Interview de M. Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des transports, à France Info le 6 novembre 2020, sur les transports en commun en reconfinement et le plan social à Air France KLM.

Texte intégral

MARC FAUVELLE
Bonjour Jean-Baptiste DJEBBARI !

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Bonjour à vous deux !

MARC FAUVELLE
La France est le pays le plus touché désormais par l'épidémie, un million 600 000 malades, plus de 50 000 nouveaux cas chaque jour. Avant de parler spécifiquement des questions qui font partie de votre portefeuille, celles des transports, est-ce qu'il est temps aujourd'hui de durcir le confinement ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
D'abord, c'est vrai que la France subit une épreuve, une épreuve pour les patients, une épreuve pour les soignants, une épreuve économique aussi pour les petits commerçants – on en a beaucoup parlé – et puis une épreuve pour tout à chacun parce que même dans un confinement adapté que nous avons voulu auprès du président de la République pour préserver justement une partie de l'économie essentielle, c'était un confinement qui touche l'ensemble des Français et qui les restreint dans leur liberté. Donc on voit bien qu'on a une période qui est dure à passer actuellement parce que le nombre de cas augmente, parce que la saturation approche sur les lits de réanimation et puis on voit bien en même temps, c'est un reportage de France 2 hier soir qui était intéressant sur l'avancée des vaccins en Chine, et évidemment à l'échelle de l'Union européenne, on voit bien aussi que les choses avancent sur le plan scientifique et que donc la période qu'on vit, elle est aigue, elle est compliquée, elle tend un peu tout le monde, toute la population mais qu'il faut réussir, avec civisme, avec discipline, avec solidarité à la surmonter.

MARC FAUVELLE
Avec les mesures actuelles ou en passant à un cran autre dans le confinement, l'idée par exemple d'un confinement pour les personnes les plus vulnérables aujourd'hui pour les mettre à l'abri ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Vous savez, il faut essayer de le faire avec méthode, chaque semaine en conseil de défense, nous avons l'analyse épidémiologique, l'efficacité des mesures rétrospectives et vous savez qu'on commence à voir l'efficacité des mesures après 10, 15 jours et donc il faut le prendre avec méthode. On a prochain rendez-vous qui est très important la semaine prochaine autour …

MARC FAUVELLE
La clause de revoyure au bout de quinze jours !

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
La clause de revoyure qui aura des conséquences importantes avec la réouverture ou non d'un certain nombre de commerces, avec éventuellement le durcissement ou non d'un certain nombre de mesures mais il faut vraiment le prendre comme ça. Le commentaire au jour le jour, je crois, dessert tout le monde, donc prenons-le avec méthode, rendez-vous la semaine prochaine pour évaluer l'efficacité des mesures qui sont engagées et la semaine prochaine, le gouvernement communiquera le cas échéant de nouvelles mesures.

SALHIA BRAKHLIA
Alors justement Jean-Baptiste DJEBBARI, vous parliez à l'instant de la réouverture ou non des commerces non essentiels ; Bruno RETAILLEAU, le patron du groupe Les Républicains au Sénat qui est pour la réouverture de ces magasins avançait un argument, écoutez, il était à votre place hier.

BRUNO RETAILLEAU, PRESIDENT DU GROUPE LES REPUBLICAINS AU SENAT
Comment voulez-vous comprendre qu'on accepte qu'on s'entasse dans le métro, qu'on s'entasse dans des grandes surfaces etc., etc., et qu'on ferme des petits commerces notamment dans nos villages, dans nos vies ?

SALHIA BRAKHLIA
On s'entasse dans les transports mais on ferme les petits commerces. La réponse du ministre des Transports ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Moi, je ne suis pas démago comme Bruno RETAILLEAU ! Je dis que les transports d'abord, ils ont roulé depuis le début dans tous les pays du monde, ils ont continué à rouler dans tous les pays du monde avec des protocoles sanitaires adaptés en nettoyant beaucoup plus les véhicules, en ayant évidemment le port du masque obligatoire très bien respecté depuis le début.

SALHIA BRAKHLIA
Là quand on prend le métro, on voit bien que tout le monde s'entasse, certes tout le monde a le masque …

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
…en essayant, non mais je réponds jusqu'au bout. Le protocole, c'est aussi d'avoir le plus de trains, de métros de trams possible pour une fréquentation diminuée. Juste un chiffre : aujourd'hui, vous avez 100% de l'offre de métro pour environ, en moyenne 35% de la fréquentation et c'est une offre qui est maintenue et c'est un coût pour la collectivité publique.

