Texte intégral
Le « rouleau » roule pour le gouvernement. Il n'a rien d'autre à dire ! Nous sommes solidaires. Nous avons, avec le Premier ministre Édouard Balladur, proposé aux Français un programme. Ce programme, nous l'appliquons chacun d'entre nous dans son domaine. Peut-être est-ce que je donne l'impression d'aller un peu plus vite ou avec plus de détermination. Je crois que c'est plus une apparence qu'une réalité (...) Peut-être aussi avais-je un avantage sur certains de mes collègues : c'est que, ayant déjà été ministre de l'intérieur, je connaissais la maison (...)
Il ne faut pas me prendre pour César. Je suis provençal moi aussi, mais je ne compresse rien du tout.
M. Balladur, un « honnête homme »
Nous sommes devant une situation paradoxale et probablement inattendue pour beaucoup de gens, peut-être pour lui-même aussi il y a une adhésion des Français à la personne du Premier ministre. Les Françaises et les Français sont convaincus que M. Balladur est un honnête homme, dans tous les sens du terme, y compris au sens qu'on lui donnait au XVIIIe siècle, et qu'il fait tout ce qu'il peut pour la France. Partant de là, cette adhésion à la personne du Premier ministre n'a pas grand-chose à voir avec les fluctuations de la situation économique. Il peut y avoir des hauts et des bas, mais la confiance des Français dans le Premier ministre ne variera pas. Et ce pour des raisons simples. Avant les élections, il n'a cessé de dire aux Français que la situation de la France était plus grave que ce que l'on pouvait imaginer. (...) L'avantage d'Édouard Balladur est qu'il n'est pas un idéologue et qu'il n'est pas un économiste – je veux dire par là qu'il n'est pas attaché à telle ou telle doctrine. C'est un pragmatique, qui adapte sa politique en fonction de la situation.
L'emprunt : « une adhésion de la France profonde »
Le Premier ministre avait souhaité qu'il n'y ait que des souscriptions individuelles. Les banques et les assurances n'ont pas souscrit. Ce sont les Français. (...) C'est une adhésion de la France profonde. Les gens se disent : « Il faut aider ce gouvernement », d'autant qu'on leur a clairement dit à quoi devait servir cet emprunt. L'argent de l'emprunt, c'est une avance sur les recettes de privatisations. M. Balladur a dit aux Français : « J'ai besoin de cet argent tout de suite pour prendre un certain nombre de mesures afin de redresser l'économie. » C'est un grand succès, une grande satisfaction pour le Premier ministre.
Q. : Comment seront utilisés les deux tiers restants du produit de l'emprunt ?
R. : Je suis comme tous les ministres. Quand il s'agit de dépenser, j'ai une foultitude d'idées. (...) Cet argent, on ne peut pas le gaspiller. C'est l'argent des Français. Il ne s'agit pas de prendre des mesures à la légère qui auraient pour résultat d'augmenter les déficits budgétaires. Le Premier ministre décidera ce qui doit en être fait. Une partie peut être utilisée pour aller encore un peu plus loin dans le domaine de l'investissement. Il a indiqué lui-même une piste importante qui consiste, pour l'État, à rembourser plus rapidement aux entreprises la TVA, ce qui aurait pour conséquence de leur donner un peu d'oxygène. Je crois que c'est dans cette direction que nous irons.
