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Morts violentes au sein du couple : l'étude nationale 2025

Temps de lecture  3 minutes

Par : La Rédaction

136 homicides au sein du couple ont été recensés en 2025 (-1% par rapport à 2024) selon les chiffres du ministère de l'intérieur. Ces faits représentent 16% de l’ensemble des homicides et violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Publiés le 13 octobre 2025, les chiffres du ministère de l’intérieur comptabilisent, pour l'année 2025, 111 féminicides (+4% par rapport à 2024) et 25 homicides d'hommes (-19% par rapport à 2024) au sein du couple.

En 2025, 726 homicides volontaires non crapuleux et 105 faits de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ont été enregistrés par les services de police et les unités de gendarmerie, soit un total de 831 décès (contre 850 en 2024).

Qui sont les auteurs de ces homicides ?

La proportion d'hommes auteurs de morts violentes dans le couple reste la plus élevée en 2025 : 112 auteurs d'un homicide sont des hommes (82%) et 24 sont des femmes. Parmi ces dernières, 15 avaient déjà été victimes de violences de la part de leur partenaire. 

Dans 32% des cas, l’auteur était connu des services de police et de gendarmerie.

Le nombre de personnes âgées de 70 ans et plus auteures ou victimes d'homicides diminue, après avoir connu une forte augmentation les deux années passées : 16% des auteurs (contre 24% en 2024) et 19% des victimes (20% en 2024). Pour cette tranche d’âge, la maladie ou la vieillesse de l’un ou des deux membres du couple reste, comme en 2024, le premier mobile de passage à l’acte, ce qui interroge sur les difficultés liées à la fin de vie.

La consommation de substances pouvant altérer le discernement de la victime ou de l’auteur (alcool, stupéfiants, médicaments psychotropes) est constatée dans 37% des cas :

  • 35 auteurs d'un homicide ont consommé de l’alcool au moment des faits (26% des affaires) ;
  • 10 ont consommé des stupéfiants au moment des faits (7% des affaires).

32% des auteurs d’une mort violente au sein du couple se suicident ou tentent de le faire après la commission des faits.

Quels mobiles et quelles conséquences sur les enfants ?

La dispute et les séparations non acceptées sont invoquées comme mobile principal dans 49% des cas. La dispute est la cause de 36 cas d’homicides, la séparation non acceptée de 30 cas, suivies par la jalousie (15 cas) et la maladie de la victime (12 cas). Dans 15 cas, le mobile n’est pas identifié à l’issue de l’enquête. 

Morts violentes au sein du couple, trois qualifications pénales :

  • le meurtre, qui est le fait de donner volontairement la mort à autrui (109 faits en 2024)
  • l’assassinat, qui est un meurtre commis avec préméditation (19 faits) ;
  • les violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner (8 faits).

En 2024, trois mineurs ont été tués concomitamment à l’homicide de l’un de leur parent. 106 enfants mineurs sont devenus orphelins de père ou de mère ou des deux parents, consécutivement à 51 affaires de morts violentes au sein du couple. Dans 17% des cas, la présence des enfants à proximité de la scène de crime n’empêche pas le passage à l’acte.