MARC FAUVELLE
Donc le métro, par exemple, ne baissera pas dans les jours qui viennent ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Alors aux heures de pointe, c'est une discussion qu'on devrait avoir avec Valérie PECRESSE et la RATP évidemment puisque la région organise les transports notamment en Ile-de-France mais les heures de pointe, vous avez un peu plus de 50% de la fréquentation, donc il me semble difficile …

MARC FAUVELLE
Sachant qu'en temps normal, on s'entasse comme des sardines et là, c'est les sardines qui ont un tout petit peu plus de place mais ça ne reste pas non plus de la distanciation !

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Quand on compare à l'année dernière, on a la moitié moins aux heures de pointe de personnes et essentiellement des personnes d'ailleurs qui n'ont pas d'autre choix que d'aller travailler notamment le matin les travaux postés, comme on dit !

MARC FAUVELLE
Ailleurs qu'à Paris, Jean-Baptiste DJEBBARI, dans toutes les villes qui ont des tramways, des métros, est-ce que vous demandez aux groupes qui les gèrent de maintenir le trafic au maximum même si le nombre de passagers baisse ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Vous savez, on commence à avoir l'habitude de ces discussions parce qu'on l'a eu au moment du premier confinement, du déconfinement et vous savez que les transports urbains sont gérés en lien avec les collectivités. Donc on a ces discussions avec la collectivité ; le sujet du transport, ce sont les heures de pointe. On pourra avoir moins de personnes dans les heures de pointe, on fait beaucoup plus de télétravail et ça a un effet important, on essaie de lisser l'arrivée des personnes en entreprise et le départ des personnes en entreprise et on maintient justement pour éviter ces effets d'engorgement, on maintient le maximum d'offres aux heures de pointe, notamment pour éviter les effets de …

MARC FAUVELLE
Donc on ne baisse pas le nombre de tramways, de bus …

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Notamment aux heures de pointe …

MARC FAUVELLE
…de métros dans toutes les villes de France, c'est la demande que fait le ministre ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Peut-être qu'aux heures creuses, peut-être qu'aux heures creuses effectivement là, on a parfois 100% de l'offre pour 15% de la fréquentation, peut-être qu'à ce moment-là et d'ailleurs, on le fait sur les TGV, on a gardé 100% de l'offre mais aujourd'hui, on a 15% des voyageurs. L'idée, ce n'est pas de faire voyager des TGV à vide pendant des semaines et des …

MARC FAUVELLE
Vous dites "on a gardé 100% de l'offre des TGV", depuis hier les trois quarts …

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Jusqu'à jeudi matin …

MARC FAUVELLE
Voilà, depuis hier, ce n'est plus le cas.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Jusqu'à hier.

MARC FAUVELLE
Les trois quarts des TGV restent en gare !

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Lundi, mardi, mercredi, on a fait rouler quasiment 600 TGV par jour, pour la plupart vides justement le temps de prendre ces mesures.

MARC FAUVELLE
Mais c'est terminé aujourd'hui, les trois quarts des TGV restent en gare !

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Bien sûr, on va en parler !

MARC FAUVELLE
Donc on va s'entasser à nouveau dans les TGV ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non, on ne va pas s'entasser à nouveau dans les TGV, on garde environ 30% des TGV pour 15% de la fréquentation. Donc vous voyez, les ratios du simple au double, on essaie toujours d'avoir beaucoup plus d'offres et puis je vous le dis parce que souvent la ligne 13 est …

SALHIA BRAKHLIA
…du métro parisien …

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
…du métro parisien est un peu illustrative mais on aura aussi des solutions structurelles. Vous savez que mi-décembre, on va ouvrir le prolongement de la ligne 14 vers Mairie de Saint-Ouen en passant par porte de Clichy et ça va délester de 30% la ligne 13 du métro. Donc ça, c'est une solution qui vient de loin qui est très structurelle mais pour ce sujet qui est toujours très observé par les journalistes aiguisés que vous êtes, on a aussi des solutions.

MARC FAUVELLE
Mais la question ne se pose pas qu'à Paris.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non …

MARC FAUVELLE
La ligne 13, c'est bien …

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Mais non, elle ne se pose pas qu'à Paris mais sincèrement, le vrai sujet …

MARC FAUVELLE
Enfin, je dis "c'est bien", ce n'est pas très bien …

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
…de la densité de population et le sujet de trafic, c'est la région Ile-de-France et c'est notamment Paris, c'est là qu'on fait les images en général.