La « reconquête » du territoire
Plutôt que de parler d'aménagement du territoire, parlons de « reconquête » du territoire. Le diagnostic est facile à faire. Depuis vingt ans, nous avons subi le développement, mais nous ne l'avons pas conduit. (...) On a assisté à une concentration de la population dans les centres urbains, avec comme conséquence l'abandon d'une grande partie du territoire national. (...) Par ailleurs, nous voyons bien que la France est entrée depuis un certain nombre d'années dans la voie de l'inégalité. Selon que Vous habitez une portion du territoire ou une autre, vous avez plus ou moins de chances dans le domaine de l'éducation, de la formation et de l'emploi. (...) On assiste à la constitution d'une France à trois vitesses. Les gens qui auront reçu une formation excellente et qui seront dans les endroits stratégiques : ceux-là profiteront du développement, de l'Europe, etc. Vous aurez un deuxième tiers de gens, qui essaiera de s'adapter, qui végétera, qui se déplacera et qui fera ce qu'il pourra. Enfin, vous aurez un troisième tiers, qui restera sur le bord du chemin. Ce seront les exclus. Et le seul problème qui se posera, ce sera de savoir si l'on aura assez de moyens pour leur permettre de survivre. Si la France que nous voulons, c'est celle-là, ce n'est pas la peine de s'en occuper ; elle est en marche ! C'est déjà bien avancé ! Si, au contraire, nous voulons rétablir l'égalité des chances, avoir une France mieux équilibrée et dans laquelle chacun aura des chances égales, il faut une grande volonté politique. (...) L'aménagement du territoire – ou la reconquête du territoire – qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que l'État ne doit laisser à personne d'autre qu'à lui-même (...) le soin de proposer le type de société dans laquelle nous vivrons dans quinze ou vingt ans. Il s'agit donc, pour nous, de définir un certain nombre de règles pour établir l'égalité entre les régions et pour faire en sorte que ceux qui vivent dans cet espace rural n'aient pas envie d'en partir. Nous devons amener dans cet espace rural et dans les endroits les plus reculés les infrastructures nécessaires – non seulement les routes, les autoroutes et le chemin de fer, mais tout ce qui est lié aux méthodes modernes de communication et de télécommunication, grâce auxquelles on peut, dans les endroits les plus éloignés, installer de petites unités de production – car on ne créera pas d'emplois si l'on ne crée pas d'entreprises.
Q. : L'État va-t-il aider les entreprises ?
R. : Non seulement les entreprises, mais également les ouvriers, les employés, les techniciens et les cadres qui accepteront d'accompagner une entreprise en province ou dans une zone en difficulté (...).
Q. : N'êtes-vous pas gêné pour mener cette action d'être en même temps président du Conseil général des Hauts-de-Seine ?
R. : Je suis président du conseil général des Hauts-de-Seine. Je crois que c'est justement à cause de cela que M. Balladur m'a confié l'aménagement du territoire. Il a dû se dire que je serais mieux placé que les autres pour obtenir de la part des dirigeants d'Île-de-France des sacrifices. Car il est bien évident qu'il ne peut pas y avoir rééquilibrage s'il n'y a pas dans le même temps freinage de l'expansion de la région Ile-de-France. (...) Je ne suis donc absolument pas gêné par cette « casquette ». Au contraire, lorsque je discute avec mes collègues présidents de conseils généraux ou avec les maires des grandes villes, ils savent très bien que j'ai une formation et une sensibilité qui me portent à privilégier l'intérêt général C'est cela le gaullisme, pas autre chose.
Q. : Organiserez-vous un référendum sur ce sujet ?
R. : Nous allons demain définir un processus. Nous allons dire : « Nous souhaitons définir, au travers d'une loi d'orientation, les bases du développement du pays, et nous voulons redessiner la France, rétablir l'égalité des chances. (...). » Nous aurions très bien pu établir un tel projet d'orientation et, compte tenu de la majorité que nous avons, le faire adopter par le Parlement. Ce n'est pas la démarche du Premier ministre, ni la mienne, ni celle de Daniel Hoeffel. Nous sommes pour une réelle concertation et nous pensons que l'avenir de la France ne peut pas se décider sans les Français. Donc, dès que nous aurons défini les grandes lignes de ce projet, nous allons demander aux préfets de région, aux préfets de département, de saisir les assemblées locales – conseils régionaux, conseils généraux – et toutes les instance socio-économiques et socio-culturelles. (...) Je vais moi-même aller dans un certain nombre de régions. Et, au travers de grandes réunions publiques, nous engagerons le débat avec les Français. Nous recueillerons leurs propositions. Et, en fonction de cela, nous établirons un projet définitif. Celui-ci sera soumis pour avis au Conseil économique, puis au Parlement. Faut-il aller plus loin et soumettre cette loi à référendum ? Pour moi, la réponse est oui. Mais ce n'est pas à moi qu'il appartient de prendre cette décision. Nous verrons bien le moment venu.
