Texte intégral
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Bonjour Maud BREGEON,
MAUD BREGEON
Bonjour à tous,
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Quand est-ce que la France aura enfin, vous savez, un budget ? Les députés ont semblé plus intéressés de voter la proposition de loi, première lecture, transpartisane, pour mettre fin, vous avez vu, au devoir conjugal. On ne parle que de ça depuis hier. D'ailleurs, c'était prioritaire à vos yeux, un texte comme ça, alors qu'il faut boucler le budget.
MAUD BREGEON
C'est le choix des députés qui ont à leurs mains, cette semaine, l'agenda parlementaire. Donc, il y avait une demande de pouvoir étudier ce texte. Pour en revenir sur le budget, il y a eu 350 heures…
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous avez évacué le sujet précédent là.
MAUD BREGEON
Parce que je pense que ce qui intéresse les Français qui nous écoutent ce matin, c'est que je puisse leur dire qu'en 2026, leurs impôts n'augmenteront pas, ni de façon directe, ni de façon indirecte. Les commerçants qui nous écoutent, les chefs d'entreprise, TPE, PME, ETI, ne verront pas leurs impôts augmenter cette année. Et ça, c'est parce qu'on a réussi à trouver un consensus depuis plusieurs semaines maintenant. Il y a eu 350 heures de débat. Et donc, j'espère que d'ici à une dizaine de jours, on pourra enfin dire la France a un budget pour 2026.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Autour du 10 février, grosso modo.
MAUD BREGEON
D'ici une semaine, ça dépend de l'évolution.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous comprenez que la question est importante.
MAUD BREGEON
Je comprends que la question soit importante.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous avez des associations qui attendent, vous avez Ma Prime Rénov' qui doit démarrer, etc.
MAUD BREGEON
Bien sûr, mais nous avons été les premiers, pardonnez-moi, à dire qu'il était impératif que ce pays puisse être doté d'un budget. Et quand je vois une partie des groupes d'opposition, je pense à la France Insoumise et au Rassemblement National, qui déposent encore, aujourd'hui, des motions de censure, tentant de faire tomber le budget et le Gouvernement. C'est d'une irresponsabilité sans nom. Est-ce qu'au regard de la situation nationale et internationale, on en parlera après, on pense que ce serait un bon message envoyé que de priver la France d'un budget et d'un Gouvernement.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous dites ce matin, le RN, LFI, ce sont les vilains dans l'histoire. Et vous dites quoi ? Merci Olivier FAURE ?
MAUD BREGEON
Je dis que la France Insoumise et le Rassemblement National ont refusé ne serait-ce que de venir à la table des discussions. Parce qu'il y a une stratégie derrière, assumer de refus de discuter et de recherche du chaos en permanence. Ils l'assument d'ailleurs. Certains veulent la démission du Président de la République. D'autres veulent des élections législatives anticipées. Nous, nous disons une chose simple, il y aura des élections présidentielles en 2027. D'ici là, il faut qu'on s'accorde sur l'essentiel pour permettre à ce pays d'avancer.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Merci Olivier FAURE, merci le Parti Socialiste.
MAUD BREGEON
Merci à une majorité absolue de députés qui effectivement vont du Parti Socialiste.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous ne pouvez pas le dire, ça ? Parce qu'il y a une discussion directe entre Sébastien LECORNU et Olivier FAURE. Vous ne voulez pas dire merci.
MAUD BREGEON
Les députés qui nous ont permis d'avancer, c'est le Parti Socialiste, c'est les Républicains, c'est le groupe de Gabriel ATTAL, c'est le groupe Horizon, c'est le groupe du Modem et c'est le groupe LIOT. C'est parce qu'il y a eu une majorité absolue de députés qui ont été capables de discuter, qu'on va pouvoir enfin avoir un budget pour 2026.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous dites, Maud BREGEON, les entreprises, enfin, elles attendent que ça soit débloqué. Toutefois, Bernard ARNAULT, vous savez, le grand patron de LVMH, lui dit qu'il s'en est pris à la politique fiscale du Gouvernement. Je le cite. Il dit que c'est contre les entreprises en cherchant à taxer au maximum. Alors là, il fait référence à la surtaxe des 300 principales entreprises françaises. Le patron de LVMH, il dit, avec les impôts qui devaient disparaître et qui, malheureusement, ne vont pas disparaître sous la pression de la gauche, la France cherche à taxer au maximum et donc, elle crée du chômage. Qu'est-ce que vous répondez à Bernard ARNAULT ?
