Enquête : Votre avis sur Vie-publique.fr nous intéresse ! Répondez à notre enquête. Quelques minutes suffisent.

Qu'est-ce que l'IPBES ?

Les 2 minutes citoyennes - Podcast - N° 149

Temps de lecture  3 minutes 51 secondes

Par : La Rédaction

Podcast

« Les 2 minutes citoyennes » est une série de podcasts produite par la rédaction du site vie-publique.fr, ces capsules audios pédagogiques s’adressent à tous les citoyens.

Qu'est-ce que l'IPBES ?

29 octobre 2026   - Temps de lecture  3 min

Bonjour, je suis Delphine, rédactrice pour le site Vie-publique et je vais vous parler de la plateforme 
intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, l’IPBES.

Qu’est-ce que l’IPBES ?

C’est un organe intergouvernemental, créé en 2012, qui évalue l'état de la biodiversité. 

La plateforme n'est pas un organisme de l'ONU, mais le Programme des Nations unies pour 
l'environnement en assure toutefois le secrétariat. L'IPBES siège à Bonn (en Allemagne) et compte 147 États membres en septembre 2024.

À l'origine de cette plateforme, on peut citer la Convention sur la diversité biologique de 1992, qui avait pointé un déficit de connaissances sur l’ampleur de l’érosion de la biodiversité. En 2005, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, commande une étude intitulée : l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire. Ce document montre l’impact de l’activité humaine sur les écosystèmes et sur le capital 
naturel de la planète, alertant sur les conséquences pour les générations futures. 

Quelles sont les missions de la plateforme ?

L'IPBES propose une expertise scientifique pluridisciplinaire sur la biodiversité et les écosystèmes à destination des décideurs politiques. Interface entre la communauté scientifique et les gouvernants, elle contribue à la prise de décisions. On la désigne parfois comme "le GIEC de la biodiversité". 

Le premier rapport d’évaluation mondiale de la biodiversité, en mai 2019, révèle un taux d’extinction des espèces sans précédent et une dégradation rapide de la santé des écosystèmes dont dépend l’humanité pour sa survie.

En 2022, à l'issue de la COP15, un accord signé par 195 pays et l'Union européenne prévoit 
notamment de protéger 30% de la planète d'ici 2030 et de restaurer 30% des écosystèmes.  

En décembre 2024, deux rapports importants ont été publiés. Le premier montre comment les enjeux de biodiversité, de climat, d’eau, de santé et d’alimentation sont étroitement liés et nécessitent une 
approche globale. 

Le second traite des causes profondes de la crise de la biodiversité et appelle à des changements 
systémiques dans les domaines économiques, sociaux et institutionnels.

Enfin, le 11e rapport de l’IPBES intitulé « Entreprises et biodiversité », adopté en février 2026, propose la toute première évaluation sur les dépendances et les conséquences de l’activité des entreprises sur la nature. 

Le principal constat est que l’absence d’incitations suffisantes à protéger la biodiversité expose les
 entreprises à des risques systémiques. Par exemple, pour l’année 2023, les subventions publiques et investissements privés nuisibles à la biodiversité ont atteint 7 300 milliards de dollars, contre 
seulement 220 milliards consacrés à sa conservation.

Retrouvez cette série "Les 2 minutes citoyennes" sur ces plateformes :