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Saisie par la commission des affaires sociales du Sénat, la Cour a réalisé une enquête relative aux "jeunes adultes en situation de handicap accueillis dans les structures pour enfants". L’amendement Creton permet en effet, depuis 1989, le maintien dans un établissement ou service pour enfants en situation de handicap, de jeunes ayant atteint l’âge limite pour lequel la structure est autorisée (en général 20 ans), dans l’attente d’une place en établissement pour adultes. Il a été conçu initialement pour éviter que des jeunes lourdement handicapés ne soient orientés vers la psychiatrie ou ne se retrouvent sans aucune solution. Le rapport dresse un bilan de la mise en œuvre de ce dispositif et formule des recommandations pour en améliorer l’application.
PROCÉDURES ET MÉTHODES
SYNTHÈSE
RECOMMANDATIONS
INTRODUCTION
CHAPITRE I DES JEUNES ADULTES MAINTENUS DANS LES ÉTABLISSEMENTS ET SERVICES POUR ENFANTS DE PLUS EN PLUS NOMBREUX ET AUX PROFILS DISPARATES
I - ENTRE 7 700 ET 10 000 JEUNES CONCERNÉS SELON LES SOURCES
A - Des écarts importants entre les sources qui pourraient traduire une sous-déclaration
B - Un suivi inabouti dans les maisons départementales des personnes handicapées
C - Des annexes financières inexploitables
D - Le cas de la Wallonie : une nette diminution du nombre de jeunes relevant de l’amendement Creton
II - DES JEUNES AUX BESOINS D’ACCOMPAGNEMENT MAJORITAIREMENT PLUS IMPORTANTS
A - Des jeunes bénéficiaires de plus en plus avancés en âge
B - Des cas de doubles vulnérabilités mal suivis
C - Des besoins d’accompagnement plus marqués en moyenne que pour les jeunes de moins de 20 ans
CHAPITRE II DES PARCOURS COMPLEXES À MIEUX ENCADRER
I - DES MODALITÉS D’ENTRÉE DANS LE DISPOSITIF À CLARIFIER
A - Des conditions d’éligibilité à rénover
B - Un traitement des demandes de maintien variable d’un territoire à l’autre
C - Des indicateurs de performance de plus en plus dégradés au niveau national et témoignant également d’importantes disparités entre territoires
II - UN ACCOMPAGNEMENT EN PARTIE INADAPTÉ DES JEUNES ADULTES EN STRUCTURE POUR ENFANTS EN SITUATION DE HANDICAP
A - Des maintiens aux conséquences importantes sur l’organisation des établissements ou services pour enfants
B - Des maintiens aux effets potentiellement négatifs tant sur les bénéficiaires eux-mêmes que sur les enfants inscrits sur liste d’attente
C - Des sorties encore trop peu nombreuses et parfois insatisfaisantes
CHAPITRE III UNE DIMINUTION DU NOMBRE DE BÉNÉFICIAIRES CONDITIONNÉE PAR LA LEVÉE DE PLUSIEURS FREINS
I - UNE OFFRE D’ACCUEIL ET D’ACCOMPAGNEMENT À DESTINATION DES ADULTES EN SITUATION DE HANDICAP À REPENSER
A - Une augmentation et une diversification nécessaires des places à destination des publics adultes
B - Un plan « 50 000 solutions nouvelles » aux effets pour l’instant limités sur la diminution du nombre de jeunes relevant de l’amendement Creton
C - Des conditions d’admission en établissement et service pour adultes en situation de handicap à encadrer
II - UN MEILLEUR ACCOMPAGNEMENT À PRÉVOIR DES PARENTS D’ADULTES EN SITUATION DE HANDICAP MAINTENUS EN ÉTABLISSEMENT OU SERVICE MÉDICO-SOCIAL POUR ENFANTS
A - Un secteur pour adultes en situation de handicap encore trop méconnu des jeunes et de leurs familles
B - Des contraintes liées au transport insuffisamment prises en compte
C - Des demandes de maintien en établissement ou service médico-social pour enfants parfois peu justifiées
CHAPITRE IV DES CONSÉQUENCES FINANCIÈRES INSUFFISAMMENT MAÎTRISÉES
I - UN COÛT ASSOCIÉ AU MAINTIEN DES JEUNES ADULTES DANS LES ÉTABLISSEMENTS POUR ENFANTS ESTIMÉ À PRÈS DE 500 M€ PAR AN
II - UN RÉGIME FINANCIER DUAL, DÉPENDANT DU TYPE DE STRUCTURE D’ACCUEIL POUR ADULTES VERS LEQUEL LE JEUNE EST ORIENTÉ
A - Un principe en apparence simple de détermination du financeur des séjours
B - Une participation financière des jeunes aux frais d’hébergement et d’entretien à clarifier
III - DES MODALITÉS DE DÉCLARATION ET DE FACTURATION COMPLEXES ET INSUFFISAMMENT CONTRÔLÉES
A - Des déclarations rendues peu compréhensibles par la coexistence de plusieurs cadres budgétaires
B - Des obligations déclaratives des établissements et services pour enfants mal suivies
C - Un système de facturation trop peu contrôlé
IV - UN DISPOSITIF DONT LES FLUX FINANCIERS NE SONT PAS MAÎTRISÉS
A - Un maintien entraînant souvent un surcoût pour les départements
B - Un risque avéré de double financement des séjours
CONCLUSION GÉNÉRALE
LISTE DES ABRÉVIATIONS
ANNEXES
- Type de document : Rapport d'étude
- Pagination : 115 pages
- Édité par : Cour des comptes