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Le ministre des solidarités et de la santé a présenté une communication sur le numérique en santé.

Aujourd’hui, et la crise sanitaire nous l’a démontré, la santé numérique est entrée dans la vie de nombreux citoyens.

La santé numérique est porteuse d’avenir pour notre système de soins avec une triple ambition : anticiper, prévenir, traiter.

Le numérique en santé ne se substitue en aucun cas à la médecine humaine et au face-à-face avec un professionnel de santé. Au contraire, il permet de rapprocher les patients de notre système de santé.

C’est pour cette raison que le Gouvernement a lancé plusieurs plans d’investissement ambitieux et coordonnés : il s’agit d’un soutien inédit de la part de la puissance publique.

Le premier, c’est le lancement début février de "Mon Espace Santé", un nouveau carnet de santé, pour tous les Français, disponible dans leur smartphone ou leur ordinateur. Cet espace numérique stocke tous les examens de santé (radiographies, prises de sang, comptes rendus d’hospitalisation). Chaque patient peut renseigner ses antécédents, ses allergies et y classer ses ordonnances. Il contient également une messagerie sécurisée, permettant aux médecins d’échanger non seulement entre eux, mais avec leurs patients.

Le deuxième, c’est la mise en œuvre du Ségur de la santé numérique, qui permettra une plus grande efficience du système de santé, par un échange sécurisé des données de santé entre les professionnels de santé et autour du patient : plus de 2 milliards d’euros investis dont 600 millions d’euros dans le secteur médicosocial. Notre ambition est de moderniser, sécuriser, et rendre interopérables les logiciels métiers dans les établissements et chez l’ensemble des professionnels de santé de la ville afin d’améliorer la fluidité des échanges.

Le troisième a été annoncé dans le cadre de France 2030 : il s’agit de la stratégie d’accélération santé numérique financée, d’une part, par 650 millions d’euros d’investissement public, et d’autre part, par 1,5 milliard d’euros d’investissements privés attendus. Cette stratégie d’accélération tend à faciliter la vie des entrepreneurs et à permettre à nos start-ups de développer des innovations au bénéfice des patients et des professionnels de santé.

Le dernier est le remboursement de la télésurveillance des patients. Jusqu’à présent, la prise en charge du suivi médical à distance des patients à travers des dispositifs médicaux est dérogatoire et expérimentale. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 prévoit sa généralisation, d’ici l’été, en définissant l’architecture globale d’un modèle de financement de droit commun de la télésurveillance par l’assurance maladie. Ce dispositif s’appuie tant sur les pratiques internationales que sur une capitalisation des expérimentations menées en France. Il permettra de suivre les patients partout en France afin de pouvoir anticiper des évolutions de la pathologie et, le cas échéant, déclencher du curatif beaucoup plus rapidement.

Le virage numérique a été pris en nouant un véritable partenariat entre l’État et l’écosystème du numérique en santé et en réalisant des investissements financiers historiques au bénéfice des patients, des professionnels de santé et des entreprises.