Interview de M. Marc Fesneau, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne, à Radio J le 25 mars 2021, sur l'élection présidentielle de 2022, l'état d'urgence sanitaire et la stratégie vaccinale.

Intervenant(s) :

  • Marc Fesneau - Ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne

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Texte intégral

CHRISTOPHE BARBIER
Marc FESNEAU, bonjour.

MARC FESNEAU
Bonjour.

CHRISTOPHE BARBIER
Merci d'être là. Vous êtes ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Relations avec le Parlement et de la participation citoyenne. Un citoyen qui veut participer, c'est Xavier BERTRAND. Il est candidat, c'est officiel, à la présidentielle et il le dit dans Le Point. En quoi un homme comme vous, en quoi une formation comme le MoDem se sent incapable de travailler avec Xavier BERTRAND ?

MARC FESNEAU
Il y a beaucoup de responsables publics avec lesquels on pourrait travailler. Simplement à la vérité, un certain nombre d'entre eux - et malheureusement d'une certaine façon Xavier BERTRAND y participe - sont rentrés dans une logique d'opposition frontale quand le pays aurait plutôt besoin de rassemblement. Je prends acte comme tout le monde du fait qu'il se lance dans la présidentielle. J'ai du mal à comprendre la chronologie pour tout vous dire. A un moment où on est plutôt les uns et les autres, j'imagine Xavier BERTRAND aussi, préoccupés par la pandémie, je vois bien le jeu qui vise à cranter au sein des Républicains - encore qu'il n'en fasse plus partie - mais au sein des Républicains des candidatures pour la présidentielle dont je rappelle quand même qu'elle n'aura lieu qu'au printemps 2022. Nous sommes au printemps 2021, nous avons une crise épidémique. Et après, pour répondre un peu plus au fond à votre question, moi je pense qu'on aura besoin de rassemblement comme ceux qu'a voulu créer le président de la République en 2017, qui permettront d'affronter les défis de cette crise et les défis des effets de cette crise dans le moyen et long terme. Et donc cette frontalité qu'on essaie de construire entre les uns et les autres pour des destins qui sont des destins personnels me paraît assez dangereuse.

CHRISTOPHE BARBIER
Et pourtant, en entrant en campagne très à droite sur les thèmes du régalien, il vise peut-être un point faible du macronisme.

MARC FESNEAU
Je ne crois pas. Il y a un certain nombre de textes - on en reparlera peut-être - qui sont sur la table. C'est un point faible depuis des années. On n'a pas forcément assez ouvert les yeux et, dans ce quinquennat, on aura œuvré pour faire en sorte que les uns et les autres ouvrent les yeux et qu'on trouve des dispositions législatives. La loi séparatisme, la loi sur la sécurité globale et un certain nombre d'autres dispositions, le projet de loi justice qui viendra ensuite porté par le garde des Sceaux. Tout ça vient conforter les éléments visant à assurer mieux la sécurité des Français. J'ajoute un dernier point, et Monsieur BERTRAND d'une certaine façon en est comptable, qu'est-ce qu'on paye aussi ? C'est la politique de réduction drastique des effectifs de police et de gendarmerie sur lequel on est revenu totalement, et ce qui fait que Gérald DARMANIN dans beaucoup de commissariats, dans beaucoup de gendarmerie, peut être dans la situation d'annoncer une augmentation des effectifs. Ça, c'est un élément concret de la sécurité. Ce n'est pas les grandes paroles et les grands mots et, au fond, les positions un peu de matamores qu'on a parfois sur ces sujets-là. La question c'est d'avoir des moyens sur le terrain qui permettent d'assurer la sécurité des Français et c'est bien ce qu'on fait.

CHRISTOPHE BARBIER
Côté épidémie, la situation s'aggrave en Ile-de-France notamment. Alors des questions simples : est-ce qu'il faut laisser les écoles ouvertes ?

