Interview de M. Pierre Bérégovoy, Premier ministre, à France-Inter le 14 septembre 1992, sur la situation actuelle au sein du SME et l'enjeu du traité de Maastricht.

Résumé

Appréciation positive des réajustements monétaires au sein du SME (victoire de "l'esprit de Maastricht" sur les considérations nationales) et notamment de la décision allemande de baisse des taux d'intérêt. Commentaires sur la situation du franc (critique des propositions de dévaluation du franc faites par les opposants au traité de Maastricht) et sur les effets bénéfiques de l'union économique et monétaire et de la monnaie unique, "prolongement naturel du SME". Commentaires sur les partisans du "non" au référendum (et notamment sur les rapprochements avec le Front national), sur les conséquences d'un "non" pour l'Europe et pour la France (une "secousse monétaire et boursière", des turbulences politiques) et sur la conviction de M. Bérégovoy d'une victoire du "oui" ("la victoire de la France sur elle-même").<br>- Autres thèmes abordés : les perspectives pour l'application du traité de Maastricht (mise au point sur la proposition de débat parlementaire faite par M. Roland Dumas le 11 septembre)-la grève des gardiens de prison (le problème de la sécurité et du meurtre d'un gardien à Clairvaux)-le projet de loi d'interdiction du financement de l'action politique par les entreprises-l'état de santé de M. François Mitterrand après son opération ("il assurera ses fonctions jusqu'en 1995").- 10 VUES