Interview de M. Gabriel Attal, secrétaire d'État, porte-parole du gouvernement, à BFM TV le 1er avril 2021, sur l'annonce par le président de la République du renforcement des mesures de freinage du Covid-19.

Texte intégral

JEAN-JACQUES BOURDIN
Gabriel ATTAL, bonjour.

GABRIEL ATTAL
Bonjour.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Merci d'être avec nous, porte-parole du Gouvernement. Nous allons revenir sur toutes les mesures annoncées hier par le président de la République. Déclaration au Parlement du Premier ministre, 9 heures à l'Assemblée nationale et 15 heures au Sénat. Vote devant les deux chambres, la responsabilité du gouvernement ne sera pas engagée. Vote sur quoi ? Sur des décisions déjà prises et annoncées ?

GABRIEL ATTAL
Oui. C'est important que les parlementaires, les groupes politiques puissent se positionner. C'est d'ailleurs une demande qu'ils ont formulée régulièrement à l'occasion de cette crise épidémique qui dure depuis un an. Il y a déjà un certain nombre de débats qui ont été organisés avec votre au Parlement.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Se positionner sans rien changer puisque les décisions sont prises.

GABRIEL ATTAL
Mais vous savez, pour construire les décisions, pour prendre nos décisions évidemment qu'on consulte les formations politiques et les parlementaires. Il y a ce qu'on appelle un comité de liaison parlementaire qui est animé par le Premier ministre avec les présidents des groupes parlementaires, qui participe avec lui. Il se réunit très régulièrement, il s'est encore réuni ces dernières semaines. Et évidemment que ce que nous disent les présidents des groupes parlementaires sert à nourrir notre décision politique. Et puis après, il faut un débat public devant la représentation nationale et que chacun puisse se positionner.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Bien. Les présidents de groupe, les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat ont été consultés avant les décisions prises par Emmanuel MACRON ?

GABRIEL ATTAL
Il y a eu je crois une dizaine de jours une réunion.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Une dizaine de jours.

GABRIEL ATTAL
Oui, mais en échange avec eux très régulièrement via ce Comité de liaison. Et ils ont déjà eu l'occasion, ça fait plusieurs semaines que la situation épidémique, on le sait, s'est tendue, on a eu l'occasion d'échanger avec eux dans ce contexte-là, d'entendre ce qu'ils avaient à dire, et des concertations qui ont lieu aussi au niveau local régulièrement avec les représentants de l'État, et à un moment il faut prendre des décisions, et c'est à l'exécutif qu'il revient de prendre des décisions.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Bon, décisions prises hier, Olivier VERAN évoque un pic épidémique dans 7 à 10 jours, décision prise hier. Je vais commencer avec les écoles, les collèges et les lycées, c'est important pour tout le monde évidemment. Semaine du 5 avril vous m'arrêtez si je dis des bêtises, semaine du 5 avril, la semaine prochaine cours à la maison, écoles, collèges, lycées. Semaine suivante, lundi 12 avril, vacances de printemps pour tous, lundi 26 avril rentrée pour tous, physiquement pour les maternelles et primaires, à distance pour les collégiens et lycéens. Lundi 3 mai cours pour les collégiens et lycéens avec jauge adaptée. Voilà le programme.

GABRIEL ATTAL
C'est ce qui a été annoncé hier.

JEAN-JACQUES BOURDIN
C'est bien ça.

GABRIEL ATTAL
Absolument.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Et pour les étudiants rien ne change, une journée de cours par semaine. Bien. Comment les parents vont-ils s'organiser ? Parce que ça c'est important. D'abord, il n'y aura pas de centre de loisirs.

GABRIEL ATTAL
Non, il n'y aura pas de périscolaire et d'activités périscolaires comme on les connaît. Comment les parents vont s'organiser ? Ça va être difficile pour eux, et on en a parfaitement conscience, d'ailleurs on a vu ces dernières semaines qu'il y a des classes qui ont progressivement fermé parce qu'il y avait des cas positifs qui étaient détectés et que pour les parents c'est toujours compliqué de s'organiser. On sait aussi qu'en cette période il y a une zone qui avait ses vacances prévues à cette date-là, c'est la zone A je crois, qu'un tiers des familles et des enfants, et puis d'autres zones qui avaient des vacances prévues à d'autres moments. Donc ça nécessite de l'organisation.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Certains devront annuler leurs vacances.