MAUD BREGEON
Plusieurs choses. D'abord, je suis très fière qu'on ait en France des entreprises comme LVMH, avec des grands entrepreneurs comme Bernard ARNAULT, qui réussissent. Je pense que c'est une très bonne chose pour notre pays. On a fait un choix dans ce budget. C'est d'avoir une stabilité fiscale totale pour 99,9 % des entreprises. Il y a effectivement un effort qui est demandé à un peu plus de 300 grandes entreprises. Est-ce qu'on aurait aimé faire autrement ?
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Mais ça représente 5 millions de salariés.
MAUD BREGEON
Ça représente un peu plus de 300 entreprises. Ce n'est pas les salariés qu'on taxe, si je peux me permettre.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Ça représente une masse de travail dans ce pays.
MAUD BREGEON
Je termine. Un budget, c'est faire des choix. Quand vous augmentez de 6,5 milliards les crédits alloués à la Défense, parce qu'on estime que, dans un monde qui se durcit, il est impératif de permettre un réarmement militaire du pays, ça vous amène à faire des choix en parallèle. Est-ce qu'on aurait aimé faire autrement ? Probablement. Est-ce que cette mesure-là a été essentiellement portée par les socialistes ? C'est un peu plus compliqué que ça. Je vous rappelle que cette surtaxe d'impôts sur les sociétés avait été introduite l'année dernière par un Gouvernement, lui-même dirigé par un Premier ministre, les Républicains. Gouvernement auquel j'avais l'honneur d'appartenir. Est-ce qu'on aurait aimé faire autrement ? Oui. Est-ce qu'il faudra probablement faire différemment par la suite ? Oui, mais moi je le redis, pour 99,9 % des entreprises, la fiscalité est parfaitement stable.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Maud BREGEON, 384 000 premiers titres de séjour délivrés l'an dernier. 11 % de hausse, c'est un record. Une immigration, il faut le dire, qui n'est plus sous contrôle. Certains disent : "Hors de contrôle". Vous êtes satisfaites, vous, des chiffres officiels de l'immigration ?
MAUD BREGEON
Non, parce que je regarde les choses avec lucidité. Il y a, effectivement, un certain nombre de titres de séjour. Le nombre de délivrances a augmenté. Je pense à la question des étudiants. Je pense à la question du droit d'asile. Ça s'explique, en partie, sur le droit d'asile. Vous avez une hausse de demandes provenant de pays comme l'Ukraine, comme la RDC, comme le Soudan, avec des personnes qui font face à des situations absolument terribles dans leur pays et qu'il est donc de notre devoir de protéger. Vous avez en revanche…
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
L'Afghanistan, est-ce que c'est un pays dont il faut accueillir les ressortissants massivement ?
MAUD BREGEON
Vous savez, le droit d'asile, d'ailleurs, ce n'est pas le Gouvernement qui délivre les titres d'asile, les titres de réfugiés. Il y a ce qu'on appelle l'OFPRA, l'Office pour la Protection des Réfugiés et des Apatrides. Il y a tout un processus d'étude des dossiers. La Cour nationale du droit d'asile qui se prononce le cas échéant si c'est nécessaire. Et donc, il y a aujourd'hui, encore une fois, des pays qui sont davantage protégés que d'autres, et on peut le comprendre. Je voudrais, en revanche, souligner un deuxième point, parce que ça a peu été relevé dans les chiffres qui sont sortis il y a deux jours. Le nombre d'expulsions a augmenté de 16 % entre 2025 et 2024. Il y a eu environ 25 000 reconduites au pays. C'est le chiffre le plus important, le nombre le plus important, depuis environ une décennie. C'est bien la preuve qu'on arrive à avancer.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Chacun a son interprétation, mais globalement, les Français sont insatisfaits par rapport à ces questions-là. Là aussi, c'est rendez-vous en 2027, j'imagine.
