Quelle place pour les protéines animales transformées (PAT) dans l’alimentation des porcs, des volailles et des poissons ?

Date de remise :

Auteur(s) moral(aux) : Conseil national de l'Alimentation

Pour lire les formats PDF et ePub vous avez besoin d’un lecteur adapté.

Présentation

Cet avis est destiné à éclairer les pouvoirs publics dans le cadre de négociations européennes en cours sur ce sujet. Il prend en compte les avis scientifiques publiés par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et l'European Food Safety Agency (EFSA) et intègre les dimensions socio-économique et sociétale de ce dossier. La proposition initiale de la Commission européenne envisage une autorisation des protéines animales transformées (PAT) de porcs, de volailles et de poissons, dans l'alimentation des porcs, des volailles et des poissons. Les PAT proviennent par définition d'animaux sains. Il est impératif de faire la différence entre les PAT, issues de produits sains, et les « farines animales » (farines de viandes et d'os qui sont interdites pour tous les animaux dans l'Union européenne. La proposition de la Commission européenne maintient l'interdiction de l'usage en alimentation animale des protéines issues de ruminants, de l'incorporation de PAT dans l'alimentation des ruminants, ainsi que du recyclage intra-espèce des PAT (communément appelé cannibalisme). Le CNA appuie ces interdictions. Il exprime pour sa part des réserves à toute autorisation nouvelle, tant que des méthodes d'analyses adaptées ne sont pas disponibles et que les filières de fabrication des aliments pour animaux ne garantissent pas des circuits liés aux PAT dédiés par espèce, sous contrôle étroit des pouvoirs publics. Le CNA prend néanmoins en compte l'intérêt éventuel de l'autorisation des PAT, si ces questions préalables sont résolues, compte-tenu de leurs avantages nutritionnels, ainsi que des conséquences économiques et environnementales potentielles liées à leur usage. Les distorsions économiques éventuelles entre les filières d'élevage françaises et européennes et celles des pays tiers, du fait des interdictions, doivent notamment être soulignées. Par ailleurs, les réticences actuelles des consommateurs et de certains acteurs économiques sont déterminantes. A cet égard, le CNA souligne que le dialogue avec les consommateurs sur la nature et l'usage des PAT, notamment la mise en marché actuelle, en France et en Europe, de produits importés de pays tiers issus d'animaux qui ne sont pas soumis aux mêmes exigences, est essentiel pour toute décision à prendre dans le futur.

Revenir à la navigation

Sommaire

INTRODUCTION

1. STATUS QUESTIONIS

1.1 - L’EMERGENCE, LE DEVELOPPEMENT ET LE CONTROLE DE L'ESB : UNE PERSPECTIVE

HISTORIQUE

1.2 - L’EFFICACITE DES MESURES DE PREVENTION

1.3 - LA REGLEMENTATION EUROPEENNE

1.4 - LA PROPOSITION DE LA COMMISSION EUROPEENNE DU 16 JUILLET 2010

1.5 - LES PERSPECTIVES AU NIVEAU DE L'UNION EUROPEENNE

2. LES ASPECTS ECONOMIQUES

2.1 - L’ELEVAGE, ENTRE GAMME ET ECHELLE DE PRODUCTION

2.2 - TECHNOLOGIE ET ECONOMIE DE L'ALIMENTATION ANIMALE

2.3 - PRODUCTION ET UTILISATION ACTUELLE DES SOUS-PRODUITS ANIMAUX

2.4 - QUEL SERAIT LINTERET ECONOMIQUE DUNE UTILISATION DES PAT ?

3. POSITIONS DES ACTEURS ET INTERROGATIONS DIVERSES

3.1 - LES INTERROGATIONS DES PROFESSIONNELS DE LAGRICULTURE, DE LA PISCICULTURE ET DE LALIMENTATION

3.2 - LES INTERROGATIONS DES CONSOMMATEURS .

3.3 - LA QUESTION DES DISTORSIONS DE CONCURRENCE

3.4 - INTERROGATIONS ETHIQUES
3.4.1 - Le contexte alimentaire et environnemental mondial
3.4.2 - De l'hétéronomie à la contre-productivité
3.4.3 - Entre psychologie et sociologie de l’alimentation, la nature comme instance morale
3.4.4 - Les diverses expressions de l’acceptabilité sociale
3.4.5 - Décision de principe, principe de décision
3.5 – DIFFUSION DES INFORMATIONS ET FONCTIONNEMENT DES MEDIAS

4. RECOMMANDATIONS DU CONSEIL NATIONAL DE L’ALIMENTATION

PREAMBULE

ATTENDUS

RECOMMANDATIONS

ANNEXES

 

 

Revenir à la navigation

Fiche technique

Type de document : Avis

Pagination : 110 pages

Édité par : Conseil national de l'alimentation

Revenir à la navigation

mots-clés :