La Garantie jeunes, des effets positifs sur l’insertion professionnelle

Plus de cinq ans après sa mise en place, la Garantie jeunes a réussi à toucher les 16-25 ans en situation de précarité et a eu un impact positif sur le taux d’emploi des bénéficiaires.

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Groupe de jeunes gens réuni en cercle dans une salle de réunion.
Entre octobre 2013 et juillet 2018, 229 000 jeunes ont bénéficié de cette aide. ©alonaphoto - stock.adobe.com

La Garantie jeunes, un dispositif qui cible les jeunes précaires

La Garantie jeunes est un dispositif qui permet aux jeunes de 16 à 25 ans, sans emploi et sans formation, de bénéficier d’une aide financière de l’État et d’un accompagnement de la mission locale pour les aider à trouver un emploi. Elle prend la forme d’un contrat d’engagements réciproques signé entre le jeune et la mission locale pour une durée d’un an.

Créé en 2013, le dispositif a été expérimenté dans 41 des 442 missions locales que compte le réseau en France, avant d’être généralisé en 2017. Entre octobre 2013 et juillet 2018, 229 000 jeunes ont bénéficié de cette aide.

Dans une étude publiée le 17 avril 2019, la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) dresse un bilan positif de la Garantie jeunes.

Les bénéficiaires ont un faible niveau scolaire. Près de la moitié d’entre eux n’a “pas validé une formation au moins équivalente au CAP-BEP”. 24% sont issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) ou d’une zone urbaine sensible (ZUS). Ces jeunes sont nombreux à être en rupture avec leur famille. La plupart d’entre eux rencontrent des difficultés financières, de santé, de logement et de mobilité.

Une augmentation du taux d’accès à l’emploi

L’étude de la Dares montre une nette amélioration de la situation des bénéficiaires en termes d’emploi. 29% des jeunes sont en emploi 8 mois après leur entrée en Garantie jeunes, 37% après 14 mois et 41% après 19 mois. Une hausse qui concerne principalement des emplois durables (CDI et CDD de 6 mois et plus).

Ces jeunes gagnent également en autonomie. La part des titulaires du permis de conduire passe de 38%, 8 mois après l’entrée en dispositif, à 48% après 18 mois. La part des jeunes locataires, colocataires ou propriétaires augmente elle aussi de 19% à 37% après 19 mois.

Pendant la durée de leur accompagnement (11 mois en moyenne), les bénéficiaires touchent en moyenne 3 900 euros cumulés. À la sortie du dispositif, leur revenu moyen est de 645 euros. La part de jeunes déclarant moins de 250 euros de revenu augmente, passant de 11% après 8 mois à 30% après 18 mois. Mais la part de jeunes déclarant plus de 1 000 euros de revenu augmente aussi, passant de 18% à 28%. Ces résultats contrastés dépendent de l’accès ou non à un emploi durable.