GABRIEL ATTAL
Evidemment, on en est parfaitement conscient. Mais c'est un effort qu'il nous faut faire en ce moment, voilà, qui est un moment charnière dans la lutte contre l'épidémie, qui nécessite des efforts.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Alors, précisions, recours à l'activité partielle ou arrêt de travail, dispositif en place depuis le 1er septembre. Est-il reconduit ?

GABRIEL ATTAL
Oui bien sûr. C'est un dispositif mis en place depuis le 1er septembre et ces dernières semaines, quand des classes ont dû fermer et que des parents ont dû rester à la maison pour garder leurs enfants, évidemment que ce dispositif fonctionnait et il va être reconduit.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Chômage partiel qui ne peut bénéficier qu'à un seul des deux parents.

GABRIEL ATTAL
Absolument.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Je le rappelle, pour les indépendants et les professions libérales…

GABRIEL ATTAL
C'est des indemnités.

JEAN-JACQUES BOURDIN
… arrêt de travail, donc indemnités journalières, c'est bien cela ?

GABRIEL ATTAL
C'est ça. Et pour les fonctionnaires, l'autorisation spéciale d'absence.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Bien. Chômage partiel, 72% du salaire net à partir du 1er mai. Est-ce que ça va être, les 84% vont être reconduits ?

GABRIEL ATTAL
Ecoutez, on s'est toujours adapté en fonction de la situation épidémique. Il y a des décisions qui avaient été prises effectivement des adaptations, ça n'était pas dans le contexte où on doit prendre des décisions nouvelles, où plus de personnes vont devoir avoir recours à l'activité partielle, au chômage partiel. Je n'ai pas d'annonce à faire aujourd'hui sur de nouvelles adaptations qui seront faites. Ce que je vais dire c'est qu'on a toujours été pragmatique, on a toujours pris les décisions pour ne pas pénaliser des familles et des Français…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Je dis ça, Gabriel ATTAL, parce que tout le monde a entendu le 15 mai, la date du 15 mai hier soir dans la bouche du président de la République.

GABRIEL ATTAL
Bien sûr.

JEAN-JACQUES BOURDIN
C'est pour cela. Chômage partiel 72% du salaire net à partir du 1er mai, il va falloir aller au moins qu'au 15 mai.

GABRIEL ATTAL
Ce qui est important en tout cas, c'est que dans les prochaines semaines et dans le courant du mois d'avril, c'est vrai qu'il y a probablement beaucoup plus de Français qui seront en chômage partiel, que ce soit des Français qui travaillent dans des commerces, qui doivent être fermés administrativement, que ce soit à des parents qui doivent garder leurs enfants et rester chez eux, et qu'évidemment là c'est le chômage partiel tel qu'on la connu jusqu'à maintenant qui s'adaptera, c'est-à-dire à 84% du salaire.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Chômage partiel étendu aux assistantes maternelles ?

GABRIEL ATTAL
Oui bien sûr. A tous ceux…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Aux femmes de ménage ?

GABRIEL ATTAL
A tous ceux qui ne peuvent pas travailler, qui sont empêchés de travailler.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Bon. Et est-ce que les assistantes maternelles pourront continuer à garder les enfants à domicile ?

GABRIEL ATTAL
Alors, il me semble que oui. Je vous avoue que je réserve ma réponse sur ce point, le Premier ministre va s'exprimer tout à l'heure. Je crois que ça avait été le cas dans le confinement du printemps 2020 et donc il me semble que oui.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Et est-ce que le Grand oral du bac aura lieu en juin ?

GABRIEL ATTAL
Oui bien sûr. Le calendrier du bac a déjà été adapté, vous savez qu'il devait y avoir des épreuves qui devaient se dérouler au mois de mars, elles ont été remplacées par du contrôle continu, qu'il reste ce qu'on appelle les épreuves terminales, donc la philosophie, le Grand oral, et le calendrier reste évidemment maintenu.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Regardons les déplacements maintenant. Règle en vigueur dans les 19 départements vigilance renforcée, étendue à toute la France métropolitaine. C'est bien cela ?

GABRIEL ATTAL
Oui.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Cela veut dire quoi ? Cela veut dire fermeture de certains commerces, attestation pour se déplacer au-delà de 10 km et couvre-feu à 19h00. Evidemment, on est bien d'accord.

GABRIEL ATTAL
Ce sont les règles qui s'appliquaient dans 19 départements, ça concernait à peu près 35% des Français qui maintenant vont concerner l'ensemble des Français.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Les déplacements interrégionaux possible ce week-end.

