Interview de M. Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat, porte-parole du Gouvernement, à RTL le 20 mars 2019, sur la stratégie de sécurité mise en oeuvre lors des manifestations de "Gilets jaunes" le 16 et différentes prises de position sur l'âge de la retraite.

Texte intégral

ELIZABETH MARTICHOUX
Bonjour Benjamin GRIVEAUX.

BENJAMIN GRIVEAUX
Bonjour Elizabeth MARTICHOUX.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup d'être dans ce studio de RTL ce matin.

BENJAMIN GRIVEAUX
Merci de votre invitation.

ELIZABETH MARTICHOUX
Le gouvernement vient de procéder à une purge sans précédent à la préfecture de police de Paris, nous expliquait Jean-Alphonse RICHARD sur RTL, le préfet lui-même, deux patrons de grandes directions ont été limogés, c'est cela qui va régler le problème ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Samedi nous avions des émeutiers enragés et pas des manifestants qui étaient présents dans les rues de Paris, nos forces de l'ordre ont eu à faire face, au fond, à des comportements criminels, et face à des criminels il faut pouvoir y répondre de la manière la plus appropriée. Nous avions répondu au mois de décembre dernier, vous vous souvenez, après les événements du 1er décembre en particulier, qui avaient marqué les esprits, notamment à l'Arc de Triomphe, par une nouvelle tactique avec plus de mobilité de nos forces, avec des interpellations en amont, cette technique-là n'a pas été mise en oeuvre samedi, d'ailleurs ça a été reconnu, je crois, à votre micro dès lundi matin par Laurent NUNEZ, il fallait donc, non pas – j'entends souvent le terme de « fusibles », dit chez nos oppositions – je ne crois pas à ce terme-là, j'ai trop de respect pour le monde préfectoral et pour le monde de la police, mais, mais, il y a des responsabilités, elles ont été établies dans une chaîne de commandement, et c'est le sens des responsabilités qui a prévalu dans les décisions qui ont été prises.

ELIZABETH MARTICHOUX
On va s'arrêter quand même, comme vous dites, sur ce mot de « fusibles », vous ne l'aimez pas. Sur le principe des limogeages, vous vous en souvenez parce que vous étiez sur place en juillet dernier, Emmanuel MACRON, en pleine crise Benalla, s'adresse à la majorité, et lui assure : « ce qui nous a conduit ici ce n'est pas la République des fusibles. » Tendez l'oreille.

EMMANUEL MACRON
… Les valeurs qui nous ont faits. Ce qui nous a conduit-là ce n'est pas la République de fusibles, celle où on fait trinquer un fonctionnaire ici, un collaborateur là, on ne peut pas être chef par beau temps et vouloir s'y soustraire lorsque le temps est difficile.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, il y a de la passion, « nos valeurs ce n'est pas de faire sauter des fusibles. » Cette doctrine, Benjamin GRIVEAUX, Ô combien macroniste, elle a sauté, elle a vécu.

BENJAMIN GRIVEAUX
Non. Vous comparez, sérieusement, l'affaire Benalla et ce qui se passe dans les rues de Paris…

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, j'évoque un principe.

BENJAMIN GRIVEAUX
De Bordeaux, de Saint-Etienne. Depuis des semaines désormais, nous avons à faire face à des personnes qui souhaitent renverser la République, nous avons à faire face à des émeutiers organisés, qui viennent même de pays étrangers, de Belgique, d'Allemagne, pour casser, pour violenter, pour tuer nos forces de l'ordre, voilà la situation face à laquelle nous sommes…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais je ne vous parle de cela Benjamin GRIVEAUX.

BENJAMIN GRIVEAUX
Et, Madame MARTICHOUX, à nouveau, le 1er décembre ça s'est mal passé dans les rues de Paris, nous avons rectifié, ça s'est bien passé fin décembre, il n'est pas acceptable d'avoir, un mois et demi après, à nouveau des difficultés, ce n'est pas un fusible, c'est simplement exercer le sens des responsabilités.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais pardon, Benjamin GRIVEAUX, le ministre de l'Intérieur peut ne pas savoir quelle est la stratégie de sécurité mise en place à un moment aussi important que celui-là, ça peut lui échapper ? Si ça lui échappe c'est une erreur.

