Conseil des ministres du 22 décembre 2021. Relèvement du salaire minimum de croissance.

Texte intégral

La ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion a présenté un décret portant relèvement du salaire minimum de croissance.

En France, le pouvoir d’achat des travailleurs au salaire minimum de croissance (SMIC) est protégé par un dispositif de revalorisation automatique inscrit dans la loi d’une année sur l’autre, qui assure que le SMIC progresse au moins aussi vite que l’inflation.
Selon les résultats définitifs de l’indice des prix à la consommation au mois de novembre publiés par l’institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), l’inflation hors tabac entre novembre 2020 et novembre 2021 pour les ménages du premier quintile, soit les 20% des ménages ayant les revenus les plus modestes, s’établit à 3,1%.

Après avoir augmenté de 0,99% en janvier 2021, puis de 2,2% en octobre 2021, le SMIC augmentera à nouveau de 0,9% au 1er janvier 2022, soit une hausse de 3,1% sur un an. Le SMIC horaire brut passera ainsi de 10,48 euros à 10,57 euros quand le SMIC mensuel brut, pour une personne à temps plein, passera de 1589,47 euros à 1 603 euros (1 269 euros net par mois). Sur un an, cela représente une hausse de plus de 48 euros brut par mois (plus de 38 euros net par mois), soit la hausse la plus importante depuis 2012.

Malgré une crise sans précédent, la politique menée par le Gouvernement a permis d’éviter toute baisse du pouvoir d’achat des ménages et du salaire moyen en 2020 et 2021. Cette protection du pouvoir d’achat provient en particulier des mesures de soutien d’urgence, comme l’activité partielle qui a indemnisé à 100% le salaire net des salariés au SMIC et proches du SMIC.

Cette politique s’ajoute à toutes les mesures qui ont été prises avant la crise et qui ont nettement amélioré le pouvoir d’achat des salariés aux revenus modestes. Ainsi, un célibataire travaillant au SMIC gagne 170 euros par mois de plus grâce à la revalorisation de la prime d’activité, la baisse de cotisations salariales, la suppression des charges en faveur des heures supplémentaires ou encore la suppression de la taxe d’habitation.
La ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion mène par ailleurs un travail avec les partenaires sociaux et les branches professionnelles sur l’attractivité des métiers et les conditions de travail des salariés de certains secteurs, en particulier sur la fixation de minimas salariaux au-delà du SMIC.