SALHIA BRAKHLIA
Jean-Baptiste DJEBBARI, au Japon, il est interdit de parler au téléphone dans les métros pour limiter la propagation du virus. Pourquoi ne pas l'imposer ici en France ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
C'est vrai que le Japon fait ça. L'idée et je crois que ça a d'ailleurs été recommandé dans un certain nombre de revues médicales, c'est de dire que dans le métro et c'est d'ailleurs en général ce que vous faites, vous ne parlez pas quand vous prenez le métro …

MARC FAUVELLE
Au téléphone !

SALHIA BRAKHLIA
Et au téléphone si !

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
L'idée, c'est que quand vous parlez ou quand vous téléphonez, quand vous vous émettez des postillons, des aérosols, c'est là où le risque, y compris en ayant le masque est …

SALHIA BRAKHLIA
Est-ce que vous voulez interdire le téléphone dans le métro ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non, non mais écoutez, moi je d'abord, je ne suis pas compétent pour interdire …

SALHIA BRAKHLIA
Bah, vous êtes ministre des Transports !

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
…le téléphone dans le métro non mais c'est un sujet sanitaire, donc il faut l'étudier et je sais, on a ce benchmark international qui nous arrive de partout mais nous avons observé ce que font les Français dans le métro et pour le coup, d'une manière générale, les Français restent environ 5 minutes dans la même rame au contact des mêmes personnes et en général ne parlent pas, donc ne sont pas téléphone, en majorité ne parlent pas. Ils ne sont pas en majorité au téléphone !

SALHIA BRAKHLIA
Vous parliez de la SNCF il y a il y a quelques minutes, est-ce qu'on va pouvoir réserver son billet de train pour les vacances de Noël puisque vous avez baissé le trafic ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
A chaque fois que je dis ça, je me fais ourdir de contestations sur mes réseaux sociaux mais ce que j'avais dit et ce qui reste valide, c'est que de toute façon, les billets de train, les billets d'avion que vous achetez aujourd'hui, ils sont remboursables et échangeables sans frais. Donc moi, je ne présage pas du tout ce que sera la situation après le 15 décembre à l'occasion des fêtes de Noël et après, mais ce qui est sûr, c'est que l'achat en lui-même, il peut être remboursé au dernier moment sans frais …

SALHIA BRAKHLIA
Très bien mais vous avez baissé le trafic. Donc est-ce qu'il y aura suffisamment de places pour tous ceux qui veulent partir ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Le trafic, il baisse maintenant au regard du confinement maintenant et il est évident que si, après le 15 décembre ou le 15 janvier ou que à une date définie pour le nouveau déconfinement, le nouveau déconfinement sera accompagné d'une reprise de l'offre de trafic, d'une reprise des TGV, d'une reprise …

SALHIA BRAKHLIA
Pour les vacances de Noël, les trains vont repartir ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Je vais le dire différemment : à partir du moment où on déconfine, on augmentera l'offre de transport et donc on augmentera l'offre des TGV et donc les places disponibles en vente sur Internet seront à nouveau augmentées aujourd'hui. Aujourd'hui …

SALHIA BRAKHLIA
Pas forcément pour les vacances de Noël !

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
On ne prend pas ses billets aujourd'hui pour aller voir mamie !

SALHIA BRAKHLIA
Oui !

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Mais le principe de précaution, c'est qu'effectivement …De toute façon, je vais vous dire un truc, les Français ne font pas comme ça, on l'a vu pendant l'été, les Français ils réservent …

SALHIA BRAKHLIA
Ah si !

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non mais les Français, ils ont réservé très majoritairement la semaine d'avant pendant les vacances d'été sur les trains, sur les avions. Donc les Français aujourd'hui et je crois à juste raison …

SALHIA BRAKHLIA
Parce qu'on n'était pas rassuré …on ne savait pas comment il fallait faire !

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non bien sûr mais c'est juste effectivement l'indétermination, ils attendent et je pense qu'ils attendront pour les vacances de Noël comme pour les vacances d'été.