MARC FESNEAU
Le choix qu'on a fait depuis le début, c'est de laisser les écoles ouvertes autant que faire se peut le plus longtemps possible. Pourquoi ? Parce qu'on a fait un choix qui était différent de choix européens. Il y a des écoliers, des lycéens et des collégiens italiens qui n'ont pas revu l'école quasiment depuis le mois de mars dernier, c'est-à-dire que c'est quasiment une année sans scolarité et ça va avoir des effets sur le moyen et le long terme qui vont être terribles. On a fait le choix dès le début de...

CHRISTOPHE BARBIER
Et on peut tenir encore.

MARC FESNEAU
Et on peut tenir encore. Il y a un certain nombre de dispositifs qui sont prévus, qui sont portés par le ministre de l'Éducation nationale et qui visent à faire en sorte que dès qu'il y a un cas, on isole. Qu'il y a une batterie de tests qui montent en puissance et qui sont mis à disposition des parents. Alors on a parfois des parents qui ne souhaitent pas que leurs enfants soient testés, donc ça c'est une difficulté et il faut faire de la pédagogie, et puis des protocoles sanitaires. Il faut saluer au passage d'ailleurs les personnels éducatifs, le corps enseignant et puis saluer aussi les collectivités locales qui font en sorte de mettre en œuvre le mieux possible ces contingences sanitaires pour faire en sorte qu'on maintienne les écoles ouvertes. C'est un sujet. On ne peut pas dire qu'on ne veut pas sacrifier la jeunesse et poser par postulat l'idée qu'on va fermer le milieu scolaire. Donc on essaye à toute force, avec les règles sanitaires qui sont les nôtres, de faire en sorte que les écoles restent ouvertes.

CHRISTOPHE BARBIER
Il y a un autre outil possible que suggère Valérie PECRESSE, c'est d'avancer les vacances de Pâques en Ile-de-France pour libérer un peu les écoles et freiner le virus avec 15 jours d'avance.

MARC FESNEAU
Moi j'ai pris acte avec intérêt de la proposition de Valérie PECRESSE. Il ne m'appartient pas à moi de trancher sur cette question mais ça fait partie des outils que certains avaient évoqués, y compris d'ailleurs avant les vacances du mois de février. Je ne sais pas si vous vous en souvenez.

CHRISTOPHE BARBIER
Tout à fait.

MARC FESNEAU
Dès lors qu'on essaie de mettre au débat des questions, et ça fait partie du dialogue qu'on doit avoir avec les responsables publics, y compris quand ils ne sont pas - on en parlait au tout début de notre entretien – qu'ils ne sont pas de notre courant politique, qu'on puisse discuter de ça et qu'on essaie de le regarder. A date ça n'est pas le choix qui est fait mais, en tout cas, je note, je vois bien que c'est une piste qu'elle essaie d'évoquer et qu'il faut regarder en tout cas.

CHRISTOPHE BARBIER
Autre outil possible pour soulager les hôpitaux, imposer les transferts de malades aux familles qui sont trop réticentes.

MARC FESNEAU
Oui. Alors on a un sujet qui n'avait pas été un sujet au printemps dernier pour une raison simple - il faut s'en souvenir - c'est parce que l'an dernier, il n'y avait pas de possibilité de rendre visite aux malades. Et que désormais, parce qu'on a tiré expérience et on a vu la solitude dans laquelle pouvaient se trouver les malades et ceux qui voulaient les accompagner, malheureusement parfois jusqu'à la fin de leur vie, et donc on a fait le choix d'ouvrir un peu plus la capacité à voir des malades. Et donc les familles, du coup, sont beaucoup plus réticentes à accepter les transferts. Moi je lance quand même un appel parce que c'est une question aussi de ne pas avoir à surcharger les services de réanimation, les services d'urgence que d'accepter de faire un transfert. Je sais le sacrifice que ça peut représenter, je le comprends parfaitement. Mais en même temps, c'est une question - sans donner la leçon à personne - je pense que c'est une question de responsabilité collective que d'essayer de faire en sorte de désengorger les urgences là où elles sont engorgées vers des territoires où il y a moins de cas de Covid, parce que ça permet par ailleurs de mieux traiter et de mieux prendre en charge ceux qui viendront ensuite. Et donc, voilà, il faut qu'on essaie les uns et les autres de comprendre cela, même si ça peut parfois provoquer des déchirements.

