La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) a publié, le 28 juillet 2026, un premier bilan 2025 sur les établissements de santé. Ce bilan permet d'observer les évolutions selon les modes d'accueil dans les établissements de santé publics ou privés (court ou moyen séjour, hospitalisation à domicile) et selon les secteurs sollicités (urgences, psychiatrie, soins médicaux de réadaptation...). Ce premier bilan porte également sur la situation financière des hôpitaux publics.
Des disparités selon les structures d'accueil
"L’activité des établissements de santé a crû dans l’ensemble, mais son évolution est contrastée suivant les disciplines et le secteur juridique des structures" constate l'étude de la Drees :
- l’hôpital public reste le premier secteur d’accueil pour les séjours en médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie (56%) qui, pour plus des deux-tiers (71%) des cas nécessitent une hospitalisation complète (au moins une nuitée) ;
- les cliniques privées réalisent près de la moitié de l'hospitalisation partielle en court comme en moyen séjour ;
- les établissements privés à but non lucratif sont davantage sollicités pour les moyens séjours (journées d’hospitalisation partielle et hospitalisation à domicile).
La part d’activité des établissements publics liée aux courts séjours s’accroît en 2025 (+4%), portée par la hausse de l’activité ambulatoire (+6,7%).
Le mode d’hospitalisation à domicile continue de progresser en 2025 (+11,2%) que cela soit dans le secteur public, privé ou privé à but non lucratif.
Dans le domaine de la prise en charge psychiatrique, l'activité d'hospitalisation complète, comme l'activité liée à la prise en charge à temps partiel, sont en baisse (respectivement -2,3% et -2,7%). En revanche, le nombre d'actes ambulatoires (prise en charge de moins de 3 heures) est en hausse (+2,5%), en particulier dans le secteur privé à but non lucratif (+11%).
Le nombre de passages dans les services des urgences est toujours en hausse (+0,8%). De fortes hausses de fréquentation des urgences sont constatées dans le Grand Est, les Hauts-de-France mais aussi Outre-mer (notamment en Guyane).
Un déficit qui diminue
Sur un plan strictement financier, la Drees fait état d’un recul du déficit global des hôpitaux publics (2,1% des recettes en 2025, après 2,7 % en 2024). Le déficit du résultat d’exploitation se résorbe également légèrement. Si les charges d’exploitation continuent d’augmenter, le rythme de hausse est moins soutenu qu’en 2024 tandis que les résultats d’activité progressent.
Le rythme de hausse des dépenses du secteur hospitalier public baisse en 2025 (+2,9% en 2025 contre +3,9% en 2024 et +6,6% en 2023). Les charges de personnel sont en baisse malgré une hausse des effectifs hospitaliers tous secteurs confondus. Les charges liées à l’achat des médicaments et de fournitures ralentissent également.