MAUD BREGEON
J'en ai parfaitement conscience. D'abord, il faut mettre en œuvre les lois qu'on a votées. Je pense à la loi Immigration de Gérald DARMANIN. Je pense à la circulaire de Bruno RETAILLEAU. Et ensuite, indéniablement, ce sera un débat en 2027.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Le RN accable Bruno RETAILLEAU qui lui dit : "Ce n'est pas moi, c'est le Quai d'Orsay. Je ne contrôle pas les entrées en substance".
MAUD BREGEON
Les choses sont un peu plus compliquées que ça. La réalité, c'est que, pardonnez-moi, Bruno RETAILLEAU a fait du bon travail quand il était au ministère de l'Intérieur. Et Laurent NUNEZ n'a d'ailleurs pas remis en cause un certain nombre de décisions prises l'année dernière. Et encore une fois, le fait d'être revenu sur, notamment, la circulaire VALLS, je ne vais pas rentrer dans le détail, mais indéniablement, il va falloir continuer à avancer sur cette question. Les Français réclament plus de fermeté, les Français réclament une reprise de contrôle en matière migratoire. Et on a là, me semble-t-il, un débat absolument majeur pour la présidentielle de 2027.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Parlons de l'international Maud BREGEON. Quelle question ! Que fait Ségolène ROYAL à Alger ? Vous avez vu ça ? Qu'est-ce qu'elle fait ? Elle était reçue par le président algérien Abdelmajid TEBBOUNE. Elle parle, au fond, de devoirs, de respect de la souveraineté nationale de l'Algérie. Commentaire ?
MAUD BREGEON
Non, il ne vous aura pas échappé qu'elle n'est pas dans le Gouvernement. Je ne suis pas porte-parole de Ségolène ROYAL.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Non, mais à quel titre est-elle là ? Est-ce qu'elle nuit, au fond, à la diplomatie française, quand elle fait ça ? C'est Ségolène ROYAL, quand même.
MAUD BREGEON
Vous lui demanderez. Moi, je n'ai pas de commentaire à faire. Et ça fait bien longtemps que j'ai arrêté de faire des commentaires sur les choix et les paroles de Ségolène ROYAL.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Elle est présidente de l'association France-Algérie, l'AFA, qui est une association qui date des années 60.
MAUD BREGEON
Encore une fois, je n'ai aucune envie de faire des commentaires sur les choix et la vie de Ségolène ROYAL.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Franchement, pas un mot sur monsieur GLEIZES, qui est toujours détenu en Algérie. Ça ne vous choque pas qu'elle fasse cette démarche-là ? Elle dit qu'elle va rentrer, qu'elle va, au fond, on va dire, rencontrer le président MACRON pour faire une sorte de retour de sa visite en Algérie.
MAUD BREGEON
Oui, je pense que vous surestimez l'influence de Ségolène ROYAL en France, tout simplement. Honnêtement, je ne suis pas certaine que ça intéresse beaucoup de monde.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
D'accord.
MAUD BREGEON
Vous traitez ça par le mépris.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Je ne traite pas ça par le mépris. Ségolène ROYAL est libre de faire ce qu'elle veut mais, encore une fois, je suis porte-parole d'un Gouvernement. Elle n'est pas membre du Gouvernement. Elle n'est même pas membre de ma famille politique.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Bon, pas de commentaires. L'Iran, ce qui nous provient de Téhéran, de l'Iran, les massacres de la population, les ONG parlent de plus de 30 000 morts, voire au-delà. Est-ce que la France soutiendrait une intervention américaine en Iran ?
MAUD BREGEON
La France soutient d'abord un certain nombre de vagues de sanctions qui ont été mises en place dans les mois précédents, à l'échelle de l'Union Européenne, à l'échelle mondiale. Vous avez probablement vu qu'hier, la France s'est dite favorable à classer les gardiens de la révolution dans la liste des organisations terroristes.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Pendant ce temps, on massacre les gens en Iran.
MAUD BREGEON
C'était, encore une fois, une demande très attendue et donc, il y a des sanctions extrêmement concrètes, des embargos extrêmement concrets, des décisions qui sont prises à l'échelle européenne. Donc, moi, je réfute toute accusation en immobilisme de la part de la France, de la part du président de l'Union Européenne.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
C'est un peu strident quand même, Maud BREGEON, dans cette histoire.
