Violences physiques, harcèlement sexuel et moral, menaces et injures... les infractions anti-LGBT+ enregistrées par les services de police et de gendarmerie nationales ont augmenté de 2% entre 2024 et 2025, selon les statistiques du ministère de l'intérieur publiées le 13 mai 2026.
Crimes et délits en hausse
En 2025, les services de sécurité ont recensé 4 945 infractions.
La grande majorité de ces infractions sont des crimes et délits (64%), les crimes et délits étant en augmentation de 4% en 2025. Ces actes se produisent principalement dans l’espace public, rues et voies publiques (30%), mais aussi en milieu résidentiel (20%) ou encore en milieu scolaire (6%).
Les autres infractions sont à 36% des contraventions, essentiellement pour injures ou diffamations. Ces infractions ont baissé de 3% en 2025 précise le document.
Les statistiques montrent "une forte concentration" des infractions dans les agglomérations de plus de 200 000 habitants et en agglomération parisienne. Ces zones concentrent 54% des infractions anti-LGBT+ alors qu'elles regroupent 43% de la population française.
Qui sont les victimes ?
Les victimes de crimes ou délits anti-LGBT+ sont majoritairement :
- des hommes (71%) ;
- souvent jeunes (48% ont moins de 30 ans).
Les personnes mises en cause sont majoritairement des hommes (83%) dont plus de la moitié a moins de 30 ans.
Toutefois, le recours au dépôt de plainte reste faible (environ 3%) selon l’enquête Vécu et ressenti en matière de sécurité (VRS).