Texte intégral
Madame la représentante de la Commission européenne,
Madame l’adjointe au délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle,
Madame la directrice générale des outre-mer,
Monsieur le directeur général de LADOM,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames et messieurs les partenaires,
Chers étudiants,
Je veux saluer la signature de cette convention qui traduit notre volonté de soutenir la mobilité des étudiants ultramarins, avec des moyens à la hauteur des besoins. La convention signée aujourd’hui est une étape importante pour garantir la poursuite d’une politique de mobilité ambitieuse au bénéfice des jeunes ultramarins. Elle témoigne de notre capacité collective à mobiliser des moyens importants au service de l’égalité des chances.
Je veux remercier LADOM, son directeur général cher Saïd AHAMADA, ses équipes, ainsi que la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle, pour tout le travail mené.
Je veux également remercier l’Union européenne, représentée ce soir par Madame Gaetane MEDDENS, Administratrice RUP à la Commission, qui accompagne durablement les Outre-mer et contribue à financer des dispositifs qui changent concrètement la vie de milliers de Jeunes.
La signature de cette convention démontre qu’une fois de plus l’Europe n’est pas une idée abstraite.
Elle agit, finance et accompagne en permettant à des jeunes de quitter leur territoire pour suivre une formation, préparer un diplôme, accéder à un métier, construire une trajectoire.
Ce qui nous rassemble ce soir, ce sont les résultats concrets des politiques publiques que nous portons ensemble :
Derrière chaque dossier traité, ce sont des billets d’avions et des familles accompagnées.
Des étudiants qui, sans ce soutien, renonceraient parfois à une formation, ou la commenceraient dans des conditions sous-optimales.
Car dans les Outre-mer, la mobilité est parfois la seule voie vers un cursus, une spécialité, une école, un apprentissage ou une qualification qui n’existe pas sur le territoire d’origine. Mais il ne s’agit pas uniquement d’un choix imposé. Aucun parcours n’est linéaire. Au cœur de mon engagement, il y a cette liberté fondamentale : permettre à chacun de choisir sa voie, de partir ou de rester, d’aller se former, d’explorer, de rencontrer, puis de revenir, s’il le souhaite, enrichi de cette expérience.
Un jeune de Guadeloupe, de Guyane, de La Réunion, de Martinique, de Mayotte, de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française, de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy, de Saint-Pierre-et-Miquelon ou de Wallis-et-Futuna ne part pas étudier dans les mêmes conditions qu'un jeune de l’Hexagone.
Il part plus loin.
Il part souvent plus tôt.
Il part en devant faire face à des coûts plus élevés.
Il part aussi avec une distance familiale et culturelle particulièrement prégnante.
Tenir compte de cette réalité n’est pas une option et c’est le sens du Passeport Mobilité Études.
C’est le cœur de l’action de LADOM, opérateur de l’Etat, qui permet la prise en charge d’un billet d’avion A/R par an pour les étudiants ultra-marins (2 A/R pour les étudiants en 1ère année) pour venir étudier dans l’Hexagone, dans un autre territoire ultra-marin mais aussi dans un Etat de l’Union Européenne, dans le cadre d’un programme européen.
10 500 étudiants ont pu bénéficier de cette aide de l’Etat en 2025 ; 40,6 M€ y ont été consacré en 2024-2025.
Notre responsabilité consiste à faire en sorte que l’éloignement géographique ne devienne jamais une inégalité de destin. La liberté est une valeur cardinale de notre République. Elle n’a de sens que si chacun dispose des moyens réels d’exercer ses choix.
Un territoire d’origine ne doit jamais assigner un jeune à un horizon réduit. Naître dans un territoire ultramarin ne doit jamais limiter l’accès aux études et à l’emploi.
La promesse républicaine ne consiste pas à proclamer l’égalité.
Elle consiste à la rendre effective.
Elle consiste à agir là où les obstacles sont plus lourds.
Elle consiste à corriger les écarts quand ils existent.
Elle consiste à donner à chaque jeune les moyens réels de choisir sa voie.
Cette convention s’inscrit dans cette exigence.
Elle montre que l’État, son opérateur LADOM, et l’Union européenne savent unir leurs forces au service des territoires d’outre-mer.
Elle démontre aussi que l’Europe est levier d’action stratégique.
Les Outre-mer sont des territoires français et n’oublions pas qu’ils sont aussi des territoires européens.
Ils portent la présence de l’Europe dans l’océan Indien, dans 1’Atlantique, dans le Pacifique, dans les Caraïbes et confèrent à l’Europe une dimension mondiale.
En retour, l’Europe doit continuer à les accompagner avec des dispositifs adaptés à leurs réalités.
Le Fonds social européen joue ici un rôle déterminant.
Il soutient des parcours individuels qui deviennent ensuite des réussites collectives.
Aux étudiants présents ce soir, Je veux dire combien vos parcours donnent du sens à l’engagement que nous prenons aujourd’hui. Le ministère des Outre-mer que j’ai l’honneur de diriger est fier de vous accompagner dans ces étapes importantes de vos vies.
Vos parcours disent le talent de la jeunesse ultramarine. Ils disent sa détermination, sa capacité à tenir dans l’effort et à porter haut les ambitions de ses territoires.
Votre réussite compte pour vous et vos familles. Mais elle compte aussi pour vos territoires. Car l’enjeu n’est pas d’organiser des départs sans retour.
L’enjeu, c’est de permettre à chacun la liberté des allers-retours, des formations, des expériences, des compétences, puis des contributions.
Un jeune qui part se former ne rompt pas avec son territoire.
Il enrichit son parcours, élargit ses perspectives et il prépare aussi, demain, une contribution utile à son territoire d’origine, à la France et à l’Europe.
C’est cette vision que nous voulons porter.
Une mobilité qui ouvre des droits et donne confiance.
Une mobilité qui sécurise les parcours et renforce la cohésion nationale.
La convention signée aujourd’hui, le soutien de l’Europe et l’engagement de l’État poursuivent un même objectif : faire en sorte que chaque jeune ultramarin puisse choisir son avenir et réaliser ses ambitions.
Je veux donc à nouveau remercier toutes celles et ceux qui rendent cette action possible.
Les équipes de LADOM, qui accompagnent les jeunes au quotidien.
Les services de l’État, qui suivent ces dispositifs et garantissent leur continuité.
La DGEFP, dont le partenariat est décisif.
La Commission européenne, dont le soutien financier permet de donner de l’ampleur à cette politique.
Et bien sûr les partenaires territoriaux, associatifs, éducatifs et institutionnels, qui orientent, conseillent, rassurent et accompagnent.
La convention signée aujourd’hui n’est pas un aboutissement. C’est un engagement renouvelé qui nous oblige à poursuivre l’effort.
À mieux informer les jeunes, à sécuriser les démarches, à réduire les ruptures de parcours.
À faire de la mobilité non pas une épreuve, mais une chance maîtrisée.
C’est ainsi que nous tiendrons la promesse républicaine faite à la jeunesse ultramarine.
Vive les Outre-mer ,
Vive la République,
Vive la France.
Je vous remercie.
Source https://www.outre-mer.gouv.fr, le 16 juin 2026