MAUD BREGEON
Vous rigolez ? Enfin, ça fait des mois qu'encore une fois, un certain nombre de décisions sont successivement prises, de sanctions à l'encontre de l'Iran. La décision qui a été prise hier de classer les gardiens de la révolution dans la liste des organisations terroristes, ce n'est pas neutre. Et je ne peux pas, en revanche, parler de l'Iran sans avoir un mot pour Cécile KOHLER et Jacques PARIS, vous le savez. Nos deux compatriotes qui sont aujourd'hui en sécurité à l'ambassade à Téhéran.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
C'est pour ça que la France est silencieuse ?
MAUD BREGEON
Et qu'on espère, et qu'on espère, non, et qu'on espère de retour sur notre sol le plus rapidement possible et je vous assure que le président de la République et le ministère des Affaires étrangères y travaillent.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Pendant ce temps, Emmanuel MACRON communique sur le Groenland. Il y a eu cette rencontre à l'Elysée. La France est solidaire du Groenland, dit le président de la République, affirmant que les menaces de Donald TRUMP étaient un appel au réveil stratégique pour toute l'Europe. C'est le dossier prioritaire ?
MAUD BREGEON
La France a une position qui est constante et qui consiste à soutenir la souveraineté des peuples. On le fait avec le Groenland, on l'a fait avec le Venezuela, on le fait, évidemment, depuis plusieurs années maintenant, avec l'Ukraine. Et donc, on défend la souveraineté des peuples et on est par ailleurs extrêmement vigilants et sensibles à la question de la sécurité en Arctique.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Est-ce que là, il y a une sorte de face-à-face MACRON-TRUMP ? Tenez, prenez ICE, vous savez, la police de l'immigration aux États-Unis. Vous condamnez vous ce qui se passe là-bas. C'est une police fasciste, comme l'ont dit certains. Quels sont les mots que vous utiliseriez, ce matin, là-dessus ?
MAUD BREGEON
Je ne le cautionne pas, mais encore là, on mélange... Pardonnez-moi, on mélange beaucoup de sujets. La question du Groenland et la question du ICE, pardonnez-moi. C'est deux sujets différents. Nous, on dit une chose simple. On dit : "L'Union Européenne doit se réarmer militairement, doit se réarmer économiquement, doit gagner en crédibilité." C'est ce que porte le Président de la République depuis 8 ans maintenant. Je pense qu'il a été un des premiers à porter cette voie-là. Certains lui riaient au nez à l'époque. On voit, aujourd'hui, qu'il avait raison. Et donc, c'est en ayant un rapport respectueux, et parfois en assumant le rapport de force avec les États-Unis, qu'on s'en sortira. Et tout ça, je le redis, se fait à l'échelle de l'Union Européenne. Ceux qui pensent que la France s'en sortira seule, toute seule, face à des géants comme les États-Unis, comme la Chine, comme l'Inde, comme la Russie, se mettent le doigt dans l'œil.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous dites quoi sur ICE ? C'est une police fasciste comme l'ont dit certains dans la classe politique française ?
MAUD BREGEON
Je dis que je ne le cautionne évidemment pas.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Et CAPGEMINI, vous avez eu Roland LESCURE qui demande des explications.
MAUD BREGEON
Oui, Roland LESCURE.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous pensez que la filiale américaine de CAPGEMINI doivent renoncer à son contrat de traçage des migrants sur le net ? Voilà, c'est une question technique, peut-être, mais est-ce qu'il faut renoncer à ce type de contrat à l'étranger ?
MAUD BREGEON
Pardonnez-moi, on a dit une chose simple. On a dit d'une part, il faut de la transparence. D'autre part, effectivement, les entreprises privées, quand elles passent ce type de contrat, peuvent s'interroger sur le bien-fondé d'une telle contractualisation. Maintenant, on va se dire les choses clairement, on n'est pas dans une économie administrée. Et ce n'est pas à l'État de dicter aux entreprises privées quels contrats elles peuvent passer ou pas. Les choses sont un peu plus compliquées que ça et c'est normal. Enfin, la France, ce n'est pas Cuba.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
D'accord, donc, ne pas renoncer à ce type de contrat toutefois, même s'il faut un peu plus de clarté dans l'émission de certaines entreprises françaises, c'est ça l'idée ?