CHRISTOPHE BARBIER
Le combat principal, c'est la vaccination.

MARC FESNEAU
Oui.

CHRISTOPHE BARBIER
Est-ce qu'il ne faut pas vacciner tous les ministres ? On a besoin d'un gouvernement debout pour diriger un pays.

MARC FESNEAU
Oui. Alors on a fait le choix que j'assume et que je partage qui était de dire : on se vaccine quand on est ministre dans l'ordre qui est prévu en fonction de la classe d'âge.

CHRISTOPHE BARBIER
Oui, mais vous devez décider, vous devez aller au contact des gens. Vous êtes à risque.

MARC FESNEAU
On est en contact des gens, on est à risque mais au fond il y a aussi... Je vais vous dire, il y a aussi beaucoup de gens qui sont à risque. Les personnels soignants sont à risque. Alors désormais, ils ont la vaccination qui est ouverte. Et puis des gens qui sont en contact permanent de nos concitoyens sont à risque. Le Premier ministre s'est fait vacciner pour montrer et pour relancer à partir des inquiétudes...

CHRISTOPHE BARBIER
La confiance dans AstraZeneca.

MARC FESNEAU
La confiance autour de l'AstraZeneca. Moi je pense qu'il faut tenir cette ligne parce qu'au fond je me dis - à chaque fois je pense personnellement - je me dis : et si je prenais le vaccin de quelqu'un qui en avait plus besoin que moi ? Et donc je pense que c'est avec cette attitude-là que les gens peuvent comprendre. Et c'est vrai qu'il y a une part de risque, et je pense évidemment aux deux collègues qui sont touchées en ce moment, Roselyne BACHELOT et Elisabeth BORNE. Elisabeth BORNE est désormais sortie d'hospitalisation.

CHRISTOPHE BARBIER
Pourquoi l'Union européenne tarde-t-elle tant à saisir les doses d'AstraZeneca produites sur le territoire européen et destinées à l'exportation ?

MARC FESNEAU
Le président de la République a beaucoup œuvré pour... Quel est le sujet ? Au fond, AstraZeneca produit en Angleterre et produit sur le territoire européen. Il était convenu qu'il y avait des capacités d'exportations réciproques. Les Anglais ne jouent pas le jeu, on va dire les choses comme elles sont, c'est-à-dire qu'ils ont fait le choix de garder toutes les doses, contrairement d'ailleurs aux contrats signés par AstraZeneca, qui était une capacité d'exportation vers des pays tiers, si je peux dire. A ce stade, les productions d'AstraZeneca en Europe sont mises sous séquestre, si je peux dire, dans l'attente du règlement avec les Anglais, et des échanges pour qu'on puisse accéder à AstraZeneca. On ne peut pas avoir un Premier ministre britannique qui bénéficierait sur son territoire de l'exportation de d'Astra Zeneca, fabriqués en Europe, et dans le sens inverse de ne pas pouvoir avoir des vaccins qui sont fabriqués en Grande-Bretagne. C'est une question de solidarité. Quand bien même on ne fasse pas partie de l'Union européenne, c'est quand même des bonnes pratiques entre voisins, me semble-t-il, et le président de la République a réaffirmé très fermement, parce que cela nuit au fond à l'esprit collectif et il est parfait que le Premier ministre britannique puisse "chez moi, on vaccine plus", mais évidemment, si c'est en retenant les doses des autres, évidemment il y a un problème.

CHRISTOPHE BARBIER
Oui. Vous êtes chargé des relations avec le Parlement, est-ce qu'il est nécessaire de prolonger l'état d'urgence, là il est prévu jusqu'au mois de juin, alors qu'on aura beaucoup de vaccinés ?

MARC FESNEAU
Oui, enfin vous connaissez les étiages, d'ailleurs je voudrais rappeler qu'on se tient absolument à ce qu'avait dit le Premier ministre au mois de décembre quand il avait déployé leur stratégie vaccinale, il avait donné des étapes en termes de millions de gens vaccinés, on y est au fond à chaque étape...

