Quelques jours après la défaite du Premier ministre hongrois, Victor Orban, aux élections législatives d'avril 2026, le Conseil de l'Union européenne a adopté un acte législatif qui permet le déblocage d'une aide de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Cette aide, votée en 2025, était restée en suspend en raison du véto hongrois. Cette aide pourrait compenser en partie la baisse du soutien militaire américain.
Déblocage du prêt
En décembre 2025, dans le cadre d'une coopération renforcée, 24 États membres avaient accepté de financer l'Ukraine par des emprunts de l'Union européenne (UE) sur les marchés des capitaux à hauteur de 90 milliards d'euros pour la période de 2026 à 2027.
Néanmoins, un vote à l'unanimité des 27 était nécessaire pour débloquer le prêt. Le véto de la Hongrie empêchait la mise en oeuvre de l'accord.
Ce qui pouvait être considéré comme un obstacle politique, avec la présence d'Orban à la tête du gouvernement hongrois, a été levé par sa défaite aux élections législatives.
Le prêt de 90 milliards d’euros à Kiev devrait être débloqué en deux phases, a annoncé le commissaire européen à l’économie Valdis Dombrovskis, avec un premier versement de 45 milliards courant juin 2026 et un second d’un montant équivalent en 2027.
Cette aide doit permettre à l'Ukraine de satisfaire ses besoins budgétaires et de défense urgents.
Un 20e train de sanctions contre la Russie
Un 20e train de sanctions à l’encontre de la Russie, jusqu’alors aussi également bloqué par la Hongrie, a également été adopté par le Conseil le 23 avril 2026. Il doit se traduire par une extension des restrictions dans les domaines du gaz et du pétrole, de l’accès portuaire (extension de la liste de navires fantômes), de la finance et du commerce (notamment la vente de métaux et de produits chimiques).
Avant que le déblocage de ce prêt de 90 milliards d’euros ne soit annoncé, le soutien total de l’Union et de ses États membres s’élevait à 193,3 milliards d’euros (données du Conseil de l’UE et du Conseil européen compilant les aides financières, militaires, humanitaires et les intérêts des avoirs russes immobilisés).