GABRIEL ATTAL
Oui.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Week-end de Pâques, on peut partir dans toute la France métropolitaine…

GABRIEL ATTAL
Oui, mais pour des personne qui sachant que pendant les prochaines semaines leur enfant ne sera pas accueilli à l'école, qui souhaiteraient pouvoir changer de lieu de résidence pour ces semaines-là, évidemment c'est possible.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Et ensuite ?

GABRIEL ATTAL
L'important c'est toujours de respecter les gestes barrières, les mesures barrières…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Et à partir de mardi ?

GABRIEL ATTAL
Et à partir de mardi il y aura les contrôles qui s'appliquent. Voilà.

JEAN-JACQUES BOURDIN
C'est-à-dire qu'on ne pourra plus se déplacer de région à région.

GABRIEL ATTAL
La tolérance est donnée pour ce week-end.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Terminé.

GABRIEL ATTAL
La tolérance est donnée pour ce week-end. Après il y a quelques motifs impérieux, motifs dérogatoires qui permettent de se déplacer notamment pour une activité professionnelle, notamment évidemment quand vous avez une situation familiale difficile, avec une personne qui est malade, qui est hospitalisée, évidemment que les déplacements restent possibles dans ce cadre. Mais l'objectif, je le rappelle, c'est bien de limiter au maximum les déplacements. Effectivement de ne pas se déplacer au-delà des 10 km autour de chez soi, ce qui permet quand même de contenir un certain nombre de déplacements, parce qu'il faut limiter les interactions sociales, parce qu'on sait que c'est à ces occasions là que le virus se transmet et que c'est très important que chacune chacun d'entre nous on réduise nos interactions et cette bulle sociale finalement.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Pas d'attestation pour sortir de chez soi, on est bien d'accord.

GABRIEL ATTAL
Dans la limite des 10 km.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Dans la limite des 10 km, Gabriel ATTAL. Tous les rassemblements, parce qu'avec ce temps, ce beau temps, des rassemblements il y en aura, il y en a eu ces derniers week-ends ces derniers jours, il y en aura ce week-end, il y en aura les jours suivants, systématiquement ces rassemblements de plus de 10 personnes ou 20 personnes en plein air, seront verbalisés.

GABRIEL ATTAL
Oui, vous savez que…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Systématiquement.

GABRIEL ATTAL
L'interdiction de se réunir à plus de 6 en extérieur est en vigueur depuis plusieurs mois maintenant. Elle se posait sans doute moins parce que la météo n'était pas celle qu'on connaît aujourd'hui, et donc évidemment les scènes qu'on a vues ces derniers jours avec des grands rassemblements festifs, elles sont inacceptables et elles sont irresponsables. Maintenant moi je vais vous dire, ces scènes, elles ne résument pas l'activité de l'immense majorité des Français. Les Français ils sont responsables, c'est pour ça d'ailleurs on a adapté nos règles par rapport à ce qui se passait il y a un an, qu'on donne la possibilité de sortir, de prendre l'air, de se promener sans limitation de durée pendant la journée, dès lors qu'on respecte les règles et les consignes qui permettent de limiter le risque de contaminer ou d'être contaminé.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Les offices religieux maintenus ce week-end de Pâques.

GABRIEL ATTAL
Oui.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Pour les fidèles.

GABRIEL ATTAL
Bien sûr.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Ouverts, toutes les églises seront ouvertes aux fidèles.

GABRIEL ATTAL
Oui, bien sûr, avec des jauges que vous connaissez qui ont été construites avec les représentants des cultes.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Avant de revenir sur la date du 15 mai, est-ce qu'on est arrivé vraiment à saturation dans les hôpitaux, aujourd'hui ?

GABRIEL ATTAL
On déploie encore des lits de réanimation dans les hôpitaux, ce qui est certain c'est que la situation est très tendue. On pousse les murs aujourd'hui pour accueillir des malades, car il y a beaucoup de malades qui sont hospitalisés chaque jour, qui entrent en réanimation chaque jour, on est au-dessus des 5 000 patients Covid en réanimation au-dessus des 7 000 patients en réanimation toutes pathologies confondues. Voilà. On sait qu'on a une capacité à déployer des lits de réanimation supplémentaires…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Jusqu'à 10 000, a dit le président de la République.

GABRIEL ATTAL
Jusqu'à 10 000, comme l'a dit le président hier, mais qu'évidemment ça se fait au prix de reprogrammation d'actes qui devaient avoir lieu, et donc est quelque chose qu'on fait progressivement, mais on a encore cette capacité à monter, mais la situation est tendue.

