvernement et le Président de la République lui-même avec la Chancelière Merkel. Nous avons mené cette concertation avec l'Allemagne pour éviter les conséquences les plus dures de ce classement. Je rappelle qu'automatiquement ce classement a abouti avec les voisins autrichien et tchèque de l'Allemagne à une fermeture complète des frontières. C'est une situation que nous avons voulu éviter à l'égard de la Moselle, compte tenu de la réalité que vous rappeliez, notamment pour les seize mille travailleurs qui quotidiennement ont besoin de franchir la frontière pour exercer leur activité professionnelle. Nous avons pu contenir l'impact de ce classement, en permettant que des tests antigéniques, et non PCR, soient obligatoires, non pas toutes les 24 heures, comme c'était prévu, mais toutes les 48 heures.

Nous sommes aussi en train de déployer plus de tests, avec les autorités de Sarre en particulier, du côté français comme du côté allemand, et nous avons aussi fait en sorte, je crois que c'est à la fois symbolique et nécessaire sur le plan pratique, que les contrôles ne soient pas effectués systématiquement et sur les points de passage aux frontières, pour éviter des ralentissements supplémentaires.

Je reconnais que la situation n'est pas encore satisfaisante et cette concertation doit se poursuivre. Je serai demain, et je poursuivrai la concertation avec vous-même, comme je l'ai fait ce week-end, tout au long, à mesure des informations que nous obtenions, je serai demain en Moselle pour poursuivre ce travail, et continuerai avec vous, avec les autorités allemandes, à essayer de prendre en compte, au mieux, la situation pratique, pour les enfants, pour leurs parents, pour les travailleurs frontaliers. Nous les avons bien en tête, à coeur, et nous continuerons ce travail. Je vous remercie.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 5 mars 2021