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Projet de loi de finances de fin de gestion pour 2026

Temps de lecture  3 minutes

Le projet de loi de finances de fin de gestion prévoit un déficit public de 5,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2026 (déficit de l'État de 135,5 milliards d'euros). Des ouvertures de crédit sont prévues en réponse à la crise au Proche et Moyen Orient, à la crise énergétique et aux épisodes de sécheresse et de feux de forêt de l'été 2026.

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Le 12 novembre 2026, l'Assemblée nationale examinera le projet de loi de finances de fin de gestion.

L'essentiel du projet de loi

Le projet de loi de finances de fin de gestion (PLFG) pour 2026 présente l'actualisation des prévisions budgétaires sur l'ensemble des administrations publiques et sur le périmètre du budget de l'État. 

Le scénario économique du gouvernement pour 2026 reste inchangé par rapport au projet de loi de finances pour 2027, en cours d'examen. Une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,5% est prévue. Le déficit public pour 2026 est maintenu à 5,4% du PIB.

Le solde budgétaire de l'État devrait s'établir à -135,5 milliards d'euros (Md€) contre les -134,6 Md€ prévus par la loi de finances initiale pour 2026, soit une dégradation de 900 millions d'euros. Cet écart est principalement dû à :

  • une hausse des dépenses du budget général de 3,3 Md€, portée par la charge de la dette (3,5 Md€) ;
  • une baisse des recettes de 600 millions d'euros (391,9 Md€ contre 392,5 Md€ dans la loi de finances initiale). 

Le texte procède aux ajustements de crédits indispensables à la fin de gestion 2026, afin de financer notamment les dépenses liées : 

  • au budget des armées, renforcé dans le contexte de crise au Proche et Moyen-Orient ; 
  • aux aides sectorielles déployées face à la crise énergétique, en faveur des transporteurs routiers et pêcheurs en particulier ;
  • à la révision à la hausse de la charge de la dette et à la prise en charge des appels en garantie sur les prêts garantis par l'État, plus importants qu'anticipé ; 
  • au versement de certaines prestations sociales : aides personnalisées au logement (APL), allocation aux adultes handicapés (AAH)... ; 
  • au financement du parc d'hébergement d'urgence ; 
  • au plan de soutien au secteur agricole et au renforcement des moyens de sécurité civile, à la suite des épisodes de sécheresse et de feux de forêt de l'été 2026 ;
  • aux financements à destination de la jeunesse (sécurisation des moyens en faveur du repas à 1€ dans les CROUS, prise en charge d'enseignants contractuels remplaçants supplémentaires...) ;
  • à l'avance exceptionnelle de 61 Md€ pour soutenir la Nouvelle-Calédonie.

Ces ouvertures seront gagées par des annulations de crédits sur d'autres programmes, afin de garantir le respect des cibles de dépenses. Une annulation nette de 100 millions d'euros de crédits sur le périmètre des dépenses de l'État est prévue. 

Des ouvertures brutes de crédits de paiement sont parallèlement prévues sur plusieurs périmètres : "engagements financiers de l'État (+1 Md€), "cohésion des territoires", notamment en matière d'aides au logement et d'hébergement d'urgence (+700 millions d'euros), "défense" (+700 millions d'euros), "solidarité, insertion et égalité des chances" (+300 millions d'euros), "agriculture, alimentation, forêts et affaires rurales" (+200 millions d'euros) et "écologie, développement et mobilités durables" (+ 200millions d'euros). 

Cette page propose un résumé explicatif du texte pour le grand public. Elle ne remplace pas le texte officiel.

Où en est-on ?

  1. Étape 1 en cours

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