Texte intégral
Mesdames, Messieurs, le Conseil des Ministres vient dadopter le budget pour la France, le budget 2013. Cest un budget de combat, cest un budget de combat pour le redressement du pays. Cest un budget de combat pour lutter contre une dette qui ne cesser daugmenter, et qui fait payer la facture aux Français et aux générations futures. Cest un budget de combat pour la justice sociale. Et cest un budget de combat pour la croissance, la préparation de lavenir. Cest un budget courageux, responsable. Cest le budget de la France.
Cest un budget qui part dune hypothèse de croissance de 0,8 %, hypothèse de croissance réaliste, volontariste, c'est donc un budget de conquête. Et puis cest un budget aussi qui veut créer la confiance et qui veut rompre avec cette spirale de la dette qui ne cesse daugmenter et daugmenter. En cinq ans, le taux de la dette française était de 64 % de la richesse nationale, du PIB, il est aujourdhui de plus de 90 %. Cela veut dire que la dette depuis cinq ans a augmenté de 30 %. Et le premier budget que les Français payent par leur impôt cest le remboursement des intérêts demprunt. Et si on ne met pas un coup darrêt, si on ne dit pas stop, largent des contribuables continuera de payer dabord le remboursement de la dette. Et nous voulons y mettre fin, amorcer le désendettement, parce que amorcer le désendettement cest aussi emprunter moins cher sur les marchés, emprunter moins cher pas seulement pour financer les dépenses de lEtat, mais aussi pour les entreprises qui ont des taux plus bas, pour les particuliers qui ont les taux plus bas, tout le monde a à y gagner.
Et 3 % c'est un objectif réaliste, cest un objectif indispensable. Sinon on namorcera pas le tournant du désendettement. Mais ce budget cest aussi un budget qui respecte les priorités du gouvernement. Les priorités du gouvernement cest dabord la jeunesse, léducation, la formation ; la priorité du gouvernement cest lemploi ; la priorité du gouvernement cest la sécurité des Français et la justice ; et la priorité du gouvernement c'est aussi le logement.
Donc cest un budget qui fait des choix. Cest un budget qui fait des choix dabord 10 milliards déconomie sur la dépense publique, tout en respectant les priorités que je viens de rappeler. Cest un budget aussi qui demande un effort, mais cet effort est juste. Limpôt sur le revenu épargne les classes moyennes et populaires. 9 foyers fiscaux sur 10, 90 % des Français imposables à limpôt sur le revenu, à revenu égal, ne seront pas imposés davantage, cest une garantie que nous donnons aux Français. Par contre cest vrai que nous demandons un effort aux plus riches, cest les 10 % des contribuables qui payeront plus. Les 10 % les plus riches. Et parmi eux 1 % des plus riches. Donc leffort que nous demandons est nécessaire est juste. Et sagissant des entreprises, nous rétablissons là aussi la justice et lefficacité car les grandes entreprises du CAC 40 payent moins dimpôt que les petites et moyennes entreprises et parfois nen payent pas du tout. Donc aujourdhui nous leur demandons un effort pour le redressement de nos comptes publics.
Mais en même temps nous préservons les PME, non seulement nous les préservons mais nous les aidons davantage : le crédit impôt recherche va augmenter ; les jeunes entreprises, les entreprises qui créent de lemploi, qui prennent des risques, vont également être encouragées ; la Banque publique dinvestissement viendra aussi les soutenir pour leurs investissements, pour linnovation. Donc cest bien un budget de conquête, de reconstruction et cest bien un budget de combat, cest à dire un budget de mobilisation pour la France.
