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Enquête sur le vécu et le ressenti en matière de sécurité : quelles évolutions en 2025 ?

Temps de lecture  4 minutes

Par : La Rédaction

Chaque année, le service statistique de la sécurité intérieure réalise une enquête sur le vécu et le ressenti en matière de sécurité (VRS). L'édition 2025 fait état d'une certaine stabilisation du nombre de victimes pour la majorité des atteintes en 2024. En revanche, le sentiment d'insécurité progresse entre 2024 et 2025.

La dernière édition de l'enquête vécu et ressenti en matière de sécurité (VRS) publiée le 29 octobre 2026 repose sur un ensemble de données recueillies en 2025 auprès de 200 000 personnes âgées de 18 ans et plus, vivant en logement ordinaire en France hexagonale, en Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion.

Une évolution significative sur le temps long

En 2024, les atteintes les plus fréquemment subies sont : 

  • les actes de vandalisme contre les voitures ;
  • les débits d'argent frauduleux ;
  • les injures. 

Ces atteintes ont concerné un peu de plus de deux millions de personnes, soit, entre 3,8% et 5,7% de la population de plus de 18 ans.

Par rapport à la précédente enquête VRS, les évolutions sont relativement peu marquées entre 2023 et 2024. Les plus fortes évolutions concernent : 

  • les vols d’objets dans ou sur la voiture (+10%) ; 
  • les personnes se déclarant victimes d’injures (+10%, à plus forte proportion chez les femmes) ; 
  • les personnes victimes d’un débit d'argent frauduleux (+8%, à plus forte proportion chez les hommes) ;
  • les personnes victimes d'un vol ou d'une tentative de vol de voiture (+7%) ;
  • les personnes victimes d'un vol ou d'une tentative de vol avec effraction (+5%).

Des évolutions à la hausse plus significatives sont constatées sur un temps plus long (2021-2024), particulièrement pour les discriminations, les débits d'argent frauduleux et les injures. C'est aussi le cas, mais dans une moindre mesure, pour les violences physiques (hors vols), les vols ou tentatives de vols dans ou sur la voiture, ainsi que les vols ou tentatives de vol avec effraction du logement.

Un sentiment d'insécurité en progression

Entre 2024 et 2025, le sentiment d’insécurité progresse dans les quartiers ou les villages (+5%), au domicile (+3%) et dans les transports (+2%). Interrogées sur les phénomènes gênants dans leur quartier ou leur village, les personnes mentionnent le plus souvent les infractions au code de la route (rodéos, excès de vitesse, stationnements illégaux...) puis viennent les dégradations (portes d’entrée fracturées, voitures incendiée, vitres brisées, vandalisme, tags, casses...), les vols (cambriolages, vols à l’arraché, vols de véhicule..) et les phénomènes liés à la consommation excessive d’alcool. Toutefois, si, pour les atteintes aux personnes, les départements dans lesquels le nombre de victimes est le plus élevé sont également ceux dans lesquels la peur d'en être victime est la plus répandue, cela n'est pas le cas pour les atteintes aux biens, la peur d'en être victime concernant, dans ce cas-là, surtout les départements moins concernés par le phénomène.

Concernant le profil des victimes d'atteintes à la personne, les catégories les plus représentées sont : 

  • les femmes (violences sexuelles physiques) ;
  • les personnes à forte limitations de déplacement (harcèlement moral, menaces, atteintes à la vie privée, discriminations) ;
  • les 18-24 ans (violences physiques et sexuelles, atteintes à la vie privée) ; 
  • les catégories les plus modestes (atteintes à la vie privée) ;
  • les personnes en emploi en contact direct avec le public (injures, menaces, atteintes à la vie privée).

Concernant les atteintes discriminatoires, les motifs les plus fréquemment cités par les victimes sont :

 

Les faibles taux de plaintes enregistrées pour atteintes à la personne (injures 4%, violences sexuelles non physiques 2%, discriminations 1%) peuvent traduire, selon l'enquête, une réticence des victimes à entamer une démarche auprès de la police ou de la gendarmerie.