Selon la note d'information publiée le 8 octobre 2026 par le service statistique ministériel de l'Éducation nationale, les difficultés de lecture touchent plus souvent les garçons que le filles. Elles concernent davantage les jeunes de la moitié nord de l'hexagone et les outre-mer.
Ces résultats sont issus du test d’évaluation de la lecture réalisé au cours de la Journée défense et citoyenneté (JDC), qui s’adresse aux jeunes de 16 à 18 ans de nationalité française.
Le niveau d’études agit sur le niveau de lecture
La part des jeunes rencontrant des difficultés diminue à mesure que leur niveau d’études est élevé. Parmi les jeunes en difficulté en lecture :
- 55% n’ont pas dépassé le collège ;
- 35% ont un niveau CAP (certificat d’aptitude professionnelle) ou BEP (brevet d’études professionnelles) ;
- 5% suivent des études générales ou technologiques au lycée ou des études supérieures.
Parmi les jeunes participant à la JDC 2025, 6% sont sortis du système éducatif sans diplôme plus élevé que le brevet. Ils présentent des lacunes en lecture plus prononcées : 37% ont des difficultés de lecture et 19% sont en situation d’illettrisme. Ceux qui ont une année de retard sont 26% à rencontrer des difficulté de lecture (dont 12% en situation d’illettrisme), contre 9% des élèves sans année de retard (dont 3% en situation d’illettrisme).
Les difficultés de lecture touchent davantage les garçons que les filles : 16% contre 12%. Ce constat touche aussi les jeunes scolarisés (13% des garçons et 10% des filles).
Toutefois, les difficultés rencontrées par une partie des jeunes contraste avec le bon niveau affiché par une majorité d’entre eux : 76% sont qualifiés de lecteurs efficaces.
Des disparités selon la zone géographique
Les difficultés de lecture sont plus fréquentes pour les jeunes de la moitié Nord de l'hexagone ainsi que dans les départements limitrophes de l’Île-de-France. Elle concerne par exemple 19% des jeunes dans l’Aisne, 18% dans l’Aube, 17% dans la Somme ou l’Oise.
En Île-de-France, la part des jeunes en difficulté varie de 7% à Paris à 19% en Seine-Saint-Denis. Les outre-mer sont également concernés : 32% pour La Réunion, 33% pour la Guadeloupe, 36% pour la Martinique, 52% à Mayotte et 53% en Guyane.