JEAN-JACQUES BOURDIN
10 000, c'est un chiffre qui revient sans cesse, qui est revenu il y a un an, qui est revenu le 28 octobre lorsque le président de la République a pris la parole, toujours le même chiffre, 10 000 10 000 c'est notre capacité en réanimation.

GABRIEL ATTAL
Oui, je crois que c'est un peu plus de 10 000, 10 400, mais voilà, on connaît la réalité dans notre pays, on sait qu'un anesthésiste, un réanimateur, malheureusement ne se forme pas ou même heureusement, en un an, mais que ça prend plusieurs années, et donc l'enjeu c'est évidemment celui des ressources humaines, c'est pour ça qu'Olivier VERAN mobilise très fortement les soignants qui sont déjà très mobilisés, mais pour qu'il y ait des soignants supplémentaires qui puissent venir intervenir à l'hôpital, en mobilisant la réserve sanitaire, en mobilisant des étudiants en santé, pour venir prêter main forte aux soignants qui se battent à l'hôpital depuis maintenant un an.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Gabriel ATTAL, réouverture donc, début de réouverture au mois de mai, la mi-mai, vous aviez parlé de la mi-avril, je ne vais revenir là-dessus, vous étiez un peu rapide dans votre estimation. Un mois plus tard donc réouverture dès la mi-mai de certains lieux de culture, certains lieux de culture, lesquels par exemple ?

GABRIEL ATTAL
On verra, c'est-à-dire le président ne l'a pas dit hier …

JEAN-JACQUES BOURDIN
Certains lieux de culture, il a une idée quand même.

GABRIEL ATTAL
Oui, on va…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Certains, c'est vague.

GABRIEL ATTAL
On va l'anticiper Jean-Jacques BOURDIN, par exemple on l'a toujours dit, c'est le Premier ministre qui l'avait dit donc je ne fais pas d'annonce ici, que a probablement que les musées feraient partie des premiers lieux de culture à pouvoir rouvrir. Voilà, peut-être qu'il y en aura d'autres. Je vais vous dire, notre…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Les terrasses aussi, terrasses de quoi ?

GABRIEL ATTAL
De certaines terrasses, comme a dit le président.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Terrasses de quoi ?

GABRIEL ATTAL
On va préparer cet agenda de réouverture…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Terrasses, ça veut dire terrasses de cafés, de restaurants ?

GABRIEL ATTAL
On va préparer cet agenda de réouverture. On a tous envie de retrouver nos terrasses, on a tous envie de pouvoir se retrouver avec des amis autour d'un repas, la saison peut se prêter à ça à l'extérieur. Aujourd'hui, malheureusement, ce n'est pas possible, et il faut, encore une fois, limiter au maximum nos contacts, mais ça s'anticipe et ça se prépare. Et on a le déploiement de la vaccination, qui est un formidable espoir pour diminuer la circulation…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Je vais revenir sur la vaccination.

GABRIEL ATTAL
Pour faire diminuer la circulation du virus, et donc ça, plus la météo qui est plus favorable avec la saison du printemps qui arrive, oui, tout à fait, on travaille aujourd'hui sur, comme l'a dit le président, à un agenda de réouverture qui pourrait démarrer dès la mi-mai.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Dès la mi-mai, avec donc certains lieux de culture et des terrasses, alors évidemment, tout le monde a compris, terrasses de cafés, de restaurants, nous verrons, nous verrons, mais il y a ce calendrier donc, qui est annoncé pour la culture, pour le sport, pour le loisir, pour l'événementiel, pour les cafés, pour les restaurants. Il y aura des festivals cet été alors ?

GABRIEL ATTAL
Oui, d'ailleurs Roselyne BACHELOT avait déjà annoncé qu'il y aurait des festivals qui se tiendraient cet été, avec un protocole sanitaire qui avait été défini, donné, je crois que c'était, il me semble…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Mais aussi des parcs d'attractions ouverts ?

GABRIEL ATTAL
Cinq mille personnes, moins de 5000 personnes, assis, en extérieur, évidemment en fonction de la circulation du virus on adaptera ça, et notre souhait, évidemment, c'est que les Français puissent passer un été…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Vacances normales ?