- Flash info -

MARC FAUVELLE
On parlait des trains et des métros, Jean-Baptiste DJEBBARI, on va parler des avions à présent avec la compagnie AIR FRANCE-KLM, 7500 suppressions de postes déjà annoncées, chaque jour la compagnie aérienne perd 10 millions d'euros, l'État lui a prêté, sous la forme du prêt d'État garanti, 7 milliards d'euros. D'abord, est-ce que vous êtes sûr que l'État reverra un jour la couleur de cet argent ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
D'abord les États, puisque…

MARC FAUVELLE
Oui, il y a une partie qui est européenne.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non, il y a une partie qui est néerlandaise, c'est AIR FRANCE-KLM, donc 7 milliards pour la France et 3 milliards pour les néerlandais, c'est un groupe international que nous avons soutenu là…

MARC FAUVELLE
C'est un prêt ou c'est un don ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
C'est un prêt, c'est un prêt, et le principe d'un prêt c'est que c'est remboursé, et par ailleurs des prêts nous allons en faire à beaucoup d'opérateurs, y compris beaucoup d'opérateurs de transport, et nous avons fait, pour le coup, des dotations publiques, notamment pour la SNCF, à hauteur de 5 milliards, pour la crise du Covid, mais ce sont essentiellement des prêts…

MARC FAUVELLE
Donc AIR FRANCE-KLM remboursera…

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Qui ont vocation à être remboursés. La situation, vous la connaissez, pour l'industrie aéronautique, pour les opérateurs de transport aérien, est quand même très compliquée, et tant qu'on n'a pas de traitement efficace, de vaccin stabilisé, on ne verra pas la fluidité des transports revenir et permettre aux gens d'avoir à nouveau confiance et de "reconsommer" les transports aériens…

MARC FAUVELLE
Est-ce qu'avec cet argent, Jean-Baptiste DJEBBARI, AIR FRANCE-KLM est aujourd'hui sauvé ou toujours menacé ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Avec cet argent, et ce sont des projections qui avaient été faites en avril-mai derniers, qui prévoyaient une reprise à peu près comme elle se présente aujourd'hui, c'est-à-dire très graduelle, très, on va dire très progressive, on a suffisamment trésorerie, pour AIR FRANCE, pour tenir, pour tenir jusqu'à la reprise.

MARC FAUVELLE
Combien de temps ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Ça ce sont des informations qui sont confidentielles, et AIR FRANCE-KLM est un groupe coté…

SALHIA BRAKHLIA
Benjamin SMITH disait 2, 3 mois, il n'est pas très optimiste.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non, mais AIR FRANCE a de quoi tenir jusqu'au moment où…

SALHIA BRAKHLIA
Le PDG d'AIR FRANCE-KLM.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
On estime qu'effectivement le trafic sera de nouveau de nature à accompagner et…

MARC FAUVELLE
Il n'y a plus besoin d'aider la compagnie.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Il y aura peut-être un besoin dans les mois qui viennent, et nous devrons voir ça avec nos homologues néerlandais pour voir s'il y a recapitalisation, mais ça dépendra aussi de la situation dans le transport aérien, des éventuelles consolidations d'entreprises qui sont…

SALHIA BRAKHLIA
Vous pensez nationalisation d'AIR FRANCE ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Vous savez, la nationalisation, ça veut dire quoi, ça veut dire que l'État reprend le contrôle, probablement pour un temps, parce qu'il aura recapitalisé, et qu'il arrivera à un moment effectivement à un niveau de capital où il est majoritaire…

SALHIA BRAKHLIA
Et ça c'est sur la table ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
C'est sur la table techniquement, parce qu'effectivement si vous recapitalisez beaucoup une entreprise qui a un niveau de valorisation assez faible, vous pouvez assez vite arriver au moment du contrôle, mais d'abord c'est un groupe, et donc ça se fait en coordination avec nos homologues néerlandais, autour d'un projet…

MARC FAUVELLE
Ça ils ne voudront pas les Néerlandais.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
En tout cas il faut clarifier un projet, c'est-à-dire que vous savez que les hypothèses c'est soit de continuer à intégrer le groupe AIR FRANCE-KLM, et nous pensons qu'il y a une opportunité, il y a beaucoup intérêt à faire beaucoup plus de choses ensemble, mais il faut se mettre d'accord sur les termes du « contrat », les avantages pour les uns et pour les autres, donc tout ça va se faire dans ces dimensions qui sont assez complexes, à la fois la reprise du trafic et, on va dire la géopolitique.