BENJAMIN GRIVEAUX
Le ministre de l'Intérieur a exigé que les mêmes doctrines d'emploi soient réalisées que la fin du mois de décembre, ça n'a pas été le cas, il y a donc…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc il a été contredit.

BENJAMIN GRIVEAUX
Il y a donc des responsabilités qui ont été établies et qui permettront, par ailleurs, d'avoir, demain, de nouvelles doctrines d'emploi, et de répondre plus efficacement aux émeutiers qui voudraient revenir dans les rues de Paris, que ce soit sur les Champs-Elysées ou ailleurs.

ELIZABETH MARTICHOUX
Encore un mot Benjamin GRIVEAUX, il ne s'agit pas d'accabler Christophe CASTANER, ce n'est pas du tout le sujet, mais on l'a vu le ministre dans la salle de commandement samedi, il y avait des images, il avait accès à toutes les informations, en temps réel tout lui remontait, c'est le ministre de l'Intérieur, et vous dites qu'il n'était pas au courant de ce qui se passait ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais, ce que je vous dis, aussi, c'est que lorsque vous déployez des troupes ça ne se fait pas dans l'heure qui suit, ou quand vous voyez que la situation a tendance à vous échapper sur un moment…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc il n'a pas pu réagir ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ce n'est pas ce que… Ecoutez, je n'aime pas ces mises en accusation, ces mises au pilori, je déteste ça, je trouve que ce n'est pas acceptable de dire cela. Ce que je dis c'est que, il y a des responsabilités, qui ont été clairement établies, qu'il y a eu des dysfonctionnements, que nous l'avons reconnu dès lundi, nous ne cachons pas la responsabilité qui est celle de mauvaise doctrine d'emploi qui s'est faite samedi, et qui ne se reproduira pas à l'avenir, d'abord parce que nos forces seront plus mobiles, les conditions d'emploi de la force et d'interdiction de manifester dans certains lieux sont établies pour les futurs week-end, c'était important, et puis, je le dis aussi, il y a une loi, qui s'appelle la loi anticasseurs, dont j'entends beaucoup nos oppositions s'émouvoir de ce qui s'est passé samedi, et dont beaucoup qui s'émeuvent, depuis samedi, ne l'ont pas votée, l'ont condamnée, l'ont considérée comme liberticide. Cette loi, en vigueur, aurait permis, sans doute, d'avoir des éléments émeutiers moins nombreux sur les Champs-Elysées, samedi dernier.

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est le président, d'ailleurs, qui l'a transmise au Conseil constitutionnel.

BENJAMIN GRIVEAUX
Oui, afin que ça puisse être en application le plus rapidement possible.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous savez où ça en est ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Non, ça c'est au Conseil constitutionnel qui en est saisi.

ELIZABETH MARTICHOUX
La préfecture de police, en tout cas, n'est pas déstabilisée par ces changements, à quelques jours d'un nouveau rendez-vous des gilets jaunes ? Vous êtes serein ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Non. Vous savez, c'est une grande maison, gérée par de grands professionnels.

ELIZABETH MARTICHOUX
Le ministre a été hué par certains députés d'opposition justement hier à l'Assemblée, ils ont réclamé sa démission. Il n'a pas été question de démissionner pour Christophe CASTANER ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Il l'a dit lui-même, non.

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, il ne l'a pas présentée au président, qui l'aurait refusée, à l'évidence ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Il a répondu à cette question, non, donc… toutes les raisons de le croire.

ELIZABETH MARTICHOUX
Benjamin GRIVEAUX, Eric DROUET a dénoncé la lâcheté de ceux qui ont dégradé son pavillon en Seine-et-Marne, ainsi que sa voiture. Ça dit quoi cette dégradation, l'opinion se retourne ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Je vais vous dire, tout type de violence est inacceptable, que ce soit sur les Champs-Elysées, contre les domiciles des uns ou des autres, j'aurais aimé qu'Eric DROUET, dont je condamne la violence qui a été faite sur son domicile, ou les dégradations, condamne lui aussi les dégradations, nombreuses, des permanences de parlementaires depuis maintenant plusieurs mois.

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est l'arroseur arrosé d'une certaine façon ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, ça ce n'est pas… on n'est pas là-dedans. A nouveau, moi je condamne toutes les formes de violence, en République la violence n'a pas sa place, quelle que soit la personne concernée par ces violences et touchée par ces violences.