GABRIEL ATTAL
J'ai envie de dire le plus normal possible, peut-être que le virus sera encore dans nos esprits, peut-être qu'il sera encore un peu dans nos vies, mais ce qui est certain, Jean-Jacques BOURDIN, c'est qu'on aura fait un progrès majeur grâce à la vaccination, parce que la vaccination accélère, parce qu'on sera à au moins 10 millions de personnes vaccinées à la mi-avril, on a annoncé 20 millions à la mi-mai, 30 millions à la mi-juin, tous les Français qui le souhaitent se seront vus proposer un vaccin d'ici à la fin de l'été, et c'est ça la lumière au bout du tunnel, la lumière au bout du tunnel c'est que la vaccination se déploie, qu'elle a déjà un impact sur l'épidémie, et qu'elle en aura un de plus en plus important à mesure qu'on vaccinera les Français.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Donc j'aurai mon certificat de vaccination, on est bien d'accord, cet été, et ce sera en quelque sorte un pass sanitaire ?

GABRIEL ATTAL
Ce qu'on a toujours dit c'est qu'on travaillait sur cette question du pass sanitaire, au niveau européen pour ce qui est des déplacements…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Oui, à partir du 15 juin.

GABRIEL ATTAL
Pour ce qui est des déplacements à l'étranger, les pays qui vont demander d'attester qu'on a été vacciné, ou qu'on a un test négatif, par exemple récent, pour pouvoir se rendre dans leur pays, et on travaille à des protocoles sanitaires pour l'accès à certains lieux.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Vous travaillez à des protocoles sanitaires pour l'accès à certains lieux, en France métropolitaine ?

GABRIEL ATTAL
En France, bien sûr.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Il y aura donc des protocoles sanitaires pour l'accès à certains lieux ?

GABRIEL ATTAL
Oui, protocoles sanitaires c'est notamment des jauges…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Ça veut dire le vaccin ou un test négatif dans les dernières 72 heures.

GABRIEL ATTAL
C'est notamment des jauges, des règles de distance, pour garantir qu'on limite la circulation du virus, après, est-ce qu'il y aura plus que ça ? Encore une fois, on anticipe, on fait en sorte de prendre et de travailler à des meilleures décisions…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Mais si une majeure partie de la population est vaccinée, autant le mettre en place, non ?

GABRIEL ATTAL
Non, mais j'entends parfaitement ce que vous dites. A la mi-mai, le président l'a dit, notre souhait c'est de pouvoir commencer à rouvrir un certain nombre de lieux, on aura beaucoup vacciné…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Sous conditions.

GABRIEL ATTAL
On aura beaucoup vacciné à la mi-mai, c'est-à-dire 20 millions de personnes, c'est l'objectif, mais ça ne sera pas tous les Français, et donc il faut tenir compte de ça aussi.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Alors, est-ce que des lieux ouvriront sous conditions ?

GABRIEL ATTAL
Sous conditions ?

JEAN-JACQUES BOURDIN
Sous certaines conditions sanitaires ?

GABRIEL ATTAL
Ce que je vous dis c'est que c'est ce qu'on est en train de travailler, ce que je vous dis Jean-Jacques BOURDIN c'est que, il serait assez compliqué de dire à la mi-mai on rouvre certains lieux et ne peuvent y entrer que ceux qui ont été vaccinés, alors même que, probablement que beaucoup des Français qui auront voulu se faire vacciner à ce moment-là n'auront pas pu le faire, parce qu'ils n'auront pas été dans les publics cibles pour être vaccinés, mais il y a d'autres moyens d'attester que vous êtes protégé, le fait d'avoir fait un test récemment, etc., sur ce point-là rien n'a été acté, mais on y travaille avec chaque ministère concerné.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Avant de parler des vaccins, quelques mots sur les autotests, ces fameux autotests, quand pourrons-nous en acheter, et seront-ils vendus dans les grandes surfaces ?

GABRIEL ATTAL
Alors, sur ce point, il y a une stratégie sur les autotests, qui sera annoncée par le ministre de la Santé dans les prochains jours, qui va préciser un certain nombre de choses. D'abord…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Prochains jours, pas aujourd'hui ?

GABRIEL ATTAL
D'abord, quels autotests sont les plus efficaces et les plus fiables, c'est ça qu'il est important de dire, il y a plusieurs marques qui se sont lancées là-dedans, c'est important qu'on puisse, nous, gouvernement, autorités sanitaires, être clairs…

JEAN-JACQUES BOURDIN
En Allemagne ils sont déjà en vente !