MARC FAUVELLE
Les pilotes de la branche néerlandaise d'AIR FRANCE-KLM ont accepté de baisser leur salaire dans les 5 années qui viennent, 20 % de salaire en moins, est-ce qu'on pourrait demander la même chose côté français ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
La solution a été… d'abord, il y a beaucoup de productivité qui a été faite par les pilotes ces dernières années, et vous savez que le plan il touche tout le monde à AIR FRANCE, y compris les pilotes, avec un certain nombre de départs, plusieurs centaines de départs anticipés ou négociés qui ont eu lieu, donc le groupe, AIR FRANCE pour le coup, a un plan de départs, notamment de départs volontaires, de mobilité interne…

SALHIA BRAKHLIA
7 500 suppressions en interne.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Qui est tout à fait important…

MARC FAUVELLE
Et des baisses de salaire c'est envisageable, envisagé, chez les pilotes, ou dans d'autres professions, ou on n'y touche pas ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
D'abord, encore une fois, on fait ça avec méthode, en même temps que ce plan il y a la restructuration du… la restructuration du réseau régional, avec beaucoup d'impact dans les régions, donc faisons d'abord ça correctement, et Ben SMITH mène un travail, avec ses équipes, remarquable sur le sujet, faisons ça aussi dans la concorde sociale dans ces moments qui sont quand même compliqués, et nous regarderons, au fil de l'eau, si les besoins supplémentaires se font sentir en lien…

SALHIA BRAKHLIA
Jean-Baptiste DJEBBARI, cet après-midi vous allez vous rendre à l'aéroport de Paris-Orly pour l'installation des tests antigéniques dans les aéroports, qui aura accès à ces tests ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
D'abord nous avons fait une première expérimentation avec Christian ESTROSI la semaine dernière sur l'aéroport de Nice avec des tests antigéniques, au départ, et ça a plutôt très bien marché, moi je veux le remercier parce qu'il a permis notamment…

SALHIA BRAKHLIA
C'est pour ceux qui prennent l'avion, qui quittent la France.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Pour les départs, pour ceux effectivement qui quittent la France, et là…

MARC FAUVELLE
Pardon, pourquoi il n'y en n'a pas pour les arrivées ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Ça va venir, c'est une question aussi de déploiement de l'offre, c'est sur des volumes qui étaient plus réduits, l'idée c'est d'avoir…

MARC FAUVELLE
C'est-à-dire on test les gens qui quittent la France, mais on ne teste pas les passagers étrangers, ou français, qui arrivent…

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Justement, j'y viens.

MARC FAUVELLE
Je suis impatient de connaître la réponse.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Donc là le sujet c'est que nous lançons, cet après-midi effectivement, les tests antigéniques pour le départ, notamment pour protéger les Outre-mer, qui sont la France, et vous savez très bien que c'est en plus dans les Outre-mer qu'il y a des appareils sanitaires qui sont un peu plus réduits, donc les taux de saturation réa arrivent beaucoup plus rapidement, donc pour les départs, et dans quelques jours, on vise le milieu de la semaine prochaine, autour du 11 novembre, dans quelques jours on aura les tests antigéniques pour les arrivées, à disposition pour les arrivées.

MARC FAUVELLE
Obligatoire ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Obligatoire évidemment, c'est-à-dire c'est lié au billet d'avion, si vous avez un vol pour les Outre-mer, vous arrivez à l'aéroport, vous êtes pris en charge pour avoir le test antigénique, c'est assez rapide, c'est une quinzaine de minutes pour avoir le résultat.

MARC FAUVELLE
Tout le monde est testé à la descente de l'avion.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Et pour le retour, effectivement, notamment pour les pays, alors il y a un peu plus de…

SALHIA BRAKHLIA
Vous avez ciblé des pays ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Oui, nous avons, vous savez, une liste de pays rouges, pour lesquels soit le test est obligatoire avant le départ, et doit donc être montré avant d'embarquer, soit les tests pour les pays pour lesquels vous n'avez pas la possibilité de le faire avant le départ, qui se font à l'arrivée, et donc des tests rapides, et si vous êtes allé à Orly ou à Roissy récemment, vous avez vu ces queues qui sont des queues qui vous orientent vers les services médicaux et qui permettent de réaliser les tests.