CHRISTOPHE BARBIER
Dans la douleur, mais on y est.

MARC FESNEAU
On y est.

CHRISTOPHE BARBIER
Donc on sort de l'état d'urgence !

MARC FESNEAU
Non, parce qu'au mois de juin nous n'aurons pas vacciné la totalité des Français, c'est bien d'ailleurs ce qu'on dit depuis le début, et donc il restera la nécessité de disposer sans doute de moyens qui permettront temps même de réguler s'il y a besoin de réguler. Ceci étant, le Parlement avait le choix de pouvoir reprocéder à un débat, donc ça passe par un texte, et le Parlement se saisira de la question et verra dans quelles conditions il faudra où il faudrait prolonger l'état d'urgence, ou la sortie de l'état d'urgence.

CHRISTOPHE BARBIER
Jusqu'à la fin de l'été, sans doute.

MARC FESNEAU
On verra, jusqu'au moment où au fond l'immunité collective sera acquise.

CHRISTOPHE BARBIER
Quand vous voyez les résultats des législatives en Israël, quasiment illisibles, vous ne vous dites pas, vous le centriste, que la proportionnelle si chère au MoDem ça ne marche pas ?

MARC FESNEAU
Alors, pardonnez-moi de vous dire, vous connaissez comme moi le système israélien de proportionnelle, c'est une proportionnelle absolument intégrale, c'est-à-dire que le premier pour-cent génère...

CHRISTOPHE BARBIER
Les seuils sont très très bas.

MARC FESNEAU
Les seuils sont très très bas, et ce n'est pas du tout le système qui est proposé en France, et effectivement là on est dans difficultés de coalition avec une multitude et un émiettement partisan qui fait que les majorités sont parfois très difficiles à trouver. Ce n'est pas du tout le sujet sur la proportionnelle. La proportionnelle en France d'abord elle n'existe pas du tout. Nous sommes le seul pays européen qui n'a pas une part ou une totalité de proportionnelle. Deux, je pense que c'est un moyen, dans le pays dans lequel nous vivons, au-delà de la représentation de courants politiques qui ne sont pas représentés, d'apaiser le débat démocratique, de créer des capacités sur tel ou tel sujet à se rassembler. Et donc je pense que c'est un sujet qui est devant nous.

CHRISTOPHE BARBIER
La mairie de Strasbourg doit-elle annuler sa subvention de plus de 2 millions d'euros destinés à une future mosquée portée par une association turque Millî Görüs ?

MARC FESNEAU
Eh bien cette association turque, elle pose un peu le problème suivant : c'est qu'elle a refusé de signer la charte de la laïcité qui vise quand même à rappeler que la loi de la République s'impose sur toute autre loi...

CHRISTOPHE BARBIER
Enfin, la mairie a le droit quand même de subventionner l'association.

MARC FESNEAU
Oui, parce qu'on est en Alsace, en Alsace-Moselle, il y a un régime du concordat qui leur permet de le faire. Mais, quand vous êtes responsable public, que c'est avec de l'argent public, ce n'est pas des petites sommes, c'est 2,5 millions d'euros, et que vous acceptez de subventionner la construction d'un lieu de culte, et ils ont le droit de le faire, c'est vrai, mais d'un lieu de culte auprès d'une association qui refuse de s'inscrire dans les lois de la République, il y a un problème. Et au fond d'ailleurs la loi sur le séparatisme qui est en cours de navette et qui est actuellement au Sénat, elle permet d'éviter qu'on subventionne des lieux de culte, portés par des associations qui se mettent en marge des lois de la République. Et donc la mairie de Strasbourg devrait quand même regarder à 2 fois, on ne peut pas à la fois dire : il faut conditionner les aides sur tel et tel sujet, et ne pas se poser des questions de conditionnement des aides quand on est sur des sujets comme ceux-là. Et il n'y a aucun motif à subventionner des structures qui se mettent en dehors des lois de la République. Elle a refusé de signer cette charte qui, sur un certain nombre de... rappelle simplement des principes simples, l'égalité entre les hommes et les femmes etc., etc. Donc...