GABRIEL ATTAL
Oui, en Allemagne, moi je veux le dire, certes il y a des autotests qui sont en vente dans les supermarchés, il n'y a pas l'accès aux tests sans frais, sans limite, qu'il y a à tous les coins de rue quasiment aujourd'hui en France, des Allemands qui sont venus en France récemment l'ont d'ailleurs noté, des journalistes ont dit, Étaten France, voilà, vous avez ces petits chapiteaux, vous pouvez faire un test antigénique en pharmacie, gratuitement", c'est plutôt une exception française sur cette politique-là. Mais, sur les autotests, quels sont les autotests qui sont fiables, qui sont efficaces, dans quel cadre est-ce qu'on les conseille, est-ce qu'on les indique, comment est-ce qu'on fait le lien avec les tests PCR si jamais on est positif sur un autotest, parce que c'est important qu'une personne qui serait positive, ça puisse être renseigné dans les bases de données qu'on a, pour faire le suivi des cas contact, et puis éventuellement des publics prioritaires auprès desquels on pourrait les déployer, je pense notamment, on l'a abordé rapidement tout à l'heure, aux étudiants. On maintient, parce que c'est très important pour l'aspect psychologique chez les étudiants, la possibilité de revenir une journée par semaine dans les universités, voilà, on peut imaginer que des autotests soient mis à disposition.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Donc en priorité, les autotests, priorité donnée aux étudiants.

GABRIEL ATTAL
On va regarder effectivement pour des publics prioritaires et ça peut en faire partie.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Et ils seront vendus dans les grandes surfaces ou pas, parce qu'il y a un lobby pharmaceutique est très fort là-dessus ?

GABRIEL ATTAL
Sur ce point je crois qu'il y a encore des travaux qui sont en cours, puisque vous savez que les autotests sont considérés comme un dispositif médical, qu'il me semble que la loi, aujourd'hui, ne permet pas la vente de dispositifs médicaux en supermarchés, mais je vais vous dire, évidemment que notre souhait, c'est dès lors qu'il y a un outil qui est utile et qui est efficace, il soit accessible au plus grand nombre, Jean-Jacques BOURDIN. C'est pour ça qu'on a développé les tests massivement, on fait aujourd'hui, je crois, 3 millions de tests par semaine, c'est colossal, et notre souhait c'est évidemment que tous ceux qui ont envie de se faire tester puissent se faire tester, y compris avec des nouveaux outils.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Alors, la vaccination 330.000 vaccinations en 24 heures, ces dernières 24 heures, 8,5 millions doses, ça représente…

GABRIEL ATTAL
Non.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Premières doses ; 12,7% de la population française, et on est à 2,8 millions deux doses. Le 15 avril, vous avez donné les chiffres, 10 millions de personnes vaccinées, peut-être un peu plus même, le 10 avril. Bon, je ne vais revenir sur cette vaccination, si, je vais y revenir avec les moins de 18 ans, parce que pour préparer la rentrée prochaine, pourquoi, alors que PFIZER annonce que son vaccin est efficace sur les jeunes, pourquoi ne pas vacciner avant l'été, permettre la vaccination avant l'été, des moins de 18 ans ?

GABRIEL ATTAL
Je vais vous dire, sur ce sujet-là, savoir quels publics sont indiqués pour la vaccination, pour quel public est indiqué tel vaccin, c'est un choix, on s'en remet aux autorités sanitaires, aux scientifiques, ce n'est pas un choix politique, l'important c'est qu'il y ait une efficacité…

JEAN-JACQUES BOURDIN
C'est un choix politique pour préparer la rentrée.

GABRIEL ATTAL
Evidemment, le choix politique c'est de prendre toujours les mesures, les décisions qui nous permettent de lutter contre la circulation du virus et de protéger les Français, et à partir de là, s'agissant de la vaccination, vous avez des autorités sanitaires qui nous éclairent. S'agissant de la vaccination des jeunes, des enfants, je crois qu'il y a des études cliniques qui viennent de démarrer, notamment aux États-Unis, qu'il n'y a pas du tout de consensus scientifique sur ce sujet-là aujourd'hui, mais évidemment qu'on va continuer à suivre ces travaux-là et qu'on prendra toujours les décisions nécessaires.

JEAN-JACQUES BOURDIN
La production française de vaccins commence la semaine prochaine, enfin production, oui, il s'agit de quoi, de remplir, de conditionner, des doses…

GABRIEL ATTAL
Le flaconnage.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Le flaconnage, quatre sites. Les premiers vaccins produits en France seront injectés quand ?

GABRIEL ATTAL
Alors, injectés, je ne sais pas, mais en tout cas, vous l'avez dit…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Très vite.

