Dans une déclaration conjointe du 8 septembre 2026, la France, le Royaume-Uni, le Canada, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, l'Irlande, l'Islande, la Norvège, la Pologne, le Portugal et la Suède ont affirmé leur "intention d'imposer des restrictions nationales au commerce de biens avec des colonies illégales au regard du droit international".
La France, l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni et plusieurs autres pays avaient déjà fait part, dans une déclaration conjointe du 20 août 2026, de leurs "graves préoccupations" concernant le projet de colonie E1 qu'ils qualifient d'"inacceptable". D'après eux, ce projet a pour conséquence de "compromettre les perspectives d'une solution à deux États en créant une division à travers la Cisjordanie" (la Cisjordanie fait partie des Territoires palestiniens) et "d'affaiblir la position d'Israël sur la scène internationale". Les États signataires de cette déclaration demandent le retrait immédiat de ce projet et la fin de l'expansion des colonies en Cisjordanie.
Une première condamnation en 2025
La France s'était opposée, le 15 juillet 2025, à la reprise du projet de colonie E1 annoncée par le conseil suprême de planification de l'administration civile israélien. Ce projet était gelé depuis 2021. Une déclaration conjointe signée par 21 États avait été publiée le 21 août 2025.
L'Union européenne (UE) avait, quant à elle, réagi dans une déclaration du 23 août 2026 par l'intermédiaire de sa Haute Représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas.
Elle condamne le projet de colonisation E1 et affirme que la publication par le gouvernement israélien d'un appel d'offres pour la construction de plus de 1 200 logements dans cette zone est contraire au droit international et porte "gravement atteinte" à la perspective d'une solution à deux États. Elle exhorte ainsi le gouvernement israélien à :
- retirer cet appel d'offre ;
- mettre fin à ses projets dans la zone E1 ;
- renoncer aux autres plans d'expansion des colonies en Cisjordanie ;
- garantir que les violences commises par les colons fassent l'objet de poursuites.
Concernant ce dernier point, la Haute Représentante prend note des poursuites engagées par les procureurs israéliens à l'encontre des auteurs de ces violences.
L'UE et les États ayant signé la déclaration conjointe rappellent l'objectif d'une paix "globale, juste et durable" fondée sur une solution à deux États : Israël et la Palestine.