MAUD BREGEON
Est-ce que certaines entreprises doivent s'interroger quand elles passent ce type de contrat ? Probablement. Est-ce que c'est à l'État de dicter à des entreprises privées quels contrats elles peuvent ou ne peuvent pas passer ? La réponse est non, ça ne fonctionne pas comme ça en France.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Toute dernière question, Maud BREGEON, vous êtes la porte-parole du gouvernement, mais le Président de la République, vous voyez bien, il fait un peu la une planétaire avec ses lunettes. Il y a "For sure" qui fait une sorte de tube sur le nez. Je sais bien que ça peut paraître dérisoire, mais il y a un changement d'image d'Emmanuel MACRON au niveau international. Ce sont des éléments qui constituent, qui dessinent peut-être une fin de quinquennat, de deuxième quinquennat, de quelque chose qui s'implique, d'un Président qui s'implique à l'international.
MAUD BREGEON
En tout cas, dans un contexte international qui se durcit avec ce retour des prédateurs, pour répondre les mots du Président de la République, je crois qu'on voit que les voix comme celles du Président de la République, qui encore une fois ont été constants, ont prôné une Union européenne forte, ont prôné un retour de la souveraineté française européenne, ont eu raison avant les autres, oui.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Et ce face-à-face avec TRUMP…
MAUD BREGEON
Je pense qu'on a de la chance de…
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Ce face-à-face avec TRUMP, parce qu'il est constant là maintenant…
MAUD BREGEON
Je pense que face à TRUMP, face à POUTINE, face au retour des prédateurs, face aux grandes puissances, on a de la chance d'avoir en Président de la République, Emmanuel MACRON, qui, encore une fois, a été constant sur ces sujets et a incarné une forme de locomotive de l'Union européenne depuis 8 ans, il y a encore beaucoup de choses à faire. Mais là encore, on voit bien que face à un paysage international entièrement bouleversé, on ne peut pas rester immobile et on ne peut pas rester seul.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Même si vous n'avez pas répondu sur ICE ce matin, vous avez botté en touche.
MAUD BREGEON
Je vous ai dit que je ne cautionnais pas.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
En tout cas, c'est la position de la France aujourd'hui, tous azimuts, c'est d'essayer d'exister sur la scène internationale.
MAUD BREGEON
Ce n'est pas d'essayer d'exister, c'est de défendre nos intérêts. Nos intérêts en matière de sécurité, nos intérêts économiques vis-à-vis de la Russie quand elle attaque l'Ukraine, vis-à-vis de Donald TRUMP quand il impose des droits de douane qui pénalisent les entreprises françaises, qui pénalisent les producteurs français et européens. Encore une fois, ce sont des relations qui doivent être des relations de respect, mais qui assument leur apport de force lorsque c'est nécessaire pour protéger nos propres intérêts.
JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Merci à vous Maud BREGEON.
MAUD BREGEON
Merci à vous.
PATRICK ROGER
Merci, et ça passe aussi au rang œil pour œil, dent pour dent, notamment sur les réseaux sociaux. J'ai vu le compte, le sur X, "French Response". C'est ça, c'est-à-dire qu'on répond aux Américains à travers aussi les réseaux sociaux.
MAUD BREGEON
On répond aux fausses informations, pas spécifiquement aux Américains.
PATRICK ROGER
On troll, on dit qu'on troll un peu, non ?
MAUD BREGEON
On répond aux fausses informations et parfois avec une tonalité similaire.
PATRICK ROGER
Ah bah oui, c'est un peu humoristique et sarcastique. Bon, donc vous assumez.
MAUD BREGEON
Ce sont les codes des réseaux sociaux. Moi, je pense qu'il faut les comprendre et les assumer sans en faire trop, c'est normal.
PATRICK ROGER
Et puis parfois, les petites phrases qui peuvent être déformées ou jouées ou interprétées comme vous l'avez dit. Tiens, allez, on termine avec ça.
Source : Service d'information du Gouvernement, le 4 février 2026