Nous avons fixé des objectifs. Je sais quils sont ambitieux, certains doutent que nous y arriverons. Mais cest à la mobilisation générale des Français, de tous les acteurs de la société, économiques, citoyens, collectivités locales que jappelle. Nous allons réussir cette bataille car il sagit bien dune bataille. La bataille de lemploi dabord, la bataille de lemploi à travers deux mesures qui permettent dagir dans lurgence pour faire reculer le chômage des jeunes : les emplois davenir, lAssemblée nationale et le Sénat ce sont prononcés favorablement ; le contrat de génération, les partenaires sociaux négocient dans un mois, le texte sera prêt ; et puis toutes les autres mesures qui vont permettre aussi daider les entreprises pour embaucher et cest la négociation qui a été engagée avec les partenaires sociaux pour préserver à la fois les entreprises mais aussi préserver les droits des salariés.
Je le dis à tous ceux qui doutent, je le dis à tous ceux qui souffrent, ceux qui sont au chômage, ceux qui ont du mal à finir leur fin de mois, je le dis que le chantier de la reconstruction, le chantier du redressement est engagé depuis le premier jour, nous faisons face aux urgences, mais en même temps nous préparons lavenir, nous investissons, nous dégageons des priorités, et la France a des atouts. La France est forte quand elle est claire avec elle-même et avec ses valeurs, la France est forte lorsquelle se fixe des objectifs ambitieux. Cest le sens de ce budget.
Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac vont le présenter dans le détail, mais ils vont aller dabord à la Commission des finances de lAssemblée nationale et du Sénat pour présenter aux parlementaires cette loi de finances 2013. Et ensuite le débat parlementaire aura lieu. Je suis sur quil sera riche, il sera un moment fort aussi dexplication, mais aussi de mobilisation du pays. Quand je dis que la France est forte, c'est parce quelle est forte en Europe, cest la deuxième grande puissance économique dEurope, mais parce que lEurope aussi si elle le veut peut être forte et nous en débattrons la semaine prochaine à lAssemblée nationale puis au Sénat car je ne voudrais pas quon oublie que lEurope cest la première puissance économique et commerciale du monde. Alors dans cette Europe là, qui se réoriente, la France a un rôle particulier à jouer, elle le joue avec le président de la République dès sa prise de fonction, elle va continuer à le jouer. Et ce que nous faisons à travers ce budget cest un acte politique majeur, cest un acte de confiance, cest un acte de mobilisation.
Source http://www.gouvernement.fr, le 1er octobre 2012
Cest un budget qui part dune hypothèse de croissance de 0,8 %, hypothèse de croissance réaliste, volontariste, c'est donc un budget de conquête. Et puis cest un budget aussi qui veut créer la confiance et qui veut rompre avec cette spirale de la dette qui ne cesse daugmenter et daugmenter. En cinq ans, le taux de la dette française était de 64 % de la richesse nationale, du PIB, il est aujourdhui de plus de 90 %. Cela veut dire que la dette depuis cinq ans a augmenté de 30 %. Et le premier budget que les Français payent par leur impôt cest le remboursement des intérêts demprunt. Et si on ne met pas un coup darrêt, si on ne dit pas stop, largent des contribuables continuera de payer dabord le remboursement de la dette. Et nous voulons y mettre fin, amorcer le désendettement, parce que amorcer le désendettement cest aussi emprunter moins cher sur les marchés, emprunter moins cher pas seulement pour financer les dépenses de lEtat, mais aussi pour les entreprises qui ont des taux plus bas, pour les particuliers qui ont les taux plus bas, tout le monde a à y gagner.
Et 3 % c'est un objectif réaliste, cest un objectif indispensable. Sinon on namorcera pas le tournant du désendettement. Mais ce budget cest aussi un budget qui respecte les priorités du gouvernement. Les priorités du gouvernement cest dabord la jeunesse, léducation, la formation ; la priorité du gouvernement cest lemploi ; la priorité du gouvernement cest la sécurité des Français et la justice ; et la priorité du gouvernement c'est aussi le logement.