GABRIEL ATTAL
On a mobilisé des usines pour qu'elles puissent adapter leurs lignes de production pour produire les vaccins de concurrents, et ça je trouve que c'est un très beau message aussi sur la solidarité…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Nous n'en avons pas. On est bien obligé de faire comme ça.

GABRIEL ATTAL
Oui, mais je vais vous dire, c'est un travail qu'on a anticipé depuis juin dernier. Des entreprises qu'on a qu'on a financées en juin 2020 pour qu'elles puissent adapter leurs lignes de production parce qu'on a anticipé cette question-là du problème de production. Evidemment qu'on manque aujourd'hui de capacité de production de vaccins en Europe. C'est ce sur quoi travaille Thierry BRETON pour les développer et vous savez qu'il a dit que, dans le courant de cette année, l'Europe deviendrait le premier continent producteur de vaccins. On travaille beaucoup sur ces questions-là. L'objectif c'est toujours de recevoir le plus de doses possible, parce que ce qui bride aujourd'hui notre campagne de vaccination en France comme partout dans le monde, c'est le nombre de doses. Et donc il faut plus de doses, il faut en produire plus et c'est ce sur quoi on travaille.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Discussions avec Angela MERKEL et Vladimir POUTINE, j'ai vu. Pourquoi ? Sur quel sujet ? Sur les vaccins, sur le Spoutnik ?

GABRIEL ATTAL
Il y a des discussions diplomatiques.

JEAN-JACQUES BOURDIN
C'est Emmanuel MACRON qui a engagé des discussions on ne sait pas trop sur quel sujet ?

GABRIEL ATTAL
Discussions diplomatiques sur l'ensemble des sujets.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Pas particulièrement sur le Spoutnik.

GABRIEL ATTAL
Je n'ai pas d'informations particulières sur ce sujet.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Bon. Les élections régionales et départementales de juin seront-elles reportées ?

GABRIEL ATTAL
Alors vous vous souvenez qu'on avait mis en place une méthode après un consensus avec les formations politiques : le report des élections de mars à juin et un avis du Conseil scientifique avant le 1er avril pour nous éclairer sur les conditions d'organisation de ces élections.

JEAN-JACQUES BOURDIN
On l'a.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Le report a été fait en juin, on a l'avis du Conseil scientifique qui dit quoi ? Qui dit que les élections peuvent se tenir sous des conditions sanitaires qui sont des conditions d'organisation assez importantes et qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui en méthode. Le Premier ministre a écrit à l'ensemble des formations politiques, des associations d'élus pour leur transmettre le rapport et pour recueillir leur avis, leur position sur la base de ce rapport. On l'attend. A partir de là, une décision sera rendue par le gouvernement – je pense la semaine prochaine - sera annoncé à la lumière de ce que nous aurons dit les formations politiques.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Vous êtes favorable à un report ou au maintien des élections. Franchement.

GABRIEL ATTAL
Moi je vais vous dire franchement, moi je suis favorable à ce que notre démocratie puisse continuer à vivre le plus normalement possible.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Donc au maintien.

GABRIEL ATTAL
Evidemment. Moi si on peut les maintenir, évidemment que j'y suis favorable. Maintenant les conditions qui ont été fixées par le Conseil scientifique sont importantes, et donc la question c'est est-ce qu'elles sont tenables pour organiser la campagne et les élections.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Oui, sauf que si nous sommes sur une terrasse à partir du 15 mai, nous pourrons être dans un bureau de vote au mois de juin, Gabriel ATTAL.

GABRIEL ATTAL
J'entends tout à fait cet argument. Il y a dans les propositions le fait d'organiser le vote à l'extérieur, d'avoir des créneaux réservés pour certaines personnes pour qu'elles puissent voter, le fait que les personnes qui seront assesseurs - on sait qu'on a besoin d'assesseurs pour organiser les élections – devront, il me semble, avoir été vaccinés. Je crois que c'est ce qui est proposé dans le rapport. Voilà, il y a un certain nombre de conditions. La question, c'est est-ce qu'avec les formations politiques, les associations d'élus, on considère qu'elles sont tenables pour organiser ce scrutin, et à partir de là on prendra la décision.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Je change de sujet. L'association islamiste et nationaliste turque Millî Görüs sera-t-elle dissoute ?

