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Les retraites des fonctionnaires de l'État

Remis le :

Auteur(s) moral(aux) : Cour des comptes

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À la demande de la commission des finances de l’Assemblée nationale, la Cour des comptes a réalisé une enquête sur la retraite des fonctionnaires de l’État. Cette enquête actualise certains des travaux que la Cour avait conduits en 2016 sur la retraite des fonctionnaires, qui incluaient alors les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers mais ne portaient pas sur les militaires.

En 2025, le régime de retraite des fonctionnaires a versé 65,1 milliards d'euros de prestations à 2 millions de pensionnés de droit propre. Depuis 2003, ses principaux paramètres se sont rapprochés de ceux du régime général, mais certaines spécificités subsistent. Le rapport analyse également les effets des politiques d’emploi et de rémunération de la fonction publique sur le régime et propose de clarifier son financement, en distinguant plus précisément les différentes dépenses retracées dans le compte d’affectation spéciale Pensions.

PROCÉDURES ET MÉTHODES
SYNTHÈSE 
RECOMMANDATIONS
INTRODUCTION


CHAPITRE I UN RÉGIME SPÉCIFIQUE DONT LES RÈGLES SE SONT RAPPROCHÉES DE CELLES DU SECTEUR PRIVÉ

I - 65 MD€ DE PRESTATIONS EN 2025 ET UN NOMBRE PLUS FAIBLE DE COTISANTS PAR RETRAITÉ
A - Un régime intégré couvrant à la fois les pensions de base, complémentaire et d’invalidité pour 2 millions de pensionnés
B - Un nombre de cotisants par retraité plus faible que dans la plupart des autres régimes
II - UNE CONVERGENCE IMPORTANTE DES RÈGLES AVEC LE RÉGIME GÉNÉRAL, MAIS DES SPÉCIFICITÉS QUI SUBSISTENT 
A - Depuis 2003, un mouvement de convergence avec le régime général
B - Un mode de calcul de la pension particulier, excluant une partie de la rémunération 
C - Les départs anticipés au titre de la catégorie active ou super active 
D - Des dispositifs de solidarité financés en propre par le régime 
III - LES MILITAIRES : DES DÉPARTS À LA RETRAITE PRÉCOCES CONDUISANT FRÉQUEMMENT À UNE SECONDE PARTIE DE CARRIÈRE 
A - Des règles de retraite particulières permettant des liquidations précoces 
B - Une démographie particulièrement dégradée
C - Une seconde partie de carrière en cumul emploi-retraite

CHAPITRE II UN RÉGIME AFFECTÉ PAR LES POLITIQUES D’EMPLOI ET DE RÉMUNÉRATION DANS LA FONCTION PUBLIQUE

I - UNE MODÉRATION DES RECRUTEMENTS SOUS STATUT QUI AFFECTE LES FINANCES DU RÉGIME 
A - Un changement de statut de La Poste et France Télécom qui continuera d’affecter le régime de retraite des fonctionnaires de l’État jusqu’en 2060 
B - Un recrutement important d’agents contractuels et une baisse des effectifs de titulaires depuis 2015 
II - UNE MODÉRATION DE LA RÉMUNÉRATION INDICIAIRE QUI SE RÉPERCUTE DANS LE CALCUL DES PENSIONS ET DES COTISATIONS 
A - Un gel prolongé du point d’indice compensé en partie par une hausse des primes 
B - Un calcul de pension sur les six derniers mois plus ou moins avantageux selon la politique de rémunération 
C - Des règles de calcul des pensions aux effets en moyenne proches entre fonctionnaires sédentaires et salariés du secteur privé pour la génération 1958
D - Une articulation des règles de pension entre secteur privé et fonction publique qui conduit à des différences de traitement 
III - UNE POLITIQUE DE DÉPART ANTICIPÉ COÛTEUSE ET MAL CIBLÉE
A - Un surcroît de dépenses de retraite lié aux départs anticipés en catégorie active ou super active estimé à 850 M€ en 2025 
B - Un périmètre des catégories actives et super actives qui mériterait d’être réexaminé

CHAPITRE III VERS UNE CLARIFICATION DU FINANCEMENT ET DE LA PRÉSENTATION BUDGÉTAIRE

I - DES FLUX FINANCIERS RETRACÉS DANS UN COMPTE D’AFFECTATION SPÉCIALE, ÉQUILIBRÉS PAR UNE CONTRIBUTION DE L’ÉTAT
A - Un CAS Pensions créé pour centraliser le versement des retraites et répercuter sur les employeurs le coût complet des fonctionnaires 
B - Une absence de révision des taux civils et militaires qui a conduit à un financement des retraites des fonctionnaires civils par les employeurs militaires 
C - Un écart de taux de contribution avec les agents contractuels qui pourrait conduire à des arbitrages en défaveur des fonctionnaires 
II - UN TAUX DE CONTRIBUTION EMPLOYEUR ÉLEVÉ MAIS DONT LA COMPARAISON AVEC LE RÉGIME GÉNÉRAL DOIT ÊTRE NUANCÉE 
A - Des différences de périmètre qui expliquent une partie de l’écart avec le taux du secteur privé 
B - Un déséquilibre démographique particulièrement important pour le régime de retraite des fonctionnaires de l’État 
C - Une méthode pour déterminer la contribution d’équilibre de l’État employeur
III - UN FINANCEMENT QUI MÉRITERAIT D’ÊTRE CLARIFIÉ 
A - Isoler la contribution d’équilibre de l’État employeur et revoir les circuits de financement du CAS Pensions 
B - Des conséquences importantes pour les opérateurs de l’État, un chantier à ouvrir en comptabilité nationale
C - La question de la création éventuelle d’une caisse de retraite des fonctionnaires de l’État


ANNEXES 

  • Type de document : Rapport d'étude
  • Pagination : 118 pages
  • Édité par : Cour des comptes