Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur l'engagement de la France en faveur des grands équilibres environnementaux dans le monde, à New York le 22 septembre 2021.

Intervenant(s) :

Circonstance : Evénement de haut-niveau : "Pour une action transformatrice pour la nature et les peuples"

Prononcé le

Texte intégral

Mesdames et Messieurs,


Dans le sillage du succès du Congrès mondial de l'Union internationale pour la conservation de la nature de Marseille et à la veille de la COP15 de Kunming, l'événement qui nous rassemble aujourd'hui marque une étape supplémentaire dans la construction d'un nouveau multilatéralisme des biens communs au service de la biodiversité.

C'est-à-dire, en fait, au service des grands équilibres environnementaux de notre planète et donc de notre avenir.

Mais aussi de la stabilité du monde dans lequel nous vivons et de la sécurité alimentaire des populations.

La France est fière de compter au nombre des premiers signataires de la Déclaration des dirigeants pour la nature. Et est fière de décliner très concrètement les engagements que nous avons en partage.

Engagement, d'abord, pour la protection des écosystèmes naturels, au sein de la Coalition de la haute ambition pour la nature et les peuples. Autour d'un objectif clair que nous atteindrons, pour notre part, dès l'an prochain : protéger 30% de nos espaces terrestres et 30% de nos espaces maritimes d'ici 2030. J'invite davantage de pays à rejoindre cette coalition.

Engagement, aussi, pour la transformation de nos pratiques de production et de consommation.

C'est le sens, par exemple, du combat contre la déforestation importée que nous menons déjà à titre national et que nous allons bientôt pouvoir mener avec nos partenaires de l'Union européenne, grâce aux propositions que la Commission va faire dans un avenir proche.

Et c'est le sens de notre combat pour la pêche durable.

Engagement, enfin, pour une économie plus respectueuse de la biodiversité.

Il s'agit tout autant de mettre fin aux subventions néfastes à la nature que de consacrer davantage de financements pour le climat à des projets également bénéfiques à la biodiversité.

Il s'agit aussi, bien sûr, de mobiliser le secteur privé. C'est indispensable pour réussir.

Ensemble - Mesdames et Messieurs - nous pouvons et nous devons être au rendez-vous des responsabilités historiques qui sont les nôtres.


Je vous remercie.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 24 septembre 2021