GABRIEL ATTAL
Ce qu'a annoncé Gérald DARMANIN, c'est qu'elle ne participerait pas, je crois, aux assises de l'islam.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Trois associations, fédérations refusent de signer la charte des principes de l'islam de France, doivent-elles être dissoutes ?

GABRIEL ATTAL
Je vais vous dire…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Oui, dites-moi.

GABRIEL ATTAL
Déjà aujourd'hui, elles doivent être considérées comme des associations et regardées comme des associations qui refusent de reconnaître que les lois de la République sont supérieures à la foi et que l'égalité entre les femmes et les hommes est un préalable dans la République à un certain nombre de règles.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Alors que font-elles ?

GABRIEL ATTAL
Ce qui justifie, je le précise puisqu'on parle de cette association, le fait que le ministre de l'Intérieur s'est ému qu'une grande collectivité locale - la ville de Strasbourg - annonce une subvention de plusieurs millions d'euros à l'association, alors même que l'on est aujourd'hui dans cette situation et dans ce refus de signer la charte.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Donc si elle ne se plie pas aux règles de la République, doivent-elles être dissoutes ?

GABRIEL ATTAL
Jean-Jacques BOURDIN, moi ce que je considère c'est qu'une association qui va à l'encontre des valeurs de la République, qui se bat contre ces valeurs de la République, contre l'égalité entre les femmes et les hommes, contre la dignité humaine, évidemment qu'elle n'a pas vocation à organiser des activités et à exister dans la République.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Donc dissolution.

GABRIEL ATTAL
Mais je n'annonce pas…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Si on ne se plie pas aux règles de la République, dissolution non ?

GABRIEL ATTAL
Evidemment, c'est le sens de nos mesures de dire que si on ne se plie pas aux valeurs de la République et si on refuse de s'intégrer dans la République, on n'a pas vocation à fonctionner comme des associations qui, elles, se plient aux valeurs de la République.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Et si l'UNEF continue à organiser des réunions non mixtes, est-ce que le gouvernement cessera ses subventions ?

GABRIEL ATTAL
Ecoutez, sur ce point-là tout peut toujours être regardé. Moi je vais vous dire, je continue à espérer, peut-être en vain, un ressaisissement. Voilà. L'UNEF, c'est un syndicat étudiant, il y a aussi une démocratie interne, entre guillemets, avec des élections. Si une ligne républicaine qui s'oppose à ce type d'organisation de réunions racisées - je déteste ce terme - non-mixtes etc pouvait l'emporter et changer cette ligne-là, ça serait quand même le mieux. C'est, moi, une conception que je ne comprends pas. Et moi ce que je ne comprends pas, c'est que l'UNEF donne le sentiment depuis maintenant un certain temps finalement d'avoir mis en arrière-plan le combat pour la défense des étudiants, pour les intérêts des étudiants. On les entend davantage parler de ces sujets-là que de la condition des étudiants, et moi c'est ça qui me chagrine beaucoup en ce moment.

JEAN-JACQUES BOURDIN
J'ai une dernière question Gabriel ATTAL. Deux cents enfants et une centaine de femmes sont détenus en Syrie dans les camps gérés par les Kurdes. Seront-ils rapatriés ?

GABRIEL ATTAL
Il y a des opérations qui ont lieu au cas par cas. Ce qu'on a toujours dit, c'est notamment pour les orphelins qu'on organisait des opérations de rapatriement. Plusieurs ont eu lieu. Ce que je vous dis, c'est qu'on fait au cas par cas. On regarde la situation.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Est-ce l'honneur de la France que de laisser des enfants dans des conditions déplorables, des enfants français dans des conditions déplorables dans des camps détenus par les Kurdes ?

GABRIEL ATTAL
L'honneur de la France…

JEAN-JACQUES BOURDIN
Est-ce l'honneur de la France, Gabriel ATTAL ?

GABRIEL ATTAL
L'honneur de la France, Jean-Jacques BOURDIN, c'est de défendre ses citoyens partout et en toutes circonstances, et de prendre toujours les décisions qui garantissent la protection des citoyens, que ce soit à l'étranger ou sur notre sol. Et donc quand on fait le choix de rapatrier des personnes d'un théâtre de guerre, évidemment c'est un choix qui se fait au cas par cas mais avec toujours comme boussole la dignité humaine et l'intérêt des enfants.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Merci Gabriel ATTAL d'être venu nous voir ce matin, porte-parole du Gouvernement. Le gouvernement, on va l'entendre sur BFM TV dans un instant par la bouche du Premier ministre qui sera devant l'Assemblée nationale.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 2 avril 2021