ELIZABETH MARTICHOUX
Compte tenu de ce qui s'est passé samedi dernier, dans le cadre d'un grand débat qui se terminait précisément à ce moment-là, 15 et 16 mars, est-ce qu'il ne faut pas aller plus vite dans la réponse aux gilets jaunes, est-ce qu'Emmanuel MACRON doit en tenir compte dans son calendrier de réponses ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, les gens qui étaient dans la rue, samedi dernier, ne sont pas des gens qui attendent des réponses du gouvernement, ils veulent renverser le gouvernement par la force, ce sont des émeutiers, ce ne sont pas des manifestants, donc il n'y a pas à accélérer le calendrier parce que certains ont décidé, par la force, d'espérer renverser le gouvernement. Il y a un grand débat, il y a des centaines de milliers de Français qui y ont participé, par voie numérique, dans les réunions, en remplissant les cahiers citoyens, c'est cela moi que je retiens de la période, et ce n'est pas une dizaine de milliers d'émeutiers, à Paris, un samedi, qui vont mettre à bas le travail qui a été fait par des milliers de Français, à nouveau, depuis des mois.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc ça n'a rien à voir avec la crise sociale dans le fond, à laquelle il faut répondre par un certain nombre de mesures… ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais, vous avez entendu une seule revendication sociale samedi dans les rues de Paris ? On voulait tuer des policiers, mettre à bas le régime, renverser le gouvernement, se rendre à l'Elysée de manière violente, ce sont des revendications de nature sociale ? Non.

ELIZABETH MARTICHOUX
Benjamin GRIVEAUX, un mot de la réforme des retraites. Agnès BUZYN a provoqué une certaine émotion, le mot est faible, en se prononçant au « Grand Jury RTL Le Figaro » en faveur d'un allongement de l'âge de départ à la retraite, à titre personnel, mais enfin elle est ministre des Affaires sociales, elle a fait marche arrière hier. On n'y touchera pas, aux 62 ans, dans le cadre de la réforme des retraites ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Mais vous savez, ce qui est fabuleux, c'est qu'on vient de passer 3 mois, et c'était nécessaire, à débattre, à se dire des choses autour d'une table, et dès que, une ministre, qui est ministre des Affaires sociales et de la Santé, et qui est donc dans son rôle quand elle pose la question du financement de notre système de retraite, parce qu'il y a la question des retraites, le Premier ministre avait dit, dans une émission vendredi, qu'il y avait aussi la question du grand âge, on a aujourd'hui 1,5 million de personnes qui ont 85 ans et plus, on en aura 5 millions en 2050, qu'on ne puisse même pas poser la question, évoquer le sujet, sans qu'on soit immédiatement accusés, par de mauvaises polémiques…

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, mais pourquoi poser des questions pour fermer derrière, 2 jours après ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Par de mauvaises polémiques, etc. Moi je dis qu'elle est pleinement dans son rôle lorsqu'elle fait cela, et, je vous le dis, c'est important…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais ce n'est pas le sujet, on n'attaque pas Agnès BUZYN, on se demande si oui ou non la question est sur la table.

BENJAMIN GRIVEAUX
Elle a été bien mise en cause depuis 24 heures…

ELIZABETH MARTICHOUX
Eh bien moi ce n'est pas la question que je vous ai posée.

BENJAMIN GRIVEAUX
Moi je le dis à nos opposition, et je le dis, il faut rester très calme, c'est important de pouvoir débattre, à force de ne jamais débattre des sujets on en arrive à des situations de blocage, à des situations d'incompréhension, et parfois à des situations de violence sociale.

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que c'est sur la table, est-ce que c'est un sujet de débat ?

BENJAMIN GRIVEAUX
La question, la réforme elle pose trois sujets. Il y a une concertation qui est engagée par Jean-Paul DELEVOYE sous l'autorité de la ministre, Agnès BUZYN, depuis maintenant 1 an, la question c'est, comment on a un système de retraite plus lisible, plus efficace, et plus juste. Ce sont ces trois questions-là auxquelles les partenaires sociaux, sur lesquelles ils sont concertés depuis maintenant plus d'1 an, et donc l'ensemble de ces questions, eh bien elle est débattue avec les partenaires sociaux, mais on fait les choses par étapes, dans l'ordre.