Donc cest un budget qui fait des choix. Cest un budget qui fait des choix dabord 10 milliards déconomie sur la dépense publique, tout en respectant les priorités que je viens de rappeler. Cest un budget aussi qui demande un effort, mais cet effort est juste. Limpôt sur le revenu épargne les classes moyennes et populaires. 9 foyers fiscaux sur 10, 90 % des Français imposables à limpôt sur le revenu, à revenu égal, ne seront pas imposés davantage, cest une garantie que nous donnons aux Français. Par contre cest vrai que nous demandons un effort aux plus riches, cest les 10 % des contribuables qui payeront plus. Les 10 % les plus riches. Et parmi eux 1 % des plus riches. Donc leffort que nous demandons est nécessaire est juste. Et sagissant des entreprises, nous rétablissons là aussi la justice et lefficacité car les grandes entreprises du CAC 40 payent moins dimpôt que les petites et moyennes entreprises et parfois nen payent pas du tout. Donc aujourdhui nous leur demandons un effort pour le redressement de nos comptes publics.
Mais en même temps nous préservons les PME, non seulement nous les préservons mais nous les aidons davantage : le crédit impôt recherche va augmenter ; les jeunes entreprises, les entreprises qui créent de lemploi, qui prennent des risques, vont également être encouragées ; la Banque publique dinvestissement viendra aussi les soutenir pour leurs investissements, pour linnovation. Donc cest bien un budget de conquête, de reconstruction et cest bien un budget de combat, cest à dire un budget de mobilisation pour la France.
Nous avons fixé des objectifs. Je sais quils sont ambitieux, certains doutent que nous y arriverons. Mais cest à la mobilisation générale des Français, de tous les acteurs de la société, économiques, citoyens, collectivités locales que jappelle. Nous allons réussir cette bataille car il sagit bien dune bataille. La bataille de lemploi dabord, la bataille de lemploi à travers deux mesures qui permettent dagir dans lurgence pour faire reculer le chômage des jeunes : les emplois davenir, lAssemblée nationale et le Sénat ce sont prononcés favorablement ; le contrat de génération, les partenaires sociaux négocient dans un mois, le texte sera prêt ; et puis toutes les autres mesures qui vont permettre aussi daider les entreprises pour embaucher et cest la négociation qui a été engagée avec les partenaires sociaux pour préserver à la fois les entreprises mais aussi préserver les droits des salariés.
Je le dis à tous ceux qui doutent, je le dis à tous ceux qui souffrent, ceux qui sont au chômage, ceux qui ont du mal à finir leur fin de mois, je le dis que le chantier de la reconstruction, le chantier du redressement est engagé depuis le premier jour, nous faisons face aux urgences, mais en même temps nous préparons lavenir, nous investissons, nous dégageons des priorités, et la France a des atouts. La France est forte quand elle est claire avec elle-même et avec ses valeurs, la France est forte lorsquelle se fixe des objectifs ambitieux. Cest le sens de ce budget.
Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac vont le présenter dans le détail, mais ils vont aller dabord à la Commission des finances de lAssemblée nationale et du Sénat pour présenter aux parlementaires cette loi de finances 2013. Et ensuite le débat parlementaire aura lieu. Je suis sur quil sera riche, il sera un moment fort aussi dexplication, mais aussi de mobilisation du pays. Quand je dis que la France est forte, c'est parce quelle est forte en Europe, cest la deuxième grande puissance économique dEurope, mais parce que lEurope aussi si elle le veut peut être forte et nous en débattrons la semaine prochaine à lAssemblée nationale puis au Sénat car je ne voudrais pas quon oublie que lEurope cest la première puissance économique et commerciale du monde. Alors dans cette Europe là, qui se réoriente, la France a un rôle particulier à jouer, elle le joue avec le président de la République dès sa prise de fonction, elle va continuer à le jouer. Et ce que nous faisons à travers ce budget cest un acte politique majeur, cest un acte de confiance, cest un acte de mobilisation.
Source http://www.gouvernement.fr, le 1er octobre 2012