Conseil des ministres du 2 novembre 2022. Loi de finances rectificative pour 2022.

Texte intégral

Le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et le ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, ont présenté un projet de loi de finances rectificative pour 2022.

Ce second budget rectificatif marque une amélioration du déficit public pour 2022, qui s'établit à 4,9 % du produit intérieur brut (PIB), contre 6,5 % en 2021 et 5 % dans le dernier budget rectificatif pour 2022. Le solde budgétaire de l'Etat s'améliore de 4,6 Md€ par rapport au dernier budget rectificatif, sous l'effet d'une réévaluation des recettes, plus dynamique que la progression des dépenses. La dette publique atteindrait 111,5 % du PIB en 2022, inchangée par rapport à la précédente prévision. La prévision de croissance est maintenue à +2,7 % pour 2022 et la prévision d'inflation reste inchangée, à 5,3 %.

Pour renforcer le soutien des ménages face à l'augmentation des prix de l'énergie, ce projet de loi de finances rectificative pour 2022 met en œuvre les annonces de la Première ministre de versement d'un chèque énergie exceptionnel de 100 à 200 euros au bénéfice de 12 millions de ménages, ainsi que la prorogation jusqu'à mi-novembre de la remise sur les prix des carburants à 30 centimes d'euros par litre. Il prévoit également un abondement de 275 M€ au profit des universités et opérateurs du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche afin de les soutenir face à la hausse de leurs dépenses d'énergie. 

Hors mesures exceptionnelles de soutien face à la hausse des prix de l'énergie, ce projet de loi de finances rectificative pour 2022 propose un schéma de fin de gestion équilibré entre les ouvertures et les annulations de crédits, témoignant d'une gestion maîtrisée des finances publiques. Il assure notamment le financement des surcoûts liés à la guerre en Ukraine ainsi que du fonds spécial de soutien à l'Ukraine annoncé par le Président de la République à hauteur de 100 M€ le 7 octobre dernier. Il prévoit 450 M€ pour la prise en charge des aides aux agriculteurs à la suite des diverses crises agricoles. Il ajuste les prévisions de recettes sur les dernières remontées comptables observées et les prévisions de dépenses sur les consommations effectives des ministères et leurs prévisions de consommations d'ici la fin de l'année.