Économie : « laissez travailler le gouvernement ! »
Qu'il y ait différentes appréciations sur la politique économique du gouvernement, M. Balladur trouve cela normal. Je ne serai pas plus royaliste que le roi – même si, en ce qui me concerne, je serais tenté d'avoir un jugement moins nuancé. Ce que l'on pourrait dire à tous ceux qui, à l'heure actuelle, réfléchissent et s'expriment, c'est : « Laissez donc travailler le gouvernement ! Laissez-nous le temps ! » Tous ces braves gens se rendent-ils compte qu'il y a seulement trois mois que nous sommes arrivés au gouvernement, que la plupart des mesures que nous avons prises ne pourront produire leur effet qu'au début du mois de septembre (...) et que la batterie de moyens dont nous avons besoin ne sera disponible qu'à ce moment-là ? Qu'on nous laisse souffler ! Nous n'allons pas nous mettre à changer de politique tous les trois mois ! Ce serait déraisonnable. Ce dont les Français ont besoin, c'est de confiance. Ils ont confiance dans le Premier ministre. Il faut maintenant qu'ils aient confiance dans le gouvernement. Ceux qui proposent une autre politique savent aussi bien que moi qu'il est impossible de provoquer avant la fin de l'année le moindre redémarrage sensible de l'économie. (...) On l'a bien vu en 1986. Toutes les mesures que nous avons prises en 1986 ont produit leurs effets en 1988. Nous essayons de faire en sorte que les choses aillent plus vite. (...)
Concernant l'emploi, j'ai personnellement le sentiment que les problèmes ne peuvent pas être traités sur le plan national. J'en ai parlé avec le ministre du travail, et je crois que c'est aussi le sentiment du Premier ministre : il faut décentraliser. Les problèmes de l'emploi doivent être traités au niveau des départements et des communes. (...) Il faut sensibiliser les maires, qui sont plus au contact des entreprises que n'importe qui. Or c'est au niveau des petites et moyennes entre- prises que se joue la bataille. (…)
Q. : Avez-vous dit aussi à Philippe Séguin : « Laissez travailler le gouvernement » ?
R. : Avant la constitution du gouvernement et à l'occasion du référendum sur Maastricht, nous avions, Philippe Séguin et moi, fait une analyse économique. Nous estimions que, pour relancer l'économie française, il fallait décrocher le franc du mark (...) et qu'il fallait diminuer très sensiblement les taux d'intérêt. Nous étions à peu près convaincus qu'il était impossible d'obtenir une baisse des taux d'intérêt sans prendre certaines mesures comme celle que je viens d'évoquer. La constitution du gouvernement, la politique qu'il a définie et les décisions prises par le Premier ministre ont prouvé le contraire les taux d'intérêt ont sensiblement diminué. (...) Si, à l'heure actuelle, nous décrochions le franc du mark, notre monnaie se réévaluerait par rapport au mark, et nous serions ainsi pénalisés dans nos échanges internationaux.
Par conséquent, laissons le gouvernement gouverner ! Une ligne a été fixée. Si j'ai bonne mémoire, l'ensemble de la majorité a accordé sa confiance au Premier ministre. Et, l'autre jour, à la Maison de la chimie, je n'ai entendu que des applaudissements.
Q. : Que pensez-vous de la déclaration de Bernard Bosson contre une éventuelle baisse des impôts envisagée par le Premier ministre ?
R. : Les ministres devraient apprendre à se taire ! Jusqu'à preuve du contraire, il y a un Premier ministre : c'est M. Édouard Balladur. C'est lui qui a proposé une politique économique. Ce n'est pas à nous de critiquer la politique économique du Premier ministre et de commencer à dire qu'il faut faire ceci ou cela. Que chacun s'occupe donc de son secteur !