SALHIA BRAKHLIA
Si on est positif à l'arrivée, il se passe quoi ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
D'abord vous êtes pris en charge puisqu'il y a une antenne médicale, et les médecins qui sont maintenant rompus à l'exercice, et le même principe s'applique, c'est vous vous isolez pendant la période, vous êtes traité le cas échéant, et l'idée c'est bien aussi d'avoir cette systématisation d'un comportement, vous êtes détecté, vous êtes tracé, on retrace vos cas contacts…

SALHIA BRAKHLIA
Et si on est positif à l'arrivée, on ne part pas, on ne prend pas l'avion ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Au départ vous voulez dire.

SALHIA BRAKHLIA
Au départ, pardon.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non, on ne prend pas l'avion.

MARC FAUVELLE
Et il se passe quoi ?

SALHIA BRAKHLIA
On ne part pas.

MARC FAUVELLE
Isolement obligatoire ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
De la même façon, isolement, traitement médical le cas échéant…

MARC FAUVELLE
Il n'est pas obligatoire l'isolement.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Vous savez que le principe c'est que, d'abord il y a des contrôles, quand vous êtes isolé, vous déclarez là où vous êtes isolé, où vous vous isolez, il y a des contrôles, et oui le principe c'est qu'on n'ait pas un État de contrôle social où on vérifie à toute heure et en tout temps où sont les gens, la démocratie c'est aussi le pari de la responsabilité et de l'engagement volontaire, mais je crois que la situation est assez aiguë, suffisamment aiguë aujourd'hui, pour que chacun le fasse en conscience et en responsabilité.

MARC FAUVELLE
On a appris ce matin qu'un trafic de faux certificats…

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
J'ai vu ça.

MARC FAUVELLE
De tests avait été démantelé, non pas à Roissy où vous serez tout à l'heure, mais dans l'autre aéroport parisien, celui de Roissy (sic), des tests qui s'achetaient entre 150 euros et 300 euros l'unité, qui permettaient donc de monter à bord d'avions, vous étiez au courant, vous avez été informé quand ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
C'est même un risque qu'on a identifié assez vite au moment où on déconfinait, on a tout de suite pensé qu'il y aurait des faux tests et des fausses attestations. Il y a eu un travail des douanes qui a été fait pour détecter, pour isoler des réseaux, et là, effectivement, le réseau dont vous parlez, je crois que c'est six ou sept personnes qui revendaient, notamment à destination des vols Afrique, un certain nombre d'attestations, dont le prix allait de 100 à 300 euros…

MARC FAUVELLE
Et c'est facile à faire un faux test, enfin un faux papier ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Si je le savais je crois que je serais plus à même de lutter contre la question, je ne sais pas si c'est facile à faire, mais j'imagine qu'effectivement produire un QR Code, ou produire un document, falsifier un document, malheureusement c'est possible de faire des fausses cartes de crédit et tout un tas de choses, donc j'imagine qu'il est assez aisé dans le monde moderne de produire un faux test, un faux résultat de test…

SALHIA BRAKHLIA
Alors comment on évite que ça se reproduise ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Encore une fois, les douanes ont travaillé, ces personnes seront judiciarisées, avec, vous le savez, des peines d'amende et de prison qui sont tout à fait dissuasives, et dire que notamment les douanes surveillent, anticipent, le cas échéant interpellent, et que la procédure judiciaire suit son cours, je crois que ça sera de nature à, comment dire, déstabiliser ou dissuader les plus velléitaires sur la question.

MARC FAUVELLE
8h50, on jette un oeil au fil info.

- Flash info -

SALHIA BRAKHLIA
Toujours avec Jean-Baptiste DJEBBARI, le Ministre aux Transports. Alors pour lutter contre la menace terroriste Valérie PECRESSE, la présidente de la région Ile-de-France, a une idée et elle était à votre place la semaine dernière. Ecoutez.

VALERIE PECRESSE, PRESIDENTE DE LA REGION ILE-DE-FRANCE
Avec la région, nous avons placé des caméras dans tous les réseaux de transport et ces caméras aujourd'hui, nous ne pouvons pas les utiliser pour lutter contre le risque terroriste. Supposer quelqu'un qui rôde, quelqu'un qui repère, quelqu'un où on verrait une ceinture, une ceinture explosive, on n'a pas le droit de faire ces repérages. Donc je demande qu'on puisse utiliser l'intelligence artificielle pour la sécurisation des réseaux de transport.