CHRISTOPHE BARBIER
Est-ce que le Sénat de droite n'est pas en train de durcir la loi dite séparatiste, la loi sur les principes républicains, en visant l'islam ?

MARC FESNEAU
Il faudra voir comment ça sort définitivement du Sénat. Moi je trouve qu'on a trouvé un équilibre à l'Assemblée nationale, et du texte initial qui n'était pas la question, qui était plutôt dans la loi de 1905, qui rappelle les grands principes de séparation des églises et de l'État, et de ne pas viser les uns plus que les autres. Je pense que sinon on tombe dans une forme de piège qui n'est pas utile, et donc il suffit de dire, au fond la loi de 1905 elle a suffisamment vécu puisqu'elle a plus de 100 ans d'existence pour montrer son efficacité. Il y avait besoin d'ajustements, en fonction d'éléments nouveaux, mais là la loi de 1905 n'était pas une loi anti religieux, c'était une loi qui visait une religion en particulier, la religion catholique étant à l'époque plutôt dominante, et donc ça n'est pas la peine de rentrer dans une querelle qui soit une querelle face à une religion. C'est globalement, il faut respecter un certain nombre de principes dans la République.

CHRISTOPHE BARBIER
Souhaitez-vous que les élections régionales aient lieu comme prévu les 13 et 20 juin ?

MARC FESNEAU
Moi, il me semble que le mieux est qu'elles aient lieu dans ces horizons-là. Après, il y a un rapport qui va être rendu par le Comité scientifique dimanche, comme vous l'avez noté et qui donnera à la fois la capacité à tenir les élections et la capacité à faire campagne. Parce que les élections ce n'est pas simplement le jour du vote, les élections aussi c'est la capacité à pouvoir faire campagne, à rencontrer les électeurs, parce que le débat démocratique, il doit avoir lieu avant, et on voit bien les difficultés qu'on a devant nous. Alors, on verra ce que dit le Comité scientifique. Le mieux c'est juin, disons-le, mais il faut qu'on regarde dans quelles conditions sanitaires il faut le faire et qu'est-ce que dira le Comité scientifique sur ces questions. Parce qu'on ne va pas tronquer le débat démocratique. Ce n'est pas... on ne vote pas pour le seul plaisir de voter, on vote parce qu'on veut un débat démocratique. Il faut qu'il y ait ce débat.

CHRISTOPHE BARBIER
Et ce débat démocratique, il pourrait amener le vice-président du MoDem que vous êtes, à travailler avec la droite dans certaines régions, sans la droite dans d'autres régions, avec LREM ou sans LREM ?

MARC FESNEAU
L'horizon que nous nous sommes fixés, nous avons eu un Conseil national et François BAYROU l'a rappelé très clairement, c'est la volonté que nous avons, un, de travailler dans le cadre de l'alliance qui a été construite avec la République En Marche et avec un certain nombre d'autres formations, d'abord. Et deux, ça n'empêche pas qu'on puisse travailler avec les uns ou avec les autres, mais il nous semble que le socle de base c'est le socle que nous avons construit autour de la majorité présidentielle. Nous, nous avons une capacité parfois à faire des jonctions, je ne dis pas le contraire, mais il faut de la lisibilité dans cette affaire, et la lisibilité c'est de dire que nous travaillons ensemble dans le cadre de la majorité présidentielle, à construire des projets régionaux. Après, qu'on trouve des partenaires pour élargir ce spectre, avec nous, pourquoi pas.

CHRISTOPHE BARBIER
Et vous confirmez que vous serez bien candidat dans le Centre.

MARC FESNEAU
Je ne confirme rien du tout, parce que d'abord comme je viens de le dire, il y a un rapport du Comité scientifique, vous me permettrez de, le jour où la question se poserait, d'aller l'annoncer plutôt dans ma région, et on verra à ce moment-là.

CHRISTOPHE BARBIER
Merci beaucoup.

MARC FESNEAU
Merci à vous.

CHRISTOPHE BARBIER
Bonne journée Marc FESNEAU.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 26 mars 2021