Immigration clandestine et délinquance
Q. : SOS Racisme vient de dénoncer l'amalgame que vous feriez entre immigration clandestine et délinquance. Que répondez-vous à cette critique fondamentale ?
R. : Toutes ces associations oublient une notion essentielle. Nous sommes en France, nous sommes dans un pays démocratique. C'est bien parce que nous sommes dans un pays démocratique qu'elles peuvent manifester, critiquer et s'exprimer. (...) Mais ce ne sont pas elles qui font la loi : elle est faite par le Parlement. (...) Que les textes que nous avons présentés ne leur plaisent pas, c'est possible. Qu'ils risquent d'avoir les effets dont ces associations parlent, c'est totalement faux. Je crois en ce qui me concerne qu'en prenant de telles positions, ces associations vont à l'encontre des intérêts qu'elles prétendent défendre. Les étrangers installés légalement sur notre territoire doivent vivre à l'abri de nos lois et avoir exactement les mêmes droits que les Français. Ils les ont, ils les auront, il n'y a rien de changé ! (...)
Les mesures que nous prenons pour contrôler les flux migratoires n'ont aucune conséquence sur les gens qui sont installés sur le territoire français. (...) Si l'on ne veut pas qu'il y ait un amalgame entre étrangers, délinquance et drogue, il faut contrôler l'immigration. (...)
Je suis choqué par la façon dont le débat s'est déroulé à l'Assemblée nationale et surtout au Sénat. (...) Les socialistes connaissent pourtant la réalité des choses. Ils savent qu'il y a dans notre pays entre 500 000 et 1 000 000 d'immigrés clandestins, que nous sommes soumis à une forte pression en provenance du Sud (...), qu'il existe également une menace venant des pays de l'Est. Et pourtant ils ne comprennent pas que la France doit prendre des mesures mais qu'elle doit aussi être à l'avant-garde (...) d'une action visant à promouvoir une politique commune des douze pays européens non seulement pour le contrôle de l'immigration mais pour l'aide au développement. (...)
Toutes les mesures pratiques que nous avons présentées au Parlement, les socialistes et les communistes les ont refusées. Dans le même temps, ils essaient d'exciter la population en disant que la politique menée par le gouvernement va marginaliser les étrangers installés légalement sur le territoire national. Je dis, en pesant mes mots, que, ce faisant, on commet une mauvaise action contre la France et on va à l'encontre des intérêts des étrangers qui vivent paisiblement sur notre territoire. (...)
Q. : Les accords de Schengen ne risquent-ils pas de favoriser l'arrivée d'immigrés en France ?
R. : Les accords de Schengen auront dans un certain nombre de domaines des conséquences positives. (...) Nous allons pouvoir harmoniser nos politiques. (...) Nous avons aussi obtenu que des pays qui avaient des frontières « passoires » (...) se décident à pratiquer une politique plus rigoureuse. (...) Mais allez contrôler les frontières de la Grèce ! (...)
Q. : Allez-vous généraliser les papiers infalsifiables ?
R. : Nous allons étendre ce système pour les Français. Un seul département, celui des Hauts-de-Seine, avait été doté par moi de la carte d'identité infalsifiable. Mes successeurs ont laissé tomber. Nous allons développer ce système. (...)
Q. : Comment maîtriser l'immigration clandestine ?
R. : La première des choses à faire est d'envoyer un signal en direction des pays émetteurs de main d'œuvre. (...)
Le premier objet des lois que nous avons fait voter est de dire : attention, ceux qui entrent illégalement sur le territoire français, si on les contrôle et s'ils n'ont pas de titre de séjour, seront reconduits à la frontière. (...)
