En 2025, 85% des jeunes entre 18 et 24 ans ont utilisé l'intelligence artificielle (IA), dont 73% pour l'aide aux devoirs. Mais, à l'inverse, les plus de 70 ans sont seulement 15% à plébisciter cette pratique. C'est l'un des enseignements du baromètre 2026 du numérique publié par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) en février 2026.
Basée sur une enquête menée auprès de 4 145 personnes de 12 ans et plus, l'étude a été réalisée à la demande de l'Arcep, régulateur des télécoms, de l'Arcom, régulateur du numérique, du Conseil général de l'économie (CGE) et de l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).
Une diffusion "fulgurante" de l'IA
Entre 2023 et 2025, la diffusion de l'IA est passée de 20% à 48%. En comparaison, il a fallu cinq ans pour que l'adoption d'internet passe de 23% à 55%, pointe le Crédoc. Toutefois, 52% des personnes demeurent méfiantes vis-à-vis de l'IA en 2025 (même si la part des personnes confiantes progresse de 5 points en un an).
L'adoption de l'IA générative est surtout importante chez les 18-24 ans (85%), les indépendants (77%), les cadres et professions intellectuelles supérieures (76%), les 25-39 ans (73%), les diplômés du supérieur (65%) et les adolescents (59%).
L'étude montre que l'utilisation de l'IA est une pratique personnelle (42% des Français), avant d'être professionnelle (30% des actifs). Le motif d'utilisation est d'abord la recherche d'information (73% des utilisateurs effectuent ce type de requêtes au moins une fois par mois) devant la rédaction, la traduction et l'amélioration de textes (58%) et la recherche de nouvelles idées (57%). Et ChatGPT arrive en première place des agents d'IA (79%), devant Gemini (31%) et Le Chat (14%).