SALHIA BRAKHLIA
Vous voulez l'aider, la présidente de la région, à mettre en place cette reconnaissance faciale dans les transports ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
J'ai répondu positivement à deux élus. A Valérie PECRESSE qui veut lancer un comité d'éthique et elle a raison. Alors ce n'est pas que la vidéosurveillance, c'est aussi la détection des comportements frauduleux, des bagarres sur les quais. Bref, de tous types d'événements de type sécurité qui peuvent…

SALHIA BRAKHLIA
Inquiéter.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Qui peuvent à la fois inquiéter, créer de l'anxiété, parfois être effectivement de nature terroriste, parfois être simplement des bagages abandonnés sur lesquels on peut lever le doute et donc créer plus de fluidité dans les transports. Et donc l'idée c'est bien ça : c'est de déterminer en droit ce qu'on peut faire. Et c'est vrai que le droit qui est très protecteur des libertés individuelles - et c'est heureux - aujourd'hui ne permet pas de déployer massivement ces dispositifs. Je pense qu'il faut faire un travail très précis et très fin pour concilier évidemment les libertés…

SALHIA BRAKHLIA
Parce qu'on ne peut pas déterminer l'identité de quelqu'un dans les transports en commun. C'est ça en fait le problème ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Je prends un exemple. Par exemple sur le taux de détection du port du masque, on a eu un débat juridique avec la CNIL parce qu'on arrivait à très bien détecter effectivement si la personne portait bien le masque ou pas, mais le sujet c'était le droit de refus. On estime qu'en France, on doit pouvoir s'opposer même si effectivement il n'y a pas de données qui sont aujourd'hui transférées avec ce type de technologie. Mais enfin, bref, ce sont des sujets qui sont juridiques, compliqués mais je crois qu'il faut faire évoluer les cadres…

SALHIA BRAKHLIA
Il faut un comité d'éthique.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Et Valérie PECRESSE m'a demandé la chose, mais c'est aussi Christian ESTROSI avec lequel je veux avancer sur notamment la gare de Nice et l'aéroport de Nice. C'est important parce que lui aussi a développé un certain nombre, un réseau assez important de caméras de surveillance et que nous pouvons y ajouter une couche d'intelligence, et donc détecter encore mieux et être plus réactif et donc minimiser aussi le besoin en forces de sécurité. Enfin bref, c'est un système qui par ailleurs existe dans beaucoup de pays qui sont des démocraties et qui fonctionne très bien. La France doit essayer de rattraper son retard.

MARC FAUVELLE
Contrairement à ce qui s'était passé lors du premier confinement Jean-Baptiste DJEBBARI, beaucoup de grandes villes ont fait le choix de maintenir le stationnement payant cette fois-ci, alors même que la consigne aujourd'hui est au télétravail. Est-ce qu'elles ont raison de le faire ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Je pense que vous faites référence à Anne HIDALGO qui s'est exprimée…

MARC FAUVELLE
Pas seulement, non. Non, non, pardon. Tout ne se passe pas à Paris, la ligne 13 et Anne HIDALGO, mais notamment Paris. Vous avez raison.

SALHIA BRAKHLIA
Dans plusieurs villes.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non mais moi ce que je remarque, c'est que dans beaucoup de ces territoires on a eu des discours politiques un peu étonnants. On a eu à la fois des personnes qui nous disent que le transport doit être demain gratuit. En général quand le transport est gratuit, c'est le contribuable qui paye, le contribuable national, le contribuable local.

MARC FAUVELLE
Ça, c'est la proposition que fait notamment…

SALHIA BRAKHLIA
Audrey PULVAR.

MARC FAUVELLE
Audrey PULVAR pour les régionales en Ile-de-France.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Mais d'autres. A Montpellier aussi et dans quelques autres territoires. Et puis on a effectivement des mairies qui d'un autre côté décident de maintenir comme à Paris le stationnement payant, par exemple pour les télétravailleurs. Je crois que chacun appréciera la cohérence de ces politiques. Donc c'est certainement habile sur le plan fiscal mais la ficelle est un peu grosse sur le plan politique, sachant qu'à la fin…

MARC FAUVELLE
C'est-à-dire ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Sachant qu'à la fin en général, on va demander à l'État de compenser les pertes des réseaux de transport, les pertes en matière fiscale. Moi je pense qu'il faut simplement peut-être se mettre en cohérence et permettre que ceux qui aujourd'hui sont chez eux au télétravail n'aient pas en plus à payer des amendes. Parce que pour le coup, les services qui mettent des amendes ne sont pas en télétravail.