Q. : Le fera-t-on ?
R. : Mes détracteurs ont commencé à s'opposer aux charters. (...) Par ailleurs, vous aurez certainement appris comme moi, parce que je ne le savais pas, que la PAF avait négocié avec la SNCF pour pouvoir renvoyer quelques immigrés par train. On a immédiatement parlé des « trains de la honte ». (...) Si l'on décidait d'utiliser les bateaux, on nous parlerait immédiatement de l'Exodus ! Il nous reste donc en réalité l'autobus et le vélo. (...) Au Sénat, en effet, on m'a expliqué que ce qui était inacceptable, c'était l'expulsion ou la reconduite à la frontière de groupes. (...)
Q. : Quelle est la part de l'immigration dans la délinquance ?
R. : Sur le plan national, sur 5 992 trafiquants interpellés, 3 109 étaient des ressortissants étrangers, soit 50 % d'étrangers, essentiellement des Maghrébins, mais de plus en plus d'Africains. (...) Dans la région parisienne (...), les étrangers trafiquants représentent 64 % des personnes interpellées. (...)
À quoi reconnaît-on un étranger ?
Au fait qu'il est étranger. Et comment sait-on qu'il est étranger ? En le lui demandant. C'est ce qui justifie les contrôles d'identité. (...) On ne va pas se mettre à contrôler systématiquement tous les gens qui nous paraissent étrangers. Ce n'est pas du tout notre objectif et d'ailleurs même si nous le voulions, nous n'en aurions pas les moyens. Nous voulons, sur les aéroports, dans les ports, et dans la mesure où les contrôles aux frontières sont supprimés, pouvoir procéder à un certain nombre de sondages pour nous assurer que nous sommes en mesure de maîtriser la situation. (...)
Pour un débat sur la drogue
Je n'ai jamais dit que j'étais pour la dépénalisation des drogues douces. Mais ce problème existe et certains de nos voisins l'ont résolu d'une manière différente de la nôtre. (...) Ce que je sais, c'est que, premièrement, la drogue est un fléau, deuxièmement, qu'elle touche toutes les catégories sociales, tous les milieux, tous les secteurs, y compris les secteurs ruraux et qu'on ne pourra pas éternellement rester dans la situation actuelle. Il faut peut-être aller plus loin, il faut peut-être avoir des peines plus sévères, il faut aussi peut-être se doter d'autres moyens. (...) Enfin, chacun sait bien qu'actuellement le trafic de drogue constitue dans un certain nombre de banlieues une véritable économie souterraine. (...)
Le débat doit avoir lieu au Parlement. Il faut que nous définissions à nouveau une politique claire et cohérente dans le domaine de la drogue. (...) La loi date de 1970, il faut sûrement la revoir. En tout cas, la loi doit être appliquée. (...)
L'affaire OM-Valenciennes
Tapie a beaucoup donné dans les médias depuis des lustres. Il ne doit pas s'étonner que les médias s'intéressent à lui. En bien ou en mal. C'est la loi du genre ! (...)
C'est triste pour le football. Le sport est une des choses qui passionnent la jeunesse, qui l'enthousiasment. D'autre part, c'est un excellent moyen pour empêcher que les jeunes ne succombent à un certain nombre de tentations. Donc tout ce qui peut entacher la régularité du sport est condamnable. (...) Je ne suis pas juge, je n'ai aucun élément. Je dis simplement que si de tels faits ont eu lieu, c'est extrêmement regrettable et j'espère qu'ils seront sanctionnés pour que cela serve de leçon.
Quant aux magistrats, je ne suis pas garde des sceaux, je suis ministre d'État, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire. Je constate que les policiers parlent moins que les magistrats et je m'en réjouis. (...)
Voyez-vous une différence entre les deux cohabitations ?
Non, je vois beaucoup de similitudes : le Président est toujours le même !
Les élections européennes
La première préoccupation du Premier ministre est que la majorité ne se divise pas, ni pour l'élection présidentielle, si on le peut, en tout cas certainement pas pour les élections européennes. (...) En ce qui me concerne, je suis tout à fait convaincu que s'il n'y a pas d'autre moyen d'empêcher la majorité de se diviser, M. Balladur conduira la liste de la majorité aux élections européennes.