Déclaration de Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la justice et des libertés, sur les investigations toujours en cours concernant l'assassinat des moines de Tibehirhine (Algérie) en 1996, à Paris le 7 juillet 2009.

Texte intégral

L'émotion qui a saisi la France et le monde entier au moment de l'assassinat des moines de Tibéhirine est toujours présente. Un dépôt de plainte avec constitution de partie civile pour enlèvement, séquestration et assassinat a eu lieu en décembre 2003. Une information judiciaire a été diligentée dans les deux mois.
Depuis, de nombreuses investigations ont été menées par les magistrats instructeurs. Ceux-ci disposent et continueront de disposer de tous les moyens pour mener à bien leur enquête, y compris en matière de coopération internationale. Des témoignages ont été recueillis ; celui dont vous faites état apporte un élément nouveau qui fera l'objet d'investigations supplémentaires.
Le président de la République a dit de la façon la plus claire que tout serait mis en oeuvre pour connaître les auteurs et les conditions de cet assassinat, et pour que la lumière soit faite, y compris si cela doit passer par la levée du secret défense.
Comme le président de la République et comme l'ensemble du gouvernement, je suis particulièrement attachée à ce que la vérité soit faite.
Nous le devons d'abord à la mémoire des victimes et à leurs familles, mais également à la réputation et à la hauteur de la justice de la France qui s'appuie sur la transparence et la recherche absolue de la vérité.Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 9 juillet 2009