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, 62 ans. Je vous pose une question, est-ce que vous pouvez répondre, me dire si c'est un dogme ou pas, 62 ans restera-t-il l'âge légal de départ à la retraite ou pas ?

BENJAMIN GRIVEAUX
On est en pleine concertation…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc c'est ouvert, donc c'est ouvert.

BENJAMIN GRIVEAUX
On est en pleine concertation. Vous souhaitez que je vous donne la fin d'une concertation avant même que nous l'ayons conduit…

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, je vous demande si vous fermez la porte ou pas.

BENJAMIN GRIVEAUX
Avant même que nous l'ayons conduit…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc ce n'est pas fermé.

BENJAMIN GRIVEAUX
Avant même que nous l'ayons conduit, nous n'avons pas l'habitude de fermer les concertations en pleine concertation, ce n'est pas une bonne méthode de gouvernement.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc c'est une question qui est en débat.

BENJAMIN GRIVEAUX
C'est une question qui est à la concertation.

ELIZABETH MARTICHOUX
A la concertation, qui est en débat, c'est très clair. Benjamin GRIVEAUX, est-ce que c'est votre dernier Conseil des ministres en tant que porte-parole du gouvernement avant les municipales… ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, ça ce sont… d'abord c'est la décision du président de la République, vous savez que c'est lui qui nomme sur proposition du Premier ministre les membres du gouvernement, alors je sais que j'ai dit à maintes reprises que je dirai le choix qui est le mien au printemps, c'est le printemps depuis quelques heures…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est aujourd'hui, on le chante sur tous les tons sur RTL.

BENJAMIN GRIVEAUX
Depuis quelques heures, mais je vais vous dire que la patience est aussi une qualité en politique, et donc…

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que vous souhaitez quitter le gouvernement le plus rapidement possible pour…

BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, ça ce sont des conversations que je réserve au Premier ministre et au président…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous ne souhaitez pas vous consacrer à Paris ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Ce sont des conversations que je réserve au Premier ministre et au président de la République. De quoi Paris a besoin ? Paris a besoin de trois choses, des solutions concrètes pour les problèmes des Parisiens, une vision à 30 ans et une équipe renouvelée.

ELIZABETH MARTICHOUX
Ce n'est pas très nouveau monde, Benjamin GRIVEAUX, cette réponse. Je vous demande si vous souhaitez le plus vite possible vous consacrer à Paris, qui n'est pas un petit sujet, et vous me dites…

BENJAMIN GRIVEAUX
Ce qui est très ancien monde c'est de faire un concours de personnalités, moi je suis dans le collectif depuis le premier jour, et je me consacre à cela aussi…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous n'êtes pas un émule de Nicolas HULOT.

BENJAMIN GRIVEAUX
Parce que je suis un élu parisien – non, je vous le confirme – j'ai été élu par les Parisiens député de Paris, et donc je vous le dis, des solutions concrètes pour les Parisiens, une vision et une équipe.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous allez me faire de la langue de bois aussi sur Nathalie LOISEAU, elle est tête de liste aux européennes, elle a dit qu'elle était candidate, c'est une affaire entendue ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Elle a émis le souhait…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est une affaire entendue ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Vous savez, on a, nous, des procédures, il y a une commission nationale d'investiture, qui est à En Marche…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il y a d'autres candidats ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Je vous vois baisser les yeux…

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, non. Est-ce qu'il y a d'autres candidats ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Il y a 79 candidats sur une liste aux élections européennes, Elizabeth MARTICHOUX, c'est une nouvelle que je vous apprends…

ELIZABETH MARTICHOUX
Pour être tête de liste est-ce qu'il y a d'autres candidats ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Et je vous le dis, Nathalie LOISEAU a fait acte de candidature, c'est une grande européenne, c'est une femme remarquable…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous souhaitez qu'elle soit tête de liste ?

BENJAMIN GRIVEAUX
Et une grande ministre des Affaires européennes. Je n'ai pas à dire mon souhait, c'est une commission d'investiture indépendante…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il n'est pas comme Agnès BUZYN, il ne dit pas des choses à titre personnel. C'était peut-être votre dernière interview de porte-parole du gouvernement sur l'antenne de RTL, merci Benjamin GRIVEAUX.

BENJAMIN GRIVEAUX
Merci à vous Elizabeth MARTICHOUX.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 22 mars 2019