SALHIA BRAKHLIA
On parlait de Paris, du coup je vais aller sur la RATP. On reste dans le réseau parisien malheureusement Marc. Je ne sais pas si vous l'avez vue, il y a une campagne en ce moment d'affichage pour le nouveau film de BORAT…

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
J'ai vu. C'est une affiche effectivement…

MARC FAUVELLE
On ne peut pas la rater, l'affiche, quand on la voit. Il faut la décrire, Salhia.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Ça accompagne le film où, en gros, BORAT est habillé en BORAT, c'est-à-dire pas beaucoup habillé.

SALHIA BRAKHLIA
Pas beaucoup habillé, juste un masque, voilà, et une bague.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Voilà.

SALHIA BRAKHLIA
Une bague qui pose problème puisqu'elle est gravée au nom d'Allah. En Essonne, on a décidé de supprimer cette campagne sur les bus RATP. Votre position à vous, c'est quoi ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non, en Essonne sur le réseau de bus essonnais. Et d'ailleurs ce n'est pas très clair parce qu'au départ, ça a été supprimé pour raison de vulgarité de la pub. Enfin bref, on ne sait pas très bien.

MARC FAUVELLE
Oui, parce qu'on voit à peu près tout. C'est un tout petit slip, on va dire ça.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Oui, c'est le principe de BORAT.

MARC FAUVELLE
Oui, oui. Pour ceux qui ne connaissent pas je décris.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Mais la RATP, pour le coup la campagne est actuellement affichée à la RATP. Ça n'a posé aucun problème d'aucune sorte, ni avec les syndicats, ni avec les agents, et donc la position du gouvernement c'est que la RATP a bien agi sur la question. Et d'ailleurs, j'ai du mal à comprendre quel est le vrai fondement du refus du réseau essonnais. Peut-être que cela devrait être clarifié.

SALHIA BRAKHLIA
Votre collègue Gérald DARMANIN a annoncé dans une interview à Ouest-France qu'il allait autoriser les maires à installer des radars automatiques dans leur commune. Vous étiez au courant de ça ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Oui, parce qu'en fait le sujet ce n'est pas que le sujet de la sécurité et de la vitesse, mais c'est aussi le sujet du meilleur contrôle du bruit, de la pollution. Et vous savez que nous sommes dans un moment où nous allons notamment permettre aux collectivités de mettre en place des zones à faible émission, et donc nous devons doter les collectivités de moyens de contrôle.

MARC FAUVELLE
Les radars permettent de contrôler les émissions des voitures ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non, ce n'est pas… Alors d'abord, certains types de radars et certains types de capteurs oui. Mais le sujet, c'est qu'évidemment tout ça est lié en général à la vitesse, et que quand vous maîtrisez la vitesse et que quand vous permettez à un certain nombre de véhicules, type de véhicule, à entrer dans les zones à faible émission, vous pouvez mieux contrôler. Donc idée, et je crois que c'est à ça que faisait référence Gérald DARMANIN, c'est de permettre aux maires de se doter d'équipements dont des radars pour mieux maîtriser à la fois la vitesse, la Sécurité routière mais aussi d'autres éléments et notamment contrôle du bruit et de la pollution.

MARC FAUVELLE
Ce sera valable à partir de quand ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Le déploiement des radars et la capacité, je crois que ça va être dans la loi qui va être débattue prochainement sur la sécurité. Et les zones à faibles émissions dont je parle, ce sont déjà des zones qui sont mises en place mais dont le cadre réglementaire est en train d'être déployé.

MARC FAUVELLE
Ça veut dire, si je vous suis, que les maires pourront installer autant radars qu'ils le souhaitent ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Pas autant de radars qu'ils le souhaitent. J'imagine qu'il y aura un dialogue nourri avec le préfet et qu'il y a notamment les meilleurs emplacements qui devront être bien déterminés et qu'il y a, vous savez, des commissions départementales de la Sécurité routière. Donc tout ça va se faire en bon ordre, mais l'idée c'est bien aussi de décentraliser certaines compétences pour que les maires aient à la fois la responsabilité de certaines politiques et puissent aussi mettre en œuvre  les bons dispositifs.

MARC FAUVELLE
Merci à vous Jean-Baptiste DJEBBARI, Ministre des Transports, invité ce matin de Franceinfo.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Merci.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 18 novembre 2020